Articles avec le tag ‘Les femmes’

La Fédération des femmes du Québec se perd en Afghanistan

 

Avez-vous vu sur YouTube la série de clips vidéo de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) pour promouvoir la prochaine Marche mondiale des femmes ? Le clip sur l’hypersexualisation et le droit des femmes de décider de leur corps est original, humoristique. Celui sur l’aide sociale et le salaire minimum ne manque pas de punch.

En revanche, la vidéo sur les droits des autochtones est ennuyante, et le clip antimilitariste n’a aucune pertinence ni subtilité. Ce dernier clip a d’ailleurs été dénoncé par la mère d’un soldat décédé en Afghanistan, ce qui a provoqué une polémique hier dans les médias (voir les articles de Radio-Canada.ca et du Soleil, le reportage de TVA-LCN et le commentaire de Jean-Luc Mongrain).

Cette vidéo met en scène une femme qui a perdu un fils militaire en Afghanistan. La mère éplorée prépare le sac de sa fille récemment engagée dans les forces armées, y dépose une arme de gros calibre, et déclare : «Avoir su qu’en donnant la vie j’allais fournir de la chair à canon, je n’aurais peut-être pas eu d’enfants.» Ce propos est très exagéré, ridicule. Comme si tous les jeunes, au Canada, étaient conscrits pour aller se faire massacrer sur un champ de bataille… Lire la suite de ce billet »

S’engager sur-le-champ ou rien (2)

 

Je vous parlais hier de ces rendez-vous galants et déconcertants avec une célibataire dans la trentaine qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille, le genre de femme qui s’empresse de demander à son vis-à-vis : «Moi, je suis à la recherche d’un homme qui veut s’engager, qui veut se marier, avoir des enfants. J’espère que tu n’es pas le genre de gars qui a peur de l’engagement…»

Comment expliquer que des femmes puissent draguer en s’empressant de discuter de couple et de famille lors d’une première rencontre ? J’ai ma petite idée… Un ou plusieurs phénomènes peuvent entrer en jeu :

  1. L’imaginaire amoureux de ces femmes est infantile, marqué par l’attente anxieuse du prince charmant. Elles veulent vivre un amour de contes de fées. Et tous les contes de fées, on le sait, se terminent par : «ils se marièrent et ils eurent de nombreux enfants».
  2. Ces femmes ne sont pas autonomes sur le plan affectif. Leur désir désespéré d’engagement, de vie de couple, trahit une peur fondamentale : celle d’être seule.
  3. Par conformisme, ces femmes croient que la «réalisation de soi» passe obligatoirement par le bonheur conjugal et familial. Elles croient qu’une vie sans couple et sans enfants est une existence «ratée».
  4. Ces femmes sont hyper-compétitives, carriéristes et soucieuses de performer, elles veulent «réussir leur vie». Elles ont déjà un emploi, un condo, une voiture, un REER ? Maintenant, elles crèvent d’envie de rencontrer l’Homme, de se marier et d’avoir des enfants, prochains items sur leur checklist de superwoman. Elles n’ont pas de temps à perdre, alors elles sautent l’étape de la séduction pour entrer dans le vif du sujet : dès la première rencontre, parler de contrat de mariage, de grossesse sans complications et d’investissement immobilier.
  5. En parlant de leur désir d’union et d’enfant, mesdames veulent simplement mettre cartes sur table pour éviter que leurs interlocuteurs mâles se méprennent. Par exemple, parler de couple assez rapidement lors d’une première rencontre envoie un message clair aux célibataires qui ne cherchent qu’une aventure d’un soir : meilleure chance la prochaine fois !

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S’engager sur-le-champ ou rien

 

Messieurs, avez-vous déjà été confronté à une «beauté désespérée» dans la trentaine, une célibataire qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille parce qu’elle n’en peut plus de vivre seule et d’entendre l’obsédant tic-tac tic-tac de son horloge biologique ? J’en ai rencontré quelques-unes, et j’en connais d’autres dans mon entourage. Une première date avec ce genre de femme peut être assez surprenante…

Le scénario est généralement le suivant (je vais ici condenser des rencontres dont j’ai été l’acteur ou le témoin). Après un premier contact avec un homme qui semble disponible pour une rencontre, la trentenaire célibataire organise un rendez-vous dans un endroit public, officiellement pour faire plus ample connaissance. Lors des 30 ou 40 premières minutes de la rencontre, les deux individus discutent de choses et d’autres dans un contexte relax. Puis la beauté désespérée profite d’une pause dans la conversation pour prendre une mine sévère, pour regarder fixement le mâle dans les yeux et lui demander, avec un sérieux solennel : «Moi, je suis à la recherche d’un homme qui veut s’engager, qui veut se marier, avoir des enfants. J’espère que tu n’es pas le genre de gars qui a peur de l’engagement…»

Incroyable, mais vrai : une femme demande à un homme qu’elle ne connaît presque pas s’il veut s’engager. Elle n’a pas encore parlé d’amour… mais elle parle déjà de couple, de mariage, d’enfants ! On se croirait dans le Québec traditionnel, avant la Révolution tranquille, quand une «fille à marier» cherchait désespérément un «bon parti», un homme qui a une «situation», pour fonder une famille et éviter la honte du statut de «vieille fille». Lire la suite de ce billet »

De retour

 

Chers lecteurs et lectrices, bonjour ! Comment allez-vous ?

Après quelques semaines de vacances, le blogue Les Québécois ne veulent plus draguer est de retour. (C’était le blogue qui était en vacances. Pour ma part, j’ai bossé comme un fou sur divers projets pendant l’été.)

Ces dernières semaines, j’ai découvert quelques publications qui pourraient vous intéresser.

La féminisation des États-Unis. Le numéro de juillet-août du magazine américain The Atlantic présente un dossier intitulé «The End of Men». Vous avez peut-être entendu dire que les Américaines (tout comme les Québécoises) se montrent plus dynamiques que les hommes à l’école et dans un nombre croissant de secteurs d’activité économique. Elles sont maintenant légèrement plus nombreuses que les hommes sur le marché du travail.

The Atlantic fait le point sur l’émancipation de l’Américaine moyenne en abordant une foule de phénomènes : la récession de 2008-2009 a fait disparaître des emplois manufacturiers typiquement masculins qui ne reviendront plus tandis que les femmes tirent mieux leur épingle du jeu dans l’économie postindustrielle et la «société du savoir», elles occuperont d’ailleurs la majorité des emplois promis à la plus forte croissance au cours des prochaines années ; nouveauté, des femmes de carrière gagnent plus que leur conjoint ; les femmes sont encore rares à la direction des grandes entreprises, mais elles dominent l’univers des cadres intermédiaires ; et des parents préfèrent maintenant donner naissance à une fille qu’à un garçon ! Un renversement complet des rôles traditionnels. La classe moyenne américaine est en train de se féminiser, souligne The Atlantic, ce qui aura évidemment des répercussions importantes sur les relations hommes-femmes, le couple, la famille, etc. Et je suis convaincu que la situation est presque la même au Québec. Lire la suite de ce billet »

Quelques trouvailles (13)

 

Mes dernières découvertes sur le web et dans l’actualité récente : la Fête des voisins, une thèse de doctorat avec des utilisateurs de RéseauContact, la légère suprématie des Québécoises sur le marché de l’emploi, et une ressource sur l’intuition.

La Fête des voisins a célébré le samedi 5 juin dernier sa cinquième édition au Québec (voir l’article dans le site web de Radio-Canada). «Cette année, plus de 300 municipalités et organismes locaux ont enregistré quelque 3000 fêtes auprès du Réseau québécois de villes et villages en santé. Et cela, sans compter les initiatives non officielles», indique Radio-Canada. C’est le genre de nouvelle qui me laisse à la fois encouragé et affligé. Que des habitants d’une localité prennent la peine d’organiser une activité pour mieux se connaître (et, qui sait, tisser des liens plus intimes), c’est formidable. Mais que l’on soit obligé d’organiser un événement annuel pour que des voisins parviennent enfin à se rencontrer et se parler, c’est pathétique, non ?

J’ai appris récemment qu’un chargé de cours de l’UQAM, Éric Champagne, a réalisé une thèse de doctorat sur la drague en ligne. Plus précisément, sa thèse en communication est intitulée La quête de soi et de l’autre à l’heure des sites de rencontre en ligne au Québec. Éric Champagne a réalisé une quarantaine d’entrevues avec des personnes hétérosexuelles abonnées au site web de rencontres RéseauContact. Pour en savoir plus, voyez ce petit article dans le site web de l’UQAM.

Pour la première fois dans l’histoire du Québec, le nombre de femmes occupant un emploi dépasse légèrement celui des hommes, indique l’Institut de la statistique du Québec. Les dernières données disponibles, pour l’année 2009, révèlent que 1 642 900 Québécoises détenaient un emploi salarié (excluant le travail autonome) comparativement à 1 636 700 hommes. (Pour en savoir plus : un article de LesAffaires.com.) La légère supériorité des femmes sur le marché de l’emploi se répercutera sur la rencontre amoureuse, j’en suis certain. Déjà, un homme qui drague en ne parlant que de son emploi, de son statut professionnel, passe pour un individu paternaliste ou macho… Cette technique de drague sera bientôt révolue. Lire la suite de ce billet »

Séduction médiocre, couple médiocre

 

Au Québec, la séduction n’est pas un art de vivre, la drague est trop rare et souvent malaisée. Avec quels impacts sur la vie de couple ? Je me suis posé la question il y a quelques jours… Voici le fruit de ma réflexion. 

Permettez-moi de dresser un portrait du couple québécois. Pour mieux faire ressortir plusieurs caractéristiques, je vais tourner les coins ronds, caricaturer, multiplier les généralisations grossières. S.v.p. n’allez pas croire que je veux me moquer des gens qui vivent en couple. Je veux seulement souligner, par l’exagération, quelques comportements culturels.

Avant que le couple se forme, les individus sont animés par un imaginaire amoureux infantile de type «conte de fées». C’est d’abord l’attente anxieuse du prince charmant ou de la fée des étoiles. La rencontre de rêve doit se manifester par un coup de foudre (autrement, ce ne serait pas un véritable amour). Elle sera suivie d’une passion torride qui débouchera sur une relation pour-la-vie. (Hé oui, des gens dans la vingtaine ou la trentaine croient qu’ils vont rencontrer un partenaire pour-la-vie ! En passant, l’espérance de vie au Québec est d’environ 83 ans pour les femmes et de 78 ans et quelque pour les hommes…)

L’imaginaire amoureux «conte de fées» valorise l’union fusionnelle. C’est-à-dire une relation monogame, exclusive et ultra-romantique, à vie. Les deux partenaires sont repliés sur eux-mêmes, coupés du monde, ils vivent leur amour en autarcie.

On passe souvent sous silence qu’il existe d’autres manières de vivre en couple, avec plus ou moins de souplesse et d’autonomie pour les partenaires… Mais pour les besoins de ma démonstration, je vais m’en tenir au couple fusionnel, qui est dominant dans notre culture. Lire la suite de ce billet »

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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À propos du blogue
Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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