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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Québec</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Les cafés de l&#8217;amour débarquent au Québec</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2011/05/05/les-cafes-de-lamour-debarquent-au-quebec-2/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 May 2011 20:23:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bénédicte Ann]]></category>
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		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Vézina]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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		<description><![CDATA[
Les 18, 19 et 21 mai, j&#8217;animerai des cafés de l&#8217;amour avec l&#8217;auteure française Bénédicte Ann. Ça se déroulera comme un café philo, mais on parlera d&#8217;amour !
La Parisienne Bénédicte Ann, «coach amoureux» et auteure du livre Le prochain, c&#8217;est le bon ! (Albin Michel), a inventé lors de la Saint-Valentin 2004 le concept du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/CAFE_DE_LAMOUR_VP.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4048" src="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/CAFE_DE_LAMOUR_VP.jpg" alt="" width="568" height="147" /></a></p>
<p>Les 18, 19 et 21 mai, j&#8217;animerai des cafés de l&#8217;amour avec l&#8217;auteure française Bénédicte Ann. Ça se déroulera comme un café philo, mais on parlera d&#8217;amour !</p>
<p>La Parisienne Bénédicte Ann, «coach amoureux» et auteure du livre <em><a href="http://www.leprochaincestlebon.com" target="_blank">Le prochain, c&#8217;est le bon !</a></em> (Albin Michel), a inventé lors de la Saint-Valentin 2004 le concept du <a href="http://www.cafedelamour.fr" target="_blank">café de l&#8217;amour</a>. Dans l&#8217;esprit des cafés philo, entre le salon littéraire et l&#8217;atelier de développement personnel, il s&#8217;agit d&#8217;éclairer la relation amoureuse à travers différents perspectives : développement personnel, psychologie, philosophie, sociologie, psychanalyse, etc., pour présenter au plus grand nombre des approches qui aident à aimer et à être aimé.</p>
<p>Quand Bénédicte m&#8217;a approché, il y a quelques semaines, pour organiser une petite tournée québécoise, j&#8217;ai tout de suite dit oui. Après Paris, Bruxelles, Luxembourg, Montreux, Monaco, Strasbourg, Rennes, Bordeaux, Nantes, Montpellier et Marseille, il était temps d&#8217;exporter le Café de l&#8217;amour à Québec, Montréal et Trois-Rivières !<span id="more-4041"></span></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><strong>Calendrier des cafés de l&#8217;amour au Québec</strong></p>
<p><strong>Ville</strong> : Québec</p>
<p><strong>Quand</strong> : mardi 17 mai 2011, 19 h 30 (à partir de 18 h, diagnostics amoureux gracieux par Bénédicte Ann).</p>
<p><strong>Adresse</strong> : <a href="http://www.librairiepantoute.com/lestudiop " target="_blank">Le Studio P</a>, 280, Saint-Joseph Est, G1K 3A9, (418) 523-5643.</p>
<p><strong>Coût</strong> : 15 $</p>
<p><strong>Animateurs</strong> : Bénédicte Ann et Jean-François Vézina, auteur du livre <em><a href="http://www.jfvezina.net/livreaventure.html" target="_blank">L&#8217;Aventure amoureuse</a></em> (Les Éditions de l&#8217;Homme).</p>
<p><strong>Thème</strong> : Mieux voyager en amour : petit kit de survie dans la nouvelle jungle des relations amoureuses. Comment éviter les erreurs de casting et les relations bancales pour aimer et être aimé(e) durablement !? Comment redonner un peu de sens et de poésie au voyage amoureux !? Bénédicte Ann insistera sur l&#8217;importance de bien choisir son partenaire en offrant des outils concrets. Jean-Francois Vézina mettra l&#8217;accent sur la géographie de l&#8217;amour en illustrant ses détours et ses impasses au moyen de la carte tirée de son livre <em>L&#8217;aventure amoureuse</em>.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">*****</p>
<p><strong>Ville</strong> : Montréal</p>
<p><strong>Quand</strong> : mercredi 18 mai, 19 h (à partir de 18 h, diagnostics amoureux gracieux par Bénédicte Ann).</p>
<p><strong>Adresse</strong> : <a href="http://www.librairieolivieri.com" target="_blank">Librairie Olivieri</a>, 5219, chemin de la Côte-des-Neiges, H3T 1Y1, (514) 739-3639.</p>
<p><strong>Coût</strong> : 15 $</p>
<p><strong>Animateurs</strong> : Bénédicte Ann et votre humble serviteur.</p>
<p><strong>Thème</strong> : Décoder les comportements émergents des hommes et des femmes dans la relation intime. Comment éviter les erreurs de casting et les relations bancales pour aimer et être aimé(e) durablement !? Les enjeux de la rencontre aujourd&#8217;hui !: de nouvelles règles !? Ce café de l&#8217;amour illustrera de façon théorique et pratique quelques étapes de l&#8217;interaction amoureuse !: «Qu&#8217;ai-je envie de vivre !?», «Me positionner en fonction de mes désirs et mes besoins», «Quelles sont mes valeurs et qu&#8217;ai-je envie de partager !?»</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">*****</p>
<p><strong>Ville</strong> : Trois-Rivières</p>
<p><strong>Quand</strong> : jeudi 19 mai, 20 h.</p>
<p><strong>Adresse</strong> : Café-Bar Le Zénob, 171, rue Bonaventure, G9A 2A9, (819) 378-9925.</p>
<p><strong>Coût</strong> : 15 $</p>
<p><strong>Animateurs</strong> : Bénédicte Ann et votre humble serviteur.</p>
<p><strong>Thème</strong> : le même qu&#8217;à Montréal le 18 mai.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">*****</p>
<p><strong>Ville</strong> : Montréal</p>
<p><strong>Quand</strong> : samedi 21 mai, 19 h 30</p>
<p><strong>Adresse</strong> : <a href="http://www.lordberri.com" target="_blank">Hôtel Lord Berri</a>, salle Senneville, 1199, rue Berri (près de la station de métro Berri-UQAM), H2L 4C6, 514-425-4725</p>
<p><strong>Coût</strong> : 25 $ (20 $ en pré-vente <a href="http://www.reseauvoxpopuli.com/Cafédelamour.aspx" target="_blank">auprès du Réseau Vox Populi</a>)</p>
<p><strong>Animateurs</strong> : Bénédicte Ann et votre humble serviteur.</p>
<p><strong>Thème</strong> : Causerie interactive sur la rencontre amoureuse. Pourquoi, de nos jours, la rencontre amoureuse est-elle aussi malaisée ? Dans une société où les codes de la séduction sont flous, comment décrypter le désir ? Comment sortir des clichés romantiques «conte de fées» (la quête désespérée du prince charmant ou de la fée des étoiles&#8230;.) et du conformisme ? Comment tracer son propre chemin, en fonction de ses besoins et de ses valeurs ? En somme, comment provoquer et exploiter les occasions de rencontre de manière spontanée, originale et ludique ?</p>
<p><strong>Pour en savoir plus</strong></p>
<ul>
<li>La <a href="http://www.facebook.com/pages/Le-Café-de-lamour-en-tournée-au-Québec/157605164293605" target="_blank">page Facebook</a> des cafés de l&#8217;amour au Québec</li>
<li>Le <a href="http://twitter.com/CafeDelAmourQc" target="_blank">compte Twitter</a> des cafés de l&#8217;amour au Québec</li>
</ul>
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		<title>Peuple ingrat</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2011/05/03/peuple-ingrat/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2011 16:48:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[(N.B. En novembre dernier, j’ai cessé d’animer ce blogue. Mais je me permets de l’utiliser à l’occasion pour quelques annonces d’intérêt public ou pour apporter des précisions sur ce que j’ai écrit dans le passé.)
En novembre dernier, j’ai écrit un billet sur la politique provinciale québécoise où je posais la question suivante : existe-t-il au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(N.B. En novembre dernier, j’ai cessé d’animer ce blogue. Mais je me permets de l’utiliser à l’occasion pour quelques annonces d’intérêt public ou pour apporter des précisions sur ce que j’ai écrit dans le passé.)</strong></p>
<p>En novembre dernier, j’ai écrit <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/16/quand-on-ne-sinteresse-pas-a-la-politique-2/" target="_self">un billet sur la politique provinciale québécoise</a> où je posais la question suivante : existe-t-il au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois ?</p>
<p>Ce billet a provoqué des réactions négatives, j’ai reçu de nombreux courriels de lecteurs très mécontents. J&#8217;ai eu le sentiment d&#8217;être allé trop loin&#8230; Quelques jours plus tard, <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/18/toutes-mes-excuses/" target="_self">j’ai présenté mes excuses</a>.</p>
<p>En ce lendemain d’élections fédérales, j’ai changé d’idée. Je regrette d’avoir présenté mes excuses. Non, il n’existe pas au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois. Nous avons fait la preuve hier que nous sommes nuls, nuls, nuls !<span id="more-4032"></span></p>
<p>Que l’électorat québécois <a href="http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2011/2011/05/02/049-quebec-vague-npd-deroute-bloc.shtml" target="_blank">ait élu tous ces candidats inexpérimentés du Nouveau Parti démocratique</a> (NPD) comme on succombe à une nouvelle mode, je n’en reviens pas. C’est un comportement complètement irrationnel.</p>
<p>Que les électeurs québécois <a href="http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2011/2011/05/03/003-duceppe-bloc-defaite.shtml" target="_blank">aient congédié presque toute l’équipe du Bloc québécois</a>, je n’en reviens pas itou. Gilles Duceppe («un des plus remarquables chefs de parti politique à avoir oeuvré à Ottawa», <a href="http://blogues.cyberpresse.ca/boisvert/2011/05/03/requiem-pour-un-politicien-droit/" target="_blank">souligne aujourd’hui un chroniqueur</a>) n’a rien fait pour mériter ça. Il était compétent, intègre, dévoué, tout comme ses députés. Aujourd&#8217;hui, nous n&#8217;avons plus de nationalistes québécois pour nous représenter à Ottawa.</p>
<p>Le chroniqueur politique <a href="http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-grande-evasion/8852/" target="_blank">Jean-François Lisée a écrit, à propos de la vague NPD qui a déferlé sur le Québec</a> : «Il y a de l’espièglerie dans la décision de l’électorat. Un sentiment d’école buissonnière. D’enfreindre des règles. De bousculer les usages. Une prise de liberté. Un écart, qu’on croit bénin, qu’on peut se permettre.» Espièglerie mon oeil. C’est de l’immaturité, tout simplement.</p>
<p>Cette désinvolture devant la politique, ce manque total de cohérence et de sens stratégique&#8230; comportements typiquement québécois. <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/01/15/oui-non-je-ne-sais-plus/" target="_self">J’en ai déjà parlé ici</a>.</p>
<p>Ce qui s&#8217;est passé le 2 mai 2011, c&#8217;est une énième mise en veilleuse du nationalisme québécois. Le refus, encore une fois, de s&#8217;affranchir, de grandir et de mûrir. Ça ne peut pas ne pas avoir de répercussions sur la sphère intime&#8230;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Romantisme et cinéma québécois</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/22/romantisme-et-cinema-quebecois/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/11/22/romantisme-et-cinema-quebecois/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 12:23:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
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		<description><![CDATA[ 
Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).
Notre cinéma est peu romantique. On n&#8217;y trouve pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).</strong></p>
<div id="attachment_3942" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/FilmQc1.jpg"><img class="size-full wp-image-3942" src="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/FilmQc1.jpg" alt="" width="200" height="159" /></a><p class="wp-caption-text">Entre la mer et l&#39;eau douce (1967)</p></div>
<p>Notre cinéma est peu romantique. On n&#8217;y trouve pas de grandes histoires d&#8217;amour exaltées avec des personnages mythiques, ni de stars à l&#8217;aura sulfureuse.</p>
<p>Au Québec, le cinéma documentaire a longtemps été plus dynamique que les oeuvres de fiction. Ces dernières sont souvent très réalistes, influencées par le documentaire. Ce qui leur donne des qualités (spontanéité, authenticité) et des défauts (un imaginaire sentimental assez pauvre).<span id="more-3805"></span></p>
<p>Laissons de côté les films réalisés avant la Révolution tranquille. En 1960, la fiction expérimentale <em><a href="http://cinemaquebecois.telequebec.tv/#/Artisans/34/Clips/537/Default.aspx" target="_blank">La femme-image</a></em> de Guy Borremans tente de représenter l&#8217;amour fou. On y voit d&#8217;ailleurs le premier nu intégral de notre cinématographie. Un film au style assez singulier, d&#8217;inspiration intello européenne, qui ne sera pas imité dans nos contrées.</p>
<p><em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/seul-ou-avec-d-autres_7243" target="_blank">Seul ou avec d&#8217;autres</a></em> (de Denys Arcand, Denis Héroux et Stéphane Venne, 1962) se déroule à la rentrée scolaire 1961 de l&#8217;Université de Montréal. Le film montre avec naturel des étudiants flirter et se moquer des règles conjugales de l&#8217;époque (les humoristes Les Cyniques multiplient les gags sur la morale catho). <em>Geneviève</em> de Michel Brault (1964, sketch québécois d&#8217;une coproduction avec la France, l&#8217;Italie et le Japon intitulée <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=3988" target="_blank">La fleur de l’âge</a></em>) raconte une aventure sentimentale au Carnaval de Québec, avec l&#8217;actrice Geneviève Bujold (qui est si jolie&#8230;) dans le rôle-titre. En 1966, Geneviève Bujold et Michel Brault retravaillent ensemble pour <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/entre-la-mer-et-l-eau-douce_10208" target="_blank">Entre la mer et l&#8217;eau douce</a></em>, l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme quittant sa région natale de Charlevoix pour gagner sa vie à Montréal; il tombera en amour avec une serveuse de restaurant.</p>
<p>L&#8217;amour est parfois contrarié : dans <em><a href="http://www.onf.ca/film/Mon_amie_Pierrette/" target="_blank">Mon amie Pierrette</a></em> (Jean Pierre Lefebvre, 1968), une jeune femme en couple avec un jaloux doit renoncer à son amour naissant pour un artiste original; <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=120" target="_blank">Entre tu et vous</a></em> (Gilles Groulx, 1969) soutient que la société de consommation, notamment la télévision et la publicité, tuent l&#8217;amour et le couple.</p>
<p>Tous ces films de fiction (qui ressemblent souvent à des documentaires) sont plus inspirants que les classiques <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/a-tout-prendre_23" target="_blank">À tout prendre</a></em> de Claude Jutra (1963) et <em><a href="http://www.onf.ca/film/chat_dans_le_sac/" target="_blank">Le chat dans le sac</a></em> de Gilles Groulx (1964), qui mettent en scène des hommes incapables d&#8217;assumer leurs responsabilités amoureuses (sur ces deux oeuvres, <a href="http://pages.mlink.net/~jsm/A_tout_prendre_Le_chat_dans_le_sac.html" target="_blank">voir une analyse de mon cru</a>). Le personnage de Claude dans <em>À tout prendre</em> est particulièrement narcissique, velléitaire et haïssable.</p>
<p>En 1968 débute la vogue des «films de fesses» (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/valerie_2815" target="_blank">Valérie</a></em>, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/deux-femmes-en-or_12576" target="_blank">Deux femmes en or</a></em>, etc.), succession de navets érotiques. Cette mode s&#8217;épuise au début des années 1970 après avoir dégoûté une partie des Québécois de leur cinéma.</p>
<p><strong>Les années 1970</strong></p>
<p>Les films de la fin des années 1960 et des années 1970 sont de plus en plus osés et de moins en moins romantiques, avec une prolifération de danseuses nues (notamment dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/gina_3267" target="_blank">Gina</a></em> de Denys Arcand en 1975), de p&#8217;tites vites sur la banquette arrière d&#8217;une minoune, de beuveries à la taverne et autres scènes pathétiques. Chez Gilles Carle, l’agression sexuelle est une plaisanterie (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/viol-d-une-jeune-fille-douce_9240" target="_blank">Le viol d&#8217;une jeune fille douce</a></em>, 1968), des granolas frustrés sexuellement kidnappent une infirmière (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/males_6515" target="_blank">Les mâles</a></em>, 1970), et une adepte du «retour à la terre» donne son corps à des p&#8217;tits vieux libidineux (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/vraie-nature-de-bernadette_5184" target="_blank">La vraie nature de Bernadette</a></em>, 1972). <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=62" target="_blank">Le temps d&#8217;une chasse</a></em> (Francis Mankiewicz, 1972) met en scène des hommes misogynes, alcooliques et profondément malheureux. Les intrigants de <a href="http://elephant.canoe.ca/films/rejeanne-padovani_5187" target="_blank"><em>Réjeanne Padovani</em></a> (Denys Arcand, 1973), de <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bingo_8291" target="_blank">Bingo</a></em> et de <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bingo_8291" target="_blank">Parlez-nous d&#8217;amour</a></em> (de Jean-Claude Lord, 1974-75), corrompus à l&#8217;os, sont récompensés par le droit de cuissage et autres faveurs sexuelles. Les oeuvres d&#8217;André Forcier (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bar-salon_5285" target="_blank">Bar Salon</a></em>, <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=42" target="_blank">Night Cap</a></em>, <a href="http://elephant.canoe.ca/films/eau-chaude-l-eau-frette_11673" target="_blank"><em>L&#8217;eau chaude l&#8217;eau frette</em></a>) et de Pierre Harel (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bulldozer_12437" target="_blank">Bulldozer</a></em>, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/vie-d-ange_13756" target="_blank">Vie d&#8217;ange</a></em>) créent une poésie <em>trash</em>, avec des amours sordides.</p>
<p>Film-limite, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/amour-blesse_8049" target="_blank">L&#8217;amour blessé</a></em> de Jean Pierre Lefebvre (1975) oblige le spectateur à partager le vide existentiel abyssal d&#8217;une femme abandonnée par son conjoint, isolée dans un appartement déprimant, qui ne croit plus que l&#8217;amour reviendra dans sa vie. Une heure et demie d&#8217;une existence solitaire où il ne se passe presque rien, avec de longs plans fixes. Cet amour blessé a beaucoup moins de chance que le personnage de Gisèle Lapointe dans <em><a href="http://filmsquebec.over-blog.com/article-film-soleil-se-leve-en-retard-andre-brassard-39770315.html" target="_blank">Le Soleil se lève en retard</a></em> (André Brassard, 1976), célibataire qui met son avenir sentimental entre les mains d&#8217;une agence de rencontre. Elle craquera pour un grand timide, Jean Cusson (interprété par Yvon Deschamps).</p>
<p>En 1973, une coproduction de Claude Jutra avec la France a l&#8217;ambition de narrer avec ampleur une grande histoire d&#8217;amour impossible au XIXe siècle : <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/kamouraska_2832" target="_blank">Kamouraska</a></em>, adapté du roman d&#8217;Anne Hébert. Le film, trop lourd, n&#8217;obtient pas le succès escompté (consolation, l&#8217;actrice Geneviève Bujold est toujours aussi jolie). Le titre suivant de Claude Jutra, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/pour-le-meilleur-et-pour-le-pire_2826" target="_blank">Pour le meilleur et pour le pire</a> </em>(1975), est une comédie grinçante sur le couple.</p>
<p>Quelques films d&#8217;exception des années 1970 : <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/un-succes-commercial-ou-q-bec-my-love-ou-struggle-for-love_12083" target="_blank">Un succès commercial ou Q-bec My Love</a></em> de Jean Pierre Lefebvre (1970), parodie du «film de fesses», s&#8217;amuse à déconstruire la représentation du flirt et de la sexualité à l&#8217;écran (les personnages travaillent nus au bureau et s&#8217;habillent pour rentrer à la maison&#8230;); <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/vie-revee_7557" target="_blank">La vie rêvée</a></em> de Mireille Dansereau (1972), le premier film de fiction réalisé par une femme dans l&#8217;industrie privée, illustre ce que les Québécoises émancipées attendent désormais des hommes; <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=98" target="_blank">Tendresse ordinaire</a></em> de Jacques Leduc (1973) scrute les petits gestes affectueux du quotidien; <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=655" target="_blank">J. A. Martin, photographe</a></em> (Jean Beaudin, 1976) comporte une bonne dose d&#8217;amour conjugal et de désir; dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/cuisine-rouge_11158" target="_blank">La cuisine rouge</a></em> (Paule Baillargeon et Frédérique Collin, 1979), une oeuvre au style exigeant (qui relève presque du cinéma expérimental), les femmes se révoltent le jour d&#8217;un mariage pendant que les gars rotent leur bière.</p>
<p>Et j&#8217;ai déjà parlé dans ce blogue du film d&#8217;animation <em><a href="http://ladrague.qc.ca/2009/10/30/cherie-ote-tes-raquettes/" target="_self">Chérie, ôte tes raquettes</a></em> (1975).</p>
<ul>
<li>Demain : <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/23/romantisme-et-cinema-quebecois-2/" target="_self">le cinéma québécois des années 1980, 1990 et 2000</a>.</li>
</ul>
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		<title>Quand on ne s&#8217;intéresse pas à la politique&#8230; (2)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/16/quand-on-ne-sinteresse-pas-a-la-politique-2/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/11/16/quand-on-ne-sinteresse-pas-a-la-politique-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Nov 2010 19:34:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Charest]]></category>
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Existe-t-il au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois ?
C’est la question que je me pose depuis hier soir, lorsque j’ai appris qu’une pétition sur Internet réclamant la démission du premier ministre Jean Charest recueillait rapidement des dizaines de milliers de signatures (il y en avait plus de 73 000 aujourd’hui à midi, rapporte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Existe-t-il au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois ?</p>
<p>C’est la question que je me pose depuis hier soir, lorsque j’ai appris qu’une pétition sur Internet réclamant la démission du premier ministre Jean Charest recueillait rapidement des dizaines de milliers de signatures (il y en avait plus de 73 000 aujourd’hui à midi, <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/11/16/001-petition-demission-charest.shtml" target="_blank">rapporte Radio-Canada</a>).</p>
<p>Cette pétition est ridicule. Elle ne sert à rien, sauf à se défouler et occulter les enjeux de fond. <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/05/17/quand-on-ne-sinteresse-pas-a-la-politique/" target="_self">Comme je le soulignais en mai dernier dans ce blogue</a>, il fallait réfléchir avant de voter pour le Parti libéral du Québec. Permettez que je me cite moi-même (hé oui, je suis fier de mon billet sur la politique) :<span id="more-3794"></span></p>
<p style="padding-left: 30px;">Vous vous souvenez de la coalition «Je n’ai pas voté pour ça», en 2003 ? Des représentants des milieux communautaire, altermondialiste, syndical, etc., protestaient contre le nouveau gouvernement de Jean Charest parce que ce dernier ne respectait pas ses promesses électorales et s’était lancé dans une série de mesures régressives (compressions à l’aide sociale, augmentation des tarifs dans les garderies et l’électricité, etc.).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Je n’ai pas voté pour ça» ? Hé ben si. Les Québécois avaient voté pour les libéraux, donc pour la régression. Il fallait réfléchir avant de voter.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Il y avait même des gens, en 2003, qui brandissaient le slogan «Destituons Patapouf» (Patapouf est le surnom affectueux du premier ministre dans l’intimité). Sans blague, des gens proposaient de destituer un premier ministre démocratiquement élu ! Ça va pas, non ? On ne destitue pas un gouvernement élu dans le respect des règles du jeu. Il fallait réfléchir avant de voter.</p>
<p style="padding-left: 30px;">D’un gouvernement du Parti libéral du Québec, il ne faut jamais s’attendre à grand-chose de constructif. Ce parti n’est qu’une machine à récolter des fonds, à gagner des élections, et, une fois au pouvoir, à remercier les généreux donateurs, à flatter dans le sens du poil le milieu de la finance et le gratin du «Québec inc». C’est un parti au service des gens d’affaires, tout simplement. (Le dernier budget du gouvernement Charest le démontre très bien.)</p>
<p>Les Québécois ne s’intéressent pas à la politique. La seule chose qui les préoccupe, c’est leur confort domestique. On le voit très bien dans le dossier des gaz de schiste : des citoyens en colère s’opposent à l’éventuelle extraction de cette ressource naturelle parce que ça se déroulerait directement dans leur cour, <em>et seulement pour cette raison</em>. Si le gaz de schiste était exploité sur un territoire inhabité, ça laisserait les Québécois complètement indifférents (sauf les écologistes).</p>
<p>L’opposition aux gaz de schiste ne s’inscrit pas dans une conscience écologiste populaire ou dans une réflexion sur l’avenir énergétique du Québec, il s’agit simplement du syndrome «pas dans ma cour». Quand un Québécois s’est acheté une maison de banlieue, avec la pelouse, le garage et toute la quincaillerie, la société n’existe plus pour lui et il n’existe plus pour la société. Il a travaillé fort, il s’est endetté pour se procurer son confort domestique, alors il ne laissera personne creuser des trous dans sa cour pour y puiser du gaz et polluer les environs. C&#8217;est une réaction tout à fait légitime. Mais le problème, c&#8217;est que la réflexion s’arrête là.</p>
<p>Je comprends les résidents de la vallée du Saint-Laurent de s’opposer à l’industrie du gaz de schiste et au gouvernement Charest. Je n’en veux pas, moi non plus, de cette énergie polluante, et je suis bien d’accord avec ceux qui reprochent au gouvernement libéral son manque de transparence dans ce dossier. Mais ces citoyens qui se dressent farouchement contre l’industrie gazière sont les mêmes qui surconsomment une autre énergie fossile très polluante, le pétrole, pour faire rouler leurs sacro-saintes <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/10/28/la-bagnole/" target="_self">voitures</a>&#8230;</p>
<p>Pendant les dix années qui ont suivi la signature du protocole de Kyoto, de 1997 à 2007, la population du Québec a crû de 5,5 %. Pendant la même période, le nombre d&#8217;automobiles et de camions légers immatriculés dans la province a bondi de 22,4 %, <a href="http://www.ledevoir.com/non-classe/199422/premiere-decennie-de-kyoto-toujours-aussi-dependants-de-la-voiture" target="_blank">a relevé Richard Bergeron</a>, chef du parti municipal Projet Montréal. «Année après année, notre parc automobile s&#8217;accroît de 100 000 véhicules sans que personne ne ressente le besoin ni ne juge pertinent de le souligner», écrit Richard Bergeron, l’un des rares personnages politiques québécois qui ait développé un discours critique sur la voiture. Sa carrière publique sera très difficile, car le confort domestique des Québécois est intouchable, sacré.</p>
<p>La pétition en ligne réclamant la démission du premier ministre a du succès parce qu’elle s’adresse à un peuple qui se complaît dans le confort. Il suffit de la signer <a href="https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1123/index.html" target="_blank">sur le site de l’Assemblée nationale</a>. Quelques clics et on a l’impression de poser un geste citoyen, de faire de la politique. Tout comme on a l’impression d’être séduisant en s’inscrivant sur un site web de rencontre ou d’être une bête de sexe en zyeutant un site porno.</p>
<p>Pourquoi réclamer la démission du premier ministre, aussi détestable soit-il ? S’il quitte ses fonctions, il sera automatiquement remplacé par la vice-première ministre, Nathalie Normandeau. Rien ne va changer, car Nathalie Normandeau est aussi inepte et bornée que Jean Charest (sinon plus).</p>
<p>Réclamer des élections générales au plus vite serait plus efficace sur le plan politique, il me semble. (Je signerais volontiers une pétition à ce sujet.) Mais des élections, c&#8217;est compliqué&#8230; Il y aurait une campagne électorale, des assemblées, des débats&#8230; La population serait confrontée à quelque chose qui ne l’intéresse pas : la politique.</p>
<p>La politique&#8230; Évaluer les partis, les programmes, les enjeux. Choisir entre plusieurs candidats. Faire un effort.</p>
<p>Signer une pétition sur Internet, c&#8217;est si facile pour un peuple paresseux de la politique. Dans la vie privée comme dans la vie publique des Québécois, c’est toujours la loi du moindre effort qui règne.</p>
<ul>
<li>Tous les billets <a href="http://ladrague.qc.ca/tag/politique/" target="_self">sur la politique</a></li>
</ul>
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		<title>Les Québécois, champions de la litote</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 12:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
La litote est une figure de style de la langue parlée (et littéraire, mais c&#8217;est la langue orale qui m&#8217;intéresse ici) qui «consiste à atténuer l’expression de sa pensée pour faire entendre le plus en disant le moins», selon le dictionnaire Robert. La plupart des litotes du langage courant suggèrent une idée par la négation de son contraire. Par exemple : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>La <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Litote" target="_blank">litote</a> est une figure de style de la langue parlée (et littéraire, mais c&#8217;est la langue orale qui m&#8217;intéresse ici) qui «consiste à atténuer l’expression de sa pensée pour faire entendre le plus en disant le moins», selon le dictionnaire <em>Robert</em>. La plupart des litotes du langage courant suggèrent une idée par la négation de son contraire. Par exemple : «Il ne fait pas chaud dehors&#8230;» quand la température extérieure est de moins 25 degrés Celsius et qu&#8217;on gèle <em>raide</em>.</p>
<p>Dans l’univers de la séduction et de la drague, les Québécois sont particulièrement portés sur la litote, manière commode de ne pas dire franchement ce que l&#8217;on ressent pour l&#8217;autre. Voici quelques exemples.<span id="more-3637"></span></p>
<ul>
<li>«Elle est pas laide» : désigne une femme d’une grande beauté.</li>
<li>«Il est pas pire» : désigne un homme au charme irrésistible.</li>
<li>«Sa robe ne lui va pas mal.» Autrement dit : la splendeur de cette femme est rehaussée par une robe ravissante.</li>
<li>«Il n’a pas l’air trop cave» : cet individu a l&#8217;air très intelligent.</li>
<li>«J’y ferais pas mal&#8230;» Traduction : «Son corps de rêve me fait complêtement perdre la tête.»</li>
<li>«Je te trouve pas mal <em>cute</em>» : ici, «pas mal» veut dire «très, très !»</li>
</ul>
<p>(Si vous en connaissez d’autres, je vous invite à les publier plus bas, dans la section «Laisser un commentaire»).</p>
<p>Ce billet n&#8217;est pas mauvais, vous trouvez pas ? <img src='http://ladrague.qc.ca/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>Cinquante ans de remue-ménage</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/10/14/50-ans-de-remue-menage/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 11:42:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Condition féminine]]></category>
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Dans mon billet de mardi dernier, je soulignais le 50e anniversaire du magazine québécois Châtelaine et la reproduction sur le Web d&#8217;un article de novembre 1961 sur les relations hommes-femmes. On m&#8217;a appris hier que cet article fait partie d&#8217;un dossier de Châtelaine intitulé «50 ans d’évolution avec l’Homo quebecus», ou comment le mâle d&#8217;ici est passé du macho traditionnel à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Dans mon <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/10/12/quelques-trouvailles-14/">billet de mardi dernier</a>, je soulignais le 50e anniversaire du magazine québécois <em>Châtelaine</em> et la reproduction sur le Web d&#8217;un article de novembre 1961 sur les relations hommes-femmes. On m&#8217;a appris hier que cet article fait partie d&#8217;un dossier de <em>Châtelaine</em> intitulé «<a href="http://50e.chatelaine.com/sante-mieux-etre/50-ans-d%e2%80%99evolution-avec-%c2%ab-l%e2%80%99homo-quebecus-%c2%bb" target="_blank">50 ans d’évolution avec l’Homo quebecus</a>», ou comment le mâle d&#8217;ici est passé du macho traditionnel à l&#8217;homme en pleine redéfinition de son identité. Entre les deux, il y a eu l&#8217;essor du féminisme et l&#8217;avènement l&#8217;homme rose.</p>
<p>Au menu de ce dossier, des reproductions en PDF de six articles marquants de <em>Châtelaine</em> : «Comment trouver un mari ?» (1961), «Le mari canadien-français face à la femme émancipée» (1967), «La vraie puissance sexuelle de la femme» (1974), un résumé du fameux rapport Hite (1983), un article de Richard Martineau sur les hommes trop roses (1989) et un sondage mené en 1992 auprès de 1500 Québécois sur leurs relations avec le sexe opposé.<span id="more-3608"></span></p>
<p>Un dossier à comparer avec un autre article de <em>Châtelaine</em>, celui-là provenant du dernier numéro (novembre 2010), «<a href="http://50e.chatelaine.com/retrospective/la-generation-de-tous-les-possibles" target="_blank">La génération de tous les possibles</a>». Les Québécoises âgées de 20 à 35 ans bénéficient aujourd&#8217;hui de perspectives de carrière et d&#8217;épanouissement personnel jamais vues dans l&#8217;histoire&#8230; mais tant de liberté peut parfois nuire au désir et au plaisir. «Nos mères ont foulé les raisins du machisme et mis le moût à fermenter. Nous buvons avec plaisir le vin de la liberté», écrit la journaliste. «Mais le nectar râpe un peu les papilles. Il faudra que les vigneronnes de la relève se chargent de l’élever en douceur.»</p>
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		<title>Quelques trouvailles (14)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/10/12/quelques-trouvailles-14/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Oct 2010 11:49:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Voici mes lectures des dernières semaines. Et un logiciel pour un corps de rêve.
Sexe et littérature. L&#8217;universitaire français Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de la littérature et de l&#8217;édition contemporaine, a lancé l&#8217;été dernier Sexe et littérature aujourd&#8217;hui (La Musardine), tour d&#8217;horizon de la sexualité et de l&#8217;érotisme dans la littérature française depuis la fin des années 1980.
En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Voici mes lectures des dernières semaines. Et un logiciel pour un corps de rêve.</p>
<p><strong>Sexe et littérature.</strong> L&#8217;universitaire français Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de la littérature et de l&#8217;édition contemporaine, a lancé l&#8217;été dernier <em><a href="http://www.lamusardine.com/editions-la-musardine/%20/9016-sexe-et-litterature-aujourd-hui.html" target="_blank">Sexe et littérature aujourd&#8217;hui</a></em> (La Musardine), tour d&#8217;horizon de la sexualité et de l&#8217;érotisme dans la littérature française depuis la fin des années 1980.</p>
<p>En 1989, le roman <em>Le boucher</em> d&#8217;Alina Reyes a donné un nouveau souffle à la littérature érotique au féminin. Mais dans les années 1990 et 2000, le porno-chic a tout contaminé. En y ajoutant les confessions autobiographiques à n&#8217;en plus finir d&#8217;auteurs qui baisent pour baiser et ne savent plus aimer, le portrait de la littérature osée des 20 dernières années est peu ragoûtant : violence gratuite, complaisance, tristesse, solitude, désabusement. Olivier Bessard-Banquy retient quand même quelques auteurs de talent : Alina Reyes et sa description du désir charnel, Françoise Rey et la sensualité de <em>La femme de papier</em>, la réflexion sur la relation sadomasochiste de Vanessa Duriès (<em>Le Lien</em>), Catherine Millet pour le style clinique de <em>La vie sexuelle de Catherine M.</em>, la critique du désordre amoureux de Michel Houellebecq (<em>Extension du domaine de la lutte</em>, <em>Les particules élémentaires</em>), la rhétorique d&#8217;Alain Soral dans <em>Sociologie du dragueur</em>, les gauloiseries de Michel Polac dans son <em>Journal</em>, la spontanéité d&#8217;Anna Rozen (<em>Plaisir d&#8217;offrir, joie de recevoir</em>), la noirceur de Nelly Arcan (<em>Putain</em>) et les romans de gare d&#8217;Esparbec (pseudonyme de Georges Pailler).</p>
<p>Personnellement, la littérature osée contemporaine me semble trop <em>trash</em>, elle manque cruellement d&#8217;humour, d&#8217;imagination et de sentiments. J&#8217;ai l&#8217;impression que personne n&#8217;a dépassé la grivoiserie des poètes coquins du Moyen Âge, la pornographie du marquis de Sade, la critique sociale de Balzac et le romantisme du XIXe siècle. Si vous avez envie de vous échauffer l&#8217;âme et les sens avec les lettres françaises, les classiques vous procureront probablement plus de sensations fortes que les derniers succès de librairie&#8230;<span id="more-3560"></span> </p>
<p><strong>L&#8217;hypothèse du bonheur</strong>. Un éditeur belge (Éditions Mardaga) a récemment traduit en français un formidable travail de vulgarisation scientifique signé en 2006 par un professeur de psychologie à l&#8217;Université de Virginie, Jonathan Haidt. Le livre, intitulé <a href="http://www.mardaga.be/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=shop.flypage&amp;product_id=959&amp;category_id=31&amp;manufacturer_id=0&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=2" target="_blank"><em>L&#8217;hypothèse du bonheur. La découverte de la sagesse ancienne dans la science contemporaine</em></a>, explore dix thématiques de la psychologie populaire : parvenir au contrôle de soi, changer son état d&#8217;esprit, cultiver les liens sociaux, savoir tolérer les défauts des autres tout en admettant les siens, se lancer à la poursuite du bonheur, rencontrer l&#8217;amour sans s&#8217;illusionner, vaincre l&#8217;adversité, mener une vie vertueuse dans une société déstructurée, s&#8217;ouvrir au sacré même si on ne croit pas en Dieu, et, cerise sur le gâteau, découvrir le sens de la vie (en fait, il s&#8217;agit de donner sens à <em>sa</em> vie). Jonathan Haidt confronte ces dix thématiques à la sagesse ancienne (philosophies et religions, tant occidentales qu&#8217;orientales) et à de récentes découvertes de la science, surtout en psychologie.</p>
<p>Autrement dit : «Chaque chapitre tente de nous faire goûter une idée découverte par les différentes civilisations du monde, de la mettre en question à la lumière de nos connaissances scientifiques actuelles et d&#8217;en retirer les leçons qui s&#8217;appliquent encore aujourd&#8217;hui à nos vies modernes», écrit l&#8217;auteur en introduction. Une lecture à la fois érudite et accessible, qui critique plusieurs idées reçues sur le bonheur et qui permet de mieux comprendre pourquoi certaines personnes parviennent à donner un sens à leur existence alors que d&#8217;autres vont d&#8217;échec en échec jusqu&#8217;à la défaite finale, entre autres sur le plan amoureux.</p>
<p><strong>Que veulent les Québécoises, au juste ?</strong> <a href="http://www.pascalepiquet.com/" target="_blank">Pascale Piquet</a> est une coach de vie d&#8217;origine parisienne, installée au Québec depuis 2001. Elle a lancé en 2006 un essai intitulé <em>Le syndrome de Tarzan. Libérez-vous des lianes de la dépendance affective </em>(Béliveau éditeur). J&#8217;ai surtout aimé la troisième partie du livre, sur les relations hommes-femmes, où Pascale Piquet ne se gêne pas pour critiquer certaines attitudes des Québécoises. Quelques citations choisies : </p>
<ul>
<li>«Aujourd&#8217;hui, vous avez conservé votre instinct de séduction et les artifices qui vont de pair mais vous interdisez à l&#8217;homme d&#8217;y être sensible. Imaginez un monde horrible où plus aucun homme ne vous regarderait. Un vrai cauchemar ! Je le sais parce que je l&#8217;ai vécu en arrivant au Québec. (&#8230;) Si Monsieur ne doit pas vous zieuter, pourquoi ces jupes courtes et ces décolletés vertigineux, qui sont autant de tentations pour ces démons ?»</li>
<li>«Refuser la galanterie, c&#8217;est accepter un retour en arrière, c&#8217;est rééduquer l&#8217;homme à l&#8217;envers et le reprogrammer à être de nouveau un rustre. C&#8217;est exactement ce que vous êtes en train de faire. N&#8217;avez-vous pas tout à y perdre, Madame ? Les hommes ne savent plus quel comportement adopter.»</li>
<li>«Vous avez une carrière professionnelle, la sécurité financière, vous vous assumez à tous points de vue et vivez seule, en ayant cependant un ou plusieurs amants. La voilà la dépendance des femmes indépendantes : vous vous organisez pour avoir les avantages (ou les attributs !) du mâle mais pas les inconvénients que vous résumez bassement à la lessive, les chaussettes, le ménage et la cuisine. Est-ce ainsi que vous résumez une vie de couple ?»</li>
<li>«Je crains que votre souhait ne soit pas d&#8217;être l&#8217;égale de l&#8217;homme, mais bien d&#8217;ÊTRE un homme, ne copiant malheureusement que les défauts.»</li>
</ul>
<p>L&#8217;été dernier, j&#8217;ai eu le plaisir de rencontrer Pascale Piquet et de lui offrir un exemplaire du livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer</em>. <a href="http://www.machronique.com/comment-etre-un-homme/" target="_blank">Elle a ensuite livré ses impressions sur mon livre dans une chronique web</a>.</p>
<p><strong>L&#8217;hypersexualisation vestimentaire pour les nuls</strong>. <em>La mode hypersexualisée</em> de Mariette Julien (Les éditions Sisyphe, Montréal), lancé en janvier dernier, est un livre facile d&#8217;accès, très synthétique, en 113 pages (incluant un glossaire pour comprendre le jargon de la mode et les termes spécialisés). L&#8217;auteure, qui est professeure à l&#8217;École supérieure de mode de Montréal, décrit bien les origines et les manifestations de l&#8217;hypersexualisation, «esthétique de l&#8217;apparence qui met l&#8217;accent sur la sexualité». Vous savez, ces fillettes de huit ans habillées comme des actrices porno&#8230; Mais le livre a un côté puritain, par exemple lorsqu&#8217;il déplore «l&#8217;impératif de séduction de notre époque», comme si le fait de s&#8217;habiller sexy pour attirer le regard était mal en soi. Il faudrait peut-être commencer par retrouver le plaisir de se zieuter et d&#8217;apprécier le <em>sex appeal</em> des gens qui nous entourent, comme le suggère Pascale Piquet dans l&#8217;ouvrage cité plus haut. (Pour en savoir plus sur <em>La mode hypersexualisée, </em>voici un <a href="http://sisyphe.org/spip.php?article3472" target="_blank">extrait du livre</a>.)</p>
<p><strong>Comment une Québécoise rencontrait-elle son futur mari en 1961 ?</strong> Le magazine féminin québécois <em>Châtelaine</em> <a href="http://50e.chatelaine.com" target="_blank">fête ses 50 ans</a>. La publication a exhumé de ses archives un article du numéro de novembre 1961, «<a href="http://50e.chatelaine.com/sites/wp-content/uploads/2010/10/1_trouver_mari.pdf" target="_blank">Comment trouver un mari ?</a>» (format PDF). Déjà, au début des années 1960, des Québécoises se plaignaient de la passivité des hommes sur le terrain de la rencontre amoureuse, et elles prenaient l&#8217;initiative de provoquer les événements&#8230;</p>
<p><strong>Pour un corps parfait</strong>. Vous fantasmez sur des acteurs ou des actrices du petit et du grand écran ? Vous idéalisez peut-être des corps trop beaux pour être vrais, car ils peuvent être retouchés par ordinateur. Par exemple avec le logiciel <em>MovieReshape</em>; <a href="http://www.mpi-inf.mpg.de/resources/MovieReshape/" target="_blank">la vidéo de démonstration du logiciel est éloquente</a>.</p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
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		<title>La Fédération des femmes du Québec se perd en Afghanistan</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/10/08/federation-femmes-quebec-afghanistan/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 12:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Avez-vous vu sur YouTube la série de clips vidéo de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) pour promouvoir la prochaine Marche mondiale des femmes ? Le clip sur l’hypersexualisation et le droit des femmes de décider de leur corps est original, humoristique. Celui sur l’aide sociale et le salaire minimum ne manque pas de punch.
En revanche, la vidéo sur les droits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Avez-vous vu sur <em>YouTube</em> la <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum" target="_blank">série de clips vidéo</a> de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) pour promouvoir la prochaine Marche mondiale des femmes ? Le <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum#p/u/1/gPuaDIKUJY0" target="_blank">clip sur l’hypersexualisation et le droit des femmes de décider de leur corps</a> est original, humoristique. Celui sur <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum#p/u/4/L8FulQk0U-Q" target="_blank">l’aide sociale et le salaire minimum</a> ne manque pas de punch.</p>
<p>En revanche, <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum#p/u/3/PEBcfCXWMLA" target="_blank">la vidéo sur les droits des autochtones</a> est ennuyante, et le <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum#p/u/2/cFCAHysyAk8" target="_blank">clip antimilitariste</a> n&#8217;a aucune pertinence ni subtilité. Ce dernier clip a d&#8217;ailleurs été dénoncé par la mère d’un soldat décédé en Afghanistan, ce qui a provoqué une polémique hier dans les médias (voir les articles de <em><a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/10/07/001-video-mere-soldat.shtml " target="_blank">Radio-Canada.ca</a></em> et du <em><a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/06/01-4330234-la-mere-dun-soldat-decede-denonce-une-video-antimilitaire.php" target="_blank">Soleil</a></em>, le reportage de <a href="http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2010/10/20101007-151349.html" target="_blank">TVA-LCN</a> et le commentaire de <a href="http://blogues.canoe.ca/mongrain/general/ffq-une-publicite-controversee/#respond" target="_blank">Jean-Luc Mongrain</a>).</p>
<p>Cette vidéo met en scène une femme qui a perdu un fils militaire en Afghanistan. La mère éplorée prépare le sac de sa fille récemment engagée dans les forces armées, y dépose une arme de gros calibre, et déclare : «Avoir su qu&#8217;en donnant la vie j&#8217;allais fournir de la chair à canon, je n&#8217;aurais peut-être pas eu d&#8217;enfants.» Ce propos est très exagéré, ridicule. Comme si tous les jeunes, au Canada, étaient conscrits pour aller se faire massacrer sur un champ de bataille&#8230;<span id="more-3503"></span></p>
<p>Ce n&#8217;est pas la première fois que la FFQ dénonce l&#8217;armée canadienne et la situation en Afghanistan. L&#8217;organisme démontre un souci constant pour le militarisme et l&#8217;actualité internationale, allant jusqu&#8217;à <a href="http://www.ffq.qc.ca/2010/01/pour-qu%E2%80%99israel-mette-fin-au-blocus-de-gaza/" target="_blank">condamner le blocus de Gaza par Israël, en janvier dernier</a>.</p>
<p>Dans les médias et les forums internet où le clip antimilitariste de la FFQ fait jaser, plusieurs accusent la Fédération d&#8217;être un organisme gaugauche déconnecté des préoccupations des Québécoises. En s&#8217;en prenant à une armée canadienne essentiellement composée d&#8217;hommes, et qui s&#8217;enrôlent volontairement en plus, la FFQ s&#8217;aventure en effet assez loin de sa <a href="http://www.ffq.qc.ca/a-propos/qu%e2%80%99est-ce-que-la-ffq/mission/" target="_blank">mission</a>&#8230; </p>
<p>À mon humble avis, je crois que la FFQ sombre dans la facilité. C&#8217;est si facile pour cet organisme de fustiger le militarisme, le rôle du Canada en Afghanistan, les dérapages d’Israël, etc., car il n’y a pas de risque de confrontation : les néoconservateurs à la Stephen Harper, l&#8217;OTAN et le gouvernement israélien n’accordent aucune attention au mouvement des femmes. (Le commandement intégré le l&#8217;OTAN et le parlement israélien savent-ils seulement que la FFQ existe&#8230; ?) C&#8217;est si excitant sur le plan intellectuel de prendre position dans le conflit israélo-palestinien, de discuter de la symbolique du voile islamique, de développer des théories sur la notion de genre&#8230; Ça n&#8217;engage à rien de concret.</p>
<p>Et la réalité quotidienne des Québécoises, pendant ce temps ? Les femmes de mon milieu ne s&#8217;intéressent pas à l&#8217;armée canadienne, à l&#8217;Afghanistan, à la bande de Gaza, au voile islamique, etc., sauf celles qui ont un intérêt particulier pour les relations internationales ou pour les enjeux de l&#8217;immigration. Les femmes de mon entourage sont plus sensibles à des phénomènes comme la violence sexiste, les discriminations sur le marché du travail, l&#8217;avortement. </p>
<p>Mais règle générale, elles ont deux grandes préoccupations dans l&#8217;existence : 1) la précarité d&#8217;emploi et financière (qui les oblige souvent à reporter aux calendes grecques leur rêve de couple et de famille&#8230; à moins que leur couple ou leur famille ait déjà éclaté à cause de l&#8217;instabilité professionnelle et économique), et 2) la pauvreté de leurs relations amoureuses.</p>
<p>Dans bien des cas, elles ont énormément de difficulté à établir un premier contact avec des célibataires, notamment parce que les hommes n&#8217;osent plus faire les premiers pas. Elles ne se rappellent plus à quand remonte leur dernière <em>date</em> qui avait un minimum de bon sens. Elles souffrent souvent de misère affective et sexuelle. Ça les obsède. Ça empoisonne leur existence. Et c&#8217;est un problème complètement ignoré par le féminisme actuel.</p>
<ul>
<li>Tous nos billets sur le <a href="http://ladrague.qc.ca/tag/feminisme/" target="_self">féminisme</a>.</li>
</ul>
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		<title>La Crise d’octobre 1970, les hommes et les femmes</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/10/04/crise-octobre-1970-hommes-femmes/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 11:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Condition masculine]]></category>
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		<category><![CDATA[Crise d'octobre 1970]]></category>
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Il y a 40 ans éclatait la Crise d’octobre 1970. Les discussions sur ce chapitre de notre histoire ont repris de plus belle à la fin du mois de septembre, notamment à la suite de l&#8217;émission de Radio-Canada Tout le monde en parlait. Des journaux ont publié des témoignages, des analyses, etc. Et l’écrivain Louis Hamelin a récemment lancé un roman inspiré des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Il y a 40 ans éclatait la Crise d’octobre 1970. Les discussions sur ce chapitre de notre histoire ont repris de plus belle à la fin du mois de septembre, notamment à la suite de l&#8217;émission de Radio-Canada <em><a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/09/14/003-octobre-TLMEP.shtml" target="_blank">Tout le monde en parlait</a></em>. Des journaux ont publié des témoignages, des analyses, etc. Et l’écrivain Louis Hamelin a récemment lancé un roman inspiré des événements d’octobre 1970, <em><a href="http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/livres/constellation-lynx-1766.html" target="_blank">La constellation du Lynx</a></em>, qui ajoute une autre dimension au débat. Ce n&#8217;est pas tous les jours que la devise «Je me souviens» prend tout son sens, il faut en profiter !</p>
<p>Du point de vue les-Québécois-ne-veulent-plus-vous-savez-quoi, avez-vous remarqué à quel point les membres du Front de libération du Québec (FLQ) n&#8217;étaient pas très charismatiques ? Leur doctrine était peu sophistiquée, mal articulée. Ils avaient un look peu inspirant avec leurs chemises à carreaux et leurs cheveux gras. Ils n&#8217;étaient pas du tout sexy. Nous sommes loin de l&#8217;aura de Che Guevara, de l&#8217;envergure intellectuelle de Lénine, de la fougue oratoire de Danton ou de la sagesse de Gandhi&#8230;</p>
<p>Lorsqu&#8217;on compare les moyens et les procédés du FLQ avec d&#8217;autres organisations terroristes nationalistes (par exemple celles des Palestiniens, l&#8217;Armée républicaine irlandaise, l&#8217;ETA en Espagne, le séparatisme corse, etc.), ce n&#8217;est pas reluisant. Les felquistes étaient une bande d&#8217;amateurs. Ces soi-disant révolutionnaires ont complètement échoué dans leur entreprise. Après les événements de 1970, personne n&#8217;a voulu poursuivre leur action clandestine.</p>
<p>En somme, les felquistes n&#8217;avaient rien pour devenir des modèles, des icônes. La seule image forte que nous conservons du FLQ, en fait, c&#8217;est la lecture de son <em>Manifeste</em> à la télévision de Radio-Canada (un texte bien rédigé, avec un style percutant).<span id="more-3460"></span></p>
<p>La débandade des felquistes en 1970 a contribué à l&#8217;image dévalorisante que l&#8217;on se fait du mâle québécois, qui est souvent décrit (à tort ou à raison) comme un velléitaire, un anti-héros, un spécialiste de l&#8217;échec. Québécoises, vous fantasmez sur la figure du «guerrier» ? Vous rêvez d&#8217;un révolutionnaire romantique, d&#8217;un Robin des bois des temps modernes ? Ce n&#8217;est pas dans la Crise d&#8217;octobre que vous le trouverez.</p>
<p>Pendant qu&#8217;une poignée de guérilleros mal dégrossis posait des bombes dans les boîtes aux lettres et revendiquait deux enlèvements politiques, un autre mouvement de révolte contre l&#8217;ordre établi prenait de l&#8217;ampleur, soutenu par une base militante beaucoup plus nombreuse et mieux organisée : le féminisme. «On oublie, semble-t-il, que le seul mouvement révolutionnaire qui ait vraiment produit une petite révolution est le mouvement des femmes», <a href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/297325/le-manifeste-des-femmes-quebecoises" target="_blank">écrit l&#8217;historienne québécoise Micheline Dumont dans la foulée du 40e anniversaire de la Crise d&#8217;octobre</a>.</p>
<p>De nos jours, les femmes continuent à changer le Québec. Les hommes, eux, se cherchent encore&#8230;</p>
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		<title>L&#8217;amour en chansons</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/09/03/lamour-en-chansons/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Sep 2010 12:03:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Chansons d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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Dans la nuit de jeudi à vendredi, j&#8217;ai fait de l&#8217;insomnie. Pour m&#8217;occuper, je me suis posé une question : quelles sont les plus belles chansons d&#8217;amour interprétées par des Québécois ? Les classiques, pas les dernières niaiseries à la mode&#8230;
Voici mes choix (très subjectifs).
Bozo de Félix Leclerc (1951), portrait d&#8217;un amoureux pathétique.
La Manic de Georges Dor [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Dans la nuit de jeudi à vendredi, j&#8217;ai fait de l&#8217;insomnie. Pour m&#8217;occuper, je me suis posé une question : quelles sont les plus belles chansons d&#8217;amour interprétées par des Québécois ? Les classiques, pas les dernières niaiseries à la mode&#8230;</p>
<p>Voici mes choix (très subjectifs).</p>
<p><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=wPNVWDfPFDA" target="_blank">Bozo</a> </em>de Félix Leclerc (1951), portrait d&#8217;un amoureux pathétique.</p>
<p><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=h2RzMhqbrkY" target="_blank">La Manic</a></em> de Georges Dor (1966), complainte d&#8217;un déraciné.</p>
<p><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=snMOmHzgssk" target="_blank">Suzanne</a></em> (1967) et autres chansons mélancoliques de Leonard Cohen.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=WskTWwEBHYo" target="_blank"><em>Aujourd&#8217;</em><em>hui, </em><em>j&#8217;ai rencontré l&#8217;homme de ma vie</em></a> de Diane Dufresne (1973), pour son humour. </p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=85o_yfXypBM&amp;feature=related" target="_blank">Offenbach interprétant <em>L&#8217;hymne à l&#8217;amour </em>d&#8217;Édith Piaf</a> (1975), pour l&#8217;originalité et l&#8217;intensité de l&#8217;adaptation.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=lZAaEZAzGf0" target="_blank"><em>Je reviendrai à Montréal</em></a> de Robert Charlebois (1976), pour se marier avec l&#8217;hiver.</p>
<p><span id="more-3371"></span></p>
<p><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=X0xamXx0AAc" target="_blank">Aimer d&#8217;amour</a></em> de Boule Noire (1978), pour son côté kitsch.</p>
<p><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=NUxrGiMyHb0" target="_blank">La dame en bleu</a></em> de Michel Louvain, pour son côté kitsch itou.</p>
<p><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=FlL2_d2CXUc" target="_blank">Si j&#8217;étais un homme</a></em> de Diane Tell (1980), pour la pertinence de ses paroles; on dirait un procès-verbal du Québec d&#8217;aujourd&#8217;hui&#8230;</p>
<p><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=PC1Xx8eIuyU" target="_blank">Tu m&#8217;aimes-tu</a></em> de Richard Desjardins (1990), pour sa sensibilité écorchée vive.</p>
<p>Cela dit&#8230; <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/07/30/chansons-amour-beurk/" target="_self">Je déteste les chansons d&#8217;amour</a> des années 1990-2000, ces produits de consommation jetables. Ces petites merdes sans poésie que l&#8217;Histoire oubliera.</p>
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