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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Les Québécois</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Après-ski</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 05:01:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Une scène de drague à la québécoise, tirée du film «érotique» Après-ski (de Roger Cardinal, 1971). Avec René Angélil et Francine Grimaldi !

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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Une scène de drague à la québécoise, tirée du film «érotique» <em>Après-ski</em> (de Roger Cardinal, 1971). Avec René Angélil et Francine Grimaldi !</p>
<p style="text-align: center;"><iframe width="425" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/CtnlMPcdPwU" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Peuple ingrat</title>
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		<pubDate>Tue, 03 May 2011 16:48:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[(N.B. En novembre dernier, j’ai cessé d’animer ce blogue. Mais je me permets de l’utiliser à l’occasion pour quelques annonces d’intérêt public ou pour apporter des précisions sur ce que j’ai écrit dans le passé.)
En novembre dernier, j’ai écrit un billet sur la politique provinciale québécoise où je posais la question suivante : existe-t-il au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(N.B. En novembre dernier, j’ai cessé d’animer ce blogue. Mais je me permets de l’utiliser à l’occasion pour quelques annonces d’intérêt public ou pour apporter des précisions sur ce que j’ai écrit dans le passé.)</strong></p>
<p>En novembre dernier, j’ai écrit <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/16/quand-on-ne-sinteresse-pas-a-la-politique-2/" target="_self">un billet sur la politique provinciale québécoise</a> où je posais la question suivante : existe-t-il au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois ?</p>
<p>Ce billet a provoqué des réactions négatives, j’ai reçu de nombreux courriels de lecteurs très mécontents. J&#8217;ai eu le sentiment d&#8217;être allé trop loin&#8230; Quelques jours plus tard, <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/18/toutes-mes-excuses/" target="_self">j’ai présenté mes excuses</a>.</p>
<p>En ce lendemain d’élections fédérales, j’ai changé d’idée. Je regrette d’avoir présenté mes excuses. Non, il n’existe pas au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois. Nous avons fait la preuve hier que nous sommes nuls, nuls, nuls !<span id="more-4032"></span></p>
<p>Que l’électorat québécois <a href="http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2011/2011/05/02/049-quebec-vague-npd-deroute-bloc.shtml" target="_blank">ait élu tous ces candidats inexpérimentés du Nouveau Parti démocratique</a> (NPD) comme on succombe à une nouvelle mode, je n’en reviens pas. C’est un comportement complètement irrationnel.</p>
<p>Que les électeurs québécois <a href="http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2011/2011/05/03/003-duceppe-bloc-defaite.shtml" target="_blank">aient congédié presque toute l’équipe du Bloc québécois</a>, je n’en reviens pas itou. Gilles Duceppe («un des plus remarquables chefs de parti politique à avoir oeuvré à Ottawa», <a href="http://blogues.cyberpresse.ca/boisvert/2011/05/03/requiem-pour-un-politicien-droit/" target="_blank">souligne aujourd’hui un chroniqueur</a>) n’a rien fait pour mériter ça. Il était compétent, intègre, dévoué, tout comme ses députés. Aujourd&#8217;hui, nous n&#8217;avons plus de nationalistes québécois pour nous représenter à Ottawa.</p>
<p>Le chroniqueur politique <a href="http://www2.lactualite.com/jean-francois-lisee/la-grande-evasion/8852/" target="_blank">Jean-François Lisée a écrit, à propos de la vague NPD qui a déferlé sur le Québec</a> : «Il y a de l’espièglerie dans la décision de l’électorat. Un sentiment d’école buissonnière. D’enfreindre des règles. De bousculer les usages. Une prise de liberté. Un écart, qu’on croit bénin, qu’on peut se permettre.» Espièglerie mon oeil. C’est de l’immaturité, tout simplement.</p>
<p>Cette désinvolture devant la politique, ce manque total de cohérence et de sens stratégique&#8230; comportements typiquement québécois. <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/01/15/oui-non-je-ne-sais-plus/" target="_self">J’en ai déjà parlé ici</a>.</p>
<p>Ce qui s&#8217;est passé le 2 mai 2011, c&#8217;est une énième mise en veilleuse du nationalisme québécois. Le refus, encore une fois, de s&#8217;affranchir, de grandir et de mûrir. Ça ne peut pas ne pas avoir de répercussions sur la sphère intime&#8230;</p>
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		<title>Tous égaux dans l’aliénation de la conciliation travail-famille</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2011 15:39:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>

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		<description><![CDATA[(N.B. En novembre dernier, j’ai cessé d’animer ce blogue. Mais je me permets de l’utiliser à l’occasion pour quelques annonces d’intérêt public ou pour apporter des précisions sur ce que j’ai écrit dans le passé.)
Ce matin, j’ai participé à un débat sur la condition masculine organisé par l’émission Christiane Charette (Première Chaîne radio de Radio-Canada). [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(N.B. En novembre dernier, j’ai cessé d’animer ce blogue. Mais je me permets de l’utiliser à l’occasion pour quelques annonces d’intérêt public ou pour apporter des précisions sur ce que j’ai écrit dans le passé.)</strong></p>
<p>Ce matin, j’ai participé à un <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2010-2011/chronique.asp?idChronique=150403" target="_blank">débat sur la condition masculine</a> organisé par l’émission <em>Christiane Charette</em> (Première Chaîne radio de Radio-Canada). J’ai parlé de conciliation travail-famille à la fin du débat, mais je n’ai pas eu le temps de préciser ma pensée (dans le feu de l’action d’une émission de radio en direct, il faut faire bref).</p>
<p>Je disais en ondes que la conciliation travail-famille est une niaiserie. (<a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/01/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-1/" target="_self">J’ai d’ailleurs consacré une série de billets à ce sujet en novembre dernier.</a>) Je soulignais que dans les familles québécoises de jadis, les femmes s’épuisaient à torcher un chapelet d’enfants pendant que leurs hommes s’exténuaient à gagner le seul revenu du ménage. Aujourd’hui, au nom de l’égalité des sexes, on voudrait que les hommes et les femmes se fassent suer ensemble sur le marché du travail ET à la maison. Les deux sexes sont maintenant égaux dans la même aliénation ! Il n’y aucun progrès de la condition féminine et masculine, que du nivellement des différences : l’homme est devenu une femme comme les autres et inversement.</p>
<p>Et puis quand on s’acharne à faire deux choses en même temps (travail et famille), on finit forcément par faire les choses à moitié&#8230;</p>
<p>La conciliation travail-famille suppose toujours que la famille doit s’adapter au marché du travail, jamais l’inverse. Au lieu de critiquer les problèmes structurels de l’économie, au lieu de dénoncer les exigences démesurées des employeurs et le silence complice des institutions, on s’extasie devant un gestionnaire qui a enfin décidé d’offrir à ses employés des horaires flexibles, la possibilité de télétravailler, des congés supplémentaires, etc., alors qu’il n’y a rien de révolutionnaire là-dedans.</p>
<p>Pour améliorer le sort des parents-travailleurs, il vaudrait mieux augmenter les salaires, hausser la productivité du travail, réduire la précarité d&#8217;emploi et accroître la durée du congé parental.<span id="more-4024"></span></p>
<p><strong>Bonifier le congé parental</strong></p>
<p>Les cinq années de congé de maternité/paternité dont je parlais à la radio, ce n’était pas un chiffre en l’air. C’est le fruit d’un savant calcul, que voici.</p>
<p>Aujourd’hui, au Québec, l’espérance de vie est d’environ 80 ans en moyenne pour les deux sexes (83 ans pour les femmes et 78 pour les hommes). Sur une vie qui dure 80 ans, combien de temps consacrons-nous à l’éducation d’un enfant ? Disons 20 ans, de la naissance jusqu’à ce que le ou la jeune adulte quitte le foyer familial.</p>
<p>Mais sur ces 20 ans, ce sont les 10 premières années qui sont les plus épuisantes pour les parents, parce qu’ils doivent tout le temps être auprès de l’enfant, ils ne peuvent pas le laisser seul à la maison.</p>
<p>Divisons ces dix années en deux : cinq ans par parent, pour chaque enfant.</p>
<p>Si j’étais ministre de la Famille, je bonifierais les congés parentaux pour que tous les parents du Québec puissent obtenir un congé payé de cinq ans, à temps plein, pour chaque enfant. Ça, ce serait de la conciliation travail-famille ! Au lieu de s’épuiser à faire deux choses en même temps (travail et famille), le parent reste à la maison pendant cinq ans auprès de son enfant.</p>
<p>Petit sondage : qui, parmi vous, s’absenterait volontiers du marché du travail pendant cinq ans pour s’occuper d’un enfant, avec un congé payé béton ?</p>
<p>Ceux et celles qui ne veulent pas, c’est pour quelle raison ? Parce que votre carrière est plus importante que vos enfants&nbsp;? Parce que vous avez peur de vous ennuyer à la maison pendant cinq ans ?</p>
<p>Ou parce que votre partenaire n’a pas les mêmes besoins, les mêmes projets, que vous ? Parce que les hommes et les femmes, fondamentalement, sont différents&#8230; et complémentaires ?</p>
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		<title>Romantisme et cinéma québécois (2)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/23/romantisme-et-cinema-quebecois-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Nov 2010 12:21:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).
J&#8217;ai commenté hier les films les plus significatifs des années 1960-1970. Le cinéma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).</strong></p>
<p><a href="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/le_declin_de_l_empire_americain_.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3945" src="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/le_declin_de_l_empire_americain_.jpg" alt="" width="196" height="281" /></a>J&#8217;ai commenté hier <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/22/romantisme-et-cinema-quebecois/" target="_self">les films les plus significatifs des années 1960-1970</a>. Le cinéma québécois du début des années 1980, en crise, perd son originalité et son dynamisme, et les relations hommes-femmes y sont au point mort. Dans les films de Léa Pool par exemple, particulièrement désabusés (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/femme-de-l-hotel_4369" target="_blank">La femme de l&#8217;hôtel</a></em>, <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=3350" target="_blank">Anne Trister</a></em>, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/a-corps-perdu_3780" target="_blank">À corps perdu</a></em>), des personnages qui n&#8217;ont rien à dire tournent en rond dans un monde vide de sens et d&#8217;amour.</p>
<p><a href="http://elephant.canoe.ca/films/qui-a-tire-sur-nos-histoires-d-amour_10814/" target="_blank"><em>Qui a tiré sur nos histoires d&#8217;amour ?</em></a>, demande en 1986 la cinéaste Louise Carré. La réponse est peut-être dans le dernier film du célèbre cinéaste d&#8217;animation de l&#8217;Office national du film du Canada (ONF) Norman McLaren, <a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=2122" target="_blank">consacré au personnage mythologique de Narcisse</a>. Le narcissisme est en effet une des grandes thématiques du cinéma de la décennie 1980, avec l&#8217;errance existentielle qui débouche sur le suicide (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/sonatine_570" target="_blank">Sonatine</a></em> de Micheline Lanctôt en 1983) ainsi que la recherche du père par des personnages à la vie sentimentale esseulée (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/un-zoo-la-nuit_5683" target="_blank">Un zoo la nuit</a></em> de Jean-Claude Lauzon, 1987). À l&#8217;affiche dans un cinéma près de chez vous : je-me-moi, et ma vie ne va nulle part.<span id="more-3812"></span></p>
<p>L&#8217;une des rares charges politiques dans le cinéma de l&#8217;époque, <em><a href="http://www.panorama-cinema.com/html/critiques/elvisgratton.htm" target="_blank">Elvis Gratton</a></em> de Pierre Falardeau et Julien Poulin (1985) tourne en bourrique un colonisé intégral (qui deviendra un personnage-culte de la culture populaire québécoise). Et c&#8217;est un séducteur grotesque : empêtré dans un costume à paillettes trop serré, il se croit irrésistible; dans son sous-sol de banlieue ultra-kitsch, il titille son épouse en imitant le King. Au milieu du premier épisode (tourné en 1981), Elvis Gratton tente grossièrement de draguer une étudiante. Lorsqu&#8217;elle refuse ses avances, il devient colérique et lui lance : «P’tite crisse d’agace pissette, t’aimes mieux te faire pogner le cul par ta gang de pouilleux, maudite droguée&nbsp;!» De la grande classe&#8230;</p>
<p>Pendant la première moitié des années 1980, il n&#8217;y a presque plus de films critiques sur les relations hommes-femmes (sauf les documentaires féministes). Puis éclate comme une bombe <a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=3710" target="_blank"><em>Le déclin de l&#8217;empire américain</em></a> de Denys Arcand (1986), «le» film québécois des années 1980 (et un succès mondial), regard sarcastique sur une bande de baby-boomers qui, le temps d&#8217;un séjour à la campagne, joue à la guerre des sexes&#8230; et le jeu dérape, brisant le dernier couple qui avait su sauver les apparences. Au final, les personnages ne croient plus en rien, pas même à l&#8217;amour (il ne leur reste que leur obsession pour le cul et le jargonnage universitaire), à l&#8217;exception d&#8217;un étudiant. Le film suivant de Denys Arcand, <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=4695" target="_blank">Jésus de Montréal</a></em> (1989), est beaucoup plus optimiste : tandis qu&#8217;ils travaillent à une production théâtrale qui actualise la Passion du Christ, de jeunes acteurs retrouvent le sens du sacré, du partage et de l&#8217;amour.</p>
<p>Nouveauté à l&#8217;époque, des hommes questionnent leur masculinité et leurs sentiments, osent se montrer fragiles et sensibles. Notamment dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/jacques-et-novembre_11577" target="_blank">Jacques et novembre</a></em> de Jean Beaudry et François Bouvier (1984), <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/masculine-mystique_5665" target="_blank">The Masculine Mystique</a></em> (John N. Smith et Giles Walker, 1984) et <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=3633" target="_blank">L&#8217;homme renversé</a></em> (Yves Dion, 1987). Ces efforts pour apprécier la complexité de la condition masculine seront balayés dans les années 1990-2000 par la série <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Boys" target="_blank"><em>Les Boys</em></a> et par des niaiseries comme <a href="http://elephant.canoe.ca/films/3-p-tits-cochons_77168/" target="_blank"><em>Les 3 p’tits cochons</em></a> (réalisé par Patrick Huard).</p>
<p>L&#8217;un des films les plus populaires de l&#8217;histoire du cinéma québécois, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/cruising-bar_4588" target="_blank">Cruising bar</a></em> (Robert Ménard, 1989), s&#8217;inspire de la légendaire maladresse des Québécois dans les situations de drague. Les quatre personnages de séducteurs (quatre anti-héros interprétés par le même acteur, Michel Côté) échouent systématiquement dans leurs tentatives pour conquérir des créatures du sexe opposé. Ce film reste à l&#8217;affiche pendant un an, puis devient une valeur sûre à la télévision et dans les clubs vidéo; sans aucun doute, les Québécois se reconnaissent dans cette comédie. (<em>Cruising bar 2</em>, lancé en 2008, est cependant un échec.)</p>
<p><strong>Les années 1990 et 2000</strong></p>
<p>Le cinéma québécois du début des années 1990 n&#8217;est pas très inspiré. Les films qui se veulent romantiques sont généralement décevants. <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/amoureux-fou_7898" target="_blank">Amoureux fou</a></em> de Robert Ménard (1991) ne nous fait pas tomber amoureux fou de ses personnages. <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/nelligan_1215" target="_blank">Nelligan</a></em> de Robert Favreau (1991), biographie d&#8217;un poète que l&#8217;on disait si beau et séducteur, manque de lyrisme. Denys Arcand signe le sinistre <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/love-human-remains_5372" target="_blank">Love &amp; Human Remains</a></em> en 1994. Gilles Carle ne nous émoustille plus (mais il arrive parfois à faire rire; dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/postiere_9330" target="_blank">La postière</a></em>, en 1992, on voit Michèle Richard à quatre pattes, costumée en biche lubrique).</p>
<p>Où se cache l&#8217;amour ? Dans <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=28499" target="_blank">La vie fantôme</a></em> de Jacques Leduc (1992), une liaison adultère est filmée de manière enlevante, sensuelle et sentimentale. André Forcier a une imagination de plus en plus débridée : <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=5020" target="_blank">Une histoire inventée</a></em> (1990), <a href="http://elephant.canoe.ca/films/vent-du-wyoming_6596" target="_blank"><em>Le vent du Wyoming</em> </a>(1994) et <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/comtesse-de-baton-rouge_48500" target="_blank">La comtesse de Baton Rouge</a></em> (1997) donnent vie à des amoureux excentriques, fantaisistes.</p>
<p>En 2002, <em>Québec-Montréal</em> de <a href="http://cinemaquebecois.telequebec.tv/#/Artisans/80/Clips/881/Default.aspx" target="_blank">Ricardo Trogi</a> explore un chassé-croisé de relations hommes-femmes. Le ton est juste, l&#8217;humour est original. Trois ans plus tard, Ricardo Trogi poursuit dans la même veine avec <em>Horloge biologique</em>, moins subtil que <em>Québec-Montréal</em>. Ces deux films et leurs artisans donnent naissance à une petite industrie de l&#8217;éternel-adolescent-qui-a-peur-de-l&#8217;engagement (la série télé <em><a href="http://www.tou.tv/les-invincibles" target="_blank">Les Invincibles</a></em>). Le portrait complaisant de ces mâles velléitaires chroniques, confrontés à des bonnes femmes «contrôlantes», est servi à toutes les sauces. Et ce n&#8217;est plus drôle.</p>
<p>Les films sur le passé sont parfois plus intéressants que ceux qui essaient de décrire le présent. Le très beau <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/mariages_59081" target="_blank">Mariages</a></em> de Catherine Martin (2001) reconstitue l&#8217;atmosphère rigide du Québec de la fin du XIXe siècle, quand les «femmes à marier» cherchaient désespérément un «bon parti». <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/C.R.A.Z.Y." target="_blank">C.R.A.Z.Y.</a></em> de Jean-Marc Vallée (2005), qui se déroule pendant les décennies 1960 et 1970, obtient beaucoup de succès pour son personnage d&#8217;adolescent vivant ses premières relations amoureuses dans l&#8217;inconfort d&#8217;une orientation sexuelle indécise.</p>
<p>Le cinéma produit au Québec depuis le début des années 2000 me semble de moins en moins québécois. Nos taxes et nos impôts contribuent à financer des films de genre (policier, fantastique, horreur, etc.) calqués sur le cinéma américain, qui ne nous ressemblent pas. Les meilleurs films des dernières années, à mon avis, sont ceux qui essaient de nous reconnecter aux valeurs de notre passé et aux sentiments les plus authentiques, les oeuvres de <a href="http://www.coopvideo.ca/membres/bernard-emond.fr" target="_blank">Bernard Émond</a> notamment. L&#8217;histoire d&#8217;amour qui se noue dans son film <em><a href="http://www.cinemasparalleles.qc.ca/article.php3?id_article=399" target="_blank">La Donation</a></em> (2009), filmée sans fla-fla, s&#8217;entremêle à une prise de conscience sur l&#8217;engagement et la responsabilité. C&#8217;est rare au cinéma&#8230;</p>
<ul>
<li>J&#8217;ai aussi parlé dans ce blogue de deux films lancés l&#8217;an dernier, <em><a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/20/les-grandes-chaleurs/" target="_self">Les grandes chaleurs</a></em> (de Sophie Laurin) et le très populaire <em><a href="http://ladrague.qc.ca/2009/07/28/jai-tue-ma-mere/" target="_self">J&#8217;ai tué ma mère</a></em> de Xavier Dolan.</li>
<li>En novembre 2009, <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/11/17/quelques-trouvailles-2/" target="_self">j&#8217;ai résumé un petit livre consacré au cinéaste Bernard Émond</a>.</li>
</ul>
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		<title>Romantisme et cinéma québécois</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/22/romantisme-et-cinema-quebecois/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 12:23:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).
Notre cinéma est peu romantique. On n&#8217;y trouve pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).</strong></p>
<div id="attachment_3942" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/FilmQc1.jpg"><img class="size-full wp-image-3942" src="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/FilmQc1.jpg" alt="" width="200" height="159" /></a><p class="wp-caption-text">Entre la mer et l&#39;eau douce (1967)</p></div>
<p>Notre cinéma est peu romantique. On n&#8217;y trouve pas de grandes histoires d&#8217;amour exaltées avec des personnages mythiques, ni de stars à l&#8217;aura sulfureuse.</p>
<p>Au Québec, le cinéma documentaire a longtemps été plus dynamique que les oeuvres de fiction. Ces dernières sont souvent très réalistes, influencées par le documentaire. Ce qui leur donne des qualités (spontanéité, authenticité) et des défauts (un imaginaire sentimental assez pauvre).<span id="more-3805"></span></p>
<p>Laissons de côté les films réalisés avant la Révolution tranquille. En 1960, la fiction expérimentale <em><a href="http://cinemaquebecois.telequebec.tv/#/Artisans/34/Clips/537/Default.aspx" target="_blank">La femme-image</a></em> de Guy Borremans tente de représenter l&#8217;amour fou. On y voit d&#8217;ailleurs le premier nu intégral de notre cinématographie. Un film au style assez singulier, d&#8217;inspiration intello européenne, qui ne sera pas imité dans nos contrées.</p>
<p><em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/seul-ou-avec-d-autres_7243" target="_blank">Seul ou avec d&#8217;autres</a></em> (de Denys Arcand, Denis Héroux et Stéphane Venne, 1962) se déroule à la rentrée scolaire 1961 de l&#8217;Université de Montréal. Le film montre avec naturel des étudiants flirter et se moquer des règles conjugales de l&#8217;époque (les humoristes Les Cyniques multiplient les gags sur la morale catho). <em>Geneviève</em> de Michel Brault (1964, sketch québécois d&#8217;une coproduction avec la France, l&#8217;Italie et le Japon intitulée <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=3988" target="_blank">La fleur de l’âge</a></em>) raconte une aventure sentimentale au Carnaval de Québec, avec l&#8217;actrice Geneviève Bujold (qui est si jolie&#8230;) dans le rôle-titre. En 1966, Geneviève Bujold et Michel Brault retravaillent ensemble pour <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/entre-la-mer-et-l-eau-douce_10208" target="_blank">Entre la mer et l&#8217;eau douce</a></em>, l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme quittant sa région natale de Charlevoix pour gagner sa vie à Montréal; il tombera en amour avec une serveuse de restaurant.</p>
<p>L&#8217;amour est parfois contrarié : dans <em><a href="http://www.onf.ca/film/Mon_amie_Pierrette/" target="_blank">Mon amie Pierrette</a></em> (Jean Pierre Lefebvre, 1968), une jeune femme en couple avec un jaloux doit renoncer à son amour naissant pour un artiste original; <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=120" target="_blank">Entre tu et vous</a></em> (Gilles Groulx, 1969) soutient que la société de consommation, notamment la télévision et la publicité, tuent l&#8217;amour et le couple.</p>
<p>Tous ces films de fiction (qui ressemblent souvent à des documentaires) sont plus inspirants que les classiques <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/a-tout-prendre_23" target="_blank">À tout prendre</a></em> de Claude Jutra (1963) et <em><a href="http://www.onf.ca/film/chat_dans_le_sac/" target="_blank">Le chat dans le sac</a></em> de Gilles Groulx (1964), qui mettent en scène des hommes incapables d&#8217;assumer leurs responsabilités amoureuses (sur ces deux oeuvres, <a href="http://pages.mlink.net/~jsm/A_tout_prendre_Le_chat_dans_le_sac.html" target="_blank">voir une analyse de mon cru</a>). Le personnage de Claude dans <em>À tout prendre</em> est particulièrement narcissique, velléitaire et haïssable.</p>
<p>En 1968 débute la vogue des «films de fesses» (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/valerie_2815" target="_blank">Valérie</a></em>, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/deux-femmes-en-or_12576" target="_blank">Deux femmes en or</a></em>, etc.), succession de navets érotiques. Cette mode s&#8217;épuise au début des années 1970 après avoir dégoûté une partie des Québécois de leur cinéma.</p>
<p><strong>Les années 1970</strong></p>
<p>Les films de la fin des années 1960 et des années 1970 sont de plus en plus osés et de moins en moins romantiques, avec une prolifération de danseuses nues (notamment dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/gina_3267" target="_blank">Gina</a></em> de Denys Arcand en 1975), de p&#8217;tites vites sur la banquette arrière d&#8217;une minoune, de beuveries à la taverne et autres scènes pathétiques. Chez Gilles Carle, l’agression sexuelle est une plaisanterie (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/viol-d-une-jeune-fille-douce_9240" target="_blank">Le viol d&#8217;une jeune fille douce</a></em>, 1968), des granolas frustrés sexuellement kidnappent une infirmière (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/males_6515" target="_blank">Les mâles</a></em>, 1970), et une adepte du «retour à la terre» donne son corps à des p&#8217;tits vieux libidineux (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/vraie-nature-de-bernadette_5184" target="_blank">La vraie nature de Bernadette</a></em>, 1972). <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=62" target="_blank">Le temps d&#8217;une chasse</a></em> (Francis Mankiewicz, 1972) met en scène des hommes misogynes, alcooliques et profondément malheureux. Les intrigants de <a href="http://elephant.canoe.ca/films/rejeanne-padovani_5187" target="_blank"><em>Réjeanne Padovani</em></a> (Denys Arcand, 1973), de <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bingo_8291" target="_blank">Bingo</a></em> et de <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bingo_8291" target="_blank">Parlez-nous d&#8217;amour</a></em> (de Jean-Claude Lord, 1974-75), corrompus à l&#8217;os, sont récompensés par le droit de cuissage et autres faveurs sexuelles. Les oeuvres d&#8217;André Forcier (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bar-salon_5285" target="_blank">Bar Salon</a></em>, <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=42" target="_blank">Night Cap</a></em>, <a href="http://elephant.canoe.ca/films/eau-chaude-l-eau-frette_11673" target="_blank"><em>L&#8217;eau chaude l&#8217;eau frette</em></a>) et de Pierre Harel (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bulldozer_12437" target="_blank">Bulldozer</a></em>, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/vie-d-ange_13756" target="_blank">Vie d&#8217;ange</a></em>) créent une poésie <em>trash</em>, avec des amours sordides.</p>
<p>Film-limite, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/amour-blesse_8049" target="_blank">L&#8217;amour blessé</a></em> de Jean Pierre Lefebvre (1975) oblige le spectateur à partager le vide existentiel abyssal d&#8217;une femme abandonnée par son conjoint, isolée dans un appartement déprimant, qui ne croit plus que l&#8217;amour reviendra dans sa vie. Une heure et demie d&#8217;une existence solitaire où il ne se passe presque rien, avec de longs plans fixes. Cet amour blessé a beaucoup moins de chance que le personnage de Gisèle Lapointe dans <em><a href="http://filmsquebec.over-blog.com/article-film-soleil-se-leve-en-retard-andre-brassard-39770315.html" target="_blank">Le Soleil se lève en retard</a></em> (André Brassard, 1976), célibataire qui met son avenir sentimental entre les mains d&#8217;une agence de rencontre. Elle craquera pour un grand timide, Jean Cusson (interprété par Yvon Deschamps).</p>
<p>En 1973, une coproduction de Claude Jutra avec la France a l&#8217;ambition de narrer avec ampleur une grande histoire d&#8217;amour impossible au XIXe siècle : <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/kamouraska_2832" target="_blank">Kamouraska</a></em>, adapté du roman d&#8217;Anne Hébert. Le film, trop lourd, n&#8217;obtient pas le succès escompté (consolation, l&#8217;actrice Geneviève Bujold est toujours aussi jolie). Le titre suivant de Claude Jutra, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/pour-le-meilleur-et-pour-le-pire_2826" target="_blank">Pour le meilleur et pour le pire</a> </em>(1975), est une comédie grinçante sur le couple.</p>
<p>Quelques films d&#8217;exception des années 1970 : <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/un-succes-commercial-ou-q-bec-my-love-ou-struggle-for-love_12083" target="_blank">Un succès commercial ou Q-bec My Love</a></em> de Jean Pierre Lefebvre (1970), parodie du «film de fesses», s&#8217;amuse à déconstruire la représentation du flirt et de la sexualité à l&#8217;écran (les personnages travaillent nus au bureau et s&#8217;habillent pour rentrer à la maison&#8230;); <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/vie-revee_7557" target="_blank">La vie rêvée</a></em> de Mireille Dansereau (1972), le premier film de fiction réalisé par une femme dans l&#8217;industrie privée, illustre ce que les Québécoises émancipées attendent désormais des hommes; <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=98" target="_blank">Tendresse ordinaire</a></em> de Jacques Leduc (1973) scrute les petits gestes affectueux du quotidien; <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=655" target="_blank">J. A. Martin, photographe</a></em> (Jean Beaudin, 1976) comporte une bonne dose d&#8217;amour conjugal et de désir; dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/cuisine-rouge_11158" target="_blank">La cuisine rouge</a></em> (Paule Baillargeon et Frédérique Collin, 1979), une oeuvre au style exigeant (qui relève presque du cinéma expérimental), les femmes se révoltent le jour d&#8217;un mariage pendant que les gars rotent leur bière.</p>
<p>Et j&#8217;ai déjà parlé dans ce blogue du film d&#8217;animation <em><a href="http://ladrague.qc.ca/2009/10/30/cherie-ote-tes-raquettes/" target="_self">Chérie, ôte tes raquettes</a></em> (1975).</p>
<ul>
<li>Demain : <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/23/romantisme-et-cinema-quebecois-2/" target="_self">le cinéma québécois des années 1980, 1990 et 2000</a>.</li>
</ul>
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		<title>Réédition numérique</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/19/reedition-numerique/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 13:11:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Un peu plus d&#8217;un an après sa première édition papier, le livre Les Québécois ne veulent plus draguer (Les Éditions de l&#8217;Homme) est désormais disponible en version électronique, sur le site web de l&#8217;éditeur et sur Jelis.ca, une boutique de livres numériques francophones.
Bonne lecture !
]]></description>
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<p style="padding-left: 30px;"><a href="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/Livre.jpg"><img class="size-full wp-image-3893 alignleft" src="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/Livre.jpg" alt="" width="126" height="189" /></a>Un peu plus d&#8217;un an après sa première édition papier, le livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer</em> (Les Éditions de l&#8217;Homme) est désormais disponible en version électronique, <a href="http://www.editions-homme.com/ficheProduit.aspx?codeprod=337122" target="_blank">sur le site web de l&#8217;éditeur</a> et sur <a href="http://www.jelis.ca/AfficherProduit.aspx?page=1&amp;langue=fr&amp;id=51637" target="_blank"><em>Jelis.ca</em></a>, une boutique de livres numériques francophones.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Bonne lecture !</p>
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		<title>Quand on ne s&#8217;intéresse pas à la politique&#8230; (2)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/16/quand-on-ne-sinteresse-pas-a-la-politique-2/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/11/16/quand-on-ne-sinteresse-pas-a-la-politique-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Nov 2010 19:34:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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Existe-t-il au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois ?
C’est la question que je me pose depuis hier soir, lorsque j’ai appris qu’une pétition sur Internet réclamant la démission du premier ministre Jean Charest recueillait rapidement des dizaines de milliers de signatures (il y en avait plus de 73 000 aujourd’hui à midi, rapporte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Existe-t-il au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois ?</p>
<p>C’est la question que je me pose depuis hier soir, lorsque j’ai appris qu’une pétition sur Internet réclamant la démission du premier ministre Jean Charest recueillait rapidement des dizaines de milliers de signatures (il y en avait plus de 73 000 aujourd’hui à midi, <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/11/16/001-petition-demission-charest.shtml" target="_blank">rapporte Radio-Canada</a>).</p>
<p>Cette pétition est ridicule. Elle ne sert à rien, sauf à se défouler et occulter les enjeux de fond. <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/05/17/quand-on-ne-sinteresse-pas-a-la-politique/" target="_self">Comme je le soulignais en mai dernier dans ce blogue</a>, il fallait réfléchir avant de voter pour le Parti libéral du Québec. Permettez que je me cite moi-même (hé oui, je suis fier de mon billet sur la politique) :<span id="more-3794"></span></p>
<p style="padding-left: 30px;">Vous vous souvenez de la coalition «Je n’ai pas voté pour ça», en 2003 ? Des représentants des milieux communautaire, altermondialiste, syndical, etc., protestaient contre le nouveau gouvernement de Jean Charest parce que ce dernier ne respectait pas ses promesses électorales et s’était lancé dans une série de mesures régressives (compressions à l’aide sociale, augmentation des tarifs dans les garderies et l’électricité, etc.).</p>
<p style="padding-left: 30px;">«Je n’ai pas voté pour ça» ? Hé ben si. Les Québécois avaient voté pour les libéraux, donc pour la régression. Il fallait réfléchir avant de voter.</p>
<p style="padding-left: 30px;">Il y avait même des gens, en 2003, qui brandissaient le slogan «Destituons Patapouf» (Patapouf est le surnom affectueux du premier ministre dans l’intimité). Sans blague, des gens proposaient de destituer un premier ministre démocratiquement élu ! Ça va pas, non ? On ne destitue pas un gouvernement élu dans le respect des règles du jeu. Il fallait réfléchir avant de voter.</p>
<p style="padding-left: 30px;">D’un gouvernement du Parti libéral du Québec, il ne faut jamais s’attendre à grand-chose de constructif. Ce parti n’est qu’une machine à récolter des fonds, à gagner des élections, et, une fois au pouvoir, à remercier les généreux donateurs, à flatter dans le sens du poil le milieu de la finance et le gratin du «Québec inc». C’est un parti au service des gens d’affaires, tout simplement. (Le dernier budget du gouvernement Charest le démontre très bien.)</p>
<p>Les Québécois ne s’intéressent pas à la politique. La seule chose qui les préoccupe, c’est leur confort domestique. On le voit très bien dans le dossier des gaz de schiste : des citoyens en colère s’opposent à l’éventuelle extraction de cette ressource naturelle parce que ça se déroulerait directement dans leur cour, <em>et seulement pour cette raison</em>. Si le gaz de schiste était exploité sur un territoire inhabité, ça laisserait les Québécois complètement indifférents (sauf les écologistes).</p>
<p>L’opposition aux gaz de schiste ne s’inscrit pas dans une conscience écologiste populaire ou dans une réflexion sur l’avenir énergétique du Québec, il s’agit simplement du syndrome «pas dans ma cour». Quand un Québécois s’est acheté une maison de banlieue, avec la pelouse, le garage et toute la quincaillerie, la société n’existe plus pour lui et il n’existe plus pour la société. Il a travaillé fort, il s’est endetté pour se procurer son confort domestique, alors il ne laissera personne creuser des trous dans sa cour pour y puiser du gaz et polluer les environs. C&#8217;est une réaction tout à fait légitime. Mais le problème, c&#8217;est que la réflexion s’arrête là.</p>
<p>Je comprends les résidents de la vallée du Saint-Laurent de s’opposer à l’industrie du gaz de schiste et au gouvernement Charest. Je n’en veux pas, moi non plus, de cette énergie polluante, et je suis bien d’accord avec ceux qui reprochent au gouvernement libéral son manque de transparence dans ce dossier. Mais ces citoyens qui se dressent farouchement contre l’industrie gazière sont les mêmes qui surconsomment une autre énergie fossile très polluante, le pétrole, pour faire rouler leurs sacro-saintes <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/10/28/la-bagnole/" target="_self">voitures</a>&#8230;</p>
<p>Pendant les dix années qui ont suivi la signature du protocole de Kyoto, de 1997 à 2007, la population du Québec a crû de 5,5 %. Pendant la même période, le nombre d&#8217;automobiles et de camions légers immatriculés dans la province a bondi de 22,4 %, <a href="http://www.ledevoir.com/non-classe/199422/premiere-decennie-de-kyoto-toujours-aussi-dependants-de-la-voiture" target="_blank">a relevé Richard Bergeron</a>, chef du parti municipal Projet Montréal. «Année après année, notre parc automobile s&#8217;accroît de 100 000 véhicules sans que personne ne ressente le besoin ni ne juge pertinent de le souligner», écrit Richard Bergeron, l’un des rares personnages politiques québécois qui ait développé un discours critique sur la voiture. Sa carrière publique sera très difficile, car le confort domestique des Québécois est intouchable, sacré.</p>
<p>La pétition en ligne réclamant la démission du premier ministre a du succès parce qu’elle s’adresse à un peuple qui se complaît dans le confort. Il suffit de la signer <a href="https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1123/index.html" target="_blank">sur le site de l’Assemblée nationale</a>. Quelques clics et on a l’impression de poser un geste citoyen, de faire de la politique. Tout comme on a l’impression d’être séduisant en s’inscrivant sur un site web de rencontre ou d’être une bête de sexe en zyeutant un site porno.</p>
<p>Pourquoi réclamer la démission du premier ministre, aussi détestable soit-il ? S’il quitte ses fonctions, il sera automatiquement remplacé par la vice-première ministre, Nathalie Normandeau. Rien ne va changer, car Nathalie Normandeau est aussi inepte et bornée que Jean Charest (sinon plus).</p>
<p>Réclamer des élections générales au plus vite serait plus efficace sur le plan politique, il me semble. (Je signerais volontiers une pétition à ce sujet.) Mais des élections, c&#8217;est compliqué&#8230; Il y aurait une campagne électorale, des assemblées, des débats&#8230; La population serait confrontée à quelque chose qui ne l’intéresse pas : la politique.</p>
<p>La politique&#8230; Évaluer les partis, les programmes, les enjeux. Choisir entre plusieurs candidats. Faire un effort.</p>
<p>Signer une pétition sur Internet, c&#8217;est si facile pour un peuple paresseux de la politique. Dans la vie privée comme dans la vie publique des Québécois, c’est toujours la loi du moindre effort qui règne.</p>
<ul>
<li>Tous les billets <a href="http://ladrague.qc.ca/tag/politique/" target="_self">sur la politique</a></li>
</ul>
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		<title>Le mirage de la conciliation travail-famille (3)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/03/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-3/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 12:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Condition féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Condition masculine]]></category>
		<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Une idée pour améliorer les relations amoureuses au Québec : jeter la conciliation travail-famille à la poubelle. (Dernier de trois billets.)
Pour conclure cette série de billets sur la conciliation travail-famille, voyons comment les Québécois s’obstinent à fusionner-équilibrer ce que furent les rôles traditionnels et complémentaires de l’homme (le travail) et de la femme (la famille).
Autrefois, dans les familles québécoises, les femmes s’épuisaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Une idée pour améliorer les relations amoureuses au Québec : jeter la conciliation travail-famille à la poubelle. (Dernier de trois billets.)</strong></p>
<p>Pour conclure cette série de billets sur la conciliation travail-famille, voyons comment les Québécois s’obstinent à fusionner-équilibrer ce que furent les rôles traditionnels et complémentaires de l’homme (le travail) et de la femme (la famille).</p>
<p>Autrefois, dans les familles québécoises, les femmes s’épuisaient à torcher un chapelet d&#8217;enfants pendant que leurs hommes s’exténuaient à gagner le seul revenu du ménage. Aujourd’hui, au nom de l’égalité des sexes, on voudrait que les hommes et les femmes se fassent suer ensemble sur le marché du travail ET à la maison. Les deux sexes sont maintenant égaux dans la même aliénation&#8230;</p>
<p>Où est le progrès ?<span id="more-3674"></span></p>
<p>Je ne suis évidemment pas un nostalgique du Québec de jadis. C’était une prison pour les femmes, et pour les hommes ce n’était pas aussi avantageux qu’on le croit (ils ne voyaient pas grandir leurs enfants). La société dans laquelle nous vivons aujourd’hui est beaucoup plus juste qu’autrefois, mais elle n&#8217;est pas très subtile : elle a tellement bien assimilé le principe de l&#8217;égalité des sexes en droit, face à l&#8217;État, aux institutions, etc., qu&#8217;elle l&#8217;a appliqué sans nuances à la vie privée des individus.</p>
<p>Ainsi, les deux sexes ont non seulement les mêmes droits, mais nous croyons qu&#8217;ils ont les mêmes besoins et les mêmes aspirations, qu&#8217;ils se comporteront de la même manière dans toutes les dimensions de l&#8217;existence : études, travail, famille, loisirs, etc. Ajoutez-y cette idée reçue voulant que tout individu doit être bon dans tout, qu&#8217;il doit «réussir sa vie», et vous obtenez une société qui prône une utopie comme la «conciliation travail-famille».</p>
<p>Cette obsession pour l’égalité des sexes en toute chose est peut-être un effet pervers de la mixité. De nos jours au Québec, la mixité est quasi totale, de la pouponnière jusqu’au salon funéraire&nbsp;: les hommes et les femmes fréquentent les mêmes écoles mixtes, de la garderie au postdoctorat; ils et elles gagnent leur vie dans les mêmes lieux de travail, sauf exceptions (il y a encore quelques bastions masculins, les métiers de la construction par exemple, mais ça n&#8217;empêchera pas les ouvriers de croiser des secrétaires, des administratrices, des clientes, etc.); messieurs et mesdames fréquentent grosso-modo les mêmes lieux de loisirs; les deux sexes s’habillent souvent de la même manière, avec les mêmes jeans et les mêmes t-shirts; et au Québec, les femmes draguent comme des hommes. Tous pareils !</p>
<p>La mixité est une excellente chose. Encore une fois, je n&#8217;idéalise pas le Québec d&#8217;antan où les hommes et les femmes évoluaient séparément. Mais en égalisant les rôles et en nivelant les différences entre les hommes et les femmes, nous avons consacré le conformisme et l&#8217;uniformité. Pour reprendre une expression que je trouve très actuelle : «l&#8217;homme est devenu une femme comme les autres», et inversement; monsieur et madame sont maintenant interchangeables. Hybrides. Désexués.</p>
<p>C&#8217;est déjà compliqué, au Québec, de rencontrer quelqu&#8217;un puis de s&#8217;installer en couple&#8230; Il faudrait, en plus, se comporter de la même manière ? Gommer nos différences, aseptiser le désir&nbsp;? Et «concilier travail et vie familiale» ?!? </p>
<p>Quel ennui. Quelle misère de p&#8217;tite vie. Quel tue-l&#8217;amour.</p>
<ul>
<li>Pour lire le <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/01/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-1/" target="_self">premier</a> et le <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/02/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-2/" target="_self">second</a> billet de cette série</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Le mirage de la conciliation travail-famille (2)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/02/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-2/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/11/02/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 12:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>

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Une idée pour améliorer les relations amoureuses au Québec : jeter la conciliation travail-famille à la poubelle. (Second de trois billets.)
Les mesures de conciliation travail-famille que le gouvernement et les entreprises mettent de l&#8217;avant sont hypocrites. Elles occultent le débat de fond, celui de la précarité du travail et des problèmes sociaux qui en découlent.
Il y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Une idée pour améliorer les relations amoureuses au Québec : jeter la conciliation travail-famille à la poubelle. (Second de trois billets.)</strong></p>
<p>Les mesures de conciliation travail-famille que le gouvernement et les entreprises mettent de l&#8217;avant sont hypocrites. Elles occultent le débat de fond, celui de la précarité du travail et des problèmes sociaux qui en découlent.</p>
<p>Il y eut une époque où un seul salaire faisait vivre une famille de plusieurs personnes. Aujourd’hui, un couple de parents qui travaillent comme des boeufs a souvent de la difficulté à joindre les deux bouts. Pourquoi ce n’est plus possible aujourd’hui de faire vivre une famille avec un seul salaire ?</p>
<p>Il y eut une époque où la majorité des emplois étaient stables, à temps plein et permanents, avec des horaires prévisibles. Aujourd’hui, le travail atypique (tout ce qui n&#8217;est pas permanent à temps plein, soit l’emploi à temps partiel, temporaire, sur appel, etc., et le travail autonome), très imprévisible, est le lot d’environ le tiers de la main-d’oeuvre québécoise. Et ces travailleurs n&#8217;ont pas nécessairement choisi de gagner leur vie ainsi. Pourquoi a-t-on laissé faire ça ?<span id="more-3670"></span></p>
<p>La conciliation travail-famille suppose que la famille doit s’adapter au marché du travail, non l&#8217;inverse. Au lieu de critiquer les problèmes structurels de l&#8217;économie, de dénoncer les exigences démesurées des employeurs et le silence complice des institutions, on s&#8217;extasie devant un gestionnaire qui a enfin décidé d&#8217;offrir à ses employés des horaires flexibles, la possibilité de télétravailler, des congés supplémentaires, etc., alors qu&#8217;il n&#8217;y a rien de révolutionnaire là-dedans. Tout employeur a intérêt à offrir une organisation du travail flexible, car il pourra recruter plus aisément, fidéliser ses employés (peu importe que ces derniers aient une famille ou non) et accroître leur productivité.</p>
<p>Pourquoi ne pas réclamer une augmentation générale des salaires de manière à ce qu’un emploi <em>à temps partiel</em> permette de vivre convenablement ? Pourquoi ne pas exiger un minimum de quatre semaines de vacances par année pour TOUS les travailleurs ? Pour s&#8217;occuper de sa famille, il faut être en mesure de décrocher du travail&#8230;</p>
<ul>
<li>Derrière ce qu’on appelle la conciliation travail-famille, il y a aussi une vision irréaliste des relations entre les sexes. <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/03/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-3/" target="_self">J’y reviendrai demain dans un autre billet</a>.</li>
<li>Pour lire <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/01/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-1/" target="_self">le premier billet de cette série</a>.</li>
</ul>
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		<title>Le mirage de la conciliation travail-famille (1)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/01/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-1/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/11/01/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-1/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Nov 2010 12:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Couple]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>

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Une idée pour améliorer les relations amoureuses au Québec : jeter la conciliation travail-famille à la poubelle. (Premier de trois billets.)
La conciliation travail-famille est une vue de l’esprit. Une utopie. Dans la réalité, il est impossible de marier carrière et famille. Pour les raisons suivantes :

Travail et famille ne vivent pas au même rythme. Les horaires de la maison et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Une idée pour améliorer les relations amoureuses au Québec : jeter la conciliation travail-famille à la poubelle. (Premier de trois billets.)</strong></p>
<p>La conciliation travail-famille est une vue de l’esprit. Une utopie. Dans la réalité, il est impossible de marier carrière et famille. Pour les raisons suivantes :</p>
<ul>
<li>Travail et famille ne vivent pas au même rythme. Les horaires de la maison et de l&#8217;entreprise coïncident rarement. Adultes et enfants n’ont pas la même énergie, la même résistance au stress, le même sommeil, etc.</li>
<li>Le travail est un univers de compétition, souvent frénétique, axé sur le court terme, tandis que la famille est une petite entreprise de coopération, routinière, qui évolue lentement; ce sont deux mondes qui s’opposent en bloc. Tenter de concilier travail et famille, c’est comme essayer de mêler le feu et l&#8217;eau.</li>
<li>Travail et famille sont deux réalités très exigeantes. Pour réussir sur le plan professionnel, il faut s’y mettre à temps plein (voire plus longtemps), et il est impossible d’accorder la même énergie à sa famille. De la même manière, quelqu&#8217;un qui désire se consacrer intensivement à l&#8217;éducation de ses rejetons doit mettre sa carrière entre parenthèses (surtout lorsque les enfants sont en bas âge).<span id="more-3666"></span></li>
</ul>
<p>Mais au Québec, nous nous sommes mis dans la tête que tout est égal, que tout se vaut, et qu’il faut à tout prix réussir sa vie professionnelle ET sa vie privée.</p>
<p>C’est absurde. Ça ne peut pas fonctionner. </p>
<p>Vous savez pourquoi tant de couples séparés ou divorcés optent pour la garde partagée de leurs enfants ? Ce n&#8217;est pas seulement parce que le principe de l&#8217;égalité des sexes (et des responsabilités parentales) est bien ancré dans les moeurs. Le grand avantage de la garde partagée, en fait, c&#8217;est de permettre aux parents de se consacrer, en alternance, tantôt à leur carrière, tantôt à leur famille. Les deux en même temps, c&#8217;est impossible !</p>
<p>La popularité de la garde partagée démontre que la conciliation travail-famille est un mirage. Je suis convaincu que beaucoup de couples de jeunes parents volent en éclats parce que les deux partenaires se sont acharnés à mener de front leur vie familiale et professionnelle; ce mode de vie démentiel et schizophrène les a épuisés, ils se sont mutuellement accusés de ne plus savoir aimer&#8230; jusqu&#8217;à se séparer.</p>
<ul>
<li>Demain, <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/02/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-2/" target="_self">je m&#8217;attarderai aux réalités du marché du travail occultées par les mesures de conciliation travail-famille</a>. Et après-demain, je terminerai cette série de billets <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/03/le-mirage-de-la-conciliation-travail-famille-3/" target="_self">en revenant aux relations amoureuses</a>.</li>
</ul>
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