Articles avec le tag ‘Révolution tranquille’
Pour ou contre la Saint-Valentin : le débat se poursuit
(Le texte ci-dessous commente un billet publié le 10 février 2010 dans le blogue des Éditions de l’Homme par Geneviève Parent, sexologue clinicienne, sexoanalyste et psychothérapeute, auteure de L’intimité harmonieuse.)
Chère Geneviève Parent,
Votre billet me donne terriblement envie d’exposer ma vision des relations hommes-femmes au Québec et le rôle joué par la Saint-Valentin. Je vais tenter de m’exprimer le plus clairement possible. Je dis bien «tenter», parce qu’il me semble toujours difficile de décrire notre concentré national de contradictions et de paradoxes. (J’ai essayé du mieux que j’ai pu dans le livre Les Québécois ne veulent plus draguer…, mais je n’ai pas la prétention d’avoir fait le tour de la question, ni d’avoir épuisé le sujet.) Lire la suite de ce billet »
Il est né le divin célibataire
Dans quelques jours, ce sera Noël. Et Noël célèbre la naissance du célibataire endurci le plus influent en Occident : Jésus de Nazareth.
On oublie souvent à quel point le christianisme fut une révolution dans les relations hommes-femmes. Auparavant, le couple existait, le mariage était une institution importante, mais la fidélité n’était pas un incontournable (surtout pour les hommes, qui ne se gênaient pas pour aller voir ailleurs…), et les comportements sexuels étaient variés, de la copulation gênée dans le noir jusqu’aux parties de jambes en l’air les plus olé-olé.
La doctrine de Jésus a complètement bouleversé cet ordre des choses. Lire la suite de ce billet »
Les relations hommes-femmes pendant la Révolution tranquille
À l’époque du «Maître chez nous», de la pilule contraceptive et du déclin de la pratique religieuse, les Québécois devaient draguer avec une belle assurance, croit-on.
J’ai mis la main sur un petit livre daté de 1965 qu’une de mes amies a déniché dans une vente de garage : La Canadienne française et l’amour ou l’homme démystifié, par le journaliste Pierre Léger (Les Éditions du Jour). La préface est signée par nul autre que le psychiatre Camille Laurin, qui s’illustrera 12 ans plus tard en pilotant la Loi 101. Lire la suite de ce billet »
Quelques trouvailles (2)
Pour se mettre dans l’ambiance du Salon du livre de Montréal, qui ouvrira ses portes demain, voici mes premières impressions sur deux nouveautés littéraires québécoises. Deux livres qui approfondissent des thématiques exploitées dans Les Québécois ne veulent plus draguer : la pornographie et la postmodernité.
De la porno à huit ans
Martin Bisaillon et Isabelle Maher, journalistes au Journal de Montréal, viennent de lancer un petit bouquin aussi succinct que percutant sur l’hypersexualisation des jeunes, Buffet à volonté sur le Web. Enquête sur les ravages du XXX chez nos enfants (Les Intouchables). Les auteurs démontrent, statistiques et témoignages à l’appui, que la consommation de porno débute à un âge toujours plus précoce — parfois dès huit ans ! —, peut devenir une pratique compulsive et provoquer d’énormes problèmes tant sur le plan physique que psychologique. Lire la suite de ce billet »
Où sont les modèles masculins ? (2)
Au Québec, le manque d’initiative des hommes en matière de séduction et de drague s’explique peut-être par une pénurie de modèles masculins de réussite.
Je me suis amusé à faire un exercice : quels Québécois illustres peuvent apparaître comme des modèles, voire des héros pour les hommes ? Et quels sont ceux qui pourraient inspirer les séducteurs hétéros ? (Je me suis inspiré de l’essai du journaliste montréalais Mathieu-Robert Sauvé, Échecs et mâles. Les modèles masculins au Québec, du marquis de Montcalm à Jacques Parizeau, Les Éditions des Intouchables, 2005.)
Aujourd’hui, examinons le cas des précurseurs de la Révolution tranquille et des intellectuels. Lire la suite de ce billet »
Le baiser colombin
Il y a quelques jours, j’ai assisté au vernissage d’une exposition de photos (des clichés africains de mon frère Marc-Aurèle), au centre-ville de Montréal. J’ai alors fait la connaissance d’un artiste-photographe fort sympathique, Luc Grégoire. Il avait entendu parler de la sortie prochaine du livre Les Québécois ne veulent plus draguer… et encore moins séduire. Nous avons discuté de relations hommes-femmes pendant deux bonnes heures.
Luc Grégoire est né en 1942. Il a connu, comme tous les membres de sa génération, une éducation et un endradrement religieux rigides, étouffants, omniprésents. À ses yeux, la légendaire timidité des Québécois dans les situations de flirt et de drague s’explique notamment par le poids historique de l’Église dans la vie quotidienne.
Pour illustrer son propos, il m’a raconté une anecdote. Qui m’a stupéfié. Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.