Boys, les

Les boys : mélange d’anglais et de français (boys signifie garçons) pour nommer un groupe d’hommes soudés par l’amitié virile, la bière et les virées du samedi soir. « J’embarque sur mon skate et je vais rejoindre les boys au bar, car ils ont déjà une couple de bières d’avance !* » (Un skate est une planche à roulettes.)

Le film Les Boys, réalisé en 1997 par Louis Saia, raconte les tribulations d’une équipe de hockey amateur. L’un des plus gros succès commerciaux du cinéma québécois, qui a donné naissance à une suite de quatre longs métrages (de 1998 à 2013) et à une série télévisée (de 2007 à 2012) très populaires.

Les films et la télésérie ont suscité une identification immédiate du public. « Il y a le Les, en français, et le Boys, en anglais. L’amalgame, qui doit surprendre aussi bien un natif de France que des États-Unis d’Amérique, résonne pourtant en chaque Québécois comme une évidence** », indique un professeur et critique de cinéma.

Aussi, la langue québécoise est familière avec les expressions boys band (groupe musical populaire formé de jeunes hommes au physique avantageux, pour titiller les adolescentes) et boys clubs, ces bastions masculins où les femmes ont de la difficulté à s’imposer, par exemple les conseils d’administration des grandes entreprises.

L’équivalent féminin, les girls, est nettement moins répandu. (En 1969, la comédienne, chanteuse et humoriste Clémence Desrochers a créé une revue musicale féministe à succès intitulée Les Girls.)

Homme des tavernes

*« C’est vendredi : on saute dans le métro et on se prépare pour un gros week-end de FOLIE ! », 33MAG, 21 juin 2013 — lien.
**Picard, Yves. « Les Boys. Autopsie d’une cinésérie « mythique » », 24 images no 137, 2008, p. 18 — lien.

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