Articles avec le tag ‘Santé’
Quel trouble de la personnalité narcissique?
Connaissez-vous le «trouble de la personnalité narcissique», cliniquement parlant ?
Voici la traduction française de la définition du trouble de la personnalité narcissique dans le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), le manuel de référence de l’American Psychiatric Association utilisé par les professionnels de la santé pour le diagnostic de divers troubles de comportements et maladies mentales.
L’individu présente au moins cinq des symptômes suivants :
- il manifeste un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, il surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme un individu supérieur sans avoir accompli quelque chose de significatif);
- il est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d’amour idéal;
- il pense être «spécial», unique, et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de prestige;
- il montre un besoin excessif d’être admiré;
- il pense que tout lui est dû, il s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits;
- il exploite l’autre dans les relations interpersonnelles, il utilise autrui pour parvenir à ses propres fins;
- il manque d’empathie, n’est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui;
- il envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient;
- il fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains. Lire la suite de ce billet »
Le célibat involontaire
Un lecteur de ce blogue m’a écrit en privé il y a quelques jours pour me suggérer d’explorer deux ressources sur le célibat involontaire, mieux connu en anglais sous le nom de involuntary celibacy (incel pour les intimes) : une page de l’encyclopédie Wikipedia et le site web www.incelsite.org.
La définition de l’incel ratisse large, englobant les gens qui n’ont jamais connu de relations intimes, les célibataires qui vivent une longue traversée du désert, ceux qui éprouvent d’énormes difficultés à établir un premier contact avec autrui (les individus souffrant de phobie sociale, notamment), et même des gens en couple qui subissent une pénurie d’amour et de sexualité. Un univers de solitude et de misère sexuelle, avec les conséquences tragiques que l’on imagine (isolement, dépression, alcoolisme, troubles mentaux, etc.). Lire la suite de ce billet »
Lettre aux immigrants
Chers concitoyens venus d’ailleurs pour vivre parmi nous,
Vous êtes récemment installés au Québec (sûrement à Montréal, car 80 % d’entre vous s’établissent dans la métropole) ? Bienvenue chez nous ! Et chez nous, c’est maintenant chez vous.
J’ai quelques conseils d’ami à vous donner. Je connais bien le Québec, j’y suis né et j’y ai toujours vécu. Avec le temps, j’ai fini par cerner quelques phénomènes, heu… disons… bizarres ou gênants, phénomènes que les immigrants ne perçoivent pas immédiatement. Loin de moi l’idée de vous décourager, c’est vraiment pour vous aider à vous intégrer le mieux possible que je vous écris aujourd’hui.
La société québécoise est ouverte, accueillante, tolérante. Vivre en liberté sans renoncer à vos racines culturelles, c’est ce que le Québec a de mieux à vous offrir. Vous verrez, la réputation de tolérance des Québécois n’est pas surfaite. Les Québécois sont tellement tolérants qu’ils risquent même de vous ignorer ; ce ne sera pas du mépris ou du racisme de leur part, non, simplement une indifférence polie. Les Québécois sont beaucoup plus tolérants que curieux, en fait. Ce peuple obsédé par le repli sur la vie privée, par l’individualisme et le confort domestique, ne va pas spontanément à la rencontre des inconnus. La mentalité de bien des Québécois se résume souvent à «vivre et laisser vivre». Ne vous en formalisez pas.
Les Québécois privilégient les relations sociales directes. Oubliez les «Monsieur» et «Madame» ampoulés, le respect des hiérarchies et la déférence devant l’autorité, vous pouvez vous adresser à tout le monde comme à un égal. Vous pouvez même tutoyer des inconnus — les Québécois adorent ! Vous n’aurez pas de difficulté à entrer en contact avec les Québécois d’une manière décontractée et superficielle, mais vous aurez de la difficulté à approfondir les relations, à développer un réseau social solide, à vous faire des amis pour la vie. C’est une autre marque de l’indifférence polie dont je parlais plus haut. Ne considérez pas ce comportement comme un affront, car les Québécois n’y voient aucun mal. Lire la suite de ce billet »
À poil !
Vous avez peut-être entendu parler d’une exposition interactive pour les adolescents inaugurée la semaine dernière au Centre des sciences de Montréal, Sexe : l’expo qui dit tout ! La sexologue et auteur Jocelyne Robert, porte-parole médiatique de l’exposition, m’a souligné vendredi dernier que la seule remarque négative de la part des jeunes qui avaient assisté au lancement de l’exposition portait «sur les nus et nues poilus». Je lui ai répondu : Quoi, «les jeunes n’aiment pas voir des corps nus avec des poils ?» «Ils ont les poils en horreur», m’a confirmé Jocelyne Robert en ajoutant que ces jeunes ont rasé leurs poils aussitôt qu’il sont apparus, de sorte qu’ils sont tout étonnés d’en voir dans une exposition…
Nous nageons en plein délire : des jeunes qui n’aiment pas leurs poils ! Autrement dit, ils n’aiment pas leur corps. Ils ne s’aiment pas…
Mesdames et messieurs, il est grand temps de réhabiliter les poils, surtout les poils pubiens. Reprenons du poil de la bête !

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.