Capoter sur

Capoter sur un homme ou une femme : éprouver un désir ardent, se passionner pour cette personne, la voir dans sa soupe, se réveiller la nuit en criant son nom. Rien à voir avec le condom bien que cet objet soit aussi appelé capote au Québec (voir Capote, contraceptif).

« Oui, je capote sur Francis Rochan. Mais ce n’est pas réciproque, loin de là.* »

Ø Au Québec, s’exclamer « Je capote ! » ou « C’est capoté ! » exprime une sensation ou qualifie un phénomène extraordinaire, fantastique, délirant. « Je capote ! » peut aussi vouloir dire : « Je n’en reviens pas, c’est extraordinaire ! », ou : « Je perds le contrôle ! »

Ø Être capoté : être fou, toqué.

Ø Capoter peut avoir plusieurs sens : perdre le contact avec la réalité (à la suite d’un plaisir intense ou d’une colère noire, sous l’influence d’une drogue ou d’une force occulte), perdre le contrôle de soi (« Si ça continue, je vais capoter ! »), échouer (« La négociation va capoter »), chavirer (en parlant d’une embarcation sur l’eau) ou renverser (en parlant d’un véhicule).

Ø Au Mali, capoter signifie ravir le petit ami ou la petite amie de quelqu’un.

Ø Avoir des relations sexuelles avec une femme au Burkina Faso, c’est capoter.

Bandé, bandée sur

*Sarfati, Sonia. Comme une peau de chagrin, Montréal, la courte échelle, 2005, p. 43.

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