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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Mariage</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Le mariage d&#8217;amour a échoué</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Nov 2010 12:31:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Je viens de lire avec beaucoup d&#8217;intérêt le dernier essai de l&#8217;écrivain français Pascal Bruckner, prudemment intitulé Le mariage d&#8217;amour a-t-il échoué ? (Grasset, septembre 2010). Pour ma part, le constat est évident : le mariage d&#8217;amour ne fonctionne pas. L&#8217;amour dans le mariage, bien sûr, mais le mariage d&#8217;amour, c&#8217;est une lubie.
Avant de vous exposer mon point de vue [...]]]></description>
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<p>Je viens de lire avec beaucoup d&#8217;intérêt le dernier essai de l&#8217;écrivain français Pascal Bruckner, prudemment intitulé <em><a href="http://www.grasset.fr/Grasset/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCatalogue&amp;requestCode=afficherArticle&amp;codeArticle=9782246776611&amp;ligneArticle=5" target="_blank">Le mariage d&#8217;amour a-t-il échoué ?</a></em> (Grasset, septembre 2010). Pour ma part, le constat est évident : le mariage d&#8217;amour ne fonctionne pas. L&#8217;amour dans le mariage, bien sûr, mais le mariage d&#8217;amour, c&#8217;est une lubie.</p>
<p>Avant de vous exposer mon point de vue en m&#8217;appuyant sur le livre de Bruckner, voici un peu de contexte historique.</p>
<ul>
<li>De l&#8217;Antiquité jusqu&#8217;au XXe siècle, le mariage arrangé par les parents (pour nouer une alliance économique ou politique entre les familles, pour la transmission d&#8217;un patrimoine, etc.) était très courant. Les couples ainsi formés contre leur gré devaient cohabiter tant bien que mal, leur sexualité servait à la reproduction de l&#8217;espèce et ils vivaient rarement les grands frissons de l&#8217;amour-passion. La vie amoureuse et sexuelle de bien des hommes (et parfois des femmes) se déroulait <em>hors</em> mariage, dans l&#8217;adultère, le concubinage et la prostitution.</li>
<li>Au XXe siècle, l&#8217;institution traditionnelle du mariage a été secouée par deux forces opposées. D&#8217;un côté, une nouvelle mentalité romantique s&#8217;est imposée : un mariage heureux, c&#8217;est un mariage d&#8217;amour, avec quelqu&#8217;un librement choisi par sentiment. D&#8217;autre part, une libération des amours et de la sexualité hors mariage a marqué le siècle, dès les «années folles» (la décennie 1920) et surtout pendant les années 1970; sexualité sans sentiments, «amour libre», couples «ouverts», etc.</li>
<li>Puis la découverte scientifique du sida (en 1983) et l&#8217;émergence d&#8217;un mode de vie individualiste-narcissique ont mis fin au <em>party</em> sentimental et sexuel. Depuis les années 1980, un retour du balancier favorise l&#8217;exclusivité amoureuse et sexuelle. Après avoir marqué un progrès en surpassant le mariage arrangé, le mariage d&#8217;amour s&#8217;est mué en tyrannie : pour être heureux en couple, il faut vivre à tout prix un idéal ultraromantique. (Fin de la parenthèse historique.)</li>
</ul>
<p>Aujourd&#8217;hui, le mariage d&#8217;amour est mal en point. «Pourquoi paraît-il si difficile à vivre de nos jours ? Parce que nous le vénérons à la façon d&#8217;une divinité, qu&#8217;il est devenu, comme le bonheur, l&#8217;alpha et l&#8217;oméga de nos sociétés occidentales», écrit Pascal Bruckner dans son essai. Il précise : «Posez un idéal, vous engendrerez immédiatement des millions d&#8217;inadaptés incapables de se hisser à cette altitude et qui se croient déficients.»<span id="more-3753"></span></p>
<p>Les inadaptés sont en effet très nombreux. Au Québec, plus de la moitié des mariages se terminent par un divorce (et le taux d&#8217;échec est sûrement plus élevé dans les unions libres). Il n’y a que de 25 à 30 % de couples heureux à long terme (les autres se séparent ou se résignent au malheur), affirment généralement les psychologues et autres spécialistes. Sans oublier les célibataires isolés, tristes et sans espoir.</p>
<p>Jadis, le mariage était une obligation qui mettait énormément de pression sur les individus : trouver un «bon parti», un homme avec une bonne situation, ou une «femme à marier» bien dotée, avec l&#8217;accord des familles, était souvent une course à obstacles. Les célibataires d&#8217;autrefois étaient terrorisés à l&#8217;idée de rester «vieux garçon» ou «vieille fille». Aujourd&#8217;hui, la pression sociale n&#8217;a pas disparu, elle a seulement changé de forme, avec un imaginaire amoureux à la fois infantile et impitoyable : dans l&#8217;attente anxieuse du prince charmant ou de la fée des étoiles, nous rêvons à une rencontre hors du commun (qui doit obligatoirement se manifester par un coup de foudre réciproque dans un contexte féérique); l&#8217;exigence du «<a href="http://ladrague.qc.ca/2009/12/02/mefiez-vous-du-grand-amour/" target="_self">grand amour</a>», cette relation exceptionnelle, fusionnelle, exclusive et totale, est telle que ceux et celles qui ne parviennent pas à ce paroxysme romantique estiment que leur vie est <em>ratée</em>.</p>
<p>Le mariage d&#8217;amour est devenu une utopie. Non seulement les partenaires veulent absolument l&#8217;amour-passion-pour-la-vie, ils s&#8217;acharnent aussi à cumuler les rôles : «Chaque femme se doit d&#8217;être à la fois maman, putain, amie et battante, chaque homme père, amant, ami et gagneur; gare à ceux qui ne remplissent pas ces conditions !», écrit Pascal Bruckner. «Aux raisons traditionnellement avancées pour expliquer le malheur conjugal, l&#8217;usure du temps, la fatigue des corps, il faut ajouter un autre toxique très contemporain : la démesure des ambitions. (&#8230;) La moindre chute de tension est vécue comme un fiasco, un désaveu.»</p>
<p>Pour sortir du cul-de-sac du mariage d&#8217;amour, Pascal Bruckner suggère d&#8217;injecter de la raison et de l&#8217;intérêt dans l&#8217;union conjugale. Ce n’est pas péché de bâtir une relation sur d&#8217;autres choses que l’amour, d&#8217;y introduire des avantages financiers, professionnels, familiaux, etc. Il existe des unions platoniques (dont on ne parle presque jamais) ainsi que des couples plus axés sur la sexualité que sur l&#8217;amour romantique (et ce sont des couples quand même). «Construire un couple sur la seule base du coeur, c&#8217;est bâtir sur du sable», affirme l&#8217;essayiste. Il ajoute que la vie conjugale pourrait être moins fusionnelle, plus sensible aux relations avec des tiers.</p>
<p>Voici un exemple de mariage de raison que je rêve de voir émerger au Québec (et ailleurs).</p>
<p>Vous connaissez sûrement des trentenaires célibataires qui se meurent d&#8217;avoir des enfants (le tic-tac-tic-tac obsédant de leur horloge biologique les rend folles d&#8217;angoisse), désespérément à la recherche du partenaire masculin idéal. Leurs exigences envers les hommes sont souvent démesurées et contradictoires : elles désirent un amour romantique exalté parallèlement à une p&#8217;tite vie de couple pépère; leur partenaire doit être un polytechnicien hors pair, qui excelle dans tout, aussi habile à faire l&#8217;amour qu&#8217;à faire le ménage, à cuisiner thaï ou à survivre au fin fond de la forêt boréale (pour en savoir plus à ce sujet, voir «<a href="http://ladrague.qc.ca/2010/04/06/cahier-des-charges-homme-ideal-2/" target="_self">le cahier des charges de l&#8217;homme idéal</a>») ; ce mâle alpha (et jamais bêta) doit être sportif <em>et</em> intellectuel, aimer la bonne bouffe et le bon vin <em>sans</em> prendre du poids, être super séduisant <em>tout en étant insensible</em> au sex-appeal des autres femmes&#8230; Ce professionnel dynamique <em>et</em> père dévoué devra également réussir le tour de force de <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/03/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-3/" target="_self">concilier travail <em>et</em> famille</a>. Le beurre et l&#8217;argent du beurre, quoi.</p>
<p>À ces célibataires qui rêvent de l&#8217;Homme absolu, je propose une solution de rechange : faire des enfants avec un ami célibataire qui désire fonder une famille (et qui a lui aussi perdu trop de temps à espérer «l&#8217;âme soeur»). Oui, vous avez bien lu : qu&#8217;elles s&#8217;unissent à un ami-géniteur. Préférablement un ami d&#8217;enfance, celui qu&#8217;elles connaissent le mieux et qu&#8217;elles apprécient le plus; un bon gars, honnête, fiable et dévoué qui saura intuitivement construire le bonheur au quotidien, d&#8217;autant plus qu&#8217;il ne sera pas obligé de jouer à l&#8217;amoureux parfait. Deux parents-amis qui s&#8217;entendent à merveille depuis des années, quoi de mieux pour un environnement familial heureux ?</p>
<p>Et rien n&#8217;empêchera ces parents de vivre leurs amours et leurs aventures sexuelles <em>à l&#8217;extérieur</em> de l&#8217;union familiale, comme bon leur semblera. C&#8217;est obtenir le beurre et l&#8217;argent du beurre&#8230; de manière pragmatique !</p>
<p>Si vous croyez que je délire, demandez-vous ce qui est le plus absurde : le mariage arrangé d&#8217;autrefois, soit gâcher sa vie avec un partenaire imparfait qui ne partage pas de sentiments, ou le mariage d&#8217;amour, soit gâcher sa vie avec un partenaire amoureux que l&#8217;on espère parfait, mais qui n’existe que dans l&#8217;imaginaire.</p>
<p>Ces deux modèles conjugaux ne mènent nulle part. Il faut forger une troisième voie, plus terre-à-terre.</p>
<p>Qu&#8217;en pensez-vous ?</p>
<ul>
<li>D’autres billets sur le même sujet : «<a href="http://ladrague.qc.ca/2010/09/13/sengager-sur-le-champ-ou-rien/" target="_self">S&#8217;engager sur-le-champ ou rien</a>», «<a href="http://ladrague.qc.ca/2010/04/28/petite-philosophie-de-l%e2%80%99amour/" target="_self">Petite philosophie de l&#8217;amour</a>», «<a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/29/le-couple-en-crise/" target="_self">Le couple en crise</a>», «<a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/30/le-couple-survalorise/" target="_self">Le couple survalorisé</a>» et «<a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/31/le-couple-suite-et-fin/" target="_self">Le couple, suite et fin</a>».</li>
<li>Quelques critiques du livre <em>Le mariage d&#8217;amour a-t-il échoué ? </em>et entrevues avec l&#8217;auteur : à l&#8217;émission <em><a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2010-2011/chronique.asp?idChronique=122761" target="_blank">Christiane Charette</a></em> (Radio-Canada), dans <em><a href="http://www.hebdo.ch/bruckner_au_secours_du_mariage_57152_.html" target="_blank">L&#8217;Hebdo</a></em> (Suisse Romande) et <em><a href="http://www.lematin.ch/actu/suisse/pascal-bruckner-mariage-amour-utopie-321545" target="_blank">LeMatin.ch</a></em>.</li>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/tag/pascal-bruckner/" target="_self">Tous mes billets sur les essais de Pascal Bruckner</a>.</li>
</ul>
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		<title>Quelques trouvailles (11)</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 12:01:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Glanés sur le web au cours des derniers jours : un site web qui écrit des poèmes amoureux à votre place, un débat sur les célibataires incapables de demander conseil, et une exposition en ligne sur la rencontre amoureuse et le couple au XIXe siècle.
Le générateur de mots d’amour. Vous aimeriez écrire un petit poème [...]]]></description>
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<p>Glanés sur le web au cours des derniers jours : un site web qui écrit des poèmes amoureux à votre place, un débat sur les célibataires incapables de demander conseil, et une exposition en ligne sur la rencontre amoureuse et le couple au XIXe siècle.</p>
<p><strong>Le générateur de mots d’amour</strong>. Vous aimeriez écrire un petit poème à l’élu(e) de votre coeur, mais vous n’avez pas de talent avec les mots ? Il existe <a href="http://www.unpeudamour.com/index.php" target="_blank">un site web qui génère automatiquement de la poésie galante</a>. Il peut aussi composer un acrostiche (poème dont les premières lettres de chaque vers, lues dans le sens vertical, forment le prénom du destinataire) ou un petit récit amoureux. Le plus drôle : le «narcissotron», qui permet de s&#8217;envoyer à soi-même un message élogieux !</p>
<p><strong>Le savoir-rencontrer, c’est important</strong>. Le communicateur Marc Boilard, dans son blogue <em>De retour du Vietnam</em> (pour ceux et celles qui retournent sur le marché du célibat après une rude séparation), <a href="http://www.deretourduvietnam.com/conseils/le-savoir-rencontrer-cest-important-en-2010/" target="_blank">a provoqué un débat intéressant la semaine dernière</a> en posant une question toute simple&nbsp;: pourquoi les Québécois sont-ils si gênés d’avouer qu’ils sont tannés d&#8217;être célibataires et qu’ils ont besoin de trucs pour faire des rencontres ? C&#8217;est quoi, cette peur ? «Il n’y a pas de gêne à dire que vous êtes célibataire ! Vous avez le droit de consulter du monde !», s’exclame dans une vidéo un Marc Boilard un peu exaspéré. Et il écrit : «Tout le monde aujourd’hui a besoin de savoir s’y prendre pour rencontrer du nouveau monde. Nouvelle job, nouvelle ville, nouveaux collègues, blondes, voisines, amis, etc. Ce n’était pas comme ça à l’époque des Filles de Caleb !!»<span id="more-2847"></span></p>
<p><strong>Tiens, à propos des Filles de Caleb&#8230;</strong> Je viens de découvrir une intéressante exposition web de Bibliothèque et Archives Canada, <em><a href="http://www.collectionscanada.gc.ca/amour-et-mariage/index-f.html" target="_blank">Oui, je le veux. L&#8217;amour et le mariage au Canada du 19e siècle</a></em>. Les textes de l&#8217;exposition et les documents, témoignages et lettres manuscrites de l’époque démontrent bien que la rencontre, les fréquentations et le mariage étaient alors très codifiés, sous la surveillance étroite des familles et de la communauté. Même les voyages de noces se déroulaient en présence des parents des nouveaux mariés&nbsp;! Trouver «un bon parti» était souvent une entreprise semée d&#8217;embûches, il n’y avait pas grand-chose de romantique là-dedans. De nos jours, ces codes sociaux ont bien sûr disparu, nous jouissons d’une grande liberté dans nos relations amoureuses. Et c’est ça, notre maudit problème : trop de liberté, trop de choix nous laissent désorientés&#8230; et seuls.</p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
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		<title>Le couple en crise</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/03/29/le-couple-en-crise/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 15:35:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Vous l’aurez sûrement remarqué : au Québec, le couple est en crise.
Il y a quelques jours, je devais justement effectuer une petite recherche de statistiques sur les familles et les ménages au Québec. Quelques données m&#8217;ont particulièrement frappé. Voici un petit portrait de la situation depuis 1951.
Le taux de nuptialité (rapport entre le nombre de [...]]]></description>
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<p>Vous l’aurez sûrement remarqué : au Québec, le couple est en crise.</p>
<p>Il y a quelques jours, je devais justement effectuer une petite recherche de statistiques sur les familles et les ménages au Québec. Quelques données m&#8217;ont particulièrement frappé. Voici un petit portrait de la situation depuis 1951.</p>
<p><strong>Le taux de nuptialité</strong> (rapport entre le nombre de mariages dans l&#8217;année et la population totale moyenne de cette même année) <a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/etat_matrm_marg/503.htm" target="_blank">ne cesse de dégringoler</a>. En 1951, ce taux pouvait atteindre 95,5 pour 1000 chez les femmes et 92 sur 1000 pour les hommes ; en 2008, il n’a pas dépassé 23 pour 1000 chez les femmes et 18 pour 1000 chez les hommes.</p>
<p>Dans les années 1950, les divorces étaient rares. En 1969, <strong>l&#8217;indice synthétique de divortialité</strong> (qui estime la proportion des mariages qui se terminent par un divorce) <a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/etat_matrm_marg/6p4.htm" target="_blank">atteignait seulement 8,8 %. En 2005, il était de près de 52 %</a>.</p>
<p>Les Québécois sont les champions de <strong>l&#8217;union libre </strong>: en 2006, <a href="http://www.ledevoir.com/societe/156634/le-quebec-champion-mondial-de-l-union-libre" target="_blank">34,6 % des couples de la province vivaient ensemble sans se marier</a> (le nombre de personnes ayant choisi ce mode de vie a bondi de 20 % entre 2001 et 2006), comparativement à 13,4 % en moyenne hors Québec. Mais les couples en union libre sont beaucoup plus précaires que les couples mariés : <a href="http://www.statcan.gc.ca/pub/89-625-x/2007002/4055019-fra.htm#1" target="_blank">une enquête de Statistique Canada menée en 2006</a> a démontré que chez les couples qui avaient récemment mis fin à leur relation, ceux qui étaient en union libre avaient vécu ensemble, en moyenne, 4,3 années, soit 10 ans de moins que les 14,3 années de vie commune des gens mariés.<span id="more-2250"></span></p>
<p>Depuis les années 1950, la <strong>proportion de familles monoparentales</strong> n&#8217;a cessé d&#8217;augmenter. <a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_niv_vie/menage_famille/men_fam_enf/familles/tableau_18.htm" target="_blank">En 2001, elle dépassait les 20% de l&#8217;ensembe des familles</a>.</p>
<p>Et de 1951 à 2001, la <strong>proportion de ménages ne comptant qu’une seule personne</strong> <a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_niv_vie/menage_famille/men_fam_enf/menages/tableau_04.htm" target="_blank">a bondi de 4,5 % à près de 30 % au Québec</a>.</p>
<p>Les spécialistes et les psys affirment généralement <strong>qu&#8217;il n&#8217;y a que de 25 à 30 % de couples heureux à long terme</strong>. Vivre en couple, c&#8217;est donc courir un risque élevé de rater son coup. De se faire du mal et de briser le coeur des autres.</p>
<p>En somme, voilà une population qui se marie de moins en moins et qui divorce de plus en plus, et dont les couples non mariés sont encore plus précaires. Un peuple porté (de gré ou de force) à la monoparentalité et à la vie en solo. Si la tendance se maintient pendant un autre demi-siècle, sommes-nous condamnés au chacun pour soi intégral ?</p>
<p><a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/30/le-couple-survalorise/">Je poursuivrai la réflexion demain</a>.</p>
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		<title>Quelques trouvailles (6)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/01/28/quelques-trouvailles-6/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 13:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Cette semaine : écrire sur l’amour, apprendre à séduire avec un pickup artist, utiliser le baiser comme outil biologique de sélection, et marier une superwoman américaine ! (Merci à ceux et celles qui nous font des suggestions de lecture, de sites web, etc., c&#8217;est toujours très apprécié.)
Aimez-vous écrire sur l’amour ? Un forum, Les âmes tendres, vous offre l’occasion de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Cette semaine : écrire sur l’amour, apprendre à séduire avec un <em>pickup artist</em>, utiliser le baiser comme outil biologique de sélection, et marier une superwoman américaine ! (Merci à ceux et celles qui nous font des suggestions de lecture, de sites web, etc., c&#8217;est toujours très apprécié.)</p>
<p><strong>Aimez-vous écrire sur l’amour ?</strong> Un forum, <em><a href="http://www.les-ames-tendres.com" target="_blank">Les âmes tendres</a></em>, vous offre l’occasion de vous exprimer. Ce site est consacré à toutes les manifestations de l’amour que l’on puisse traduire avec des mots : «séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l&#8217;expression mêlée à la violence des pulsions.» <em>Les âmes tendres</em> est semble-t-il très utilisé par les candidats à l’amour et ceux qui doivent en faire leur deuil : «Rendre une femme amoureuse, et écrire une lettre d’au revoir, voilà ce qui intéresse le plus nos visiteurs d’après les mots clef enregistrés dans nos statistiques», <a href="http://www.les-ames-tendres.com/admin-c5/edito-f7/un-site-d-ecriture-t2068.html" target="_blank">révélait le forum en 2007</a>.</p>
<p><strong>Sur Internet, vous aurez peut-être remarqué tous ces hommes qui offrent des formations ou du coaching séduction, ou encore des cours et des manuels</strong>. Aux États-Unis, on les appelle les <em>pickup artists</em>, une communauté qui s’est structurée au milieu des années 1990 avec l’arrivée d’Internet dans les foyers. «Les <em>pickup artists</em> font plus qu&#8217;apprendre quelques phrases toutes faites à leurs élèves. Avec eux, il travaillent entre autres sur l&#8217;estime de soi et la communication. Ils leur enseignent aussi quelques principes de psychologie sociale, car pour eux la séduction est littéralement un art», peut-on lire dans un <a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/societe/201001/26/01-943266-seduction-101.php" target="_blank">article du quotidien <em>Le Soleil</em></a>. Faut-il souligner qu’au Québec, le marché de ces consultants et autres formateurs est une vraie mine d’or ?<span id="more-1778"></span></p>
<p><strong>Le baiser est un outil biologique pour l’évaluation du partenaire</strong>, nous apprend le dernier numéro du magazine <a href="http://www.cybersciences.com/cyber/fr/magazine/fevrier_2010/saint_valentin__la_biologie_du_baiser/la_biologie_du_baiser.html" target="_blank"><em>Québec Science</em> (février 2010)</a>. Se frotter les lèvres et la langue, en effet, envoie une foule d’informations à notre cerveau. «Embrasser est plus qu’un geste d’amour. C’est un stratagème de l’évolution, qui favorise la sélection d’un partenaire adéquat et l’attachement du couple.»</p>
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<p><strong>Aux États-Unis, de plus en plus d’hommes ont épousé des femmes qui gagnent un plus gros salaire qu’eux.</strong> Il ne s’agit pas seulement d’une répercussion de la récession (lorsque monsieur perd son emploi, son épouse qui a conservé son poste devient forcément le pôle économique du ménage&#8230;), c’est aussi une tendance de fond : les Américaines ont aujourd’hui une scolarité et des revenus supérieurs à leurs époux. La femme de carrière célibataire et pleine de fric attire des candidats au mariage qui recherchent stabilité économique et promotion sociale ! Le <em>New York Times</em> <a href="http://roomfordebate.blogs.nytimes.com/2010/01/24/alpha-wives-the-trend-and-the-truth/" target="_blank">a récemment organisé un débat sur ce sujet</a>.</p>
<p><strong>Un rappel</strong> : ne manquez pas le concours Saint-Valentin <a href="http://www.editions-homme.com/concours_saintvalentin.aspx" target="_blank">organisé par notre éditeur</a> (Les Éditions de l’Homme) et <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/01/19/le-bal-des-celibataires/" target="_self">notre présence au Bal des célibataires</a>, à Montréal le 13 février prochain.</p>
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<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
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