Articles avec le tag ‘Les hommes’
Victimes de prêtres
Hier, j’ai appris l’existence de l’Association des victimes de prêtres et autres religieux. Le mandat de cette organisation ? «Elle se veut, avant tout, une voix publique pour toutes les personnes victimes d’abus sexuels et d’abus de pouvoir, ainsi qu’une source de motivation À DÉNONCER LES COUPABLES afin d’obtenir JUSTICE et RÉPARATIONS.» (Les majuscules sont de l’Association.)
J’ai été troublé, sur le site web de l’Association, par les informations sur des agressions sexuelles qui auraient été commises au Collège Notre-Dame (institution d’enseignement montréalaise administrée par les frères de Sainte-Croix), jusque dans les années 1980. J’ai justement fréquenté ce collège au début des années 1980 (mais ne vous inquiétez pas pour moi, je n’ai pas été victime d’un pédophile).
Le site web de l’Association des victimes de prêtres et autres religieux comporte même un formulaire de demande d’apostasie ! «L’apostasie est une démarche très simple qui consiste à demander, par lettre, d’être retiré du registre, c’est-à-dire exprimer sa décision de n’être plus compté dans les rangs de l’Église catholique», explique l’Association.
Oui, non, je ne sais plus
Lundi dernier, j’ai écrit un petit billet sur la seductio interruptus (quand un homme drague une célibataire et, en plein milieu du processus, lui avoue piteusement qu’il est en couple…), billet qui se concluait par un parallèle avec le nationalisme québécois.
Et mercredi dernier, ma comparse Emmanuelle s’est amusée à dresser une liste de phrases types prononcées par les Québécois lorsqu’ils rencontrent une créature du sexe opposé, puis s’installent en couple. Avec, pour chaque déclaration, ce que monsieur pense mais ne dit point.
Ces comportements ambivalents sont typiquement québécois. Je ne connais pas d’autre peuple qui cultive autant l’ambiguïté, qui soit aussi hésitant, souvent confus. Ce n’est pas que les Québécois soient menteurs ou faux jetons, ça non. Ils privilégient le respect, la tolérance, la justice. Ils savent se montrer généreux et solidaires (par exemple avec la communauté haïtienne dévastée par le terrible séisme de mardi dernier). Mais quand il s’agit de leur propre destinée, ils peuvent se montrer incroyablement indécis, équivoques.
J’y repensais cette semaine en me disant que la question nationale y est sûrement pour quelque chose. Ce n’est pas la première fois que j’y songe. Il en est d’ailleurs question dans notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer…, mais brièvement. Nous n’avions pas envie d’écrire sur la politique.
Cette semaine, donc, je réfléchissais à tout ça. Je me suis dit que je devrais, même si ça me semble a priori un exercice pénible, essayer de creuser les liens entre la question nationale et le refus de la drague au Québec. Lire la suite de ce billet »
Les mots pour le dire
Un blogue s’est récemment amusé à recenser les phrases typiques que peuvent dire les femmes lorsqu’elles sont en amour… et leurs sous-entendus.
Bien sûr, on se reconnaît dans cette quinzaine de déclarations. De grands classiques ! Mais les femmes en entendent aussi des vertes et des pas mûres de la part de ces messieurs… Voici quelques perles qui me viennent immédiatement à l’esprit (avec leur sens caché). Lire la suite de ce billet »
Seductio interruptus
Connaissez-vous la seductio interruptus ? Plusieurs femmes de mon entourage ont vécu cette mésaventure. Voici un cas type.
Un Québécois, assez séduisant, se met à faire la cour à une célibataire — trop heureuse de rencontrer un homme entreprenant, enfin ! Pendant quelque temps, monsieur multiplie les invitations, les sorties, les petites attentions, etc., avec un certain succès. Un jour, au beau milieu d’un rendez-vous galant, il déclare à madame (avec un air de ti-chien battu) : «Il faut que je t’avoue quelque chose. J’ai une blonde…» ou, pire : «Je suis sur le point de me marier».
Toute son entreprise de drague s’écroule. Madame est bien sûr blessée et très déçue. Elle s’estime trahie. Lire la suite de ce billet »
Parler à une jolie femme fait perdre la tête
Parlons science. Une intéressante étude récemment publiée dans le Journal of Experimental and Social Psychology en arrive à la conclusion qu’un homme qui passe quelques minutes à discuter avec une femme qu’il trouve attirante voit ses facultés mentales décliner !
L’équipe de chercheurs de l’Université Radbout (Pays-Bas), qui a conduit cette étude, affirme que les hommes utiliseraient la majorité de leurs fonctions cognitives afin d’impressionner une créature désirable… Ce phénomène ne se produit pas chez les femmes qui, elles, gardent toute leur tête même si elles conversent avec un bel homme.
Le psychologue britannique George Fieldman, membre de la British Psychological Society, estime pour sa part que cette découverte illustre bien le fait que les hommes sont programmés pour concentrer leurs facultés cognitives sur la façon dont ils pourraient transmettre leurs gènes. On s’en doute, les conséquences de cette interruption temporaire des facultés peuvent être désastreuses au travail, en période d’examen dans les établissements scolaires mixtes, etc.
Au fait, savez-vous comment l’équipe de chercheurs de l’Université de Radbout a eu l’idée de se pencher sur ce phénomène ? Après avoir conversé quelques minutes avec une femme qu’il rencontrait pour la première fois, et qu’il trouvait fort jolie, un chercheur se montra incapable de se souvenir de sa propre adresse lorsque son interlocutrice lui demanda où il habitait ! Décidément, le cerveau reptilien nous réserve encore bien des surprises…
Drague et séduction dans la publicité
Des publicitaires savent utiliser à merveille les ressorts de la rencontre amoureuse pour concevoir des pubs efficaces, souvent très drôles, qui peuvent nous en dire long sur le comportement des humains en mal de romantisme ou d’aventures d’un soir.
Voici quelques pubs qui me semblent particulièrement réussies. (Il ne s’agit pas nécessairement de pubs réalisées au Québec, mais puisque la pub est partout et parvient souvent à nous influencer, ignorons les frontières…) Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.