Articles avec le tag ‘Peur de l’engagement’

Seductio interruptus

 

Connaissez-vous la seductio interruptus ? Plusieurs femmes de mon entourage ont vécu cette mésaventure. Voici un cas type.

Un Québécois, assez séduisant, se met à faire la cour à une célibataire — trop heureuse de rencontrer un homme entreprenant, enfin ! Pendant quelque temps, monsieur multiplie les invitations, les sorties, les petites attentions, etc., avec un certain succès. Un jour, au beau milieu d’un rendez-vous galant, il déclare à madame (avec un air de ti-chien battu) : «Il faut que je t’avoue quelque chose. J’ai une blonde…» ou, pire : «Je suis sur le point de me marier».

Toute son entreprise de drague s’écroule. Madame est bien sûr blessée et très déçue. Elle s’estime trahie. Lire la suite de ce billet »

La solitude

 

J’entends souvent dire que le célibat est un problème de société. Je n’en suis pas convaincu… À toutes les époques et dans toutes les cultures du monde, il y a toujours eu des célibataires, qu’il s’agisse de jeunes à la recherche d’un(e) partenaire, de personnes séparées, divorcées, de veufs et de veuves, de «vieux garçons» et de «vieilles filles», ou encore de gens qui exercent des occupations où le célibat est la norme (les métiers qui nécessitent des déplacements constants, la vie en communauté religieuse, etc.).

À mon avis, le phénomène marquant des dernières décennies n’est pas le célibat, mais la forte progression d’un nouveau mode de vie : la solitude. Au Québec, de 1951 à 2001, la proportion de ménages ne comptant qu’une seule personne a bondi de 4,5 % à près de 30 %. Parallèlement, la proportion de familles de six personnes et plus a dégringolé, de près de 30 % en 1951 à seulement 1,8 % en 2001 — voyez les statistiques officielles.

La solitude est une réalité assez répandue au Québec. On voit des gens habiter fin seuls dans de grands appartements où jadis s’entassaient des familles de six, sept, huit personnes… Pour certains, c’est même un choix doublé d’une exigence perfectionniste : «Je préfère la solitude à la vie avec quelqu’un qui ne me convient pas parfaitement.» Lire la suite de ce billet »

Jocelyne Robert, auteur, sexologue

Voici le quatrième billet d’une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l’élaboration d’un nouvel ordre amoureux.

Aujourd’hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).

Jocelyne Robert

Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à l’éducation et au mieux-être sexuel de son prochain grâce à ses livres à succès (traduits en une vingtaine de langues), ses chroniques dans divers médias, conférences, etc. Depuis une dizaine d’années, elle s’intéresse plus spécifiquement aux relations hommes-femmes et à l’impact de l’hypersexualisation. Elle prépare en ce moment un ouvrage sur les baby-boomeuses : leur peur de vieillir, leur rapport au corps, à la beauté, à l’amour et à l’érotisme ainsi que l’engouement pour les chirurgies esthétiques. Jocelyne Robert a été récompensée par de nombreux prix et distinctions.

Nous avons rencontré Jocelyne Robert en juin 2007. De cette longue entrevue, voici quelques extraits inédits (qui reprennent le fil de notre entrevue avec le psychologue et sexologue Yvon Dallaire, sur l’éducation des garçons). Lire la suite de ce billet »

Il existerait six types de relations amoureuses

Crédit photo: Shutterstock

La science distingue plusieurs types d’amours. Consciemment ou non, nous obéirions à l’un ou l’autre de ces schèmes — qui ont sûrement une influence sur les comportements de séduction.

Voici un modèle théorique des plus connus et éprouvés, publié pour la première fois en 1977 dans la revue savante Personality and Social Psychology Bulletin. Je l’ai découvert dans l’excellent livre de vulgarisation scientifique du psychologue Lubomir Lamy L’amour ne doit rien au hasard (Eyrolles, 2006). Lorsque j’ai pris connaissance de ce modèle théorique, j’ai été ébloui, frappé par la Lumineuse Évidence de la Vérité : j’y ai reconnu toutes mes relations de couple… et j’ai compris pourquoi la plupart de ces relations ont foiré ! Lire la suite de ce billet »

Nous vivons dans un monde de paradoxes

 

J’ai souvent l’impression que les Québécois, sur le plan de la séduction et de l’amour, veulent le beurre et l’argent du beurre.

Par exemple, ils aspirent au Grand Amour et à la Liberté, deux notions qui s’opposent comme l’eau et le feu. Ils valorisent le couple, mais refusent de s’engager. Ils rêvent d’amour, mais ne font aucun effort pour concrétiser ce rêve.

Vous voulez d’autres exemples ? Lire la suite de ce billet »

Peur de draguer ou peur de s’engager ? (3)

 

Comme je l’expliquais dans mon précédent billet, certains hommes font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de s’engager. Mais quelques-uns d’entre eux profitent parfois du fait qu’ils ont déjà une relation stable dans leur vie pour draguer à qui mieux mieux (les hommes mariés, pour ne pas les nommer).

Quoi qu’il en soit, les allergiques à l’engagement peuvent déployer une créativité remarquable pour conserver toutes les portes de sortie ouvertes. Cette esquive sentimentale atteint des sommets chez certains, et je ne peux résister à l’envie de vous raconter une petite anecdote.

L’une de mes connaissances a rencontré un célibataire qui, de prime abord, semblait très bien, mais qui dans les faits la maintenait dans un état de disette affective permanente. Jugez plutôt : l’homme en question avait si peur de s’engager qu’il avait conçu un véritable «horaire» de visites. Au début, sa blonde était «autorisée» à le voir seulement le samedi et le dimanche. Quelques mois après le début de leur relation, une journée supplémentaire fut rajoutée… Aucune raison n’était invoquée pour justifier un mode de fonctionnement aussi rigide. Il disait simplement qu’il n’était pas «prêt».

Petit détail important : si la jeune femme avait d’autres obligations les jours qui lui étaient généreusement concédés par son copain, tant pis pour elle ! Elle ratait son tour et aucun remplacement n’était possible. Inutile de vous dire que cette relation a tourné court…

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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À propos du blogue
Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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