Articles avec le tag ‘Égalité des sexes’
C’était en 1989

Il y aura bientôt 20 ans, le 6 décembre 1989, un jeune homme assassinait 14 jeunes étudiantes de l’École polytechnique de l’Université de Montréal en hurlant : «Vous êtes toutes des féministes !» Effroyable, monstrueuse tragédie que les Québécois commémoreront dans quelques semaines.
Je veux aujourd’hui insister sur deux autres événements qui ont marqué l’an de grâce 1989, quelques mois avant le traumatisme de Polytechnique : l’affaire Daigle-Tremblay et la première publication de Père manquant, fils manqué. Des événements qui ont durablement influencé les relations hommes-femmes au Québec. Lire la suite de ce billet »
Louise Masson, consultante en étiquette des affaires
Voici le troisième billet d’une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l’élaboration d’un nouvel ordre amoureux.
Aujourd’hui : Louise Masson, consultante en étiquette des affaires..
Louise Masson a eu un parcours hors de l’ordinaire. Dans les années 1960, elle quitte le Québec pour suivre des études de géographie à La Sorbonne. Elle entame sa carrière de géographe au Maroc. Quelques années plus tard, elle devient de sous-chef du protocole des affaires étrangères du roi du Maroc Hassan II, rien de moins ! Mariée à un diplomate, Louise Masson a fait de la planète son terrain de jeu. De retour dans la région de Montréal au début des années 1990, elle fonde Beaux Gestes, un service d’étiquette sociale et professionnelle, nationale et internationale.
Nous l’avons rencontrée en mars 2007 pour discuter étiquette et savoir-vivre. Voici quelques extraits inédits de cette entrevue. Lire la suite de ce billet »
Diviser une facture ou le refus de la galanterie
Scène banale au Québec : dans un restaurant ou un bar, un homme et une femme en situation de flirt séparent scrupuleusement une facture en deux. Ils vont jusqu’à effectuer des calculs avec un crayon ou la calculatrice de leur téléphone cellulaire, dans le genre : «Tu as bu trois verres et moi deux, tu n’a pas pris d’entrée, mais j’ai commandé un dessert, alors je divise ici et j’additionne là…»
Cette mauvaise habitude est d’une impolitesse crasse. Aussi galant que roter à table ou se moucher avec la nappe.
Ce comportement typiquement québécois provient, à mon avis, de l’égalité des sexes érigée en absolu. D’une lecture doctrinaire de la Charte des droits et libertés de la personne.
Que l’on me comprenne bien : je suis heureux de vivre dans un État de droit qui impose l’égalité des sexes dans les lois, les institutions, au travail, etc. Les Québécois sont attachés à la notion d’égalité homme-femme, et c’est tant mieux. Le seul problème, c’est que l’exigence d’égalité a, mine de rien, contaminé plusieurs rapports sociaux qui ne devraient pas reposer sur l’équilibre parfait entre les droits de monsieur et de madame. Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.