Articles avec le tag ‘Histoire’

Peuple ingrat

(N.B. En novembre dernier, j’ai cessé d’animer ce blogue. Mais je me permets de l’utiliser à l’occasion pour quelques annonces d’intérêt public ou pour apporter des précisions sur ce que j’ai écrit dans le passé.)

En novembre dernier, j’ai écrit un billet sur la politique provinciale québécoise où je posais la question suivante : existe-t-il au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois ?

Ce billet a provoqué des réactions négatives, j’ai reçu de nombreux courriels de lecteurs très mécontents. J’ai eu le sentiment d’être allé trop loin… Quelques jours plus tard, j’ai présenté mes excuses.

En ce lendemain d’élections fédérales, j’ai changé d’idée. Je regrette d’avoir présenté mes excuses. Non, il n’existe pas au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois. Nous avons fait la preuve hier que nous sommes nuls, nuls, nuls ! Lire la suite de ce billet »

Quand on ne s’intéresse pas à la politique… (2)

 

Existe-t-il au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois ?

C’est la question que je me pose depuis hier soir, lorsque j’ai appris qu’une pétition sur Internet réclamant la démission du premier ministre Jean Charest recueillait rapidement des dizaines de milliers de signatures (il y en avait plus de 73 000 aujourd’hui à midi, rapporte Radio-Canada).

Cette pétition est ridicule. Elle ne sert à rien, sauf à se défouler et occulter les enjeux de fond. Comme je le soulignais en mai dernier dans ce blogue, il fallait réfléchir avant de voter pour le Parti libéral du Québec. Permettez que je me cite moi-même (hé oui, je suis fier de mon billet sur la politique) : Lire la suite de ce billet »

Priez pour nous

 

Oratoire Saint-Joseph

L'Oratoire Saint-Joseph

Le week-end dernier, le frère André (fondateur de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal) a été canonisé. J’habite dans les environs de l’Oratoire, j’ai vu les fidèles et les curieux affluer samedi et dimanche. Ce qui m’a donné envie de vous parler un peu du catholicisme (sous l’angle des relations hommes-femmes, évidemment). 

Je ne vais pas écrire sur ce sujet en spécialiste. Je veux simplement attirer votre attention sur des phénomènes qui m’intriguent dans cette religion que je connais moins mal que les autres.

Savez-vous pourquoi la mère de Jésus, Marie, est vierge ? Le dogme sur la virginité de Marie stipule que Jésus été conçu «de l’Esprit-Saint sans semence virile». Pour vraiment s’assurer que Marie soit une femme hors du commun, l’Église a aussi décrété qu’elle est née de parents qui n’ont jamais ressenti le désir charnel, et qu’elle est restée vierge toute sa vie.

Ainsi, la Vierge Marie est une femme asexuée, née de parents asexués, et elle a conçu un enfant avec une entité asexuée, l’Esprit-Saint. En célébrant la Vierge Marie, l’Église envoie le message suivant aux croyants : «le sexe est péché, d’ailleurs vous devriez vous inspirer de la vie exemplaire d’une femme 100 % chaste et pure».

Jésus, pour sa part, est un célibataire endurci. Il a vécu jusqu’à l’âge adulte, il avait beaucoup de charisme (ses apôtres buvaient ses paroles), il n’arrêtait pas de prêcher l’amour universel, et pourtant les textes saints ne disent pas grand-chose de sa vie intime. Bizarre, non ? (Une thèse, contestée, veut que Marie-Madeleine ait été unie à Jésus. Ça lui ferait une seule partenaire officielle…) 

Mais le personnage qui m’intrigue le plus, c’est Joseph, le mari de Marie. Lire la suite de ce billet »

Cinquante ans de remue-ménage

 

Dans mon billet de mardi dernier, je soulignais le 50e anniversaire du magazine québécois Châtelaine et la reproduction sur le Web d’un article de novembre 1961 sur les relations hommes-femmes. On m’a appris hier que cet article fait partie d’un dossier de Châtelaine intitulé «50 ans d’évolution avec l’Homo quebecus», ou comment le mâle d’ici est passé du macho traditionnel à l’homme en pleine redéfinition de son identité. Entre les deux, il y a eu l’essor du féminisme et l’avènement l’homme rose.

Au menu de ce dossier, des reproductions en PDF de six articles marquants de Châtelaine : «Comment trouver un mari ?» (1961), «Le mari canadien-français face à la femme émancipée» (1967), «La vraie puissance sexuelle de la femme» (1974), un résumé du fameux rapport Hite (1983), un article de Richard Martineau sur les hommes trop roses (1989) et un sondage mené en 1992 auprès de 1500 Québécois sur leurs relations avec le sexe opposé. Lire la suite de ce billet »

Quelques trouvailles (14)

 

Voici mes lectures des dernières semaines. Et un logiciel pour un corps de rêve.

Sexe et littérature. L’universitaire français Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de la littérature et de l’édition contemporaine, a lancé l’été dernier Sexe et littérature aujourd’hui (La Musardine), tour d’horizon de la sexualité et de l’érotisme dans la littérature française depuis la fin des années 1980.

En 1989, le roman Le boucher d’Alina Reyes a donné un nouveau souffle à la littérature érotique au féminin. Mais dans les années 1990 et 2000, le porno-chic a tout contaminé. En y ajoutant les confessions autobiographiques à n’en plus finir d’auteurs qui baisent pour baiser et ne savent plus aimer, le portrait de la littérature osée des 20 dernières années est peu ragoûtant : violence gratuite, complaisance, tristesse, solitude, désabusement. Olivier Bessard-Banquy retient quand même quelques auteurs de talent : Alina Reyes et sa description du désir charnel, Françoise Rey et la sensualité de La femme de papier, la réflexion sur la relation sadomasochiste de Vanessa Duriès (Le Lien), Catherine Millet pour le style clinique de La vie sexuelle de Catherine M., la critique du désordre amoureux de Michel Houellebecq (Extension du domaine de la lutte, Les particules élémentaires), la rhétorique d’Alain Soral dans Sociologie du dragueur, les gauloiseries de Michel Polac dans son Journal, la spontanéité d’Anna Rozen (Plaisir d’offrir, joie de recevoir), la noirceur de Nelly Arcan (Putain) et les romans de gare d’Esparbec (pseudonyme de Georges Pailler).

Personnellement, la littérature osée contemporaine me semble trop trash, elle manque cruellement d’humour, d’imagination et de sentiments. J’ai l’impression que personne n’a dépassé la grivoiserie des poètes coquins du Moyen Âge, la pornographie du marquis de Sade, la critique sociale de Balzac et le romantisme du XIXe siècle. Si vous avez envie de vous échauffer l’âme et les sens avec les lettres françaises, les classiques vous procureront probablement plus de sensations fortes que les derniers succès de librairie… Lire la suite de ce billet »

La Crise d’octobre 1970, les hommes et les femmes

 

Il y a 40 ans éclatait la Crise d’octobre 1970. Les discussions sur ce chapitre de notre histoire ont repris de plus belle à la fin du mois de septembre, notamment à la suite de l’émission de Radio-Canada Tout le monde en parlait. Des journaux ont publié des témoignages, des analyses, etc. Et l’écrivain Louis Hamelin a récemment lancé un roman inspiré des événements d’octobre 1970, La constellation du Lynx, qui ajoute une autre dimension au débat. Ce n’est pas tous les jours que la devise «Je me souviens» prend tout son sens, il faut en profiter !

Du point de vue les-Québécois-ne-veulent-plus-vous-savez-quoi, avez-vous remarqué à quel point les membres du Front de libération du Québec (FLQ) n’étaient pas très charismatiques ? Leur doctrine était peu sophistiquée, mal articulée. Ils avaient un look peu inspirant avec leurs chemises à carreaux et leurs cheveux gras. Ils n’étaient pas du tout sexy. Nous sommes loin de l’aura de Che Guevara, de l’envergure intellectuelle de Lénine, de la fougue oratoire de Danton ou de la sagesse de Gandhi…

Lorsqu’on compare les moyens et les procédés du FLQ avec d’autres organisations terroristes nationalistes (par exemple celles des Palestiniens, l’Armée républicaine irlandaise, l’ETA en Espagne, le séparatisme corse, etc.), ce n’est pas reluisant. Les felquistes étaient une bande d’amateurs. Ces soi-disant révolutionnaires ont complètement échoué dans leur entreprise. Après les événements de 1970, personne n’a voulu poursuivre leur action clandestine.

En somme, les felquistes n’avaient rien pour devenir des modèles, des icônes. La seule image forte que nous conservons du FLQ, en fait, c’est la lecture de son Manifeste à la télévision de Radio-Canada (un texte bien rédigé, avec un style percutant). Lire la suite de ce billet »

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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À propos du blogue
Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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