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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Féminisme</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Cinquante ans de remue-ménage</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 11:42:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Dans mon billet de mardi dernier, je soulignais le 50e anniversaire du magazine québécois Châtelaine et la reproduction sur le Web d&#8217;un article de novembre 1961 sur les relations hommes-femmes. On m&#8217;a appris hier que cet article fait partie d&#8217;un dossier de Châtelaine intitulé «50 ans d’évolution avec l’Homo quebecus», ou comment le mâle d&#8217;ici est passé du macho traditionnel à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Dans mon <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/10/12/quelques-trouvailles-14/">billet de mardi dernier</a>, je soulignais le 50e anniversaire du magazine québécois <em>Châtelaine</em> et la reproduction sur le Web d&#8217;un article de novembre 1961 sur les relations hommes-femmes. On m&#8217;a appris hier que cet article fait partie d&#8217;un dossier de <em>Châtelaine</em> intitulé «<a href="http://50e.chatelaine.com/sante-mieux-etre/50-ans-d%e2%80%99evolution-avec-%c2%ab-l%e2%80%99homo-quebecus-%c2%bb" target="_blank">50 ans d’évolution avec l’Homo quebecus</a>», ou comment le mâle d&#8217;ici est passé du macho traditionnel à l&#8217;homme en pleine redéfinition de son identité. Entre les deux, il y a eu l&#8217;essor du féminisme et l&#8217;avènement l&#8217;homme rose.</p>
<p>Au menu de ce dossier, des reproductions en PDF de six articles marquants de <em>Châtelaine</em> : «Comment trouver un mari ?» (1961), «Le mari canadien-français face à la femme émancipée» (1967), «La vraie puissance sexuelle de la femme» (1974), un résumé du fameux rapport Hite (1983), un article de Richard Martineau sur les hommes trop roses (1989) et un sondage mené en 1992 auprès de 1500 Québécois sur leurs relations avec le sexe opposé.<span id="more-3608"></span></p>
<p>Un dossier à comparer avec un autre article de <em>Châtelaine</em>, celui-là provenant du dernier numéro (novembre 2010), «<a href="http://50e.chatelaine.com/retrospective/la-generation-de-tous-les-possibles" target="_blank">La génération de tous les possibles</a>». Les Québécoises âgées de 20 à 35 ans bénéficient aujourd&#8217;hui de perspectives de carrière et d&#8217;épanouissement personnel jamais vues dans l&#8217;histoire&#8230; mais tant de liberté peut parfois nuire au désir et au plaisir. «Nos mères ont foulé les raisins du machisme et mis le moût à fermenter. Nous buvons avec plaisir le vin de la liberté», écrit la journaliste. «Mais le nectar râpe un peu les papilles. Il faudra que les vigneronnes de la relève se chargent de l’élever en douceur.»</p>
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		<title>La Fédération des femmes du Québec se perd en Afghanistan</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Oct 2010 12:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Avez-vous vu sur YouTube la série de clips vidéo de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) pour promouvoir la prochaine Marche mondiale des femmes ? Le clip sur l’hypersexualisation et le droit des femmes de décider de leur corps est original, humoristique. Celui sur l’aide sociale et le salaire minimum ne manque pas de punch.
En revanche, la vidéo sur les droits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Avez-vous vu sur <em>YouTube</em> la <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum" target="_blank">série de clips vidéo</a> de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) pour promouvoir la prochaine Marche mondiale des femmes ? Le <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum#p/u/1/gPuaDIKUJY0" target="_blank">clip sur l’hypersexualisation et le droit des femmes de décider de leur corps</a> est original, humoristique. Celui sur <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum#p/u/4/L8FulQk0U-Q" target="_blank">l’aide sociale et le salaire minimum</a> ne manque pas de punch.</p>
<p>En revanche, <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum#p/u/3/PEBcfCXWMLA" target="_blank">la vidéo sur les droits des autochtones</a> est ennuyante, et le <a href="http://www.youtube.com/user/FFQ66?feature=mhum#p/u/2/cFCAHysyAk8" target="_blank">clip antimilitariste</a> n&#8217;a aucune pertinence ni subtilité. Ce dernier clip a d&#8217;ailleurs été dénoncé par la mère d’un soldat décédé en Afghanistan, ce qui a provoqué une polémique hier dans les médias (voir les articles de <em><a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/10/07/001-video-mere-soldat.shtml " target="_blank">Radio-Canada.ca</a></em> et du <em><a href="http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201010/06/01-4330234-la-mere-dun-soldat-decede-denonce-une-video-antimilitaire.php" target="_blank">Soleil</a></em>, le reportage de <a href="http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2010/10/20101007-151349.html" target="_blank">TVA-LCN</a> et le commentaire de <a href="http://blogues.canoe.ca/mongrain/general/ffq-une-publicite-controversee/#respond" target="_blank">Jean-Luc Mongrain</a>).</p>
<p>Cette vidéo met en scène une femme qui a perdu un fils militaire en Afghanistan. La mère éplorée prépare le sac de sa fille récemment engagée dans les forces armées, y dépose une arme de gros calibre, et déclare : «Avoir su qu&#8217;en donnant la vie j&#8217;allais fournir de la chair à canon, je n&#8217;aurais peut-être pas eu d&#8217;enfants.» Ce propos est très exagéré, ridicule. Comme si tous les jeunes, au Canada, étaient conscrits pour aller se faire massacrer sur un champ de bataille&#8230;<span id="more-3503"></span></p>
<p>Ce n&#8217;est pas la première fois que la FFQ dénonce l&#8217;armée canadienne et la situation en Afghanistan. L&#8217;organisme démontre un souci constant pour le militarisme et l&#8217;actualité internationale, allant jusqu&#8217;à <a href="http://www.ffq.qc.ca/2010/01/pour-qu%E2%80%99israel-mette-fin-au-blocus-de-gaza/" target="_blank">condamner le blocus de Gaza par Israël, en janvier dernier</a>.</p>
<p>Dans les médias et les forums internet où le clip antimilitariste de la FFQ fait jaser, plusieurs accusent la Fédération d&#8217;être un organisme gaugauche déconnecté des préoccupations des Québécoises. En s&#8217;en prenant à une armée canadienne essentiellement composée d&#8217;hommes, et qui s&#8217;enrôlent volontairement en plus, la FFQ s&#8217;aventure en effet assez loin de sa <a href="http://www.ffq.qc.ca/a-propos/qu%e2%80%99est-ce-que-la-ffq/mission/" target="_blank">mission</a>&#8230; </p>
<p>À mon humble avis, je crois que la FFQ sombre dans la facilité. C&#8217;est si facile pour cet organisme de fustiger le militarisme, le rôle du Canada en Afghanistan, les dérapages d’Israël, etc., car il n’y a pas de risque de confrontation : les néoconservateurs à la Stephen Harper, l&#8217;OTAN et le gouvernement israélien n’accordent aucune attention au mouvement des femmes. (Le commandement intégré le l&#8217;OTAN et le parlement israélien savent-ils seulement que la FFQ existe&#8230; ?) C&#8217;est si excitant sur le plan intellectuel de prendre position dans le conflit israélo-palestinien, de discuter de la symbolique du voile islamique, de développer des théories sur la notion de genre&#8230; Ça n&#8217;engage à rien de concret.</p>
<p>Et la réalité quotidienne des Québécoises, pendant ce temps ? Les femmes de mon milieu ne s&#8217;intéressent pas à l&#8217;armée canadienne, à l&#8217;Afghanistan, à la bande de Gaza, au voile islamique, etc., sauf celles qui ont un intérêt particulier pour les relations internationales ou pour les enjeux de l&#8217;immigration. Les femmes de mon entourage sont plus sensibles à des phénomènes comme la violence sexiste, les discriminations sur le marché du travail, l&#8217;avortement. </p>
<p>Mais règle générale, elles ont deux grandes préoccupations dans l&#8217;existence : 1) la précarité d&#8217;emploi et financière (qui les oblige souvent à reporter aux calendes grecques leur rêve de couple et de famille&#8230; à moins que leur couple ou leur famille ait déjà éclaté à cause de l&#8217;instabilité professionnelle et économique), et 2) la pauvreté de leurs relations amoureuses.</p>
<p>Dans bien des cas, elles ont énormément de difficulté à établir un premier contact avec des célibataires, notamment parce que les hommes n&#8217;osent plus faire les premiers pas. Elles ne se rappellent plus à quand remonte leur dernière <em>date</em> qui avait un minimum de bon sens. Elles souffrent souvent de misère affective et sexuelle. Ça les obsède. Ça empoisonne leur existence. Et c&#8217;est un problème complètement ignoré par le féminisme actuel.</p>
<ul>
<li>Tous nos billets sur le <a href="http://ladrague.qc.ca/tag/feminisme/" target="_self">féminisme</a>.</li>
</ul>
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		<title>La Crise d’octobre 1970, les hommes et les femmes</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/10/04/crise-octobre-1970-hommes-femmes/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Oct 2010 11:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Il y a 40 ans éclatait la Crise d’octobre 1970. Les discussions sur ce chapitre de notre histoire ont repris de plus belle à la fin du mois de septembre, notamment à la suite de l&#8217;émission de Radio-Canada Tout le monde en parlait. Des journaux ont publié des témoignages, des analyses, etc. Et l’écrivain Louis Hamelin a récemment lancé un roman inspiré des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Il y a 40 ans éclatait la Crise d’octobre 1970. Les discussions sur ce chapitre de notre histoire ont repris de plus belle à la fin du mois de septembre, notamment à la suite de l&#8217;émission de Radio-Canada <em><a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/09/14/003-octobre-TLMEP.shtml" target="_blank">Tout le monde en parlait</a></em>. Des journaux ont publié des témoignages, des analyses, etc. Et l’écrivain Louis Hamelin a récemment lancé un roman inspiré des événements d’octobre 1970, <em><a href="http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/livres/constellation-lynx-1766.html" target="_blank">La constellation du Lynx</a></em>, qui ajoute une autre dimension au débat. Ce n&#8217;est pas tous les jours que la devise «Je me souviens» prend tout son sens, il faut en profiter !</p>
<p>Du point de vue les-Québécois-ne-veulent-plus-vous-savez-quoi, avez-vous remarqué à quel point les membres du Front de libération du Québec (FLQ) n&#8217;étaient pas très charismatiques ? Leur doctrine était peu sophistiquée, mal articulée. Ils avaient un look peu inspirant avec leurs chemises à carreaux et leurs cheveux gras. Ils n&#8217;étaient pas du tout sexy. Nous sommes loin de l&#8217;aura de Che Guevara, de l&#8217;envergure intellectuelle de Lénine, de la fougue oratoire de Danton ou de la sagesse de Gandhi&#8230;</p>
<p>Lorsqu&#8217;on compare les moyens et les procédés du FLQ avec d&#8217;autres organisations terroristes nationalistes (par exemple celles des Palestiniens, l&#8217;Armée républicaine irlandaise, l&#8217;ETA en Espagne, le séparatisme corse, etc.), ce n&#8217;est pas reluisant. Les felquistes étaient une bande d&#8217;amateurs. Ces soi-disant révolutionnaires ont complètement échoué dans leur entreprise. Après les événements de 1970, personne n&#8217;a voulu poursuivre leur action clandestine.</p>
<p>En somme, les felquistes n&#8217;avaient rien pour devenir des modèles, des icônes. La seule image forte que nous conservons du FLQ, en fait, c&#8217;est la lecture de son <em>Manifeste</em> à la télévision de Radio-Canada (un texte bien rédigé, avec un style percutant).<span id="more-3460"></span></p>
<p>La débandade des felquistes en 1970 a contribué à l&#8217;image dévalorisante que l&#8217;on se fait du mâle québécois, qui est souvent décrit (à tort ou à raison) comme un velléitaire, un anti-héros, un spécialiste de l&#8217;échec. Québécoises, vous fantasmez sur la figure du «guerrier» ? Vous rêvez d&#8217;un révolutionnaire romantique, d&#8217;un Robin des bois des temps modernes ? Ce n&#8217;est pas dans la Crise d&#8217;octobre que vous le trouverez.</p>
<p>Pendant qu&#8217;une poignée de guérilleros mal dégrossis posait des bombes dans les boîtes aux lettres et revendiquait deux enlèvements politiques, un autre mouvement de révolte contre l&#8217;ordre établi prenait de l&#8217;ampleur, soutenu par une base militante beaucoup plus nombreuse et mieux organisée : le féminisme. «On oublie, semble-t-il, que le seul mouvement révolutionnaire qui ait vraiment produit une petite révolution est le mouvement des femmes», <a href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/297325/le-manifeste-des-femmes-quebecoises" target="_blank">écrit l&#8217;historienne québécoise Micheline Dumont dans la foulée du 40e anniversaire de la Crise d&#8217;octobre</a>.</p>
<p>De nos jours, les femmes continuent à changer le Québec. Les hommes, eux, se cherchent encore&#8230;</p>
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		<title>Journée de la femme : faire le point</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/03/08/journee-de-la-femme/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 13:03:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Gril</dc:creator>
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C’est le 8 mars : bonne fête à nous toutes, mesdames !
En cette Journée internationale des droits de la femme, tout le monde voudra donner son point de vue.
Aujourd&#8217;hui, comme à l’accoutumée, nous allons être abreuvées d’une foule de données concernant l’avancée ou le recul de la cause des femmes. Ça s’améliore, ça empire, l’équité salariale, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>C’est le 8 mars : bonne fête à nous toutes, mesdames !</p>
<p>En cette Journée internationale des droits de la femme, tout le monde voudra donner son point de vue.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, comme à l’accoutumée, nous allons être abreuvées d’une foule de données concernant l’avancée ou le recul de la cause des femmes. Ça s’améliore, ça empire, l’équité salariale, le plafond de verre. Sans parler de ces politiciens qui voudront se faire du capital politique sur notre dos.</p>
<p>Nous aurons droit à des témoignages de jeunes chroniqueuses qui s’interrogeront pour la énième fois sur la valeur du féminisme. Comme si c’était toujours à rééexpliquer&#8230; Je préfère les hommages des femmes d’aujourd’hui aux combattantes d’hier, pour les remercier d’avoir fait avancer la condition féminine, et surtout les témoignages des femmes d’hier qui nous expliquent comment elles sont parvenues à faire avancer leur condition.<span id="more-2077"></span></p>
<p>Petite curiosité : en France, pour souligner l’événement, des actrices célèbres <a href="http://tele.premiere.fr/News-Tele/Journee-de-la-femme-2010-des-femmes-celebres-se-mettent-a-nu-pour-l-association-Enfants-du-Desert/(gid)/2235442" target="_blank">ont eu l’étrange idée de poser à moitié nues pour une photographe qui vendra ses oeuvres au profit de l’association Enfants du désert</a>, laquelle vise à scolariser les petites filles au Maroc. Une «belle démarche artistique et humaine», nous dit-on. Pas sûre de bien comprendre ladite démarche… Décidément, nos cousins ne font jamais rien comme les autres. Déshabiller les femmes pour célébrer leur journée, il fallait y penser !</p>
<p>Et espérons que cette année, Stéphane Laporte observera une minute de silence (dans sa <a href="http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/stephane-laporte/200903/08/01-834316-lhomme-et-la-journee-de-la-femme.php" target="_blank">chronique dégoulinante de bons sentiments publiée à pareille date l’an dernier</a>, il suggérait à ses congénères de cacher leurs testicules pour faire oublier leur passé d’esclavagistes paternalistes&#8230;)</p>
<p>Pour ma part, au milieu de tout ce tumulte, je proposerais plutôt de réfléchir aux «vraies affaires» en rappelant quelques faits.</p>
<p>Au Québec, nous sommes quand même assez bien loties. L’égalité des sexe est bien intégrée dans les moeurs et dans le monde du travail, mais d’autres phénomènes de société demeurent préoccupants. Par exemple, le fait que les familles monoparentales qui ont une femme à leur tête (et ça arrive dans près de 78 % des cas) sont généralement frappées par la pauvreté. On l’oublie souvent, mais le revenu moyen d’emploi des femmes québécoises n’équivaut encore qu’à environ 68 % de celui des hommes. La précarité des femmes est aggravée lorsque qu’elles vivent seules, lorsqu’elles sont monoparentales ou lorsqu’elles se séparent. Cet écart dans les revenus se répercute aussi sur les placements et les fonds de retraite. De ce fait, le nombre de femmes âgées vivant sous le seuil de la pauvreté est particulièrement élevé.</p>
<p>Notons enfin que plus de la moitié des 15 000 femmes adultes victimes d’actes criminels le sont dans un contexte conjugal (données de 2006). Quant à elles, les jeunes filles de moins de 18 ans sont touchées de plein fouet par les agressions sexuelles : elles représentent près de 80 % des femmes victimes de ces actes. (Pour en savoir plus, <a href="http://smr.newswire.ca/fr/conseil-du-statut-de-la-femme/regard-sur-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes" target="_blank">consultez les portraits socioéconomiques publiés par le Conseil du statut de la femme à l’occasion du 8 mars</a>.)</p>
<p>Un peu décourageant, tout ça… Mais au-delà de ces sombres statistiques, profitons de ce 8 mars pour prendre un temps d’arrêt. Sans être défaitistes ni jovialistes, pensons à demain, regardons devant nous et avançons. Au lieu de voir les hommes comme des ennemis responsables de tout nos maux, tendons-leur la main, réfléchissons aux relations que nous avons avec eux. Et qui sait, si ces messieurs y mettent aussi du leur, peut-être parviendrons-nous à nous réinventer, et à réinventer du même coup la rencontre amoureuse et le couple.</p>
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		<title>Quelques trouvailles (8)</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 13:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Glané pour vous : quelques nouveautés sur la philosophie, la condition féminine et masculine, les sexy sexagénaires, et la blogosphère.
Pour penser l’amour. Je viens de dévorer un petit livre très, très intéressant sur le sentiment amoureux vu par les philosophes : L&#8217;amour. De Platon à Compte-Sponville (lancé l&#8217;automne dernier par les éditions Eyrolles). En 215 pages, une prof de philo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Glané pour vous : quelques nouveautés sur la philosophie, la condition féminine et masculine, les sexy sexagénaires, et la blogosphère.</p>
<p><strong>Pour penser l’amour</strong>. Je viens de dévorer un petit livre très, très intéressant sur le sentiment amoureux vu par les philosophes : <a href="http://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782212544565/l-amour" target="_blank"><em>L&#8217;amour. De Platon à Compte-Sponville</em></a> (lancé l&#8217;automne dernier par les éditions Eyrolles). En 215 pages, une prof de philo de la région parisienne résume comment Lucrèce, Saint Augustin, Montaigne, Descartes, Rousseau, Kant, Schopenhauer, Nietzsche et les deux philosophes du titre de l&#8217;ouvrage se représentent la rencontre, l’amour, le couple, le mariage, le célibat, etc. Certains de ces grands penseurs sont d&#8217;indécrottables romantiques, d&#8217;autres des désillusionnés finis, mais ils tentent tous de comprendre pourquoi l&#8217;amour est si difficile. </p>
<p>Une lecture accessible, vulgarisée, avec des citations clés et des exemples tirés de la vie quotidienne. Un livre qui réussit à faire ce que la philo devrait toujours faire, soit nous «apprendre à vivre mieux et à aimer davantage.»<span id="more-1988"></span></p>
<p><strong>Dans une semaine, ce sera le 8 mars, Journée internationale des femmes</strong>. Où en est la condition féminine au Québec ? Dans le site du Conseil du statut de la femme, voyez les <a href="http://www.csf.gouv.qc.ca/modules/AMS/article.php?storyid=15" target="_blank">portraits régionaux</a> et autres documents <a href="http://www.csf.gouv.qc.ca/modules/AMS/article.php?storyid=62" target="_blank">bourrés de données socioéconomiques</a>. Il est question de démographie, d&#8217;éducation, d&#8217;économie et d&#8217;emploi, de revenu, de la participation femmes au pouvoir, etc.</p>
<p><strong>Vient de paraître</strong> : <em><a href="http://www.quebecoreditions.com/ficheProduit.aspx?codeprod=351351" target="_blank">Le masculin. Psychanalyse des representations des hommes au Québec</a></em>, de la psychologue et psychanalyste Marie Hazan (Les Éditions Quebecor). Je n&#8217;ai pas eu le temps de le lire, mais ça semble prometteur. Extrait de la quatrième de couverture : «Comment comprendre et définir l’identité masculine actuelle ? Les hommes sont-ils machos et phallocrates, ou modernes et égalitaires ? L’égalité sociale entre les hommes et les femmes est-elle devenue réalité ?»</p>
<p><strong>La sexologue et auteure québécoise bien connue Jocelyne Robert</strong> lancera le 15 mars prochain un nouvel essai intitulé <em>Les femmes vintage</em>, sur ses semblables dans la soixantaine et les défis qu&#8217;elles doivent surmonter. «Enfant, il fallait être belle. Ensuite, il nous fallut être mince et le rester. Désormais, le monstre est tricéphale : on n’a pas le droit d’être laide, pas le droit d’être grosse, pas le droit d’être vieille», <a href="http://www.editions-homme.com/ficheProduit.aspx?codeprod=347186" target="_blank">peut-on lire dans le catalogue des Éditions de l&#8217;Homme</a>.</p>
<p><strong>En terminant, quelques mots sur les blogues que je fréquente ces jours-ci.</strong> Mon préféré : <a href="http://www.felin-ananas.com" target="_blank"><em>Félin &amp; Ananas</em></a>, animé par deux jeunes hommes qui racontent leurs entreprises de drague dans la région de Québec. J’aime aussi le nouveau blogue du méga-séducteur Marc Boilard, <em><a href="http://deretourduvietnam.blogspot.com/" target="_blank">De retour du Vietnam</a></em>, où il conseille ceux et celles qui sont de retour sur le marché après avoir vécu une rupture amoureuse. Enfin, je garde toujours un oeil sur le blogue de <a href="http://jocelynerobert.blogspot.com/" target="_blank">Jocelyne Robert</a> et sur <em><a href="http://www.jesuisfeministe.com/" target="_blank">jesuisféministe.com</a></em>.</p>
<p>Quels sont vos blogues de prédilection sur les relations hommes-femmes, la séduction, etc. ? Des suggestions ?</p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
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		<title>La domination masculine</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/01/25/la-domination-masculine/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 13:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[uel]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Hier soir, j’ai visionné le très attendu film documentaire <a href="http://www.ladominationmasculine.net" target="_blank"><em>La domination masculine</em></a> du cinéaste français Patric Jean, qui a été tourné en partie au Québec. Voici mes commentaires et réflexions, en vrac (je tâcherai de ne pas répéter ce que l’on peut lire dans les médias depuis la sortie du film au Québec le 22 janvier).</p>
<p>Le propos du film, pro-féministe, soutient que le patriarcat demeure dominant, que l’égalité homme-femme n’est pas encore atteinte et que nous assistons à un ressac antiféministe (au Québec, ce ressac s&#8217;exprimerait depuis le massacre de Polytechnique, selon plusieurs féministes interrogées par Patric Jean). Le sujet du film est clair et net, mais peu nuancé. Un cours Féminisme 101 très condensé, en quelque sorte.</p>
<p>Alterner entre la France et le Québec, dans un film pro-féministe, c’est délicat. Les deux sociétés sont tellement différentes&#8230; De ce côté-ci de l&#8217;Atlantique, les Françaises de la séance de <em>speed dating</em> paraissent terriblement conservatrices — dans la salle de cinéma montréalaise où je me trouvais dimanche soir, c’était la consternation.</p>
<p>De la même manière, je crois que les Françaises seraient consternées de voir les Québécoises draguer avec autant d&#8217;aplomb des hommes au mieux ambivalents, au pire sans aucune assurance. (À quand un film documentaire sur le sujet ? <img src='http://ladrague.qc.ca/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> )</p>
<p><span id="more-1754"></span></p>
<p><em>La domination masculine</em>, que l’on décrit partout comme un documentaire «à thèse», me semble plutôt un long reportage. Un documentaire «à thèse» doit articuler un discours d’une manière originale et très rigoureuse pour forcer le spectateur à remettre en question les données initiales d’un problème. Pour demeurer dans l’optique féministe, le célèbre film <a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=1094" target="_blank"><em>Mourir à tue-tête</em></a> d’Anne-Claire Poirier (1979) renverse le regard sur le viol pour le faire subir au spectateur, met en scène une fiction dans une fiction, lesquelles sont prolongées par des scènes documentaires et didactiques. Le tout pour soutenir une thèse et, en bout de ligne, inciter le spectateur à voir le phénomène du viol d’un oeil neuf.</p>
<p>Le film de Patric Jean, pour sa part, souffre d’une structure molle, ne présente pas toutes les pièces à conviction (le film ne dit mot sur la pornographie, pourtant un excellent exemple de domination masculine), n’offre presque pas de recul historique (un petit résumé de l’histoire du féminisme au XXe siècle aurait été très utile), ses images d’archives ne sont pas identifiées ni datées, etc. Toutes les scènes du film, considérées isolément, sont pertinentes (et percutantes) : les stéréotypes sexistes des jouets et livres pour enfants, la retouche numérique d’une photo de femme nue, le spectacle d’une danseuse devant une bande de morons roteux du samedi soir, des victimes de violence conjugale, le massacre de Polytechnique, etc., mais l’ensemble est mal articulé. Quels sont les liens entre ces scènes ? Est-ce qu&#8217;il y a des relations de cause à effet ? Pas clair.</p>
<p>De plus, le leitmotiv des photos d’objets phalliques n’apporte aucune information et n’éclaire en rien le discours du film. La finale, où le cinéaste assemble un collage de photos tirées du film, est décevante (à sa place, j&#8217;aurais conclu en reprenant la première scène du film, celle du gars qui croit qu&#8217;il deviendra plus mâle en se faisant allonger le pénis par chirurgie). On en reste à un survol des enjeux actuels du féminisme&#8230; et on aurait aimé en savoir plus, obtenir une analyse plus poussée — par exemple, lier le ressac antiféminisme à d’autres mouvements néoconservateurs.</p>
<p>L’une des scènes les plus mémorables du documentaire est bien sûr le chapelet de déclarations haineuses d’une série d’hommes québécois : «le féminisme est un crime contre l&#8217;humanité», «il y a plus d&#8217;hommes victimes de violence conjugale que de femmes», «les comparaisons avec le régime stalinien et le régime fasciste sont évidentes», et j’en passe. Des propos totalement aberrants.</p>
<p>Mais il est déplorable que le cinéaste ait inséré dans cette scène quelques mots du psychologue et sexologue Yvon Dallaire (citations si brèves et incompréhensibles qu’elles paraissent ésotériques). Yvon Dallaire n’est pas un extrémiste. Il s’intéresse à la condition masculine, il pose un regard critique sur le féminisme et la société québécoise, mais ce n’est pas un individu qui soutient un discours haineux. Au contraire, il plaide sincèrement pour la fin de la guerre des sexes. Je ne suis pas toujours d’accord avec ses dires, je ne suis pas un fan inconditionnel de ses livres (qui sont parfois trop psycho-pop à mon goût), mais je les ai tous lus, ses livres, <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/10/yvon-dallaire/" target="_self">je l’ai rencontré en personne</a>, et je le répète : rien à voir avec les hommes victimaires et revanchards que l&#8217;on peut voir dans <em>La domination masculine</em>.</p>
<p>Enfin, il est regrettable que les personnes interviewées dans le film ne soient pas identifiées (sauf dans le générique de fin, mais qui prend la peine de lire attentivement les génériques ?). Identifier les gens à l’écran, à leur première apparition, aurait facilité la compréhension.</p>
<ul>
<li>Le <a href="http://www.ladominationmasculine.net" target="_blank">site web officiel du film</a>.</li>
<li>Le <a href="http://patricjean.blogspot.com" target="_blank">blogue du cinéaste</a>.</li>
<li>Quelques critiques : dans <em><a href="http://www.ledevoir.com/culture/cinema/281600/au-coeur-du-ressac" target="_blank">Le Devoir</a></em>, <em><a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/chroniqueurs/chronique/10559-au-dela-de-la-controverse.html" target="_blank">La Presse</a></em> et <a href="http://www.journalmetro.com/culture/article/429814--la-domination-masculine-la-femme-une-menace" target="_blank"><em>Métro Montréal</em></a>.</li>
</ul>
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		<title>Le féminisme est toujours pertinent, mais&#8230;</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/01/20/feminisme-toujours-pertinent/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 13:09:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Pour compléter le récent billet d’Emmanuelle sur sa vision du féminisme (que je partage), j’ai quelques reproches à faire au mouvement féministe. Par souci de critique constructive.
La plupart des revendications traditionnelles des féministes sont aujourd’hui satisfaites. Est-ce à dire que le féminisme n’est plus pertinent ? Bien sûr que non. Il y a encore des combats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Pour compléter <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/01/18/feministe-or-not-feministe/" target="_self">le récent billet d’Emmanuelle sur sa vision du féminisme</a> (que je partage), j’ai quelques reproches à faire au mouvement féministe. Par souci de critique constructive.</p>
<p>La plupart des revendications traditionnelles des féministes sont aujourd’hui satisfaites. Est-ce à dire que le féminisme n’est plus pertinent ? Bien sûr que non. Il y a encore des combats féministes à mener. Mais je suis déçu de l’inertie des féministes dans certains dossiers. Les voici.<span id="more-1669"></span></p>
<p><strong>Le commerce du sexe.</strong> Au cours des années 1980, les féministes étaient beaucoup plus militantes qu’aujourd’hui dans les dossiers de la pornographie et de la prostitution. Je sais bien que ce n’est pas évident de s’attaquer à cette industrie si bien intégrée à l’économie mondiale, si accessible et si populaire, mais bon, je ne vois pas les féministes intervenir avec force (déplorer platement l’exploitation sexuelle des femmes, ce n&#8217;est pas suffisant). À quand une stratégie renouvelée face à l’industrie du sexe ?</p>
<p>Il m&#8217;arrive de lire ou d&#8217;entendre des témoignages de femmes qui ont été exploitées par l&#8217;industrie du sexe. C&#8217;est beaucoup plus fort, plus porteur d&#8217;une révolte que le discours féministe actuel.</p>
<p><strong>Les stéréotypes sexistes dans les médias</strong>. Les stéréotypes de femme-objet sont toujours présents. Ils sont de plus en plus subtils, sournois, de sorte qu&#8217;on ne les remarque plus à la longue. Les féministes les condamnent (mollement) en produisant des rapports et des communiqués (ennuyants). Et rien ne change.</p>
<p>Nouveauté : la caricature sexiste touche aussi les hommes, <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/24/pitoyable-image-homme-publicite/" target="_self">notamment dans la publicité</a>, comme si la consécration de l’égalité des sexes consacrait l’égalité de la bêtise sexiste ! Cette nouvelle donne semble échapper aux féministes.</p>
<p>Et où sont les féministes dans les médias ? On ne les voit presque pas, sauf quand la Fédération des femmes du Québec ou le Conseil du statut de la femme, par exemple, organise une communication ou un événement officiel.</p>
<p>Face à l’abrutissement télévisuel et l’industrie des magazines dits féminins, les féministes ne font pas le poids médiatique. <em>La Gazette des femmes</em>, jadis un superbe magazine papier glacé vendu en kiosque, est maintenant un <a href="http://www.gazettedesfemmes.com" target="_blank">simple fichier PDF à télécharger</a>.</p>
<p>Face aux contenus misogynes qui pullulent sur Internet, les féministes ne font pas le poids numérique (il existe des sites intéressants sur le féminisme, par exemple le magazine électronique <em><a href="http://sisyphe.org/" target="_blank">Sisyphe.org</a></em> et le blogue <em><a href="http://www.jesuisfeministe.com/" target="_blank">Jesuisféministe.com</a></em>, mais ils sont peu nombreux). Je rêve à la résurrection du magazine <em>La vie en rose</em>, et sur plusieurs plateformes : web, vidéo, imprimé&#8230;</p>
<p><strong>Les féministes ont baissé les bras devant les préjugés dont elles sont victimes</strong>. De nos jours, il est de bon ton de railler les féministes, de les peindre en lesbiennes frustrées, en mégères habillées comme des camionneurs, en théoriciennes hyper-intellos qui n’ont pas connu l’orgasme depuis 1979&#8230; et le mouvement des femmes ne réagit pas. Incroyable mais vrai : l’image publique des féministes est déplorable et les féministes ne font rien ! À quand une campagne de marketing pour renverser la vapeur ?</p>
<p>Enfin, ce qui me déçoit le plus : <strong>les féministes n&#8217;accordent pas d&#8217;importance à la crise de la rencontre amoureuse</strong>, crise qui blesse pourtant les femmes dans leur chair et leur âme.</p>
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		<title>Féministe or not féministe ?</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 13:05:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Gril</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Nous avons appris récemment que notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… est une des lectures du cours Féminisme et antiféminisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Féminisme et antiféminisme&#8230; S’il faut en croire les commentaires concernant le féminisme reçus sur notre blogue, nos lecteurs interprètent notre livre de deux manières diamétralement opposées : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Nous avons appris récemment que notre livre <em><a href="http://www.editions-homme.com/ficheProduit.aspx?codeprod=337122" target="_blank">Les Québécois ne veulent plus draguer…</a></em> est une des lectures du cours <a href="http://www.er.uqam.ca/nobel/politis/IMG/pdf/POL510J-10-FrancisDupuis-Deri.pdf" target="_blank">Féminisme et antiféminisme</a> à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).</p>
<p>Féminisme et antiféminisme&#8230; S’il faut en croire les commentaires concernant le féminisme reçus sur notre blogue, nos lecteurs interprètent notre livre de deux manières diamétralement opposées : certains nous rangent carrément dans le camp des masculinistes (au secours !) tandis que d’autres saluent notre sympathie à la cause féministe. Où nous placer sur cet échiquier où plusieurs voudraient que tout soit noir ou blanc ?</p>
<p>Tout d’abord, Jean-Sébastien et moi n’apprécions guère d’être enfermés dans une catégorie, un tiroir. Dans la vie, il y a beaucoup — presque toujours — des zones grises.<span id="more-1662"></span></p>
<p>Le féminisme, à nos yeux, est un mouvement d’émancipation dont le bilan est positif à 99 %. Nous sommes très heureux de vivre au Québec en 2010, une société où l’égalité homme-femme est une valeur sacrée. Mais le féminisme est aussi une idéologie, et toute idéologie a tendance à déraper dans le discours figé, la doctrine. Un individu doctrinaire applique au monde qui l’entoure une grille d’analyse abstraite, désincarnée, sèche, et tout ce qui ne correspond pas exactement à sa grille sera jugé sans valeur, sans intérêt. Le doctrinaire enferme la société dans des catégories, des tiroirs (et il tape sur les nerfs de tout le monde, sauf les autres doctrinaires de sa bande).</p>
<p>Vous aurez deviné que nous n’avons aucun atome crochu avec les orthodoxies en «isme», les raisonnements abstraits, la langue de bois. Nous nous intéressons aux femmes, aux hommes, à l’amour. Pourquoi les Québécois éprouvent un tel malaise dans les situations de flirt, de rencontre amoureuse ? Le féminisme n’a pas de réponse à cette question (ni le masculinisme, ni le libéralisme, ni le socialisme&#8230; les idéologies ne prennent pas la séduction au sérieux). Nous explorons donc toutes les avenues possibles, sans nous enfermer dans un cadre idéologique.</p>
<p>Au Québec, le féminisme a eu un formidable impact sur la société, y compris sur la séduction et la drague — du moins sur la manière dont on les pratique. Les rôles tendent à s’inverser, le traditionnel mâle «chasseur» devenant la «proie» de madame. Tout le monde tâtonne un peu dans cette nouvelle définition des rôles (nous en parlons abondamment dans ce blogue et dans le livre <em><a href="http://www.editions-homme.com/ficheProduit.aspx?codeprod=337122" target="_blank">Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</a></em>). Le Québec change, expérimente de nouvelles relations hommes-femmes. Espérons que nous en finirons une bonne fois pour toutes avec la guerre des sexes et que nous parviendrons enfin à un nouvel ordre amoureux.</p>
<p>On me demande souvent ce que je pense du féminisme, sur le plan personnel. Mon féminisme, je le vis au quotidien. J’ai deux filles, encore jeunes, et je m’applique à leur démontrer au jour le jour que toutes les portes leur sont ouvertes. En fait, la question ne se pose même plus (merci à celles qui, avant nous, se sont battues pour ça). Plus tard, elles pourront être exploratrice comme Dora ou institutrice comme leur maîtresse adorée à l’école… Elles choisiront, je l’espère, ce qui leur plaira, sans se soucier des préjugés ou des conventions sociales. À mon sens, c’est ça être une femme aujourd’hui : se moquer des convenances et ne pas se laisser enfermer dans un moule, un rôle attitré (mais cette définition est tout aussi valable pour les hommes).</p>
<p>Et quand, juchée en haut d’une échelle, un marteau ou un pinceau à la main, je leur dis qu’une femme ça peut tout faire, je crois (j’espère) leur apprendre aussi l’autonomie. Car je suis intimement persuadée que si l’on est autonome, lorsque vient le temps de partager notre vie avec un autre, on le fait uniquement parce qu’on en a envie, parce que ça nous fait du bien, et non par besoin, par dépendance affective ou financière. C’est peut-être ça, aujourd’hui, être féministe : avoir la liberté de choisir.</p>
<p>Du moins, c’est la grâce que je nous souhaite.</p>
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		<title>Polytechnique, ultime horreur d’une décennie pourrie</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/12/07/polytechnique-decennie-pourrie/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 09:07:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Condition féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Années 1980]]></category>
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		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Salon du livre de Montréal]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dimanche dernier, c&#8217;était les 20 ans de la tuerie à l’École Polytechnique de Montréal. J&#8217;ai vu des gens déposer des fleurs dans le parc qui commémore les événements tragiques du 6 décembre 1989, j&#8217;ai lu beaucoup de témoignages et d&#8217;analyses dans les médias, j&#8217;ai pris part à des discussions, etc.
Parmi toutes les interprétations de l&#8217;événement, il y en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.aapq.org/fiches_projets/MCR_RMG_Nef14reines.html" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-1381" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/12/poly.jpg" alt="" width="113" height="260" /></a></p>
<p>Dimanche dernier, c&#8217;était les 20 ans de la tuerie à l’École Polytechnique de Montréal. J&#8217;ai vu des gens déposer des fleurs dans <a href="http://www.aapq.org/fiches_projets/MCR_RMG_Nef14reines.html" target="_blank">le parc qui commémore les événements tragiques du 6 décembre 1989</a>, j&#8217;ai lu beaucoup de témoignages et d&#8217;analyses dans les médias, j&#8217;ai pris part à des discussions, etc.</p>
<p>Parmi toutes les interprétations de l&#8217;événement, il y en a une qui m&#8217;a surpris&#8230; et qui ne m&#8217;a pas convaincu du tout : Polytechnique serait «la» cassure dans l&#8217;histoire des relations hommes-femmes au Québec, il y aurait un «avant» et un «après» 6 décembre 1989. (<a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2009/12/03/001-polytechnique-theatre2.shtml" target="_blank">C&#8217;est par exemple l&#8217;opinion du comédien et dramaturge Gilbert Turp</a>, auteur d’une pièce de théâtre inspirée du massacre de Polytechnique.)</p>
<p>Affirmer qu’il y a un «avant» et un «après» Polytechnique, c’est laisser entendre que c’était mieux (ou moins pire) «avant». Vraiment ? La cohabitation hommes-femmes était donc si agréable au Québec avant le 6 décembre 1989 ?<span id="more-1366"></span></p>
<p>Je ne veux surtout pas minimiser le traumatisme de Polytechnique. Dans l’histoire récente du Québec, il n’y a pas d’événements aussi violents et aussi misogynes. Mais il ne faudrait pas oublier que pendant toute la décennie 1980, les relations hommes-femmes se dégradaient sans cesse : en réaction à l’émancipation sexuelle des années 1960-70, un nouveau célibat avait commencé à s’imposer au début des années 1980 ; en opposition aux mouvements collectifs des années 1960-70, un nouvel individualisme narcissique prenait de l’ampleur.</p>
<p>De plus, le virus de l&#8217;immunodéficience humaine (VIH) avait été formellement identifié par la communauté scientifique en 1983. Lorsque l’opinion publique a pris conscience de la menace du sida, c’était la panique, toutes sortes de rumeurs circulaient. Je me rappelle très bien que des gens refusaient de s’embrasser par crainte d&#8217;attraper le VIH ! Pas exactement une ambiance propice à la rencontre et à l&#8217;amour&#8230;</p>
<p>Au milieu des années 1980, les relations hommes-femmes étaient misérables au Québec et rien ne permettait de croire à une éventuelle amélioration. Replacés dans ce contexte, les 14 assassinats sexistes de Polytechnique me semblent l’ultime horreur, la confirmation absolue que les années 1980 furent pourries, minables, nulles à chier. Polytechnique n’est donc pas le déclenchement d’une crise, un événement qui démarque clairement un «avant» et un «après», plutôt une effroyable violence qui a exacerbé une régression amorcée plusieurs années auparavant.</p>
<p>Qu’en pensez-vous ?</p>
<ul>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/tag/polytechnique/" target="_self">Tous mes billets sur Polytechnique</a></li>
<li>Polytechnique, 20 ans après : les articles de <em><a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200912/05/01-928237-polytechnique-20-ans-deja.php" target="_blank">Cyberpresse</a></em>, du <em><a href="http://www.ledevoir.com/motcle/ecole-polytechnique-de-montreal/" target="_blank">Devoir, </a></em>de <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2009/12/04/005-polytechnique20ans-accueil.shtml" target="_blank">Radio-Canada</a> et de <em><a href="http://sisyphe.org/spip.php?breve1436" target="_blank">Sisyphe.org</a></em>.</li>
</ul>
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		<title>C&#8217;était en 1989</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/11/09/1989/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 06:09:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Condition féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Condition masculine]]></category>
		<category><![CDATA[Drague]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Séduction]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Daigle-Tremblay]]></category>
		<category><![CDATA[Chute du mur de Berlin]]></category>
		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Corneau]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
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Il y aura bientôt 20 ans, le 6 décembre 1989, un jeune homme assassinait 14 jeunes étudiantes de l’École polytechnique de l&#8217;Université de Montréal en hurlant : «Vous êtes toutes des féministes !» Effroyable, monstrueuse tragédie que les Québécois commémoreront dans quelques semaines. 
Je veux aujourd&#8217;hui insister sur deux autres événements qui ont marqué l&#8217;an de grâce 1989, quelques mois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <br />
<a href="http://www.aapq.org/fiches_projets/MCR_RMG_Nef14reines.html" target="_blank"><img class="size-full wp-image-1238 alignleft" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/11/polytechnique.jpg" alt="L'un des 14 tertres commémorant les victimes du massacre de Polytechnique" width="108" height="182" /></a><br />
Il y aura bientôt 20 ans, le 6 décembre 1989, un jeune homme assassinait 14 jeunes étudiantes de l’École polytechnique de l&#8217;Université de Montréal en hurlant : «Vous êtes toutes des féministes !» Effroyable, monstrueuse tragédie que les Québécois commémoreront dans quelques semaines. </p>
<p>Je veux aujourd&#8217;hui insister sur deux autres événements qui ont marqué l&#8217;an de grâce 1989, quelques mois avant le traumatisme de Polytechnique : l&#8217;affaire Daigle-Tremblay et la première publication de <em>Père manquant, fils manqué</em>. Des événements qui ont durablement influencé les relations hommes-femmes au Québec.<span id="more-1228"></span></p>
<p>Pendant l&#8217;été, <strong>l&#8217;affaire Daigle-Tremblay</strong> battait son plein. Chantal Daigle était cette jeune femme qui avait quitté un partenaire violent, Jean-Guy Tremblay, alors qu&#8217;elle était enceinte de 18 semaines. Elle avait décidé d&#8217;interrompre sa grossesse, mais Jean-Guy Tremblay s&#8217;y opposait ; le 26 juillet, il a obtenu en Cour d&#8217;appel du Québec une injonction empêchant son ex-conjointe d&#8217;aller de l&#8217;avant malgré un jugement historique de la Cour suprême en 1988 (l&#8217;arrêt Morgentaler) stipulant que l&#8217;avortement n&#8217;était plus un geste criminel au Canada. Situation complètement dingue : Chantal Daigle était devenue la seule femme au Canada ne pouvant avoir recours à l&#8217;avortement, sous peine d&#8217;amende et d&#8217;emprisonnement ! Les pro-vie et pro-choix s&#8217;affrontaient quotidiennement ou presque. L&#8217;affaire a tenu le pays en haleine jusqu&#8217;au 8 août, lorsque la Cour suprême du Canada a levé l&#8217;injonction du tribunal québécois. Chantal Daigle s&#8217;était réfugiée secrètement à Boston pour obtenir une interruption volontaire de grossesse.</p>
<p>L&#8217;affaire Daigne-Tremblay fut un choc pour tous ceux qui croyaient que le corps d&#8217;une femme appartient de plein droit à la principale intéressée, et qui croyaient aussi que le principe de l&#8217;égalité hommes-femmes obtenu de haute lutte par les féministes était un acquis définitif. (Jean-Guy Tremblay, pour sa part, reviendra dans l&#8217;actualité judiciaire au cours des années 1990-2000 : il sera reconnu coupable de plusieurs cas de violence conjugale.)</p>
<p>L&#8217;année 1989 fut aussi celle de la publication de <em><strong>Père manquant, fils manqué</strong></em>, du psychanalyste <a href="http://www.editions-homme.com/ficheAuteur.aspx?codeaut=CORN1003" target="_blank">Guy Corneau</a>. Un ouvrage-choc qui a permis aux Québécois de prendre conscience de la condition masculine. En 1989, grâce à Guy Corneau, la réalité des hommes était enfin devenue un sujet de discussion pour les médias, des spécialistes, des chercheurs, etc., et le grand public  (tout comme le Québec s&#8217;était intéressé de près, dans les années 1970-80, à la condition féminine).</p>
<p>Et le 6 décembre se produisait le massacre de Polytechnique. Il y a 20 ans, donc, trois événements médiatisés à l&#8217;extrême, trois secousses sismiques sur le terrain des relations entre les sexes.</p>
<p>Sans oublier la <strong>chute du mur de Berlin</strong>, survenue il y a exactement 20 ans aujourd&#8217;hui. Cet événement a consacré l&#8217;écroulement des idéologies d&#8217;extrême-gauche et laissé toute la place à une nouvelle conception de la vie en société qui, on s&#8217;en rendra compte au fil des ans, n&#8217;est pas des plus excitantes pour la rencontre amoureuse : <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/10/22/vingt-ans-de-capitalisme-sauvage/" target="_self">le néolibéralisme</a>.</p>
<p>En songeant à l&#8217;actualité tourmentée au Québec en 1989, je me pose plusieurs questions sur les relations hommes-femmes. Avons-nous progressé depuis 20 ans ? Ou régressé ? Quand j&#8217;observe le triste état de la séduction et de la drague au Québec, je suis perplexe&#8230;</p>
<p>Qu&#8217;en pensez-vous ?</p>
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