Articles avec le tag ‘Sites web de rencontre’

Quelques trouvailles (13)

 

Mes dernières découvertes sur le web et dans l’actualité récente : la Fête des voisins, une thèse de doctorat avec des utilisateurs de RéseauContact, la légère suprématie des Québécoises sur le marché de l’emploi, et une ressource sur l’intuition.

La Fête des voisins a célébré le samedi 5 juin dernier sa cinquième édition au Québec (voir l’article dans le site web de Radio-Canada). «Cette année, plus de 300 municipalités et organismes locaux ont enregistré quelque 3000 fêtes auprès du Réseau québécois de villes et villages en santé. Et cela, sans compter les initiatives non officielles», indique Radio-Canada. C’est le genre de nouvelle qui me laisse à la fois encouragé et affligé. Que des habitants d’une localité prennent la peine d’organiser une activité pour mieux se connaître (et, qui sait, tisser des liens plus intimes), c’est formidable. Mais que l’on soit obligé d’organiser un événement annuel pour que des voisins parviennent enfin à se rencontrer et se parler, c’est pathétique, non ?

J’ai appris récemment qu’un chargé de cours de l’UQAM, Éric Champagne, a réalisé une thèse de doctorat sur la drague en ligne. Plus précisément, sa thèse en communication est intitulée La quête de soi et de l’autre à l’heure des sites de rencontre en ligne au Québec. Éric Champagne a réalisé une quarantaine d’entrevues avec des personnes hétérosexuelles abonnées au site web de rencontres RéseauContact. Pour en savoir plus, voyez ce petit article dans le site web de l’UQAM.

Pour la première fois dans l’histoire du Québec, le nombre de femmes occupant un emploi dépasse légèrement celui des hommes, indique l’Institut de la statistique du Québec. Les dernières données disponibles, pour l’année 2009, révèlent que 1 642 900 Québécoises détenaient un emploi salarié (excluant le travail autonome) comparativement à 1 636 700 hommes. (Pour en savoir plus : un article de LesAffaires.com.) La légère supériorité des femmes sur le marché de l’emploi se répercutera sur la rencontre amoureuse, j’en suis certain. Déjà, un homme qui drague en ne parlant que de son emploi, de son statut professionnel, passe pour un individu paternaliste ou macho… Cette technique de drague sera bientôt révolue. Lire la suite de ce billet »

Internet ne doit pas gagner le Prix Nobel de la paix

 

Le saviez-vous, l’édition italienne du magazine Wired a lancé une campagne pour la nomination d’Internet au Prix Nobel de la paix 2010 — voir le site web Internet For Peace. Leur raisonnement est le suivant : plus que jamais, Internet favorise le dialogue et la communication entre les peuples, une nouvelle humanité «branchée» se développe et contribue à la paix, donc Internet mérite les honneurs du Nobel.

Soutenir qu’Internet mérite le Prix Nobel de la paix, c’est de la grosse bullshit idéologique. Ça me rappelle les années 1990, quand les «gourous» d’Internet nous promettaient un monde meilleur, «société de l’information» égalitaire, transparente et autorégulée qui nous libérerait des anciens carcans. Ce discours utopiste a été éclipsé par une récupération commerciale tous azimuts et par l’éclatement de la bulle spéculative «.com» au printemps 2000. L’utopie Internet connaît malheureusement une deuxième vie depuis 2007 avec le Web 2.0.

Internet n’est ni bon ni mauvais en soi. C’est un dispositif technique (des ordinateurs et autres appareils de communication connectés en réseau). On peut bien sûr se servir d’Internet pour aimer son prochain et faire le bien, pour promouvoir la paix, mais on peut aussi l’utiliser pour de basses oeuvres ou pour foutre le bordel. Par exemple, pour communiquer des contenus pornographiques, haineux, racistes, etc. Internet est aussi un excellent outil pour coordonner des activités criminelles à petite et à grande échelle, pour planifier un attentat terroriste… Lire la suite de ce billet »

Petite histoire des petites annonces de rencontre au Québec

 

Pour déconner…

Fin du XVIIe siècle : «Ex-soldat de sa Majesté devenu colon dans la vallée du Saint-Laurent souhaite commander une cargaison de Filles du Roy. En faire parvenir une douzaine, car la demi-douzaine de la dernière fois n’était pas suffisante. Il est entendu que les frais de retour, s’il y a lieu, seront assumés par l’expéditeur. Je suis propre de ma personne (je me lave une fois par mois), j’ai de belles valeurs (catholiques) et un passé réglé (il est hors de question que je retourne vivre en France). S’il-vous-plaît, pas de maigrichonnes et surtout pas de mystiques qui veulent devenir religieuses, je veux que ma future femme soit comme ma terre : grasse et fertile.»

Milieu des années 1960 : «Jeune ingénieur dynamique aimerait rencontrer femme qui prend la pilule. J’ai un emploi passionnant : je viens de terminer les plans d’un gigantesque échangeur autoroutier à Montréal qui sera bientôt en chantier, l’échangeur Turcot. Si tu me plais, je te ferai visiter le site de ce chantier révolutionnaire. Tu verras, le paysage est très romantique au clair de lune.»

1968 : «Militante socialiste souhaite rencontrer un homme engagé dans la cause du peuple et de la Révolution. Si tu es un bourgeois ou un ennemi de classe, ce n’est même pas la peine de m’écrire (tu peux crever, chien de capitaliste). Mais si tu souhaites vivre le Grand Soir, écris-moi.»

1975 : «Groupe de jeunes drop-outs qui vient de fonder une commune à la campagne est intéressé à rencontrer des gens cool qui ont envie de vivre un retour à la terre. Nous sommes propres de notre personne (on se lave une fois par mois), belles valeurs (tout le monde doit coucher avec tout le monde) et passé réglé (il est hors de question de retourner vivre en ville). Atouts : des connaissances de base en travail agricole, des contacts pour se procurer du LSD et un abonnement à la revue Mainmise

1979 : «Militantes féministes radicales ex-hétéro souhaitent rencontrer d’autres militantes pour fonder une communauté érotique expérimentale lesbienne et enfin laisser l’orgasme clitoridien s’épanouir à l’abri de la domination du patriarcat.» Lire la suite de ce billet »

Trop de choix tue la rencontre

 

Il y a une dizaine d’années, deux universitaires américains, Sheena S. Iyengar (Columbia University) et Mark R. Lepper (Stanford University), ont réalisé une expérience scientifique étonnante sur la liberté et le choix. Dans un supermarché de produits fins, les chercheurs ont installé une table avec des échantillons de confitures. La quantité de saveurs offertes variait au fil de la journée : tantôt six, tantôt 24. Les clients étaient plus nombreux à s’attarder autour de la table lorsqu’elle présentait 24 saveurs de confitures que seulement six. Mais…

Lorsque la table offrait 24 saveurs différentes, seulement 3 % des clients achetaient. À l’inverse, lorsque la variété de confitures proposées tombait à six, 30 % des clients prenaient la décision de se procurer un produit. Plus il y avait de choix, moins il y avait de ventes ! Ce qui contredit le credo consumériste-marketing voulant que les consommateurs désirent choisir parmi un grand nombre de produits ou services. (Les résultats de cette recherche ont été publiées dans Journal of Personality and Social Psychology — voir la référence plus bas.)

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec la rencontre amoureuse… Lire la suite de ce billet »

Épicuriens, vraiment ?

 

Dans les sites web et les petites annonces de rencontre, beaucoup de célibataires se disent épicuriens : «je cherche un partenaire épicurien, qui aime s’amuser», «je suis une personne épicurienne, j’aime les bons vins, la gastronomie»… Mais que veut dire «épicurien» ?

Le dictionnaire Robert présente deux définitions, la philosophique («Qui est partisan de la doctrine d’Epicure») et l’usage courant : «Qui ne songe qu’au plaisir». Le Robert souligne que cette dernière définition est «une interprétation abusive de la doctrine d’Epicure».

Toujours soucieux de contribuer à votre culture et ne reculant devant aucun obstacle sur le chemin de la Vérité, je me suis documenté sur Épicure. Voici ce qu’il faut savoir. Lire la suite de ce billet »

Quelques trouvailles

 

Chers lecteurs, chères lectrices, me voici de retour après quelques semaines d’absence. Comment allez-vous ?

Cette semaine, j’ai glané pour vous quelques sites web intéressants et autres ressources. Vous m’en donnerez des nouvelles…

Le 25 novembre sortira en France un film documentaire qui risque de faire jaser : La domination masculine, du cinéaste Patric Jean. Un film en partie tourné au Québec par un réalisateur pro-féministe qui soutient que l’égalité des sexes est encore, dans bien des cas, une vue de l’esprit. Extrait du site web du film : «Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un “compagnon dominant” ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, “comme on achète une grosse voiture” ?» La domination masculine sera présenté aujourd’hui aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal.

Pour en savoir plus sur ce film, voyez le blogue du cinéaste. Et le numéro de novembre du mensuel québécois Le Couac publie une très intéressante entrevue avec Patric Jean (cet article n’est pas disponible sur le Web). Lire la suite de ce billet »

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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