Articles avec le tag ‘Savoir-vivre’
J’me marie, j’me marie pas…
Aux États-Unis, un best seller intitulé Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough, de la journaliste Lori Gottlieb, suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester des attentes démesurées face aux hommes ou d’attendre le Prince charmant. Elles devraient plutôt s’engager dans la vie de couple dès que possible avec un «Mr. Good Enough», un gars qui a un minimum de bon sens. Autrement, elles se condamneraient à la solitude.
Je n’ai pas eu le temps de me procurer le livre, mais j’ai lu quelques critiques et discussions. Le débat provoqué par Lori Gottlieb m’intéresse au plus haut point, encore plus que le contenu du livre. Une foule de questions super pertinentes surgissent :
- Les jeunes femmes sont-elles trop capricieuses, narcissiques ?
- Avons-nous sombré dans un marché de la rencontre où l’on magasine ses partenaires sur Internet ou lors de séances de speed dating, en fonction de critères trop pointus ?
- Nos relations amoureuses seraient-elles uniquement basées sur le calcul, l’intérêt ?
- Et puis, faut-il absolument vivre en couple pour vivre heureux ?
- Comment peut-on repenser la vie à deux ?
Trois journalistes et animatrices en discutaient il y a quelques jours à l’émission de radio Christiane Charette, un enregistrement qui vaut le détour. Lire la suite de ce billet »
Dans les ascenseurs
L’ascenseur est un appareil qui fait partie de ma vie quotidienne : j’habite un appartement au sixième étage d’un immeuble pourvu d’ascenseurs et je travaille du lundi au vendredi dans un édifice à bureaux comportant de nombreux ascenseurs. Monte, descend, monte, descend, plusieurs fois par jour.
Dans les ascenseurs, je m’efforce d’être poli et serviable. «Bonjour, quel étage ?», demande-je à ceux et celles qui s’entassent avec moi dans ces cabines à déplacement vertical. La plupart des gens apprécient que je leur dise bonjour et que j’offre d’appuyer sur le bouton correspondant à leur destination.
La plupart des gens… sauf les femmes de mon âge (fin trentaine). Lire la suite de ce billet »
La bagnole ou le refus de prendre le temps de vivre
Pour compléter mon billet de lundi dernier sur la banlieue, je ne peux résister à l’envie de vous confier tout le mal que je pense de la sacro-sainte voiture.
Je déteste les bagnoles. Je déteste les bagnoles. Encore une fois : je déteste les bagnoles ! Et je vais vous dire pourquoi. Lire la suite de ce billet »
La séduction pour les nuls
Voici une petite vidéo sans prétention et pleine de gros, gros bon sens…
Louise Masson, consultante en étiquette des affaires
Voici le troisième billet d’une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l’élaboration d’un nouvel ordre amoureux.
Aujourd’hui : Louise Masson, consultante en étiquette des affaires..
Louise Masson a eu un parcours hors de l’ordinaire. Dans les années 1960, elle quitte le Québec pour suivre des études de géographie à La Sorbonne. Elle entame sa carrière de géographe au Maroc. Quelques années plus tard, elle devient de sous-chef du protocole des affaires étrangères du roi du Maroc Hassan II, rien de moins ! Mariée à un diplomate, Louise Masson a fait de la planète son terrain de jeu. De retour dans la région de Montréal au début des années 1990, elle fonde Beaux Gestes, un service d’étiquette sociale et professionnelle, nationale et internationale.
Nous l’avons rencontrée en mars 2007 pour discuter étiquette et savoir-vivre. Voici quelques extraits inédits de cette entrevue. Lire la suite de ce billet »
Diviser une facture ou le refus de la galanterie
Scène banale au Québec : dans un restaurant ou un bar, un homme et une femme en situation de flirt séparent scrupuleusement une facture en deux. Ils vont jusqu’à effectuer des calculs avec un crayon ou la calculatrice de leur téléphone cellulaire, dans le genre : «Tu as bu trois verres et moi deux, tu n’a pas pris d’entrée, mais j’ai commandé un dessert, alors je divise ici et j’additionne là…»
Cette mauvaise habitude est d’une impolitesse crasse. Aussi galant que roter à table ou se moucher avec la nappe.
Ce comportement typiquement québécois provient, à mon avis, de l’égalité des sexes érigée en absolu. D’une lecture doctrinaire de la Charte des droits et libertés de la personne.
Que l’on me comprenne bien : je suis heureux de vivre dans un État de droit qui impose l’égalité des sexes dans les lois, les institutions, au travail, etc. Les Québécois sont attachés à la notion d’égalité homme-femme, et c’est tant mieux. Le seul problème, c’est que l’exigence d’égalité a, mine de rien, contaminé plusieurs rapports sociaux qui ne devraient pas reposer sur l’équilibre parfait entre les droits de monsieur et de madame. Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.