Articles avec le tag ‘Expression orale’

Drague 101

 

En écrivant le livre Les Québécois ne veulent plus draguer… et encore moins séduire, nous n’avons jamais voulu rédiger un manuel pratique sur la drague. Plusieurs nous demandent pourtant quelles sont les méthodes les plus efficaces pour rencontrer une créature du sexe opposé.

Une fois n’est pas coutume et pour faire oeuvre utile, voici quelques techniques de base tirées du meilleur guide pratique que j’ai pu consulter, La drague, tout un programme, du Français Gérard Moncomble (De La Martinière Jeunesse, 2000). Un manuel bourré de références culturelles — les Français possèdent une longue et riche culture de la drague, qui ne peut que nous inspirer.Crédit photo: Shutterstock

Pour draguer, il faut d’abord plaire. Il y a une différence entre être beau, belle, et se sentir beau ou belle. Pour draguer, il faut être bien dans sa peau, avoir de la conversation, une personnalité intéressante et attachante. Il existe des mannequins et des bellâtres mal dans leur peau, sans personnalité, que personne n’a envie de fréquenter.

Draguer, c’est apprendre. «Charmer grâce à des yeux gris lavande, une coupe de cheveux extra-mode, de longues jambes ou une paire d’obus canon, c’est de la séduction passive. Ça ne vous apprendra rien. (…) Plus les obstacles sont nombreux, plus la réussite sera méritoire.» Draguer, c’est aussi mieux se connaître, mieux s’accepter, et prendre plaisir à entrer en contact avec autrui. Lire la suite de ce billet »

Le parler des Québécois exprime leur crainte de la drague

 

Pour compléter la série de billets sur la peur du rejet, récemment signés par ma comparse Emmanuelle… Voici des tournures de phrases typiques du Québécois moyen qui ose enfin sortir de son silence, et surmonter sa peur d’avoir peur, pour se lancer dans l’arène de la drague. (Dans les exemples ci-dessous, un homme aborde une femme.)

  • Formules convenues : «Tu viens souvent par ici ?», «On se connaît, il me semble…», «C’est quoi ton signe ?», etc.Crédit photo: Shutterstock
  • Il tutoie tout ce qui bouge : «J’peux-tu m’asseoir à côté de toi?»
  • Une fâcheuse tendance à tourner autour du pot : «Puisque nous sommes assis au bar… Peut-être que je pourrais t’offrir un verre ? Si t’en as envie, bien sûr… Mais c’est vrai qu’on ne se connaît pas… T’es pas obligée d’accepter… J’aurais peut-être dû te dire que… En fait, ce n’est pas ce que je voulais te dire…», etc.
  • Il va même jusqu’à s’excuser d’entrer en contact avec une inconnue : «S’cuse, là, je ne voudrais pas te déranger…»

Non mais, je vous le demande : comment peut-on charmer, envoûter une femme lorsqu’on s’excuse d’emblée de l’aborder, qu’on lui ressert des formules stéréotypées, qu’on bafouille et qu’on la tutoie à tour de bras ? Lire la suite de ce billet »

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. >>>

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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À propos du blogue
Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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