Watcher

De l’anglais to watch : reluquer, zieuter, se rincer l’œil, espionner. « […] on va watcher les pitounes dans l’spa !* » (Voir la définition de pitoune.)

Se watcher : prendre des précautions, se mettre à l’abri. Par exemple, ce colon et bûcheron d’autrefois « […] qui se roulait dans la neige en combines de laine pour tuer les poux, couchait sur un matelas en branches de sapin, devait watcher ses fesses parce que 50 gars loin de leur femme et de la confesse…** »

Le verbe watcher peut devenir un nom. « Je me suis fait éduquer avec l’idée que tu proposes quoi que ce soit à une fille que tu ne connais pas, et tu récoltes 90 % de risque d’humiliation. En partant de ça, tu restes dans ton coin. Je suis de la génération des watchers*** », s’épanche le cinéaste Ricardo Trogi à la sortie de son film Québec-Montréal (2002), comédie dramatique sur les relations hommes-femmes.

Ø Watcher est utilisé à d’autres sauces, par exemple à l’instar de surveiller (la police watche cet individu dangereux), de visionner (watcher une série télévisée), de s’autodiscipliner — watcher sa consommation d’alcool.

*« De Loft Story à Occupation Double 6, maintenant ? », forum de discussion Le Domaine Bleu, 17 avril 2009 — lien.
**Blanchette, Josée. « Le pays dans le pays », Le Devoir, 22 février 2019 — lien.
***Ruer, Juliette. « Québec-Montréal : sans freins », Voir, 31 juillet 2002 — lien.

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