Articles avec le tag ‘Éducation’
C’est la faute de l’école (2)
La «réforme» (il faudrait plutôt dire la régression généralisée) de l’éducation au Québec, aussi appelée «renouveau pédagogique», est en branle depuis 2000. Vous avez sûrement entendu parler du constructivisme, de la pédagogie par projets, des fameuses compétences transversales, des bulletins de notes incompréhensibles, etc. Les résultats sont, à l’évidence, catastrophiques.
Les élèves, toujours ramenés à leur sempiternel «vécu», doivent construire eux-mêmes leur savoir, leurs habiletés et leur compréhension du monde, le professeur n’étant plus qu’une sorte de gentil animateur de classe. Il n’y a plus de transmission d’un héritage culturel, nulle rigueur dans l’acquisition des connaissances ; c’est le relativisme intégral (ton savoir vaut bien le mien), le mépris du travail intellectuel, de l’effort, de la persévérance. Lire la suite de ce billet »
Souvenir pornographique

Je n’ai pas oublié mon premier contact avec la pornographie, au début des années 1980. J’avais 12 ou 13 ans. La scène s’est déroulée chez un ami, en l’absence de ses parents. Un magazine cochon traînait dans le salon (probablement un oubli de la part des parents), périodique soft du genre Playboy. Un choc. Oui, je le dis sans exagérer : mon ami et moi, nous étions soufflés.
La publication sur papier glacé était illustrée de photos de femmes nues de la tête aux pieds, la poitrine et le pubis dénudés, ou encore les fesses à l’air, dans diverses mises en scène (sur la plage, sur le pont d’un yacht, sur des draps de satin rouge, etc.). Stupéfaction : la nudité intégrale !
Avec mon ami, conversations gênées sur les diverses caractéristiques et fonctions du corps de la femme, spéculations à n’en plus finir, questions sans réponses. Nous étions envahis par un mélange de curiosité et de culpabilité, d’excitation et d’angoisse. Il faut dire que l’éducation sexuelle de l’époque ne nous avait pas appris grand-chose (le premier véritable programme d’éducation sexuelle, dans les écoles primaires et secondaires du Québec, a été implanté un peu plus tard, en 1985). Lire la suite de ce billet »
Jocelyne Robert, auteur, sexologue
Voici le quatrième billet d’une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l’élaboration d’un nouvel ordre amoureux.
Aujourd’hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).

Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à l’éducation et au mieux-être sexuel de son prochain grâce à ses livres à succès (traduits en une vingtaine de langues), ses chroniques dans divers médias, conférences, etc. Depuis une dizaine d’années, elle s’intéresse plus spécifiquement aux relations hommes-femmes et à l’impact de l’hypersexualisation. Elle prépare en ce moment un ouvrage sur les baby-boomeuses : leur peur de vieillir, leur rapport au corps, à la beauté, à l’amour et à l’érotisme ainsi que l’engouement pour les chirurgies esthétiques. Jocelyne Robert a été récompensée par de nombreux prix et distinctions.
Nous avons rencontré Jocelyne Robert en juin 2007. De cette longue entrevue, voici quelques extraits inédits (qui reprennent le fil de notre entrevue avec le psychologue et sexologue Yvon Dallaire, sur l’éducation des garçons). Lire la suite de ce billet »
Yvon Dallaire, psychologue et sexologue
Voici le deuxième billet d’une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l’élaboration d’un nouvel ordre amoureux.
Aujourd’hui : Yvon Dallaire, psychologue et sexologue.
En plus de son travail de thérapeute dans sa clinique de Québec, Yvon Dallaire mène depuis le début des années 1980 une réflexion sur la condition masculine et la vie de couple. En témoignent ses nombreux livres (il possède sa propre maison d’édition, Option Santé), articles, chroniques, émissions de télévision, conférences, ateliers et formations.
Nous avons rencontré Yvon Dallaire en mai 2007. De cette longue entrevue, voici quelques extraits inédits qui s’attardent à un phénomène toujours d’actualité : la socialisation des garçons dans une société en voie de féminisation. Lire la suite de ce billet »
C’est la faute de l’école

Le Québec, à l’évidence, ne possède pas de culture de la séduction : aucun équivalent de l’amour courtois médiéval, de Casanova, Cyrano de Bergerac ou Don Juan. Non seulement parce que la société québécoise est jeune (seulement quatre siècles et quelque d’histoire), mais aussi parce que son système d’éducation ne transmet rien qui puisse nourrir une culture de la rencontre amoureuse, de la galanterie.
J’ai l’impression qu’il existe un lien entre le triste état de notre système éducatif et le piètre état de la drague et de la séduction au Québec. Vous en doutez ? Suivez mon raisonnement. Je peux me tromper, je ne prétends pas être un expert du système éducatif québécois, mais s.v.p. prenez la peine de me lire jusqu’au bout et de réserver votre jugement.
Voici ma compréhension du système d’éducation au Québec, en me basant sur ce que j’y ai vécu (17 années sur les bancs d’école), sur ce que je peux observer chez les jeunes de mon entourage, sur les témoignages de mes proches et amis qui travaillent dans le réseau scolaire, etc. Lire la suite de ce billet »
Quand la peur de draguer est une phobie (2)
La peur de flirter peut être une maladie (au sens clinique du terme), expliquais-je dans mon billet précédent.
«J’ai toujours de la difficulté à répondre au téléphone, à assister aux réunions de service, je me suis toujours sentie “à part” et je n’assiste jamais aux activités de bureau. Je ne me mêle pas aux autres. Je dois avouer que oui, je souffre de cette solitude. Je peux passer des jours sans voir personne! Et si on frappe à ma porte, je ne réponds pas. Parfois je laisse le téléphone sonner sans répondre. Je ferme la sonnerie. Je regarde l’afficheur téléphonique. J’évite les situations sociales, les occasions de rencontres et je m’ennuie souvent.»
Ce témoignage est tiré d’un site web sur la phobie sociale (qui rassemble une quinzaine de témoignages en tout).


Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.