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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Hypersexualisation</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Quelques trouvailles (14)</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Oct 2010 11:49:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Voici mes lectures des dernières semaines. Et un logiciel pour un corps de rêve.
Sexe et littérature. L&#8217;universitaire français Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de la littérature et de l&#8217;édition contemporaine, a lancé l&#8217;été dernier Sexe et littérature aujourd&#8217;hui (La Musardine), tour d&#8217;horizon de la sexualité et de l&#8217;érotisme dans la littérature française depuis la fin des années 1980.
En [...]]]></description>
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<p>Voici mes lectures des dernières semaines. Et un logiciel pour un corps de rêve.</p>
<p><strong>Sexe et littérature.</strong> L&#8217;universitaire français Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de la littérature et de l&#8217;édition contemporaine, a lancé l&#8217;été dernier <em><a href="http://www.lamusardine.com/editions-la-musardine/%20/9016-sexe-et-litterature-aujourd-hui.html" target="_blank">Sexe et littérature aujourd&#8217;hui</a></em> (La Musardine), tour d&#8217;horizon de la sexualité et de l&#8217;érotisme dans la littérature française depuis la fin des années 1980.</p>
<p>En 1989, le roman <em>Le boucher</em> d&#8217;Alina Reyes a donné un nouveau souffle à la littérature érotique au féminin. Mais dans les années 1990 et 2000, le porno-chic a tout contaminé. En y ajoutant les confessions autobiographiques à n&#8217;en plus finir d&#8217;auteurs qui baisent pour baiser et ne savent plus aimer, le portrait de la littérature osée des 20 dernières années est peu ragoûtant : violence gratuite, complaisance, tristesse, solitude, désabusement. Olivier Bessard-Banquy retient quand même quelques auteurs de talent : Alina Reyes et sa description du désir charnel, Françoise Rey et la sensualité de <em>La femme de papier</em>, la réflexion sur la relation sadomasochiste de Vanessa Duriès (<em>Le Lien</em>), Catherine Millet pour le style clinique de <em>La vie sexuelle de Catherine M.</em>, la critique du désordre amoureux de Michel Houellebecq (<em>Extension du domaine de la lutte</em>, <em>Les particules élémentaires</em>), la rhétorique d&#8217;Alain Soral dans <em>Sociologie du dragueur</em>, les gauloiseries de Michel Polac dans son <em>Journal</em>, la spontanéité d&#8217;Anna Rozen (<em>Plaisir d&#8217;offrir, joie de recevoir</em>), la noirceur de Nelly Arcan (<em>Putain</em>) et les romans de gare d&#8217;Esparbec (pseudonyme de Georges Pailler).</p>
<p>Personnellement, la littérature osée contemporaine me semble trop <em>trash</em>, elle manque cruellement d&#8217;humour, d&#8217;imagination et de sentiments. J&#8217;ai l&#8217;impression que personne n&#8217;a dépassé la grivoiserie des poètes coquins du Moyen Âge, la pornographie du marquis de Sade, la critique sociale de Balzac et le romantisme du XIXe siècle. Si vous avez envie de vous échauffer l&#8217;âme et les sens avec les lettres françaises, les classiques vous procureront probablement plus de sensations fortes que les derniers succès de librairie&#8230;<span id="more-3560"></span> </p>
<p><strong>L&#8217;hypothèse du bonheur</strong>. Un éditeur belge (Éditions Mardaga) a récemment traduit en français un formidable travail de vulgarisation scientifique signé en 2006 par un professeur de psychologie à l&#8217;Université de Virginie, Jonathan Haidt. Le livre, intitulé <a href="http://www.mardaga.be/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=shop.flypage&amp;product_id=959&amp;category_id=31&amp;manufacturer_id=0&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=2" target="_blank"><em>L&#8217;hypothèse du bonheur. La découverte de la sagesse ancienne dans la science contemporaine</em></a>, explore dix thématiques de la psychologie populaire : parvenir au contrôle de soi, changer son état d&#8217;esprit, cultiver les liens sociaux, savoir tolérer les défauts des autres tout en admettant les siens, se lancer à la poursuite du bonheur, rencontrer l&#8217;amour sans s&#8217;illusionner, vaincre l&#8217;adversité, mener une vie vertueuse dans une société déstructurée, s&#8217;ouvrir au sacré même si on ne croit pas en Dieu, et, cerise sur le gâteau, découvrir le sens de la vie (en fait, il s&#8217;agit de donner sens à <em>sa</em> vie). Jonathan Haidt confronte ces dix thématiques à la sagesse ancienne (philosophies et religions, tant occidentales qu&#8217;orientales) et à de récentes découvertes de la science, surtout en psychologie.</p>
<p>Autrement dit : «Chaque chapitre tente de nous faire goûter une idée découverte par les différentes civilisations du monde, de la mettre en question à la lumière de nos connaissances scientifiques actuelles et d&#8217;en retirer les leçons qui s&#8217;appliquent encore aujourd&#8217;hui à nos vies modernes», écrit l&#8217;auteur en introduction. Une lecture à la fois érudite et accessible, qui critique plusieurs idées reçues sur le bonheur et qui permet de mieux comprendre pourquoi certaines personnes parviennent à donner un sens à leur existence alors que d&#8217;autres vont d&#8217;échec en échec jusqu&#8217;à la défaite finale, entre autres sur le plan amoureux.</p>
<p><strong>Que veulent les Québécoises, au juste ?</strong> <a href="http://www.pascalepiquet.com/" target="_blank">Pascale Piquet</a> est une coach de vie d&#8217;origine parisienne, installée au Québec depuis 2001. Elle a lancé en 2006 un essai intitulé <em>Le syndrome de Tarzan. Libérez-vous des lianes de la dépendance affective </em>(Béliveau éditeur). J&#8217;ai surtout aimé la troisième partie du livre, sur les relations hommes-femmes, où Pascale Piquet ne se gêne pas pour critiquer certaines attitudes des Québécoises. Quelques citations choisies : </p>
<ul>
<li>«Aujourd&#8217;hui, vous avez conservé votre instinct de séduction et les artifices qui vont de pair mais vous interdisez à l&#8217;homme d&#8217;y être sensible. Imaginez un monde horrible où plus aucun homme ne vous regarderait. Un vrai cauchemar ! Je le sais parce que je l&#8217;ai vécu en arrivant au Québec. (&#8230;) Si Monsieur ne doit pas vous zieuter, pourquoi ces jupes courtes et ces décolletés vertigineux, qui sont autant de tentations pour ces démons ?»</li>
<li>«Refuser la galanterie, c&#8217;est accepter un retour en arrière, c&#8217;est rééduquer l&#8217;homme à l&#8217;envers et le reprogrammer à être de nouveau un rustre. C&#8217;est exactement ce que vous êtes en train de faire. N&#8217;avez-vous pas tout à y perdre, Madame ? Les hommes ne savent plus quel comportement adopter.»</li>
<li>«Vous avez une carrière professionnelle, la sécurité financière, vous vous assumez à tous points de vue et vivez seule, en ayant cependant un ou plusieurs amants. La voilà la dépendance des femmes indépendantes : vous vous organisez pour avoir les avantages (ou les attributs !) du mâle mais pas les inconvénients que vous résumez bassement à la lessive, les chaussettes, le ménage et la cuisine. Est-ce ainsi que vous résumez une vie de couple ?»</li>
<li>«Je crains que votre souhait ne soit pas d&#8217;être l&#8217;égale de l&#8217;homme, mais bien d&#8217;ÊTRE un homme, ne copiant malheureusement que les défauts.»</li>
</ul>
<p>L&#8217;été dernier, j&#8217;ai eu le plaisir de rencontrer Pascale Piquet et de lui offrir un exemplaire du livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer</em>. <a href="http://www.machronique.com/comment-etre-un-homme/" target="_blank">Elle a ensuite livré ses impressions sur mon livre dans une chronique web</a>.</p>
<p><strong>L&#8217;hypersexualisation vestimentaire pour les nuls</strong>. <em>La mode hypersexualisée</em> de Mariette Julien (Les éditions Sisyphe, Montréal), lancé en janvier dernier, est un livre facile d&#8217;accès, très synthétique, en 113 pages (incluant un glossaire pour comprendre le jargon de la mode et les termes spécialisés). L&#8217;auteure, qui est professeure à l&#8217;École supérieure de mode de Montréal, décrit bien les origines et les manifestations de l&#8217;hypersexualisation, «esthétique de l&#8217;apparence qui met l&#8217;accent sur la sexualité». Vous savez, ces fillettes de huit ans habillées comme des actrices porno&#8230; Mais le livre a un côté puritain, par exemple lorsqu&#8217;il déplore «l&#8217;impératif de séduction de notre époque», comme si le fait de s&#8217;habiller sexy pour attirer le regard était mal en soi. Il faudrait peut-être commencer par retrouver le plaisir de se zieuter et d&#8217;apprécier le <em>sex appeal</em> des gens qui nous entourent, comme le suggère Pascale Piquet dans l&#8217;ouvrage cité plus haut. (Pour en savoir plus sur <em>La mode hypersexualisée, </em>voici un <a href="http://sisyphe.org/spip.php?article3472" target="_blank">extrait du livre</a>.)</p>
<p><strong>Comment une Québécoise rencontrait-elle son futur mari en 1961 ?</strong> Le magazine féminin québécois <em>Châtelaine</em> <a href="http://50e.chatelaine.com" target="_blank">fête ses 50 ans</a>. La publication a exhumé de ses archives un article du numéro de novembre 1961, «<a href="http://50e.chatelaine.com/sites/wp-content/uploads/2010/10/1_trouver_mari.pdf" target="_blank">Comment trouver un mari ?</a>» (format PDF). Déjà, au début des années 1960, des Québécoises se plaignaient de la passivité des hommes sur le terrain de la rencontre amoureuse, et elles prenaient l&#8217;initiative de provoquer les événements&#8230;</p>
<p><strong>Pour un corps parfait</strong>. Vous fantasmez sur des acteurs ou des actrices du petit et du grand écran ? Vous idéalisez peut-être des corps trop beaux pour être vrais, car ils peuvent être retouchés par ordinateur. Par exemple avec le logiciel <em>MovieReshape</em>; <a href="http://www.mpi-inf.mpg.de/resources/MovieReshape/" target="_blank">la vidéo de démonstration du logiciel est éloquente</a>.</p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
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		<title>Quelques trouvailles (12)</title>
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		<pubDate>Thu, 27 May 2010 12:08:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Glané pour vous sur le Web : les différents types d&#8217;attachement amoureux, des anti-conseils de séduction, une réflexion sur l’hypersexualisation, et une poignée de superficialités (une fois n’est pas coutume).
Les différents types d&#8217;attachement amoureux. Le site web du Centre d’aide aux étudiants de l’Université Laval a produit un document intitulé «Tomber en amour et le rester», synthèse de [...]]]></description>
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<p>Glané pour vous sur le Web : les différents types d&#8217;attachement amoureux, des anti-conseils de séduction, une réflexion sur l’hypersexualisation, et une poignée de superficialités (une fois n’est pas coutume).</p>
<p><strong>Les différents types d&#8217;attachement amoureux</strong>. Le site web du Centre d’aide aux étudiants de l’Université Laval a produit un document intitulé «<a href="http://www.aide.ulaval.ca/sgc/pid/2802" target="_blank">Tomber en amour et le rester</a>», synthèse de la typologie du psychologue John Alan Lee. Ce dernier a décrit trois types d’attachements amoureux principaux (érotique, ludique, amical) et trois styles secondaires : passionné, pragmatique, magnanime. (J’ai résumé cette classification dans un de mes billets, «<a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/26/six-types-relations-amoureuses" target="_self">Il existerait six types de relations amoureuses</a>». Le texte de l&#8217;Université Laval est plus détaillé.) Pour en savoir plus, vous pouvez vous procurer l’article scientifique original de John Alan Lee, «<a href="http://sppsp.highwire.org/cgi/content/abstract/3/2/173" target="_blank">A Typology of Styles of Loving</a>» (publié en 1977 dans <em>Personality and Social Psychology Bulletin</em>).</p>
<p><strong>Comment rater sa vie sentimentale</strong>. Sur le Web, il y a une beaucoup de sites, blogues, forums, etc., qui nous donnent des conseils pour séduire et rencontrer l’amour, et peu de ressources sur l’art de rater sa vie sentimentale. Ces anti-conseils sont pourtant instructifs (et souvent rigolos). Par exemple, j&#8217;ai découvert cette semaine un texte très pertinent, «<a href="http://ecritsangeripouteau.over-blog.com/article-comment-reussir-sa-depression-40588658.html" target="_blank">Comment réussir sa dépression</a>». Faits saillants : minimiser ses réussites, accentuer ses échecs, se sentir seul au monde, refuser que l’on nous aime, croire en sa laideur et en sa stupidité, etc. (Voir aussi <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/20/comment-ruiner-vos-chances-de-rencontrer-lamour/" target="_self">notre billet sur le même sujet</a>.)</p>
<p><strong>Quelle hypersexualisation ?</strong> Dans son nouveau blogue, l’auteure et sexologue Jocelyne Robert a récemment signé <a href="http://lesfemmesvintage.com/2010/05/24/hyper-des-jeunes-ou-hypo-des-vieilles/" target="_blank">un billet intéressant sur l&#8217;hypersexualisation des jeunes</a>, qu&#8217;elle attribue à une hypersexualisation de l’ensemble de la société. «Ce sont nos sociétés qui sont hypersexualisées et hypersexualisantes. Les adolescents, comme de la cire chaude, se moulent aux messages et images qui leur sont proposés.»<span id="more-2986"></span></p>
<p><strong>À propos d’hypersexualisation&#8230;</strong> Je vous ai déjà dit que j&#8217;aime détester <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris_Hilton" target="_blank">Paris Hilton</a>&nbsp;? La poupoune hypersexualisée la plus ridicule, la plus caricaturale, et le parfait stéréotype de la <em>dumb blonde</em>, c’est elle. Je m’amuse parfois à consulter sur le Web des photos et des vidéos de cette mannequin surestimée et chanteuse minable, et à chaque fois je ne suis pas déçu, elle a toujours l’air débile. Voici par exemple deux photos de Paris Hilton dans des scènes de la vie quotidienne : <a href="http://www.goldeneyemusic.fr/wp-content/uploads/2010/01/paris-hilton.jpg" target="_blank">en train de nettoyer sa table de salle à dîner</a> et <a href="http://img.pleax.com/04/1234483323_paris-hilton-wallpaper-6.jpg" target="_blank">occupée à jardiner</a>.</p>
<p><strong>Une confidence</strong> : j’aime les <a href="http://twitter.com/jsmarsan/statuses/14730351470" target="_blank">couchers de soleil romantiques</a>&#8230;</p>
<p><strong>Déconnons un peu</strong> : sur Facebook, je suis actuellement en «relation libre» <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=100000951041204" target="_blank">avec un lave-vaisselle</a>.</p>
<p><a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=100000951041204"><img class="alignright size-medium wp-image-3009" src="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/2010/05/lave-vaisselle-225x300.jpg" alt="" width="135" height="180" /></a></p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
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		<title>Quelques trouvailles (3)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/12/18/quelques-trouvailles-3/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 09:59:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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En vrac, voici quelques articles et billets qui ont attiré mon attention cette semaine (merci à nos lecteurs pour leurs suggestions, notamment à Loïc).
La récession économique qui a marqué l’année 2009 affecte les partys de Noël des entreprises. Nombre d&#8217;organisations font des économies de bout de chandelle, réduisent cette activité à sa plus simple expression [...]]]></description>
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<p>En vrac, voici quelques articles et billets qui ont attiré mon attention cette semaine (merci à nos lecteurs pour leurs suggestions, notamment à Loïc).</p>
<p><strong>La récession économique qui a marqué l’année 2009 affecte les partys de Noël des entreprises</strong>. Nombre d&#8217;organisations font des économies de bout de chandelle, réduisent cette activité à sa plus simple expression ou l’annulent carrément, soulignent plusieurs médias (<a href="http://www.cyberpresse.ca/noel/200912/11/01-930031-fini-le-party-de-bureau.php" target="_blank">voyez par exemple cet article de <em>La Presse</em></a>). C’est dommage, car le party de bureau de Noël est non seulement une excellente manière de reconnaître le travail d’une équipe, c’est aussi une occasion en or pour la séduction, la drague.</p>
<p>Bon, vous allez me dire qu’il n’est pas délicat de flirter au travail, qu’une relation intime avec un(e) collègue peut avoir des conséquences fâcheuses sur une carrière, etc. Je ne suis pas d’accord. Les milieux de travail sont aujourd’hui des environnements favorables à la rencontre amoureuse, beaucoup plus que les bars et les sites web, pour une raison bien simple : nous y consacrons l&#8217;essentiel de notre temps, souvent plus de 40 heures par semaine. Pourquoi se priver de rencontrer au travail un(e) partenaire d&#8217;un soir ou d&#8217;une vie ? C&#8217;est l&#8217;endroit idéal&#8230; et l’amour est plus précieux qu’un <em>job</em>.<span id="more-1443"></span></p>
<p>Le péril des partys d&#8217;entreprise, ce n&#8217;est pas les flirts discrets, c&#8217;est l&#8217;alcool. <a href="http://www.felin-ananas.com/attention-mesdames/2009/un-vendredi-soir-dans-un-bar/" target="_blank">En petite quantité, l&#8217;alcool facilite la séduction</a> (car il lève des inhibitions), mais en grande quantité, c&#8217;est la catastrophe assurée. Certains fêtards en état d&#8217;ébriété avancée se couvrent de ridicule ou commettent des gaffes impardonnables devant tous leurs collègues (draguer lourdement la femme du patron, par exemple). C&#8217;est ce genre de bêtise qui nuit vraiment à une carrière.</p>
<p><strong>Le site québécois <em>Infodimanche.com</em> a récemment publié le récit d’une scène de drague assez singulière</strong>, de type exhibitionniste, survenue à la fin du mois de novembre sur&#8230; l’autoroute 20. Comme le souligne <em>Infodimanche.com</em>, <a href="http://www.infodimanche.com/index.asp?s=detail_actualite&amp;ID=133455" target="_blank">cette histoire est «déconseillée aux jeunes enfants».</a></p>
<p><strong>À lire, un article sur «Ces hommes qui n’ont plus envie de sexe»</strong> (hé oui, ça existe !), dans le site français <em>Psychologies.com</em>. L&#8217;une des sources de la panne de libido masculine : <a href="http://www.psychologies.com/Couple/Problemes-sexuels/Libido/Articles-et-Dossiers/Ces-hommes-qui-n-ont-plus-envie-de-sexe#3" target="_blank">la peur de la rencontre amoureuse</a>.</p>
<p>Dans un blogue français, <strong>un billet sur l’hypersexualisation vestimentaire à l’école propose une réflexion qui me semble très pertinente</strong> : «<a href="http://www.blogbang.com/blog/2009/12/01/short-cuts/" target="_blank">ce n’est pas tellement qu’on n’apprend plus aux jeunes à s’habiller, mais à faire fantasmer correctement</a>».  Juste.</p>
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		<title>Quelques trouvailles (2)</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 06:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Pour se mettre dans l’ambiance du Salon du livre de Montréal, qui ouvrira ses portes demain, voici mes premières impressions sur deux nouveautés littéraires québécoises. Deux livres qui approfondissent des thématiques exploitées dans Les Québécois ne veulent plus draguer : la pornographie et la postmodernité.
De la porno à huit ans
Martin Bisaillon et Isabelle Maher, journalistes au [...]]]></description>
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<p>Pour se mettre dans l’ambiance du <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/11/16/salon-du-livre-de-montrealsalon-du-livre-de-montreal" target="_self">Salon du livre de Montréal</a>, qui ouvrira ses portes demain, voici mes premières impressions sur deux nouveautés littéraires québécoises. Deux livres qui approfondissent des thématiques exploitées dans <em><a href="http://www.editions-homme.com/ficheProduit.aspx?codeprod=337122" target="_blank">Les Québécois ne veulent plus draguer</a></em> : la pornographie et la postmodernité.</p>
<p><strong>De la porno à huit ans</strong><br />
Martin Bisaillon et Isabelle Maher, journalistes au <em>Journal de Montréal</em>, viennent de lancer un petit bouquin aussi succinct que percutant sur l’hypersexualisation des jeunes, <em>Buffet à volonté sur le Web. Enquête sur les ravages du XXX chez nos enfants</em> (Les Intouchables). Les auteurs démontrent, statistiques et témoignages à l’appui, que la consommation de porno débute à un âge toujours plus précoce — parfois dès huit ans ! —, peut devenir une pratique compulsive et provoquer d’énormes problèmes tant sur le plan physique que psychologique.<span id="more-1271"></span></p>
<p>Certains jeunes se lancent dans une sexualité de performance calquée sur le modèle porno, génitalité égoïste et mécanique qui peut devenir agression, viol. D’autres surconsommateurs de porno s’isolent socialement, ne parviennent plus à entrer en relation, n’ont plus de vie sexuelle (outre des marathons de masturbation). Après avoir baigné pendant des années dans un univers parallèle, ces épaves vont de thérapie en thérapie pour tenter de retrouver l’estime d’eux-mêmes et une vie affective normale. Et on ne parle pas ici de «vieux cochons» finis, mais de jeunes de 17 ou de 22 ans qui ont plusieurs années de consommation effrénée de porno à leur actif ! Épeurant&#8230;</p>
<p>Malgré le raz-de-marée porno, l&#8217;âge de la premìère relation sexuelle (15-16 ans) n&#8217;a pas bougé depuis dix ans au Québec. Ce qui laisse croire que le XXX s&#8217;attaque surtout à ce que nous avons de plus précieux : l&#8217;imaginaire. Nos représentations de l&#8217;Autre. Notre vision de l&#8217;amour et de la sexualité.</p>
<p><strong>Le vide de la postmodernité</strong><br />
J’ai été très impressionné par un petit livre consacré au cinéaste québécois Bernard Émond, <em>La perte et le lien. Entretiens sur le cinéma, la culture et la société</em> (Médiaspaul). Le réalisateur de <em>La Neuvaine</em> et de <em>La Donation</em> est longuement interviewé par le critique de cinéma Simon Galiero. Outre ses propos sur ses films documentaires et de fiction, Bernard Émond parle avec beaucoup de pertinence de la médiocrité de nos élites politiques, de l’effondrement de la gauche, de la dégradation du système d&#8217;éducation québécois, de la pauvreté de nos débats, etc.</p>
<p>Il déplore notamment les ravages de la postmodernité. Après la Révolution tranquille, rupture historique qui était sans doute nécessaire, les Québécois ont jeté le bébé avec l’eau du bain en reniant le vieux fond philosophique chrétien qui avait si longtemps structuré leur pensée et leur culture. Cette coupure avec le passé, devenue fuite en avant, a ouvert la porte aux pires niaiseries : relativisme absolu (tout se vaut et ne vaut rien), rectitude politique, pensée magique, nivellement par le bas généralisé, loi du moindre effort, et tant d’autres insignifiances. (Si vous avez vu les films de Bernard Émond, notamment <em>La Neuvaine</em>, vous aurez constaté à quel point ce cinéaste tente de nous reconnecter avec certaines valeurs pré-Révolution tranquille, dans une perspective humaniste — Bernard Émond est non croyant.)</p>
<p><em>La perte et le lien</em> est le genre de bouquin qui permet mieux comprendre les changements très profonds qui ont marqué le Québec depuis la Révolution tranquille, cette perte du passé et cette misère du lien social qui influencent toutes les dimensions de notre existence (y compris les relations hommes-femmes). Notre société a tellement changé&#8230; mais tout laisse croire qu’elle n’a pas évolué pour autant.</p>
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<li>Cette semaine, ne ratez pas l&#8217;occasion de <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/11/16/salon-du-livre-de-montreal/" target="_self">me rencontrer au Salon du livre de Montréal</a></li>
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