<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Pornographie</title>
	<atom:link href="http://ladrague.qc.ca/tag/pornographie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://ladrague.qc.ca</link>
	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
	<lastBuildDate>Mon, 10 Oct 2011 19:43:32 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Quelques trouvailles (12)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/05/27/quelques-trouvailles-12/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/05/27/quelques-trouvailles-12/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 May 2010 12:08:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Célibat]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Hypersexualisation]]></category>
		<category><![CDATA[Jocelyne Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Paris Hilton]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Romantisme]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=2986</guid>
		<description><![CDATA[ 
Glané pour vous sur le Web : les différents types d&#8217;attachement amoureux, des anti-conseils de séduction, une réflexion sur l’hypersexualisation, et une poignée de superficialités (une fois n’est pas coutume).
Les différents types d&#8217;attachement amoureux. Le site web du Centre d’aide aux étudiants de l’Université Laval a produit un document intitulé «Tomber en amour et le rester», synthèse de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Glané pour vous sur le Web : les différents types d&#8217;attachement amoureux, des anti-conseils de séduction, une réflexion sur l’hypersexualisation, et une poignée de superficialités (une fois n’est pas coutume).</p>
<p><strong>Les différents types d&#8217;attachement amoureux</strong>. Le site web du Centre d’aide aux étudiants de l’Université Laval a produit un document intitulé «<a href="http://www.aide.ulaval.ca/sgc/pid/2802" target="_blank">Tomber en amour et le rester</a>», synthèse de la typologie du psychologue John Alan Lee. Ce dernier a décrit trois types d’attachements amoureux principaux (érotique, ludique, amical) et trois styles secondaires : passionné, pragmatique, magnanime. (J’ai résumé cette classification dans un de mes billets, «<a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/26/six-types-relations-amoureuses" target="_self">Il existerait six types de relations amoureuses</a>». Le texte de l&#8217;Université Laval est plus détaillé.) Pour en savoir plus, vous pouvez vous procurer l’article scientifique original de John Alan Lee, «<a href="http://sppsp.highwire.org/cgi/content/abstract/3/2/173" target="_blank">A Typology of Styles of Loving</a>» (publié en 1977 dans <em>Personality and Social Psychology Bulletin</em>).</p>
<p><strong>Comment rater sa vie sentimentale</strong>. Sur le Web, il y a une beaucoup de sites, blogues, forums, etc., qui nous donnent des conseils pour séduire et rencontrer l’amour, et peu de ressources sur l’art de rater sa vie sentimentale. Ces anti-conseils sont pourtant instructifs (et souvent rigolos). Par exemple, j&#8217;ai découvert cette semaine un texte très pertinent, «<a href="http://ecritsangeripouteau.over-blog.com/article-comment-reussir-sa-depression-40588658.html" target="_blank">Comment réussir sa dépression</a>». Faits saillants : minimiser ses réussites, accentuer ses échecs, se sentir seul au monde, refuser que l’on nous aime, croire en sa laideur et en sa stupidité, etc. (Voir aussi <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/20/comment-ruiner-vos-chances-de-rencontrer-lamour/" target="_self">notre billet sur le même sujet</a>.)</p>
<p><strong>Quelle hypersexualisation ?</strong> Dans son nouveau blogue, l’auteure et sexologue Jocelyne Robert a récemment signé <a href="http://lesfemmesvintage.com/2010/05/24/hyper-des-jeunes-ou-hypo-des-vieilles/" target="_blank">un billet intéressant sur l&#8217;hypersexualisation des jeunes</a>, qu&#8217;elle attribue à une hypersexualisation de l’ensemble de la société. «Ce sont nos sociétés qui sont hypersexualisées et hypersexualisantes. Les adolescents, comme de la cire chaude, se moulent aux messages et images qui leur sont proposés.»<span id="more-2986"></span></p>
<p><strong>À propos d’hypersexualisation&#8230;</strong> Je vous ai déjà dit que j&#8217;aime détester <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris_Hilton" target="_blank">Paris Hilton</a>&nbsp;? La poupoune hypersexualisée la plus ridicule, la plus caricaturale, et le parfait stéréotype de la <em>dumb blonde</em>, c’est elle. Je m’amuse parfois à consulter sur le Web des photos et des vidéos de cette mannequin surestimée et chanteuse minable, et à chaque fois je ne suis pas déçu, elle a toujours l’air débile. Voici par exemple deux photos de Paris Hilton dans des scènes de la vie quotidienne : <a href="http://www.goldeneyemusic.fr/wp-content/uploads/2010/01/paris-hilton.jpg" target="_blank">en train de nettoyer sa table de salle à dîner</a> et <a href="http://img.pleax.com/04/1234483323_paris-hilton-wallpaper-6.jpg" target="_blank">occupée à jardiner</a>.</p>
<p><strong>Une confidence</strong> : j’aime les <a href="http://twitter.com/jsmarsan/statuses/14730351470" target="_blank">couchers de soleil romantiques</a>&#8230;</p>
<p><strong>Déconnons un peu</strong> : sur Facebook, je suis actuellement en «relation libre» <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=100000951041204" target="_blank">avec un lave-vaisselle</a>.</p>
<p><a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=100000951041204"><img class="alignright size-medium wp-image-3009" src="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/2010/05/lave-vaisselle-225x300.jpg" alt="" width="135" height="180" /></a></p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2010/05/27/quelques-trouvailles-12/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>À poil !</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/04/19/a-poil/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/04/19/a-poil/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 12:05:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescents]]></category>
		<category><![CDATA[Jocelyne Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Pilosité]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=2682</guid>
		<description><![CDATA[ 
Vous avez peut-être entendu parler d&#8217;une exposition interactive pour les adolescents inaugurée la semaine dernière au Centre des sciences de Montréal, Sexe : l’expo qui dit tout ! La sexologue et auteur Jocelyne Robert, porte-parole médiatique de l’exposition, m’a souligné vendredi dernier que la seule remarque négative de la part des jeunes qui avaient assisté au lancement de l&#8217;exposition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Vous avez peut-être entendu parler d&#8217;une exposition interactive pour les adolescents inaugurée la semaine dernière au Centre des sciences de Montréal, <a href="http://www.centredessciencesdemontreal.com/expositions/sexe-lexpo-qui-dit-tout.html" target="_blank">Sexe : l’expo qui dit tout !</a> La sexologue et auteur Jocelyne Robert, porte-parole médiatique de l’exposition, m’a souligné vendredi dernier que la seule remarque négative de la part des jeunes qui avaient assisté au lancement de l&#8217;exposition portait «<a href="http://twitter.com/JocelyneRobert/status/12296405821" target="_blank">sur les nus et nues poilus</a>». Je lui ai répondu : Quoi, «<a href="http://twitter.com/jsmarsan/status/12296671287" target="_blank">les jeunes n&#8217;aiment pas voir des corps nus avec des poils ?</a>» «<a href="http://twitter.com/JocelyneRobert/status/12296924997" target="_blank">Ils ont les poils en horreur</a>», m&#8217;a confirmé Jocelyne Robert en ajoutant que ces jeunes ont rasé leurs poils aussitôt qu&#8217;il sont apparus, de sorte qu&#8217;ils sont tout étonnés d&#8217;en voir dans une exposition&#8230;</p>
<p>Nous nageons en plein délire : des jeunes qui n’aiment pas leurs poils ! Autrement dit, ils n’aiment pas leur corps. Ils ne s’aiment pas&#8230;</p>
<p>Mesdames et messieurs, il est grand temps de réhabiliter les poils, surtout les poils pubiens. Reprenons du poil de la bête !</p>
<p><span id="more-2682"></span></p>
<p>À quoi servent les poils, au fond ? J’ai déniché <a href="http://www.tasante.com/article/lire/4872/Pourquoi-on-aime-les-poils-pubiens.html" target="_blank">un petit article</a>, dans le site web français <em>TaSanté.com</em>, qui résume bien l’utilité de la pilosité. Voici les faits saillants.</p>
<p><strong>«Les poils sont des amortisseurs de frottements»</strong>, par exemple sous les bras qui bougent. Sans poils, la peau qui frotte contre la peau s’irrite rapidement.</p>
<p><strong>Les poils évitent la surchauffe</strong> : «Entre les poils, il y a de l’air. La pilosité permet donc à l’air de circuler entre les plis du corps».</p>
<p><strong>Leur odeur est un ingrédient de la séduction</strong> : «la pilosité sexuelle des aisselles et du pubis joue un rôle odorant dans l’attraction sexuelle».</p>
<p>À la racine des poils, <strong>les glandes sébacées produisent un fluide hydratant pour la peau</strong>. Sans poils, pas de fluide ; la peau devient sèche, irritée, peut développer des infections et autres maladies.</p>
<p>Aussi, le poil est la marque d’un corps pubère, sexué. Pourquoi s&#8217;acharner à vouloir conserver un corps d&#8217;enfant ?</p>
<p>Se raser les poils (surtout les poils pubiens) est plus qu’une mode. C’est une influence de la pornographie. Par définition, <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/30/secret-du-succes-de-la-pornographie/">la porno veut toujours montrer plus, repousser les frontières de l’interdit</a>. Depuis plusieurs années, elle en est venue à raser tous les poils qui empêchent de voir les organes génitaux dans leur nudité totale. Cette manie a fini par se répandre un peu partout dans notre culture et nos moeurs, y compris chez les jeunes à peine pubères&#8230;</p>
<p><strong>Pour en savoir plus </strong></p>
<ul>
<li>Une autre vitrine web pour <a href="http://sexe.centredessciencesdemontreal.com" target="_blank">Sexe : l’expo qui dit tout !</a></li>
<li>Un <a href="http://www.cyberpresse.ca/vivre/sexe/201004/15/01-4270929-tout-sur-le-sexe.php" target="_blank">article de <em>La Presse</em></a> sur l&#8217;exposition</li>
<li>Un <a href="http://jocelynerobert.blogspot.com/2010/04/le-pape-devrait-visiter-sexe-lexpo-qui.html" target="_blank">billet de Jocelyne Robert sur l’exposition</a></li>
<li>Le <a href="http://pgriffet.site.voila.fr/" target="_blank">regard d&#8217;un homme féministe sur les poils des femmes</a></li>
<li>Le récit d&#8217;une <a href="http://lesprocrastinateurs.wordpress.com/2009/04/16/tricophilie-ou-le-potentiel-erotique-des-poils/" target="_blank">rencontre érotique très poilue</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2010/04/19/a-poil/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelques trouvailles (7)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/02/17/quelques-trouvailles-7/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/02/17/quelques-trouvailles-7/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 13:00:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Blogue]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Valentin]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=1906</guid>
		<description><![CDATA[ 
Cette semaine, j’ai exploré deux sites web participatifs qui publient des témoignages sur les petits malheurs de la vie sentimentale et amoureuse. J’ai découvert un blogue sur les représentations du corps dans l&#8217;art, la culture, les médias, etc. Et j’ai lu un essai sur la pornographie.
Drague de merde&#8230; Connaissez&#8211;vous le site français VieDeMerde ? Depuis 2008, ce site permet aux internautes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Cette semaine, j’ai exploré deux sites web participatifs qui publient des témoignages sur les petits malheurs de la vie sentimentale et amoureuse. J’ai découvert un blogue sur les représentations du corps dans l&#8217;art, la culture, les médias, etc. Et j’ai lu un essai sur la pornographie.</p>
<p><strong>Drague de merde&#8230;</strong> Connaissez&#8211;vous le site français <em><a href="http://www.viedemerde.fr" target="_blank">VieDeMerde</a></em> ? Depuis 2008, ce site permet aux internautes de publier des mini-récits de leurs mésaventures quotidiennes. Chaque récit doit débuter par «Aujourd’hui» et se terminer par par «VDM», les initiales de <em>VieDeMerde</em>. Les mésaventures sous la rubrique «Amour» ont bien sûr retenu mon attention. Voici un exemple : «Aujourd’hui, mon meilleur ami, dont je suis amoureuse secrètement, m’a invitée au resto &#8220;pour un grand événement&#8221;, ma présence étant &#8220;obligatoire&#8221;. Là-bas, il s’est soudain agenouillé à côté de la table et&#8230; a demandé la serveuse en mariage. VDM.»</p>
<p><em>VieDeMerde</em> a inspiré un site plus pointu, <em><a href="http://rencarddemerde.fr" target="_blank">Rencard de merde</a></em>. Lancé en 2009, ce site est uniquement consacré aux entreprises de drague et aux aventures d’un soir qui se terminent lamentablement, ainsi qu’aux petites misères de la vie de couple. À quand un site similaire au Québec ? Le marché potentiel est énorme ! <img src='http://ladrague.qc.ca/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> <span id="more-1906"></span></p>
<p><strong>«Ouvrir une polémique sur les images du corps».</strong> La semaine dernière, dans le sillage de nos billets sur la Saint-Valentin, une certaine Renée nous a fait parvenir des commentaires très intéressants, <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/02/11/pour-ou-contre-la-saint-valentin/#comment-1083" target="_self">notamment une réflexion sur le cybersexe</a>. Renée, une jeune retraitée passionnée d’histoire de l’art, anime <a href="http://renee-youkali.blogspot.com/" target="_blank"><em>Youkali</em></a>, un blogue étonnant sur les représentations du corps dans l’art, la publicité, l’érotisme&#8230; Elle y parle aussi d’amour, de technologies de la communication, de pornographie.</p>
<p><strong>À propos de pornographie&#8230;</strong> Le sociologue <a href="http://www.sciencessociales.uottawa.ca/soc/fra/profdetails.asp?id=297" target="_blank">Richard Poulin</a>, de l’Université d’Ottawa, a fait publier à Paris il y a quelques mois un livre intitulé <em>Sexualisation précoce et pornographie</em> (éditions La Dispute). L&#8217;ouvrage est maintenant disponible dans les bibliothèques québécoises. Spécialiste des impacts sociaux de la porno, Richard Poulin décrit minutieusement l’expansion de l’industrie du XXX, son influence dans les médias et la culture, et surtout «l’infantilisation des femmes et la sexualisation des enfants», tendance qu’il nomme «pédophilisation». La pornographie a des effets dramatiques sur les relations hommes-femmes, notamment chez les jeunes consommateurs, souligne à maintes reprises Richard Poulin.</p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2010/02/17/quelques-trouvailles-7/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelques trouvailles (5)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/01/21/quelques-trouvailles-5/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/01/21/quelques-trouvailles-5/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 13:03:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Mouvement Jovialiste]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=1722</guid>
		<description><![CDATA[ 
Chers lecteurs et lectrices, voici quelques nouveautés et découvertes qui pourront vous intéresser : une certaine Geneviève ne demande qu&#8217;à se faire courtiser, le Mouvement Jovialiste triomphe de l&#8217;oubli, et les femmes aussi aiment le sexe ! Les actrices porno californiennes, pour leur part, sont au fond du baril.
«URBANIA, c’est plus fort que Réseau Contact». Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Chers lecteurs et lectrices, voici quelques nouveautés et découvertes qui pourront vous intéresser : une certaine Geneviève ne demande qu&#8217;à se faire courtiser, le Mouvement Jovialiste triomphe de l&#8217;oubli, et les femmes aussi aiment le sexe ! Les actrices porno californiennes, pour leur part, sont au fond du baril.</p>
<p><strong>«URBANIA, c’est plus fort que Réseau Contact»</strong>. Le magazine montréalais <a href="http://www.urbania.ca" target="_blank">URBANIA</a> veut prouver qu’il est possible de rencontrer l’amour grâce à <a href="http://www.facebook.com/" target="_blank">Facebook</a>. L’équipe du périodique s’est donné un mois pour trouver un chum à sa chargée de projet Geneviève Dionne : le 21 février, elle devra annoncer publiquement la fin de son célibat ! Pour chanter la pomme à la ravissante Geneviève, pour commenter les tentatives de séduction ou simplement pour observer le théâtre des opérations, joignez-vous au <a href="http://www.facebook.com/group.php?gid=254452073066" target="_blank">groupe Facebook</a> créé par URBANIA et consultez <a href="http://urbania.ca/blog/1016/urbania-c-est-plus-fort-que-reseau-contact" target="_blank">le blogue du magazine</a>.</p>
<p><strong>J’ai récemment redécouvert le Mouvement Jovialiste</strong> (grâce à une <a href="http://www.voir.ca/blogs/steve_proulx/archive/2009/12.aspx" target="_blank">chronique</a> publiée à la fin de 2009 par le collègue Steve Proulx). Fondé au Québec en 1970 par le philosophe André Moreau, le Mouvement Jovialiste était assez actif dans les années 1970 et 1980, puis nous n’en avons plus entendu parler. Il semble reprendre vie, et André Moreau est toujours de la partie. Dans les années 1980, j’aimais bien ses interventions dans les médias ; il avait l’air guignol et, pourtant, il réussissait toujours à faire passer quelques idées surprenantes, stimulantes.<span id="more-1722"></span> </p>
<p>Le Jovialisme, pour reprendre les termes du <a href="http://www.civilcad.ca/jovial.htm" target="_blank">site web officiel du Mouvement</a>, c’est aimer la vie et la fête, «la libération intérieure, la transgression joyeuse des interdits (&#8230;), le désir de reconnaître l&#8217;être qui grandit en l&#8217;homme, la volonté de n&#8217;obéir qu&#8217;à soi, la célébration de l&#8217;inutile, le refus de l&#8217;effort, l&#8217;aspiration candide à l&#8217;infini, le refus de la modération considérée comme un gage de médiocrité.» Il y a peut-être, dans cette vision du monde, de quoi améliorer les relations hommes-femmes au Québec. D’autant plus que les Jovialistes <a href="http://www.civilcad.ca/jovial/sexo.htm" target="_blank">accordent beaucoup d’importance à la sexologie</a>.</p>
<p><strong>Le saviez-vous, la sexualité des femmes et des hommes est identique.</strong> C’est du moins ce que soutient l’auteure québécoise Marthe Saint-Laurent dans son essai <em>Les femmes aussi aiment le sexe</em>, <a href="http://www.beliveauediteur.com/p-313-les-femmes-aussi-aiment-le-sexe.aspx" target="_blank">récemment publié par Béliveau éditeur</a>. Pour Marthe Saint-Laurent, il faut rompre avec nos idées reçues sur les rôles homme-femme dans la sexualité, ce n’est pas vrai que l’homme est toujours macho, initiateur et contrôlant au lit, et que madame est forcément passive, douce et conformiste. Les femmes aiment aussi la sexualité brute, animale, dominatrice (les hommes adoreraient ce genre de créature lubrique, semble-t-il, bien qu’ils répugnent à l’admettre). Une Québécoise autonome et déterminée a tendance à renverser les codes traditionnels de la séduction en «chassant» une proie mâle ; de la même manière, elle peut faire fi des codes traditionnels de la sexualité. Marthe Saint-Laurent souhaite la disparition des préjugés, des conditionnements et des tabous : elle invite les femmes à expérimenter le sexe cru des hommes, et elle souhaite que les hommes prennent le risque de la sensibilité féminine.</p>
<p><strong>Aux États-Unis, la récession économique affecte l&#8217;épicentre de l&#8217;industrie du sexe</strong>, la «Porn Valley» californienne. Une journaliste et photographe indépendante américaine, Susannah Breslin, a réalisé un superbe essai web sur les dessous de l&#8217;industrie californienne de la porno, <a href="http://theyshootstars.com/" target="_blank"><em>They Shoot Porn Stars, Don&#8217;t They ?</em></a>, témoignage percutant sur l&#8217;économie et les coulisses du XXX. Quelques photos peuvent choquer, mais c&#8217;est surtout le texte qui fait mal. Susannah Breslin décrit directement ce qu&#8217;elle a vu, appelle un chat un chat, garde la tête froide dans cet univers complètement délirant. «In Porn Valley, reality and fantasy are one and the same»&#8230; une confusion qui peut aussi se produire chez les consommateurs, avec les conséquences que l&#8217;on imagine sur les relations hommes-femmes. (Merci au journaliste <a href="http://kiosquemedias.wordpress.com/2010/01/19/glane-sur-le-web-13/" target="_blank">Claude Marcil</a> d&#8217;avoir repéré <em>They Shoot Porn Stars, Don&#8217;t They ?</em>)</p>
<p>Pour conclure sur une note plus sympathique, ne manquez pas le <strong>concours Saint-Valentin</strong> <a href="http://www.editions-homme.com/concours_saintvalentin.aspx" target="_blank">organisé par notre éditeur</a> (Les Éditions de l’Homme) et <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/01/19/le-bal-des-celibataires/" target="_self">notre présence au Bal des célibataires</a>, à Montréal le 13 février prochain.</p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2010/01/21/quelques-trouvailles-5/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le féminisme est toujours pertinent, mais&#8230;</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/01/20/feminisme-toujours-pertinent/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/01/20/feminisme-toujours-pertinent/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 13:09:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Condition féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Publicité]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=1669</guid>
		<description><![CDATA[ 
Pour compléter le récent billet d’Emmanuelle sur sa vision du féminisme (que je partage), j’ai quelques reproches à faire au mouvement féministe. Par souci de critique constructive.
La plupart des revendications traditionnelles des féministes sont aujourd’hui satisfaites. Est-ce à dire que le féminisme n’est plus pertinent ? Bien sûr que non. Il y a encore des combats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Pour compléter <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/01/18/feministe-or-not-feministe/" target="_self">le récent billet d’Emmanuelle sur sa vision du féminisme</a> (que je partage), j’ai quelques reproches à faire au mouvement féministe. Par souci de critique constructive.</p>
<p>La plupart des revendications traditionnelles des féministes sont aujourd’hui satisfaites. Est-ce à dire que le féminisme n’est plus pertinent ? Bien sûr que non. Il y a encore des combats féministes à mener. Mais je suis déçu de l’inertie des féministes dans certains dossiers. Les voici.<span id="more-1669"></span></p>
<p><strong>Le commerce du sexe.</strong> Au cours des années 1980, les féministes étaient beaucoup plus militantes qu’aujourd’hui dans les dossiers de la pornographie et de la prostitution. Je sais bien que ce n’est pas évident de s’attaquer à cette industrie si bien intégrée à l’économie mondiale, si accessible et si populaire, mais bon, je ne vois pas les féministes intervenir avec force (déplorer platement l’exploitation sexuelle des femmes, ce n&#8217;est pas suffisant). À quand une stratégie renouvelée face à l’industrie du sexe ?</p>
<p>Il m&#8217;arrive de lire ou d&#8217;entendre des témoignages de femmes qui ont été exploitées par l&#8217;industrie du sexe. C&#8217;est beaucoup plus fort, plus porteur d&#8217;une révolte que le discours féministe actuel.</p>
<p><strong>Les stéréotypes sexistes dans les médias</strong>. Les stéréotypes de femme-objet sont toujours présents. Ils sont de plus en plus subtils, sournois, de sorte qu&#8217;on ne les remarque plus à la longue. Les féministes les condamnent (mollement) en produisant des rapports et des communiqués (ennuyants). Et rien ne change.</p>
<p>Nouveauté : la caricature sexiste touche aussi les hommes, <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/24/pitoyable-image-homme-publicite/" target="_self">notamment dans la publicité</a>, comme si la consécration de l’égalité des sexes consacrait l’égalité de la bêtise sexiste ! Cette nouvelle donne semble échapper aux féministes.</p>
<p>Et où sont les féministes dans les médias ? On ne les voit presque pas, sauf quand la Fédération des femmes du Québec ou le Conseil du statut de la femme, par exemple, organise une communication ou un événement officiel.</p>
<p>Face à l’abrutissement télévisuel et l’industrie des magazines dits féminins, les féministes ne font pas le poids médiatique. <em>La Gazette des femmes</em>, jadis un superbe magazine papier glacé vendu en kiosque, est maintenant un <a href="http://www.gazettedesfemmes.com" target="_blank">simple fichier PDF à télécharger</a>.</p>
<p>Face aux contenus misogynes qui pullulent sur Internet, les féministes ne font pas le poids numérique (il existe des sites intéressants sur le féminisme, par exemple le magazine électronique <em><a href="http://sisyphe.org/" target="_blank">Sisyphe.org</a></em> et le blogue <em><a href="http://www.jesuisfeministe.com/" target="_blank">Jesuisféministe.com</a></em>, mais ils sont peu nombreux). Je rêve à la résurrection du magazine <em>La vie en rose</em>, et sur plusieurs plateformes : web, vidéo, imprimé&#8230;</p>
<p><strong>Les féministes ont baissé les bras devant les préjugés dont elles sont victimes</strong>. De nos jours, il est de bon ton de railler les féministes, de les peindre en lesbiennes frustrées, en mégères habillées comme des camionneurs, en théoriciennes hyper-intellos qui n’ont pas connu l’orgasme depuis 1979&#8230; et le mouvement des femmes ne réagit pas. Incroyable mais vrai : l’image publique des féministes est déplorable et les féministes ne font rien ! À quand une campagne de marketing pour renverser la vapeur ?</p>
<p>Enfin, ce qui me déçoit le plus : <strong>les féministes n&#8217;accordent pas d&#8217;importance à la crise de la rencontre amoureuse</strong>, crise qui blesse pourtant les femmes dans leur chair et leur âme.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2010/01/20/feminisme-toujours-pertinent/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelques trouvailles (2)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/11/17/quelques-trouvailles-2/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2009/11/17/quelques-trouvailles-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 06:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Hypersexualisation]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Postmodernité]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tranquille]]></category>
		<category><![CDATA[Salon du livre de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=1271</guid>
		<description><![CDATA[ 
Pour se mettre dans l’ambiance du Salon du livre de Montréal, qui ouvrira ses portes demain, voici mes premières impressions sur deux nouveautés littéraires québécoises. Deux livres qui approfondissent des thématiques exploitées dans Les Québécois ne veulent plus draguer : la pornographie et la postmodernité.
De la porno à huit ans
Martin Bisaillon et Isabelle Maher, journalistes au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Pour se mettre dans l’ambiance du <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/11/16/salon-du-livre-de-montrealsalon-du-livre-de-montreal" target="_self">Salon du livre de Montréal</a>, qui ouvrira ses portes demain, voici mes premières impressions sur deux nouveautés littéraires québécoises. Deux livres qui approfondissent des thématiques exploitées dans <em><a href="http://www.editions-homme.com/ficheProduit.aspx?codeprod=337122" target="_blank">Les Québécois ne veulent plus draguer</a></em> : la pornographie et la postmodernité.</p>
<p><strong>De la porno à huit ans</strong><br />
Martin Bisaillon et Isabelle Maher, journalistes au <em>Journal de Montréal</em>, viennent de lancer un petit bouquin aussi succinct que percutant sur l’hypersexualisation des jeunes, <em>Buffet à volonté sur le Web. Enquête sur les ravages du XXX chez nos enfants</em> (Les Intouchables). Les auteurs démontrent, statistiques et témoignages à l’appui, que la consommation de porno débute à un âge toujours plus précoce — parfois dès huit ans ! —, peut devenir une pratique compulsive et provoquer d’énormes problèmes tant sur le plan physique que psychologique.<span id="more-1271"></span></p>
<p>Certains jeunes se lancent dans une sexualité de performance calquée sur le modèle porno, génitalité égoïste et mécanique qui peut devenir agression, viol. D’autres surconsommateurs de porno s’isolent socialement, ne parviennent plus à entrer en relation, n’ont plus de vie sexuelle (outre des marathons de masturbation). Après avoir baigné pendant des années dans un univers parallèle, ces épaves vont de thérapie en thérapie pour tenter de retrouver l’estime d’eux-mêmes et une vie affective normale. Et on ne parle pas ici de «vieux cochons» finis, mais de jeunes de 17 ou de 22 ans qui ont plusieurs années de consommation effrénée de porno à leur actif ! Épeurant&#8230;</p>
<p>Malgré le raz-de-marée porno, l&#8217;âge de la premìère relation sexuelle (15-16 ans) n&#8217;a pas bougé depuis dix ans au Québec. Ce qui laisse croire que le XXX s&#8217;attaque surtout à ce que nous avons de plus précieux : l&#8217;imaginaire. Nos représentations de l&#8217;Autre. Notre vision de l&#8217;amour et de la sexualité.</p>
<p><strong>Le vide de la postmodernité</strong><br />
J’ai été très impressionné par un petit livre consacré au cinéaste québécois Bernard Émond, <em>La perte et le lien. Entretiens sur le cinéma, la culture et la société</em> (Médiaspaul). Le réalisateur de <em>La Neuvaine</em> et de <em>La Donation</em> est longuement interviewé par le critique de cinéma Simon Galiero. Outre ses propos sur ses films documentaires et de fiction, Bernard Émond parle avec beaucoup de pertinence de la médiocrité de nos élites politiques, de l’effondrement de la gauche, de la dégradation du système d&#8217;éducation québécois, de la pauvreté de nos débats, etc.</p>
<p>Il déplore notamment les ravages de la postmodernité. Après la Révolution tranquille, rupture historique qui était sans doute nécessaire, les Québécois ont jeté le bébé avec l’eau du bain en reniant le vieux fond philosophique chrétien qui avait si longtemps structuré leur pensée et leur culture. Cette coupure avec le passé, devenue fuite en avant, a ouvert la porte aux pires niaiseries : relativisme absolu (tout se vaut et ne vaut rien), rectitude politique, pensée magique, nivellement par le bas généralisé, loi du moindre effort, et tant d’autres insignifiances. (Si vous avez vu les films de Bernard Émond, notamment <em>La Neuvaine</em>, vous aurez constaté à quel point ce cinéaste tente de nous reconnecter avec certaines valeurs pré-Révolution tranquille, dans une perspective humaniste — Bernard Émond est non croyant.)</p>
<p><em>La perte et le lien</em> est le genre de bouquin qui permet mieux comprendre les changements très profonds qui ont marqué le Québec depuis la Révolution tranquille, cette perte du passé et cette misère du lien social qui influencent toutes les dimensions de notre existence (y compris les relations hommes-femmes). Notre société a tellement changé&#8230; mais tout laisse croire qu’elle n’a pas évolué pour autant.</p>
<ul>
<li>Cette semaine, ne ratez pas l&#8217;occasion de <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/11/16/salon-du-livre-de-montreal/" target="_self">me rencontrer au Salon du livre de Montréal</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2009/11/17/quelques-trouvailles-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le secret du succès de la pornographie</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/09/30/secret-du-succes-de-la-pornographie/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2009/09/30/secret-du-succes-de-la-pornographie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 22:44:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Finkielkraut]]></category>
		<category><![CDATA[Années 1970]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Bruckner]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=934</guid>
		<description><![CDATA[ 
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la pornographie a tant de succès depuis quelques décennies ? Voici la réponse.
En 1977, deux jeunes écrivains français alors peu connus, Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, ont lancé un essai qui a fait beaucoup de bruit, Le nouveau désordre amoureux (Éditions du Seuil). J’ai découvert ce livre 30 ans après sa sortie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la pornographie a tant de succès depuis quelques décennies ? Voici la réponse.</p>
<p>En 1977, deux jeunes écrivains français alors peu connus, Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, ont lancé un essai qui a fait beaucoup de bruit, <em>Le nouveau désordre amoureux</em> (Éditions du Seuil). J’ai découvert ce livre 30 ans après sa sortie, en 2007. Le chapitre sur la porno, «Pornograal ou la république des testicules», m’a épaté : enfin, on m’expliquait pourquoi et comment pornographie est si populaire, et sans prêchi-prêcha. <img class="alignright size-full wp-image-935" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/nouveaudesordre.jpg" alt="nouveaudesordre" width="180" height="270" /></p>
<p>Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut ont rédigé <em>Le nouveau désordre amoureux</em> au moment où la pornographie, industrie en expansion, commençait vraiment à influencer les moeurs. Ils ont donc décrit les fondements de la société actuelle, où la porno est si banalisée.</p>
<p>Je vous résume leur propos.</p>
<p>D&#8217;abord, un peu de contexte. Les premiers films porno <em>hard core</em> apparaissent en 1969. Dans les années 1970, les audaces de l&#8217;industrie de la pornographie font scandale. Or la pornographie est indifférente à tous les discours et à toutes les critiques qui lui pleuvent dessus, qu&#8217;ils viennent de l&#8217;Église (qui déplore la promotion de valeurs amorales au possible), des féministes (qui dénoncent l&#8217;exploitation sexuelle des femmes), des esthètes cultivés (notamment des critiques de cinéma et de littérature, qui ne supportent pas la vulgarité et l&#8217;aspect super racoleur des productions porno), des nostalgiques de l&#8217;interdit (qui soulignent que ce qui était excitant avant l&#8217;avènement de la pornographie grand public est désormais banal, commun). Et la censure de la pornographie ne sert à rien, elle ne fait qu&#8217;exciter davantage l&#8217;intérêt du public.<span id="more-934"></span></p>
<p>Le secret du succès de la pornographie ? Elle déçoit tout le monde en prenant tout le monde à contre-pied. «L&#8217;unique valeur qu&#8217;affirme le porno et que recherche l&#8217;usager, c&#8217;est l&#8217;intensité sexuelle de ses images», écrivent Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut à propos des films XXX. Les débats de société, la pornographie les ignore complètement. Le public veut du sexe en images, il paie, et c&#8217;est tout.</p>
<p><strong>La pornographie est entièrement conforme aux fantasmes masculins</strong> (qui sont tous centrés sur le génital et l&#8217;éjaculation). Dans la pornographie produite par les hommes pour les hommes, on ne sait absolument pas quels sont les fantasmes féminins. Il n&#8217;y a aucun romantisme, ni sensualité. La pornographie, voyeurisme à l&#8217;état pur, n&#8217;a qu&#8217;une promesse : pour un prix modique, le client pourra tout voir. «Dans ce domaine, la publicité fonctionne toujours par surenchère : le prochain film offre l&#8217;ultime dévoilement.» Entraînée par ce mouvement, la pornographie est une fuite en avant dans le <em>hard core</em> ; il n&#8217;y aura plus rien d&#8217;infranchissable, prédisent les deux écrivains français en 1977. Les années 1980, 1990 et 2000 leur ont donné raison&#8230; et la fuite en avant continue.</p>
<p><strong>Le consommateur de porno est passif</strong>, car une production XXX n’a presque pas de scénario, ignore la vraisemblance, ne stimule pas l&#8217;imagination. Tout est montré en gros plans, il n&#8217;y a pas de significations cachées, pas de mystère ou d&#8217;ambiguïté, rien à décrypter. Pour le consommateur, l&#8217;excitation provoquée par ces images explicites est de courte durée, car il constate rapidement le gouffre entre les acrobaties délirantes de la sexualité porno et sa propre vie sexuelle. Mais il reviendra à la pornographie en croyant que la prochaine fois, ce sera encore plus excitant.</p>
<p>Enfin, <strong>le public de la pornographie apprécie qu&#8217;elle soit délivrée des règles complexes de la séduction</strong> que l&#8217;on trouve dans les scènes romantiques et érotiques des productions culturelles. «Le public du porno ne vient pas seulement pour <em>se rincer l&#8217;oeil</em>, soulignent Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, il veut aussi s&#8217;évader : au désir de consommation des séquences obscènes, s&#8217;ajoute une autre convoitise : changer de monde, vivre le temps d&#8217;un film l&#8217;illusion que la profusion sexuelle a remplacé la rareté, que l&#8217;immédiateté devienne la règle et qu&#8217;au règne de la solitude a définitivement succédé celui de la facilité.»</p>
<p>Dans ce texte de 1977, il y a plusieurs mots-clés décrivant la société qui est aujourd’hui la nôtre : illusion, profusion sexuelle, immédiateté, solitude, facilité&#8230;  La prolifération de la pornographie a étouffé la séduction.</p>
<ul>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/tag/pornographie/" target="_self">Tous les billets sur la pornographie</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2009/09/30/secret-du-succes-de-la-pornographie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les sites web de rencontre et les sites pornos se ressemblent</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/09/29/sites-web-rencontre-et-pornos-ressemblances/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2009/09/29/sites-web-rencontre-et-pornos-ressemblances/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 06:05:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Célibat]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Grand amour]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Malaise]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>
		<category><![CDATA[Sites web de rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Yvon Dallaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=918</guid>
		<description><![CDATA[ 
Je poursuis ma réflexion sur la pornographie amorcée hier&#8230;
À mes yeux, les sites web de rencontre et les sites web pornos se ressemblent sous certains aspects. Trois aspects, en fait.
L’internaute qui explore un site de rencontre est d’abord frappé par l’abondance, l&#8217;incroyable quantité de célibataires disponibles. Enthousiaste, il clique ici, il clique là, il clique partout&#8230; jusqu’à ressentir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Je poursuis ma <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/28/souvenir-pornographique/" target="_self">réflexion sur la pornographie amorcée hier</a>&#8230;</p>
<p>À mes yeux, les <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/19/les-sites-web-de-rencontre-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire/" target="_self">sites web de rencontre</a> et les sites web pornos se ressemblent sous certains aspects. Trois aspects, en fait.</p>
<p>L’internaute qui explore un site de rencontre est d’abord frappé par l’<strong>abondance, </strong>l&#8217;incroyable quantité de célibataires disponibles. Enthousiaste, il clique ici, il clique là, il clique partout&#8230; jusqu’à ressentir une sensation de vertige : il y a tellement de célibataires intéressants, par qui commencer, où s’arrêter ? Même phénomène sur un site porno : il y a tant de photos et de vidéos, tant de scènes de sexe qui attirent le voyeur&#8230; La surabondance excite, puis provoque un malaise. Sur le Web, il y a trop de corps et de coeurs à prendre.<span id="more-918"></span></p>
<p>Ensuite, les sites web de rencontre et les sites porno regorgent de <strong>contenus très segmentés</strong>. Par exemple, on peut utiliser un moteur de recherche pour identifier, trier, classer des célibataires disponibles pour la rencontre amoureuse selon une foule de critères : âge, sexe, poids, couleur des yeux et des cheveux, situation professionnelle, localité, religion, opinions politiques, etc. Les <em>porn stars</em> et modèles XXX sont aussi classés de toutes les manières imaginables : par âge, sexe, poids, couleur des yeux et des cheveux, etc., selon le type de scène lubrique recherché, en fonction des perversions les plus inavouables.</p>
<p>Les deux types de sites web contribuent également à alimenter des <strong>fantasmes complètement déconnectés de la réalité </strong>: le Grand Amour ultraromantique pour ces dames, la performance-domination sexuelle totale pour ces messieurs. «Il y a deux types de sites pornographiques : les sites pornographiques physiques et les sites pornographiques affectifs», a déclaré le psychologue et sexologue <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/10/yvon-dallaire/" target="_self">Yvon Dallaire</a> lorsque nous l&#8217;avons rencontré pour un projet qui allait devenir <a href="http://www.editions-homme.com/ficheProduit.aspx?codeprod=337122" target="_self"><em>Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</em></a><em> </em>«Les sites de rencontre, ce sont des sites pornographiques affectifs pour femmes, car ce sont surtout des femmes qui vont là-dessus. &#8220;L&#8217;âme soeur&#8221;, c&#8217;est comme la page centrale du <em>Playboy</em> !» Autrement dit, la poupoune blonde californienne aux gros seins et le prince charmant sur son cheval blanc, ce sont les deux faces d&#8217;une même médaille. </p>
<p>Il existe bien sûr une différence de taille entre les plateformes web de rencontre et les sites XXX : les premiers sont conçus pour l’échange, la conversation entre les internautes, tandis que les seconds interdisent toute communication et isolent les utilisateurs.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2009/09/29/sites-web-rencontre-et-pornos-ressemblances/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Souvenir pornographique</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/09/28/souvenir-pornographique/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2009/09/28/souvenir-pornographique/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 06:04:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Les hommes]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Malaise]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=900</guid>
		<description><![CDATA[
Je n’ai pas oublié mon premier contact avec la pornographie, au début des années 1980. J&#8217;avais 12 ou 13 ans. La scène s&#8217;est déroulée chez un ami, en l’absence de ses parents. Un magazine cochon traînait dans le salon (probablement un oubli de la part des parents), périodique soft du genre Playboy. Un choc. Oui, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-902" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/playboy.jpg" alt="Playboy, août 1983" width="173" height="228" /></p>
<p>Je n’ai pas oublié mon premier contact avec la pornographie, au début des années 1980. J&#8217;avais 12 ou 13 ans. La scène s&#8217;est déroulée chez un ami, en l’absence de ses parents. Un magazine cochon traînait dans le salon (probablement un oubli de la part des parents), périodique <em>soft</em> du genre <em>Playboy</em>. Un choc. Oui, je le dis sans exagérer : mon ami et moi, nous étions soufflés.</p>
<p>La publication sur papier glacé était illustrée de photos de femmes nues de la tête aux pieds, la poitrine et le pubis dénudés, ou encore les fesses à l’air, dans diverses mises en scène (sur la plage, sur le pont d’un yacht, sur des draps de satin rouge, etc.). Stupéfaction : la nudité intégrale !</p>
<p>Avec mon ami, conversations gênées sur les diverses caractéristiques et fonctions du corps de la femme, spéculations à n’en plus finir, questions sans réponses. Nous étions envahis par un mélange de curiosité et de culpabilité, d’excitation et d’angoisse. Il faut dire que l’éducation sexuelle de l’époque ne nous avait pas appris grand-chose (le premier véritable programme d&#8217;éducation sexuelle, dans les écoles primaires et secondaires du Québec, a été implanté un peu plus tard, en 1985).<span id="more-900"></span></p>
<p>Ainsi, mon ami et moi-même, deux garçons à peine pubères, nous contemplions longuement plusieurs photos montrant des demoiselles entièrement nues. Nous étions excités comme des taureaux en rut, il va sans dire. Tsunami de fantasmes. Et pourtant, le contact avec des créatures du sexe opposé était alors à la limite de notre entendement, nous étions difficilement capables de concevoir les détails d’une relation sexuelle, les préliminaires, le coït, ce qu’il faut dire à la madame pour qu’elle glousse d’excitation, etc. Nous pensions naïvement qu’il suffisait qu’un homme touche aux seins ou aux fesses d’une femme pour que celle-ci explose de plaisir&#8230;</p>
<p>Surtout, nous n’imaginions pas qu’il puisse exister un au-delà de ce que nous pouvions voir dans le magazine cochon. Notre compréhension du sexe s’arrêtait à ces images de nudité, les seules qui étaient accessibles à l’époque (âgés de 12 ou 13 ans, il nous était impossible d’acheter des publications <em>hard core</em> en kiosque ou de fréquenter les salles de cinéma XXX, réservés aux clients de 18 ans et plus).</p>
<p>Cette anecdote est somme toute banale. Tous les ados du monde ont les hormones au plafond, ils sont très curieux de la sexualité. Il est normal que les images de nudité les excitent au plus haut point, nourrissent leurs fantasmes, leur imaginaire.</p>
<p>Vingt-cinq ans plus tard&#8230; Les adolescents n&#8217;ont pas changé, leurs hormones non plus. La pornographie, pour sa part, est devenue une énorme industrie complètement démocratisée, peu coûteuse ou gratuite (notamment sur Internet). La pornographie <em>hard core</em>, beaucoup plus dégradante et violente et que la porno grand public d’il y a 25 ans, est maintenant très accessible, entrée dans les moeurs, et elle contamine tout : la publicité, les vidéo-clips, les magazines dits féminins, les jeux électroniques, etc. En comparaison, un <em>Playboy</em> de 1983 (voir la photo ci-dessus) nous semble innocent et candide. </p>
<p>Le premier contact avec la pornographie surgit dès l’âge de 11-12 ans, parfois plus tôt, indiquent toutes les études menées auprès des adolescents. Autrement dit, à la découverte des représentations de la sexualité peut correspondre à une pornographie des plus <em>hard</em>. L’éducation sexuelle à l’école, pour sa part, est quasi inexistante (le programme formel implanté au Québec en 1985 a disparu au début des années 2000), et bien des parents se sentent dépassés.</p>
<p>La consommation de porno à un si jeune âge influence forcément les fantasmes, les premiers contacts sexuels, ainsi que les comportements de séduction. Peu de gens en parlent sur la place publique, à l&#8217;exception de la sexologue bien connue <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/15/jocelyne-robert/" target="_self">Jocelyne Robert</a> (voir notamment son essai <em><a href="http://www.editions-homme.com/ficheProduit.aspx?codeprod=284570" target="_blank">Le sexe en mal d&#8217;amour</a></em>, 2005) ou encore la sexologue moins connue Valérie Morency, qui a signé l&#8217;an dernier un livre intitulé <em>La vie porno de nos ados.</em></p>
<p>Et vous, votre premier contact avec la pornographie&#8230; c&#8217;était quand ? et comment ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2009/09/28/souvenir-pornographique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jocelyne Robert, auteur, sexologue</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/09/15/jocelyne-robert/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2009/09/15/jocelyne-robert/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 06:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Anxiété]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Jocelyne Robert]]></category>
		<category><![CDATA[Les hommes]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Peur de l'engagement]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Séduire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=825</guid>
		<description><![CDATA[Voici le quatrième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230; Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.
Aujourd&#8217;hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).

Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici le quatrième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</em> Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).</strong></p>
<p><img class="size-full wp-image-826 alignleft" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/jocelynerobert.jpg" alt="Jocelyne Robert" width="137" height="192" /></p>
<p>Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à l&#8217;éducation et au mieux-être sexuel de son prochain grâce à ses livres à succès (traduits en une vingtaine de langues), ses chroniques dans divers médias, conférences, etc. Depuis une dizaine d&#8217;années, elle s&#8217;intéresse plus spécifiquement aux relations hommes-femmes et à l&#8217;impact de l&#8217;hypersexualisation. Elle prépare en ce moment un ouvrage sur les baby-boomeuses : leur peur de vieillir, leur rapport au corps, à la beauté, à l&#8217;amour et à l&#8217;érotisme ainsi que l&#8217;engouement pour les chirurgies esthétiques. Jocelyne Robert a été récompensée par de nombreux prix et distinctions.</p>
<p>Nous avons rencontré Jocelyne Robert en juin 2007. De cette longue entrevue, voici quelques extraits inédits (qui reprennent le fil de <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/10/yvon-dallaire/" target="_self">notre entrevue avec le psychologue et sexologue Yvon Dallaire</a>, sur l&#8217;éducation des garçons).<span id="more-825"></span></p>
<p><strong>Question</strong> : Quel est l&#8217;impact de la pornographie sur la rencontre amoureuse ?</p>
<p><strong>Réponse</strong> : Depuis une quinzaine d&#8217;années, avec l&#8217;hypersexualisation de nos sociétés, on propose et impose un modèle d&#8217;homme-machine, hyper-performant.</p>
<p>Le garçon grandit souvent dans un monde de femmes (à la maison, à la garderie, à la maternelle, à l&#8217;école primaire&#8230;). Il arrive à l&#8217;adolescence, et il n&#8217;est qu&#8217;hormones sur deux pattes. Souvent, il y a peu ou pas d&#8217;hommes autour de lui à la maison et à l&#8217;école pour l&#8217;aider, le rassurer, pour lui dire que c&#8217;est normal, qu&#8217;il ne doit pas angoisser avec la sexualité, etc. Alors, naturellement, ce garçon a besoin de support, de repères pour affirmer, consolider son identité sexuelle. Il cherche du matériel érotique. Et il le prend où, son matériel érotique ? Comme il n&#8217;a pas ou peu de modèle masculin autour de lui, qu&#8217;il n&#8217;y a pas de véritable accompagnement à l&#8217;école et que les parents sont un peu dépassés, il le prend n&#8217;importe où sur Internet. À 11 ans ou 12 ans, il consomme du porno pour alimenter son univers fantasmatique et érotique. Et il consomme aussi des vidéo-clips ; ce qui mène le monde musical en Occident aujourd’hui, c&#8217;est le rap, et un rap violent, un rap qui dit aux filles de sucer tous leurs chums et qui dit aux gars qu&#8217;ils doivent toujours être prêts, toujours bandés, au point où des jeunes de 14 ans volent du Viagra à leur grand-père pour performer au lendemain d&#8217;un party — ce n&#8217;est pas anecdotique !</p>
<p>Je reçois énormément de courriels — j&#8217;ai mon adresse électronique dans tous mes livres — et je constate que des jeunes adultes dans la vingtaine et la trentaine, hommes et femmes, ne savent plus ce que c&#8217;est entrer en relation. Ils demeurent dans l&#8217;antichambre relationnelle. Ils font des rencontres, mais passer de la rencontre à l&#8217;établissement d&#8217;une relation, ils ne savent plus comment. Et ceux qui y arrivent, qui vont entrer en relation et former un couple, très rapidement ils seront en situation de problèmes et de dysfonctionnements parce que le gars est fabriqué à partir du modèle dont on vient de parler. Alors la fille va dire : «Au début, pour lui faire plaisir je faisais ça ou ça, mais là, j&#8217;en ai marre !» Des gars m&#8217;écrivent, ils me disent : «Je suis désespéré. J&#8217;aime ma blonde, je la trouve belle, objectivement je la trouve désirable, mais je ne suis pas capable de fonctionner. J&#8217;ai essayé de tout jeter mon matériel porno, mais ça ne marche pas.» Il faut presque les envoyer en thérapie pour les désensibiliser à l&#8217;impact de la pornographie sur leurs capacités non seulement érotiques, mais relationnelles.</p>
<p>Pour draguer, séduire, aller vers l&#8217;autre et entrer en relation, il faut avoir eu des modèles. Et le modèle dominant, dans nos sociétés occidentales, n&#8217;est pas un modèle relationnel. C&#8217;est un modèle de performance et de consommation. C&#8217;est ça qu&#8217;on valorise. On est dans la performance, avec l&#8217;homme et la femme objets. Le rapport au corps va dans le même sens : le corps est un objet qu&#8217;on fabrique, qu&#8217;on triture, qu&#8217;on découpe, qu&#8217;on rapièce, qu&#8217;on réorganise. Il y a une croissance de la demande pour les augmentations péniennes, pour les reconstructions vaginales pour avoir une vulve d&#8217;enfant quand on a 50 ans&#8230; On n&#8217;est plus dans le corps-personne, ni dans la relation, mais dans l&#8217;objectivation de l&#8217;être.</p>
<p>Il y a toute une démarche à faire pour faire prendre conscience aux gens qu&#8217;on se fait imposer des normes et des diktats, qui nous habitent, et qui sont très insécurisants, très angoissant, très anxiogènes. Un modèle de performance est un modèle anxiogène, qu&#8217;on le veuille ou non. La liberté sexuelle, c&#8217;est le contraire de se soumettre !</p>
<ul>
<li>Pour en savoir plus : le <a href="http://jocelynerobert.blogspot.com/" target="_blank">blogue de Jocelyne Robert</a></li>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/category/entrevues/" target="_self">Toutes nos entrevues</a></li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://ladrague.qc.ca/2009/09/15/jocelyne-robert/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

