Articles avec le tag ‘France’

Quelques trouvailles (9)

 

Glané pour vous au cours des derniers jours : un antimanuel et un documentaire scientifiques, un livre sur les femmes dans la quarantaine et la cinquantaine qui se retrouvent seules après le départ de leur mari volage. Et un mea culpa.

Qu’est-ce qui se passe dans notre cerveau quand l’amour surgit, psychologiquement parlant ? Lancé l’automne dernier, l’excellent Antimanuel de psychologie : toi, moi… et l’amour ! du psychiatre et psychanalyste français Serge Hefez «suit le fil de la construction du lien amoureux pour nous emmener à l’intérieur des cerveaux, des inconscients, des âmes, des histoires, des vies.» Ce livre n’a pas la prétention de donner la recette du bonheur. Il permet plutôt de mieux comprendre pourquoi la rencontre amoureuse est à la fois si jouissive et si compliquée. Un ouvrage passionnant, très bien écrit et joliment illustré (les photos, souvent étonnantes, proviennent du cinéma et des arts visuels, et une bande dessinée à l’humour excentrique ouvre chaque chapitre).

Qu’est-ce qui se passe dans notre cerveau quand l’amour surgit, chimiquement parlant ? En 1997, un film documentaire français intitulé La biochimie du coup de foudre s’est penché sur les liens qui existent entre les émotions amoureuses et les transformations chimiques de l’organisme. Des extraits de ce documentaire sont disponibles en ligne. Moi qui me méfie du discours tout-scientifique sur l’amour, dans le genre «c’est toujours la faute de nos hormones» (comme si la culture et la société n’avaient aucune influence sur nos comportements…), La biochimie du coup de foudre m’a paru honnête. Et instructif. Lire la suite de ce billet »

La poutine au vin

 

Cette petite vidéo sans prétention raconte l’histoire d’un Québécois qui drague une Française et d’un Français qui drague une Québécoise, dans le même restaurant. Devinez qui boit du vin de dépanneur et exige des factures séparées ?

D’où vient la Saint-Valentin ? (2)

 

Les Anglais, comme d’autres peuples européens depuis le Moyen Âge, célébraient à la mi-février ces jeux amoureux que je décrivais dans mon premier billet sur l’histoire de la Saint-Valentin : rassemblements, danses et tirages au sort qui permettaient aux hommes et aux femmes de flirter et, éventuellement, de se rencontrer.

Dans ces occasions, les Anglais aimaient beaucoup écrire une lettre ou un mot doux à l’attention d’une personne du sexe opposé qu’ils désiraient courtiser. Cette missive pouvait être accompagnée de menus cadeaux (fleurs, sucreries). Selon l’encyclopédie Britannica, ces billets doux sont probablement à l’origine des cartes de voeux que l’on utilise aujourd’hui dans une foule d’occasions (naissances, anniversaires, mariages, Noël, etc.). Lire la suite de ce billet »

La domination masculine

 

Hier soir, j’ai visionné le très attendu film documentaire La domination masculine du cinéaste français Patric Jean, qui a été tourné en partie au Québec. Voici mes commentaires et réflexions, en vrac (je tâcherai de ne pas répéter ce que l’on peut lire dans les médias depuis la sortie du film au Québec le 22 janvier).

Le propos du film, pro-féministe, soutient que le patriarcat demeure dominant, que l’égalité homme-femme n’est pas encore atteinte et que nous assistons à un ressac antiféministe (au Québec, ce ressac s’exprimerait depuis le massacre de Polytechnique, selon plusieurs féministes interrogées par Patric Jean). Le sujet du film est clair et net, mais peu nuancé. Un cours Féminisme 101 très condensé, en quelque sorte.

Alterner entre la France et le Québec, dans un film pro-féministe, c’est délicat. Les deux sociétés sont tellement différentes… De ce côté-ci de l’Atlantique, les Françaises de la séance de speed dating paraissent terriblement conservatrices — dans la salle de cinéma montréalaise où je me trouvais dimanche soir, c’était la consternation.

De la même manière, je crois que les Françaises seraient consternées de voir les Québécoises draguer avec autant d’aplomb des hommes au mieux ambivalents, au pire sans aucune assurance. (À quand un film documentaire sur le sujet ? ;-) )

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Quelques trouvailles (3)

 

En vrac, voici quelques articles et billets qui ont attiré mon attention cette semaine (merci à nos lecteurs pour leurs suggestions, notamment à Loïc).

La récession économique qui a marqué l’année 2009 affecte les partys de Noël des entreprises. Nombre d’organisations font des économies de bout de chandelle, réduisent cette activité à sa plus simple expression ou l’annulent carrément, soulignent plusieurs médias (voyez par exemple cet article de La Presse). C’est dommage, car le party de bureau de Noël est non seulement une excellente manière de reconnaître le travail d’une équipe, c’est aussi une occasion en or pour la séduction, la drague.

Bon, vous allez me dire qu’il n’est pas délicat de flirter au travail, qu’une relation intime avec un(e) collègue peut avoir des conséquences fâcheuses sur une carrière, etc. Je ne suis pas d’accord. Les milieux de travail sont aujourd’hui des environnements favorables à la rencontre amoureuse, beaucoup plus que les bars et les sites web, pour une raison bien simple : nous y consacrons l’essentiel de notre temps, souvent plus de 40 heures par semaine. Pourquoi se priver de rencontrer au travail un(e) partenaire d’un soir ou d’une vie ? C’est l’endroit idéal… et l’amour est plus précieux qu’un job. Lire la suite de ce billet »

Hommes-objets à adopter

 

Il y a un peu plus d’un an, nos cousins français vivaient toute une commotion avec l’arrivée sur le marché d’AdopteUnMec.com, un site de rencontre pas comme les autres.

Jugez plutôt : les hommes y sont présentés comme des «objets à câliner» et les femmes comme des «clientes à satisfaire». Dans ce supermarché virtuel, les femmes choisissent et placent des hommes dans leur panier, selon le principe du catalogue en ligne. Les mâles y sont classés comme des produits de consommation, selon différents styles et catégories : imberbes, blonds, minces, végétariens, musclés, bisexuels, non fumeurs et même cuisiniers ! (Rien pour celles qui veulent un petit gros velu, désolé !) Comme à l’épicerie, on retrouve aussi des «promos du jour».

Lorsqu’un homme est choisi par une internaute, il est alors autorisé à communiquer avec elle, mais uniquement dans ce cas. Il ne peut jamais prendre les devants, il doit attendre qu’une belle jette son dévolu sur lui. «Lorsqu’elles s’inscrivent sur un site de rencontre, les femmes ont parfois l’impression de tomber dans un guet-apens : elles n’ont pas mis une seule photo qu’elles reçoivent des dizaines de messages plus ou moins subtils. AdopteUnMec.com a pris en compte cette réalité et joue donc sans complexe avec la marchandisation de l’homme», peut-on lire dans un communiqué de presse du site, qui présente ce dernier comme une «boutique d’hommes sur Internet». Lire la suite de ce billet »

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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