Articles avec le tag ‘Égalité des sexes’

Journée de la femme : faire le point

 

C’est le 8 mars : bonne fête à nous toutes, mesdames !

En cette Journée internationale des droits de la femme, tout le monde voudra donner son point de vue.

Aujourd’hui, comme à l’accoutumée, nous allons être abreuvées d’une foule de données concernant l’avancée ou le recul de la cause des femmes. Ça s’améliore, ça empire, l’équité salariale, le plafond de verre. Sans parler de ces politiciens qui voudront se faire du capital politique sur notre dos.

Nous aurons droit à des témoignages de jeunes chroniqueuses qui s’interrogeront pour la énième fois sur la valeur du féminisme. Comme si c’était toujours à rééexpliquer… Je préfère les hommages des femmes d’aujourd’hui aux combattantes d’hier, pour les remercier d’avoir fait avancer la condition féminine, et surtout les témoignages des femmes d’hier qui nous expliquent comment elles sont parvenues à faire avancer leur condition. Lire la suite de ce billet »

La domination masculine

 

Hier soir, j’ai visionné le très attendu film documentaire La domination masculine du cinéaste français Patric Jean, qui a été tourné en partie au Québec. Voici mes commentaires et réflexions, en vrac (je tâcherai de ne pas répéter ce que l’on peut lire dans les médias depuis la sortie du film au Québec le 22 janvier).

Le propos du film, pro-féministe, soutient que le patriarcat demeure dominant, que l’égalité homme-femme n’est pas encore atteinte et que nous assistons à un ressac antiféministe (au Québec, ce ressac s’exprimerait depuis le massacre de Polytechnique, selon plusieurs féministes interrogées par Patric Jean). Le sujet du film est clair et net, mais peu nuancé. Un cours Féminisme 101 très condensé, en quelque sorte.

Alterner entre la France et le Québec, dans un film pro-féministe, c’est délicat. Les deux sociétés sont tellement différentes… De ce côté-ci de l’Atlantique, les Françaises de la séance de speed dating paraissent terriblement conservatrices — dans la salle de cinéma montréalaise où je me trouvais dimanche soir, c’était la consternation.

De la même manière, je crois que les Françaises seraient consternées de voir les Québécoises draguer avec autant d’aplomb des hommes au mieux ambivalents, au pire sans aucune assurance. (À quand un film documentaire sur le sujet ? ;-))

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Le féminisme est toujours pertinent, mais…

 

Pour compléter le récent billet d’Emmanuelle sur sa vision du féminisme (que je partage), j’ai quelques reproches à faire au mouvement féministe. Par souci de critique constructive.

La plupart des revendications traditionnelles des féministes sont aujourd’hui satisfaites. Est-ce à dire que le féminisme n’est plus pertinent ? Bien sûr que non. Il y a encore des combats féministes à mener. Mais je suis déçu de l’inertie des féministes dans certains dossiers. Les voici. Lire la suite de ce billet »

C’était en 1989

 
L'un des 14 tertres commémorant les victimes du massacre de Polytechnique
Il y aura bientôt 20 ans, le 6 décembre 1989, un jeune homme assassinait 14 jeunes étudiantes de l’École polytechnique de l’Université de Montréal en hurlant : «Vous êtes toutes des féministes !» Effroyable, monstrueuse tragédie que les Québécois commémoreront dans quelques semaines. 

Je veux aujourd’hui insister sur deux autres événements qui ont marqué l’an de grâce 1989, quelques mois avant le traumatisme de Polytechnique : l’affaire Daigle-Tremblay et la première publication de Père manquant, fils manqué. Des événements qui ont durablement influencé les relations hommes-femmes au Québec. Lire la suite de ce billet »

Louise Masson, consultante en étiquette des affaires

Voici le troisième billet d’une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l’élaboration d’un nouvel ordre amoureux.

Aujourd’hui : Louise Masson, consultante en étiquette des affaires..Louise Masson

Louise Masson a eu un parcours hors de l’ordinaire. Dans les années 1960, elle quitte le Québec pour suivre des études de géographie à La Sorbonne. Elle entame sa carrière de géographe au Maroc. Quelques années plus tard, elle devient de sous-chef du protocole des affaires étrangères du roi du Maroc Hassan II, rien de moins ! Mariée à un diplomate, Louise Masson a fait de la planète son terrain de jeu. De retour dans la région de Montréal au début des années 1990, elle fonde Beaux Gestes, un service d’étiquette sociale et professionnelle, nationale et internationale.

Nous l’avons rencontrée en mars 2007 pour discuter étiquette et savoir-vivre. Voici quelques extraits inédits de cette entrevue. Lire la suite de ce billet »

Diviser une facture ou le refus de la galanterie

 

Scène banale au Québec : dans un restaurant ou un bar, un homme et une femme en situation de flirt séparent scrupuleusement une facture en deux. Ils vont jusqu’à effectuer des calculs avec un crayon ou la calculatrice de leur téléphone cellulaire, dans le genre : «Tu as bu trois verres et moi deux, tu n’a pas pris d’entrée, mais j’ai commandé un dessert, alors je divise ici et j’additionne là…»facture_resto1

Cette mauvaise habitude est d’une impolitesse crasse. Aussi galant que roter à table ou se moucher avec la nappe.

Ce comportement typiquement québécois provient, à mon avis, de l’égalité des sexes érigée en absolu. D’une lecture doctrinaire de la Charte des droits et libertés de la personne

Que l’on me comprenne bien : je suis heureux de vivre dans un État de droit qui impose l’égalité des sexes dans les lois, les institutions, au travail, etc. Les Québécois sont attachés à la notion d’égalité homme-femme, et c’est tant mieux. Le seul problème, c’est que l’exigence d’égalité a, mine de rien, contaminé plusieurs rapports sociaux qui ne devraient pas reposer sur l’équilibre parfait entre les droits de monsieur et de madame. Lire la suite de ce billet »

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. >>>

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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À propos du blogue
Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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