Game

Prononcer à l’anglaise, game (qui signifie jeu). Être game : avoir l’audace d’entreprendre quelque chose ou quelqu’un.

« […] faire l’amour, c’est quelque chose d’important, ce n’est pas un passe-temps ou une expérience qu’on vit par bravoure ou pour montrer qu’on est “game”.* »

Synonymes : être willing, avoir du guts. L’anglais I am willing se traduit par « Je suis prêt » à faire ceci ou cela ; have the guts signifie démontrer du courage, du cran.

Ne pas être game ou ne pas être willing, on s’en doute, c’est ne pas avoir de volonté ou décliner des avances.

Dire d’une personne : « Elle est game » peut aussi signifier qu’elle est de mœurs faciles. « Tout le monde disait que c’était une fille game.** »

La game, c’est le jeu de l’amour et de la séduction. Dans le film Québec-Montréal de Ricardo Trogi (2002), l’un des personnages, jeune homme éconduit par celle qu’il convoitait, s’emporte contre « la maudite game », ce jeu de l’amour qui ne lui a pas réussi. Selon une critique du film, « […] la relation amoureuse est présentée comme une vulgaire game de séduction, une course automobile en 3D dans laquelle prennent part les personnages […] Le film propose une vision contemporaine de la relation amoureuse où les uns perdent au jeu (de la vie), tandis que les autres y gagnent.*** »

*« Clavardage avec Marie Gray », Cyberpresse, 7 février 2003.
**Laurin, Jacques. Les américanismes : 1 200 mots ou expressions made in USA, Montréal, l’Homme, 2004, p. 93.
***Beaulieu, Julie. « Québec-Montréal de Ricardo Trogi », Ciné-Bulles vol. 20 no 4, 2002, p. 57 — lien.

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