Fuck

Vulgairement (et en anglais), une baise. Mais les Québécois francophones n’utilisent pas ce mot dans ce seul sens.

« Pas sûr que les Québécois baisent plus, ou mieux, que les autres, mais leur attitude à l’égard de la chose est distincte », observe le journaliste Benoît Aubin. « Ils jurent par Dieu, pas par le sexe. Quand un Québécois se cogne la tête, il dit : “Christ ! ”, l’Anglais dit : “Baise !” (fuck). […] Le mot “fucké”, au Québec, n’a pas de connotation sexuelle.* »

Ø En effet, un objet ou un individu fucké est confus, abîmé ou dérangé, dans le langage des Québécois. Fucker quelque chose ou quelqu’un signifie l’abîmer, le bousiller.

Ø D’autres expressions qui peuvent induire en erreur :

  • Fuck ! sert souvent d’interjection, au lieu de « merde ! » ou « zut ! »
  • Fuck you est une injure, synonyme de « va te faire foutre ».
  • Se faire fucker, comme se faire fourrer, signifie se faire duper. (Voir la définition de fourrer.)

CouchetteFaire l’acteFourrer, fourrable, fourragePetite viteScorerSe faire aller

*Aubin, Benoît. « 101 mots pour comprendre le Québec : S », L’Actualité vol. 30 n0 20, 15 décembre 2005, p. 150.

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