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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Peur de l&#8217;engagement</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>S&#8217;engager sur-le-champ ou rien (2)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/09/14/sengager-sur-le-champ-ou-rien-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Sep 2010 12:03:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Je vous parlais hier de ces rendez-vous galants et déconcertants avec une célibataire dans la trentaine qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille, le genre de femme qui s&#8217;empresse de demander à son vis-à-vis : «Moi, je suis à la recherche d&#8217;un homme qui veut s&#8217;engager, qui veut se marier, avoir des enfants. J’espère que tu n’es pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><a href="http://ladrague.qc.ca/2010/09/13/sengager-sur-le-champ-ou-rien/" target="_self">Je vous parlais hier</a> de ces rendez-vous galants et déconcertants avec une célibataire dans la trentaine qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille, le genre de femme qui s&#8217;empresse de demander à son vis-à-vis : «Moi, je suis à la recherche d&#8217;un homme qui veut s&#8217;engager, qui veut se marier, avoir des enfants. J’espère que tu n’es pas le genre de gars qui a peur de l&#8217;engagement&#8230;»</p>
<p>Comment expliquer que des femmes puissent draguer en s&#8217;empressant de discuter de couple et de famille lors d&#8217;une première rencontre ? J&#8217;ai ma petite idée&#8230; Un ou plusieurs phénomènes peuvent entrer en jeu :</p>
<ol>
<li>L&#8217;imaginaire amoureux de ces femmes est infantile, marqué par l&#8217;attente anxieuse du prince charmant. Elles veulent vivre un amour de contes de fées. Et tous les contes de fées, on le sait, se terminent par : «ils se marièrent et ils eurent de nombreux enfants».</li>
<li>Ces femmes ne sont pas autonomes sur le plan affectif. Leur désir désespéré d’engagement, de vie de couple, trahit une peur fondamentale : celle d’être seule.</li>
<li>Par conformisme, ces femmes croient que la «réalisation de soi» passe obligatoirement par le bonheur conjugal et familial. Elles croient qu&#8217;une vie sans couple et sans enfants est une existence «ratée».</li>
<li>Ces femmes sont hyper-compétitives, carriéristes et soucieuses de performer, elles veulent «réussir leur vie». Elles ont déjà un emploi, un condo, une voiture, un REER ? Maintenant, elles crèvent d&#8217;envie de rencontrer l&#8217;Homme, de se marier et d&#8217;avoir des enfants, prochains items sur leur <em>checklist</em> de <em>superwoman</em>. Elles n&#8217;ont pas de temps à perdre, alors elles sautent l&#8217;étape de la séduction pour entrer dans le vif du sujet : dès la première rencontre, parler de contrat de mariage, de grossesse sans complications et d&#8217;investissement immobilier.</li>
<li>En parlant de leur désir d&#8217;union et d&#8217;enfant, mesdames veulent simplement mettre cartes sur table pour éviter que leurs interlocuteurs mâles se méprennent. Par exemple, parler de couple assez rapidement lors d&#8217;une première rencontre envoie un message clair aux célibataires qui ne cherchent qu&#8217;une aventure d&#8217;un soir : meilleure chance la prochaine fois !</li>
</ol>
<p><span id="more-3350"></span></p>
<p>Personnellement, je respecte l&#8217;attitude no 5. Le cas no 1 me semble pathétique. Pour le no 2, je crois qu&#8217;il faut savoir faire preuve de compassion. Les femmes 3 et 4 me tombent sur les nerfs. </p>
<p>Attention, n&#8217;allez pas croire que je me moque des femmes qui rêvent d&#8217;avoir un enfant. Le désir d&#8217;avoir un enfant est légitime, et je comprends qu&#8217;à partir de la mi-trentaine le temps presse. Au Québec, il faut encourager les gens qui désirent fonder une famille, car notre natalité est actuellement trop faible pour assurer le renouvellement des générations.</p>
<p>De nos jours, au Québec, la grossesse n&#8217;est plus une fatalité, mais une décision que l&#8217;on peut mûrement réfléchir. Les couples peuvent attendre le bon moment avant de se lancer dans leur projet familial (et le <a href="http://www.rqap.gouv.qc.ca/" target="_blank">programme de congés parentaux</a> mis en place par le gouvernement provincial en 2006 leur donne un excellent coup de pouce). C&#8217;est très bien ainsi. C&#8217;est la marque d&#8217;une société libre, évoluée.</p>
<p>Ce qui m&#8217;achale, c&#8217;est la mentalité tout-ou-rien de certaines célibataires obsédées par leur désir d&#8217;enfant. Elles semblent ignorer que donner naissance à un enfant est le couronnement d&#8217;une relation amoureuse, non son point de départ. On ne peut pas tout avoir, tout de suite; une femme ne peut pas rencontrer un partenaire-géniteur idéal du premier coup ! Ça ne se peut pas, et c&#8217;est tuer dans l&#8217;oeuf (je dirais même : c&#8217;est avorter) le plaisir de la rencontre amoureuse.</p>
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		<title>S&#8217;engager sur-le-champ ou rien</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/09/13/sengager-sur-le-champ-ou-rien/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 12:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Messieurs, avez-vous déjà été confronté à une «beauté désespérée» dans la trentaine, une célibataire qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille parce qu&#8217;elle n&#8217;en peut plus de vivre seule et d&#8217;entendre l&#8217;obsédant tic-tac tic-tac de son horloge biologique ? J’en ai rencontré quelques-unes, et j&#8217;en connais d&#8217;autres dans mon entourage. Une première date avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Messieurs, avez-vous déjà été confronté à une «beauté désespérée» dans la trentaine, une célibataire qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille parce qu&#8217;elle n&#8217;en peut plus de vivre seule et d&#8217;entendre l&#8217;obsédant tic-tac tic-tac de son horloge biologique ? J’en ai rencontré quelques-unes, et j&#8217;en connais d&#8217;autres dans mon entourage. Une première <em>date</em> avec ce genre de femme peut être assez surprenante&#8230;</p>
<p>Le scénario est généralement le suivant (je vais ici condenser des rencontres dont j&#8217;ai été l&#8217;acteur ou le témoin). Après un premier contact avec un homme qui semble disponible pour une rencontre, la trentenaire célibataire organise un rendez-vous dans un endroit public, officiellement pour faire plus ample connaissance. Lors des 30 ou 40 premières minutes de la rencontre, les deux individus discutent de choses et d&#8217;autres dans un contexte relax. Puis la beauté désespérée profite d&#8217;une pause dans la conversation pour prendre une mine sévère, pour regarder fixement le mâle dans les yeux et lui demander, avec un sérieux solennel : «Moi, je suis à la recherche d&#8217;un homme qui veut s&#8217;engager, qui veut se marier, avoir des enfants. J’espère que tu n’es pas le genre de gars qui a peur de l&#8217;engagement&#8230;»</p>
<p>Incroyable, mais vrai : une femme demande à un homme qu&#8217;elle ne connaît presque pas s&#8217;il veut s&#8217;engager. Elle n&#8217;a pas encore parlé d&#8217;amour&#8230; mais elle parle déjà de couple, de mariage, d&#8217;enfants ! On se croirait dans le Québec traditionnel, avant la Révolution tranquille, quand une «fille à marier» cherchait désespérément un «bon parti», un homme qui a une «situation», pour fonder une famille et éviter la honte du statut de «vieille fille».<span id="more-3187"></span></p>
<p>Dans ce genre de rencontre, l&#8217;homme se dit: «Mais qui suis-je, pour cette femme ?!? Elle ne me connaît pas, elle ignore ma personnalité, mon vécu, mes qualités et mes défauts, mes forces et mes faiblesses&#8230; Elle ne s&#8217;intéresse qu&#8217;à son projet de vivre en coupe et d&#8217;avoir une famille.» Dans un autre contexte, lorsqu&#8217;un homme rencontre une femme dans le seul but de s&#8217;offrir une aventure sexuelle, la réflexion de madame sera identique : «Mais qui suis-je, pour cet homme ?!? Il ne me connaît pas, il ignore ma personnalité, mon vécu, mes qualités et mes défauts, mes forces et mes faiblesses&#8230; Il ne s&#8217;intéresse qu&#8217;à mon corps, il ne pense qu&#8217;à coucher avec moi.» Deux facettes d&#8217;une même médaille.</p>
<p>À mon humble avis, une femme trop pressée de nidifier a un comportement plus irresponsable qu&#8217;un homme trop pressé de baiser. Coucher avec une <em>date</em> dès le premier soir, ce n&#8217;est pas très lourd de conséquences. Mais s&#8217;engager trop rapidement dans un projet familial, c&#8217;est très, très lourd de conséquences&#8230;</p>
<p>La suite <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/09/14/sengager-sur-le-champ-ou-rien-2/" target="_self">demain</a> (j&#8217;ai trop de choses à dire là-dessus pour m&#8217;en tenir à un seul billet).</p>
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		<title>Seductio interruptus</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 10:07:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Connaissez-vous la <em>seductio interruptus</em> ? Plusieurs femmes de mon entourage ont vécu cette mésaventure. Voici un cas type.</p>
<p>Un Québécois, assez séduisant, se met à faire la cour à une célibataire — trop heureuse de rencontrer un homme entreprenant, enfin ! Pendant quelque temps, monsieur multiplie les invitations, les sorties, les petites attentions, etc., avec un certain succès. Un jour, au beau milieu d’un rendez-vous galant, il déclare à madame (avec un air de ti-chien battu) : «Il faut que je t&#8217;avoue quelque chose. J&#8217;ai une blonde&#8230;» ou, pire : «Je suis sur le point de me marier».</p>
<p>Toute son entreprise de drague s&#8217;écroule. Madame est bien sûr blessée et très déçue. Elle s&#8217;estime trahie. <span id="more-1542"></span></p>
<p>Je ne veux pas encourager les hommes à tromper leur conjointe, mais disons-le crûment : quand on veut vraiment sombrer dans l&#8217;adultère, on ne doit pas avoir d&#8217;états d&#8217;âme ! Pour atteindre son objectif, il ne faut surtout pas avouer, sur un ton pitoyable : «Heu&#8230; T&#8217;sé, là, il faut que je te dise quelque chose&#8230; Je suis déjà engagé&#8230;» Il faut aller jusqu&#8217;au bout de la séduction. Autrement, on agit en raté. Et les femmes n&#8217;aiment pas les ratés.</p>
<p>Supposons que vous êtes un homme marié ou en couple, et qu&#8217;un hasard vous met en présence d&#8217;une ravissante créature du sexe opposé qui vous éblouit. Pourquoi pas lui avouer d&#8217;emblée toute la vérité ? «Je dois d&#8217;abord vous dire que je suis en couple. Mais je tiens vraiment à souligner que je vous trouve très jolie&#8230;», etc. Madame sera probablement flattée du compliment. Elle appréciera aussi la franchise de monsieur. Ce dernier aura la satisfaction d&#8217;avoir accompli quelque chose.</p>
<p>Mais tout laisse croire qu&#8217;un homme qui pratique la <em>seductio interruptus</em> n&#8217;aime plus sa conjointe, qu&#8217;il rêve d&#8217;indépendance et de nouvelles rencontres, et qu&#8217;il est trop lâche pour quitter sa partenaire ou du moins prendre ses distances. Au lieu de mettre en place les conditions gagnantes qui lui permettront de flirter en toute liberté, il préfère draguer à moitié, en avouant piteusement qu’il est engagé ; après avoir rompu le charme, il rentre, minable, au foyer conjugal. Il a eu peur du risque. Il s&#8217;est dit non à lui-même en faisant semblant de dire oui à une autre. Il n’est pas souverain.</p>
<p>J’utilise à dessein les mots «indépendance», «conditions gagnantes», «non», «oui» et «souverain», car la <em>seductio interruptus</em> et le nationalisme québécois se ressemblent : afficher son manque de sens stratégique, cultiver volontairement l’indécision, ne pas savoir jouer son rôle jusqu&#8217;au bout, refuser d&#8217;assumer la logique de ses actes, céder à ses peurs, planifier soi-même sa défaite&#8230; C&#8217;est tellement québécois !</p>
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		<title>La solitude</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/10/20/la-solitude/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 06:51:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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J’entends souvent dire que le célibat est un problème de société. Je n’en suis pas convaincu&#8230; À toutes les époques et dans toutes les cultures du monde, il y a toujours eu des célibataires, qu’il s’agisse de jeunes à la recherche d’un(e) partenaire, de personnes séparées, divorcées, de veufs et de veuves, de «vieux garçons» [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>J’entends souvent dire que le célibat est un problème de société. Je n’en suis pas convaincu&#8230; À toutes les époques et dans toutes les cultures du monde, il y a toujours eu des célibataires, qu’il s’agisse de jeunes à la recherche d’un(e) partenaire, de personnes séparées, divorcées, de veufs et de veuves, de «vieux garçons» et de «vieilles filles», ou encore de gens qui exercent des occupations où le célibat est la norme (les métiers qui nécessitent des déplacements constants, la vie en communauté religieuse, etc.).</p>
<p>À mon avis, le phénomène marquant des dernières décennies n’est pas le célibat, mais la forte progression d&#8217;un nouveau mode de vie : la solitude. Au Québec, de 1951 à 2001, la proportion de ménages ne comptant qu&#8217;une seule personne a bondi de 4,5 % à près de 30 %. Parallèlement, la proportion de familles de six personnes et plus a dégringolé, de près de 30 % en 1951 à seulement 1,8 % en 2001 — <a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_niv_vie/menage_famille/men_fam_enf/menages/tableau_04.htm" target="_blank">voyez les statistiques officielles</a>.</p>
<p>La solitude est une réalité assez répandue au Québec. On voit des gens habiter fin seuls dans de grands appartements où jadis s’entassaient des familles de six, sept, huit personnes&#8230; Pour certains, c’est même un choix doublé d’une exigence perfectionniste : «Je préfère la solitude à la vie avec quelqu&#8217;un qui ne me convient pas parfaitement.»<span id="more-1054"></span></p>
<p>On peut apprivoiser la solitude, en faire bon usage, c’est-à-dire profiter de ce repli sur soi pour mieux se connaître, réfléchir, apprendre, créer, et puiser l’énergie pour replonger dans la vie sociale. Pour beaucoup de gens, malheureusement, la solitude est synonyme d’isolement (<a href="http://www.acsm-ca.qc.ca/virage/personne-agee/reflexions-solitude.html" target="_blank">notamment les personnes âgées, malades, abandonnées, etc.</a>, mais aussi des jeunes). Et comme le souligne avec justesse l’animateur Jacques Languirand, <a href="http://www.radio-canada.ca/Par4/soc/solitude.htm" target="_blank">«À l&#8217;ère de la communication, jamais la solitude des individus n&#8217;a été aussi grande»</a>.</p>
<p>Nous vivons actuellement dans une culture de l’individualisme et de la solitude, de la crise de la rencontre amoureuse et de l’engagement. La solitude est fréquemment une source d&#8217;anxiété pour ceux qui viennent de dire adieu à une relation amoureuse ou qui vivent mal un célibat trop prolongé, mais elle s’observe aussi chez les couples malheureux, dans les familles dysfonctionnelles, dans plusieurs environnements de travail pourris, etc. Pas étonnant que les Québécois consomment autant de tranquillisants et d&#8217;antidépresseurs !</p>
<p>Surtout, la solitude dégénérant en isolement peut frapper sans crier gare. Voici un cas de figure. Représentez-vous un homme ou une femme en couple, qui occupe un emploi, avec un réseau social assez étendu ; tous les indicateurs sont au beau fixe. Subitement, le couple éclate ; les amis, mal à l&#8217;aise devant cette brusque rupture, prennent leurs distances ; comble de malchance, une perte d’emploi survient ; très rapidement, cette personne voit son réseau social se réduire comme peau de chagrin, elle se retrouve isolée, sans moyens, et sa vie devient un trou noir. Imprévisible descente aux enfers&#8230;</p>
<p>Et vous, quelle est votre expérience de la solitude ?</p>
<ul>
<li>Voyez aussi le billet «<a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/27/celibataires-mythes-realites/" target="_self">Les célibataires : mythes et réalités</a>»</li>
</ul>
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		<title>Jocelyne Robert, auteur, sexologue</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/09/15/jocelyne-robert/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 06:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici le quatrième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230; Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.
Aujourd&#8217;hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).

Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici le quatrième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</em> Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).</strong></p>
<p><img class="size-full wp-image-826 alignleft" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/jocelynerobert.jpg" alt="Jocelyne Robert" width="137" height="192" /></p>
<p>Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à l&#8217;éducation et au mieux-être sexuel de son prochain grâce à ses livres à succès (traduits en une vingtaine de langues), ses chroniques dans divers médias, conférences, etc. Depuis une dizaine d&#8217;années, elle s&#8217;intéresse plus spécifiquement aux relations hommes-femmes et à l&#8217;impact de l&#8217;hypersexualisation. Elle prépare en ce moment un ouvrage sur les baby-boomeuses : leur peur de vieillir, leur rapport au corps, à la beauté, à l&#8217;amour et à l&#8217;érotisme ainsi que l&#8217;engouement pour les chirurgies esthétiques. Jocelyne Robert a été récompensée par de nombreux prix et distinctions.</p>
<p>Nous avons rencontré Jocelyne Robert en juin 2007. De cette longue entrevue, voici quelques extraits inédits (qui reprennent le fil de <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/10/yvon-dallaire/" target="_self">notre entrevue avec le psychologue et sexologue Yvon Dallaire</a>, sur l&#8217;éducation des garçons).<span id="more-825"></span></p>
<p><strong>Question</strong> : Quel est l&#8217;impact de la pornographie sur la rencontre amoureuse ?</p>
<p><strong>Réponse</strong> : Depuis une quinzaine d&#8217;années, avec l&#8217;hypersexualisation de nos sociétés, on propose et impose un modèle d&#8217;homme-machine, hyper-performant.</p>
<p>Le garçon grandit souvent dans un monde de femmes (à la maison, à la garderie, à la maternelle, à l&#8217;école primaire&#8230;). Il arrive à l&#8217;adolescence, et il n&#8217;est qu&#8217;hormones sur deux pattes. Souvent, il y a peu ou pas d&#8217;hommes autour de lui à la maison et à l&#8217;école pour l&#8217;aider, le rassurer, pour lui dire que c&#8217;est normal, qu&#8217;il ne doit pas angoisser avec la sexualité, etc. Alors, naturellement, ce garçon a besoin de support, de repères pour affirmer, consolider son identité sexuelle. Il cherche du matériel érotique. Et il le prend où, son matériel érotique ? Comme il n&#8217;a pas ou peu de modèle masculin autour de lui, qu&#8217;il n&#8217;y a pas de véritable accompagnement à l&#8217;école et que les parents sont un peu dépassés, il le prend n&#8217;importe où sur Internet. À 11 ans ou 12 ans, il consomme du porno pour alimenter son univers fantasmatique et érotique. Et il consomme aussi des vidéo-clips ; ce qui mène le monde musical en Occident aujourd’hui, c&#8217;est le rap, et un rap violent, un rap qui dit aux filles de sucer tous leurs chums et qui dit aux gars qu&#8217;ils doivent toujours être prêts, toujours bandés, au point où des jeunes de 14 ans volent du Viagra à leur grand-père pour performer au lendemain d&#8217;un party — ce n&#8217;est pas anecdotique !</p>
<p>Je reçois énormément de courriels — j&#8217;ai mon adresse électronique dans tous mes livres — et je constate que des jeunes adultes dans la vingtaine et la trentaine, hommes et femmes, ne savent plus ce que c&#8217;est entrer en relation. Ils demeurent dans l&#8217;antichambre relationnelle. Ils font des rencontres, mais passer de la rencontre à l&#8217;établissement d&#8217;une relation, ils ne savent plus comment. Et ceux qui y arrivent, qui vont entrer en relation et former un couple, très rapidement ils seront en situation de problèmes et de dysfonctionnements parce que le gars est fabriqué à partir du modèle dont on vient de parler. Alors la fille va dire : «Au début, pour lui faire plaisir je faisais ça ou ça, mais là, j&#8217;en ai marre !» Des gars m&#8217;écrivent, ils me disent : «Je suis désespéré. J&#8217;aime ma blonde, je la trouve belle, objectivement je la trouve désirable, mais je ne suis pas capable de fonctionner. J&#8217;ai essayé de tout jeter mon matériel porno, mais ça ne marche pas.» Il faut presque les envoyer en thérapie pour les désensibiliser à l&#8217;impact de la pornographie sur leurs capacités non seulement érotiques, mais relationnelles.</p>
<p>Pour draguer, séduire, aller vers l&#8217;autre et entrer en relation, il faut avoir eu des modèles. Et le modèle dominant, dans nos sociétés occidentales, n&#8217;est pas un modèle relationnel. C&#8217;est un modèle de performance et de consommation. C&#8217;est ça qu&#8217;on valorise. On est dans la performance, avec l&#8217;homme et la femme objets. Le rapport au corps va dans le même sens : le corps est un objet qu&#8217;on fabrique, qu&#8217;on triture, qu&#8217;on découpe, qu&#8217;on rapièce, qu&#8217;on réorganise. Il y a une croissance de la demande pour les augmentations péniennes, pour les reconstructions vaginales pour avoir une vulve d&#8217;enfant quand on a 50 ans&#8230; On n&#8217;est plus dans le corps-personne, ni dans la relation, mais dans l&#8217;objectivation de l&#8217;être.</p>
<p>Il y a toute une démarche à faire pour faire prendre conscience aux gens qu&#8217;on se fait imposer des normes et des diktats, qui nous habitent, et qui sont très insécurisants, très angoissant, très anxiogènes. Un modèle de performance est un modèle anxiogène, qu&#8217;on le veuille ou non. La liberté sexuelle, c&#8217;est le contraire de se soumettre !</p>
<ul>
<li>Pour en savoir plus : le <a href="http://jocelynerobert.blogspot.com/" target="_blank">blogue de Jocelyne Robert</a></li>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/category/entrevues/" target="_self">Toutes nos entrevues</a></li>
</ul>
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		<title>Il existerait six types de relations amoureuses</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/08/26/six-types-relations-amoureuses/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 07:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sexualité]]></category>
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La science distingue plusieurs types d’amours. Consciemment ou non, nous obéirions à l’un ou l’autre de ces schèmes — qui ont sûrement une influence sur les comportements de séduction.
Voici un modèle théorique des plus connus et éprouvés, publié pour la première fois en 1977 dans la revue savante Personality and Social Psychology Bulletin. Je l’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright size-full wp-image-586" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/08/shutterstock_7081861.jpg" alt="Crédit photo: Shutterstock" width="180" height="120" /></p>
<p>La science distingue plusieurs types d’amours. Consciemment ou non, nous obéirions à l’un ou l’autre de ces schèmes — qui ont sûrement une influence sur les comportements de séduction.</p>
<p>Voici un modèle théorique des plus connus et éprouvés, publié pour la première fois en 1977 dans la revue savante <em>Personality and Social Psychology Bulletin</em>. Je l’ai découvert dans l’excellent livre de vulgarisation scientifique du psychologue <a href="http://www.editions-eyrolles.com/Auteur/62972/lubomir-lamy?xd=d2ddc48344b98d2ff1e786a67e0d43c3" target="_blank">Lubomir Lamy</a> <em>L&#8217;amour ne doit rien au hasard</em> (Eyrolles, 2006). Lorsque j’ai pris connaissance de ce modèle théorique, j’ai été ébloui, frappé par la Lumineuse Évidence de la Vérité : j’y ai reconnu toutes mes relations de couple&#8230; et j’ai compris pourquoi la plupart de ces relations ont foiré !<span id="more-581"></span></p>
<p>Voici ces six modèles.</p>
<ul>
<li><strong>L&#8217;amour passionnel</strong> : une attirance immédiate, très intense, essentiellement physique.</li>
<li><strong>L&#8217;amour ludique</strong> : lorsque les amoureux, aux liens superficiels, n’approfondissent pas la relation et ne s’engagent à rien. Ils peuvent même mener plusieurs aventures amoureuses de front en mentant systématiquement à leurs partenaires du moment.</li>
<li><strong>L&#8217;amour-amitié</strong> : relation durable, solidaire, mais sans passion.</li>
<li><strong>L&#8217;amour possessif</strong> : une relation dominant/dominé avec un(e) partenaire dépendant(e), l’autre partenaire étant très jaloux ou jalouse.</li>
<li><strong>L&#8217;amour pragmatique</strong> : terre-à-terre, cette relation unit des partenaires qui veulent s’engager dans un projet familial, par exemple, ou encore des individus carriéristes qui recherchent un partenaire pouvant stimuler leur vie professionnelle, qui partagent un objectif politique, etc.</li>
<li><strong>L&#8217;amour désintéressé</strong> : fait d’abnégation et de don de soi. On se sacrifie pour l’autre.</li>
</ul>
<p>Le psy Lubomir Lamy précise : «Les hommes privilégient l&#8217;amour ludique ; les femmes ont tendance à percevoir plus souvent l&#8217;amour sous l&#8217;angle amical, possessif ou pragmatique. C&#8217;est ainsi que se côtoient ou s&#8217;aiment des personnes qui, évoquant l&#8217;amour, pensent à des objets si divers qu&#8217;ils ne peuvent se comprendre.»</p>
<p>Cette incompréhension se manifeste souvent sur le terrain de la séduction ou de la drague, il me semble&#8230;</p>
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		<title>Nous vivons dans un monde de paradoxes</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/08/25/nous-vivons-dans-un-monde-de-paradoxes/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 07:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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J’ai souvent l’impression que les Québécois, sur le plan de la séduction et de l’amour, veulent le beurre et l’argent du beurre.
Par exemple, ils aspirent au Grand Amour et à la Liberté, deux notions qui s’opposent comme l’eau et le feu. Ils valorisent le couple, mais refusent de s’engager. Ils rêvent d’amour, mais ne font [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>J’ai souvent l’impression que les Québécois, sur le plan de la séduction et de l’amour, veulent le beurre et l’argent du beurre.</p>
<p>Par exemple, ils aspirent au Grand Amour et à la Liberté, deux notions qui s’opposent comme l’eau et le feu. Ils valorisent le couple, mais refusent de s’engager. Ils rêvent d’amour, mais ne font aucun effort pour concrétiser ce rêve.</p>
<p>Vous voulez d&#8217;autres exemples ?<span id="more-577"></span></p>
<ul>
<li>Nous jouissons d&#8217;une grande liberté dans le choix de nos partenaires (de sexe ou de vie&#8230;), mais la surabondance de choix provoque de l’embarras, de la gêne.</li>
<li>Il n&#8217;y a jamais eu autant de possibilités de rencontre (par le travail, les voyages, les loisirs, Internet, etc.), mais nous n’avons jamais eu tant de difficultés à nous rencontrer.</li>
<li>Le célibat est aujourd&#8217;hui un mode de vie « branché», mais nous persistons à croire qu’il n’est pas «normal» de rester seul(e) trop longtemps.</li>
<li>Des célibataires qui ne sortaient pas souvent il y a quelques années ne sortent plus du tout aujourd’hui, car ils utilisent beaucoup&#8230; <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/19/les-sites-web-de-rencontre-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire/" target="_self">les sites web de rencontre</a> !</li>
</ul>
<p>Et tant d’autres contradictions&#8230;</p>
<p>Et si la condition humaine, dans le Québec du XXIe siècle, consistait à tenter de réconcilier des extrêmes ?</p>
<p>Les gens les plus heureux sont peut-être ceux qui ont appris à apprivoiser ces paradoxes&#8230;</p>
<p>Qu&#8217;en pensez-vous ?</p>
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		<title>Peur de draguer ou peur de s’engager ? (3)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/08/05/peur-de-draguer-ou-peur-engagement-3/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Aug 2009 07:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Gril</dc:creator>
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Comme je l’expliquais dans mon précédent billet, certains hommes font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de s’engager. Mais quelques-uns d’entre eux profitent parfois du fait qu’ils ont déjà une relation stable dans leur vie pour draguer à qui mieux mieux (les hommes mariés, pour ne pas les nommer).
Quoi qu’il en soit, [...]]]></description>
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<p>Comme je l’expliquais dans mon <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/04/peur-de-draguer-ou-peur-engagement-2" target="_self">précédent billet</a>, certains hommes font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de s’engager. Mais quelques-uns d’entre eux profitent parfois du fait qu’ils ont déjà une relation stable dans leur vie pour draguer à qui mieux mieux (les hommes mariés, pour ne pas les nommer).</p>
<p>Quoi qu’il en soit, les allergiques à l’engagement peuvent déployer une créativité remarquable pour conserver toutes les portes de sortie ouvertes. Cette esquive sentimentale atteint des sommets chez certains, et je ne peux résister à l’envie de vous raconter une petite anecdote.</p>
<p>L’une de mes connaissances a rencontré un célibataire qui, de prime abord, semblait très bien, mais qui dans les faits la maintenait dans un état de disette affective permanente. Jugez plutôt : l’homme en question avait si peur de s’engager qu’il avait conçu un véritable «horaire» de visites. Au début, sa blonde était «autorisée» à le voir seulement le samedi et le dimanche. Quelques mois après le début de leur relation, une journée supplémentaire fut rajoutée… Aucune raison n’était invoquée pour justifier un mode de fonctionnement aussi rigide. Il disait simplement qu’il n’était pas «prêt».</p>
<p>Petit détail important : si la jeune femme avait d’autres obligations les jours qui lui étaient généreusement concédés par son copain, tant pis pour elle ! Elle ratait son tour et aucun remplacement n’était possible. Inutile de vous dire que cette relation a tourné court…</p>
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		<title>Peur de draguer ou peur de s’engager ? (2)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/08/04/peur-de-draguer-ou-peur-engagement-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 07:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Gril</dc:creator>
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Mesdames, avez-vous remarqué à quel point les hommes mariés, lorsqu’ils se l’autorisent, draguent plus facilement que les célibataires ? Cette légèreté dans le propos, ce sourire enjôleur… Vous savez sûrement de quoi je parle.
Je me suis longtemps demandé d’où leur venait cette aisance. La réponse m’est venue tout naturellement, en écrivant le billet précédent : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Mesdames, avez-vous remarqué à quel point les hommes mariés, lorsqu’ils se l’autorisent, draguent plus facilement que les célibataires ? Cette légèreté dans le propos, ce sourire enjôleur… Vous savez sûrement de quoi je parle.</p>
<p>Je me suis longtemps demandé d’où leur venait cette aisance. La réponse m’est venue tout naturellement, en écrivant le <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/03/peur-de-draguer-ou-peur-engagement-1" target="_self">billet précédent</a> : c’est fort probablement parce qu’ils sont déjà engagés ailleurs ! De ce fait, ils ne peuvent faire aucune promesse à la femme qu’ils tentent de séduire. Elle le sait parfaitement, en prend son parti et en accepte même parfois les risques.</p>
<p>Ah ! Quelle situation confortable pour les hommes mariés qui jouent malgré tout au Don Juan : ils peuvent draguer effrontément ; en cas de dérapage, ils ont toujours la possibilité de se réfugier derrière un : «Mais enfin, tu savais bien que j’étais marié, non ?». Ou encore : «Je ne peux pas divorcer, je te l’ai dit mille fois, ma femme me ruinerait…». Dernière variante : «Si je quitte ma femme, mes enfants seront traumatisés et m’en voudront pour la vie…»</p>
<p>À l’inverse, un célibataire reculera sans cesse devant le moment de se déclarer, se gardant constamment une porte de sortie. Il ne voudra pas se commettre, ni annoncer ses couleurs, et poussera la femme, excédée, à prendre les devants. Et si ça ne fonctionne pas, là encore la parade est toute prête : «Ben là, ce n’est pas moi qui suis venu te chercher !», disent ceux qui sont particulièrement de mauvaise foi.</p>
<p>Dans le prochain billet : <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/05/peur-de-draguer-ou-peur-engagement-3/" target="_self">l’esquive sentimentale</a>.</p>
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		<item>
		<title>Peur de draguer ou peur de s’engager ? (1)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/08/03/peur-de-draguer-ou-peur-engagement-1/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 07:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Gril</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Jusqu’à présent, nous avons beaucoup parlé de peur dans ce blogue : peur du rejet, peur de passer pour un macho, peur du ridicule, etc. Aujourd’hui, attaquons-nous à un autre type de crainte, qui est tout aussi chronique chez nos contemporains : la peur de l’engagement amoureux.
La plupart de mes consœurs vous le diront : les hommes ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Jusqu’à présent, nous avons beaucoup parlé de peur dans ce blogue : peur du rejet, peur de passer pour un macho, peur du ridicule, etc. Aujourd’hui, attaquons-nous à un autre type de crainte, qui est tout aussi chronique chez nos contemporains : la peur de l’engagement amoureux.</p>
<p>La plupart de mes consœurs vous le diront : les hommes ont une peur bleue de l’engagement, c’est presque un cliché. Et j’en viens parfois à me demander si, pour ces messieurs, draguer ne serait pas aussi devenu une forme d’engagement qu’ils fuient à toutes jambes.</p>
<p>Comme le faisait remarquer mon comparse Jean-Sébastien dans sa <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/07/23/cette-sacree-peur-du-rejet-4/#comment-41" target="_self">réponse</a> au commentaire d’un internaute, «Séduire, c’est un code social, une façon d’entrer en contact avec les gens, d’être aimable en société. Au Québec, malheureusement, ce code social est mal compris, peu et mal pratiqué.»</p>
<p>Voici mon raisonnement : dans la Belle province, la séduction a été déviée de sa fonction initiale. Au lieu d’être considérée et vécue comme un simple jeu, une façon légère d’entrer en contact avec le sexe opposé, elle s’est alourdie d’une autre signification, d’un véritable enjeu qui ne devrait pas être le sien.</p>
<p>Annoncer ses couleurs à une femme, lui montrer sans équivoque son intérêt, est un comportement qui plonge ces messieurs dans un abîme de perplexité, car ils craignent que cela ne soit décodé par ces dames comme le signal clair d’une volonté d’engagement. Vous avez peut-être déjà entendu, de la bouche d’un homme célibataire : «Oui, bon, d’accord, elle me plaît, mais faudrait quand même pas qu’elle s’imagine que je vais me marier avec elle !» Ou encore : «Ben là, faudrait pas qu’elle pense qu’elle est devenue ma blonde officielle !»</p>
<p>À cet égard, lorsqu’on scrute un peu les blogues animés par de jeunes hommes, on se rend compte à quel point cette notion de «blonde officielle» est un sujet de discussion récurrent. C’est dire à quel point l’engagement les terrifie !</p>
<p>Dans le prochain billet : <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/04/peur-de-draguer-ou-peur-engagement-2/" target="_self">quand l’engagement fait l’affaire des hommes</a>.</p>
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