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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Cinéma</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Après-ski</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 05:01:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Une scène de drague à la québécoise, tirée du film «érotique» Après-ski (de Roger Cardinal, 1971). Avec René Angélil et Francine Grimaldi !

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<p style="text-align: left;">Une scène de drague à la québécoise, tirée du film «érotique» <em>Après-ski</em> (de Roger Cardinal, 1971). Avec René Angélil et Francine Grimaldi !</p>
<p style="text-align: center;"><iframe width="425" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/CtnlMPcdPwU" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Romantisme et cinéma québécois (2)</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Nov 2010 12:21:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).
J&#8217;ai commenté hier les films les plus significatifs des années 1960-1970. Le cinéma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).</strong></p>
<p><a href="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/le_declin_de_l_empire_americain_.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-3945" src="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/le_declin_de_l_empire_americain_.jpg" alt="" width="196" height="281" /></a>J&#8217;ai commenté hier <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/22/romantisme-et-cinema-quebecois/" target="_self">les films les plus significatifs des années 1960-1970</a>. Le cinéma québécois du début des années 1980, en crise, perd son originalité et son dynamisme, et les relations hommes-femmes y sont au point mort. Dans les films de Léa Pool par exemple, particulièrement désabusés (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/femme-de-l-hotel_4369" target="_blank">La femme de l&#8217;hôtel</a></em>, <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=3350" target="_blank">Anne Trister</a></em>, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/a-corps-perdu_3780" target="_blank">À corps perdu</a></em>), des personnages qui n&#8217;ont rien à dire tournent en rond dans un monde vide de sens et d&#8217;amour.</p>
<p><a href="http://elephant.canoe.ca/films/qui-a-tire-sur-nos-histoires-d-amour_10814/" target="_blank"><em>Qui a tiré sur nos histoires d&#8217;amour ?</em></a>, demande en 1986 la cinéaste Louise Carré. La réponse est peut-être dans le dernier film du célèbre cinéaste d&#8217;animation de l&#8217;Office national du film du Canada (ONF) Norman McLaren, <a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=2122" target="_blank">consacré au personnage mythologique de Narcisse</a>. Le narcissisme est en effet une des grandes thématiques du cinéma de la décennie 1980, avec l&#8217;errance existentielle qui débouche sur le suicide (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/sonatine_570" target="_blank">Sonatine</a></em> de Micheline Lanctôt en 1983) ainsi que la recherche du père par des personnages à la vie sentimentale esseulée (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/un-zoo-la-nuit_5683" target="_blank">Un zoo la nuit</a></em> de Jean-Claude Lauzon, 1987). À l&#8217;affiche dans un cinéma près de chez vous : je-me-moi, et ma vie ne va nulle part.<span id="more-3812"></span></p>
<p>L&#8217;une des rares charges politiques dans le cinéma de l&#8217;époque, <em><a href="http://www.panorama-cinema.com/html/critiques/elvisgratton.htm" target="_blank">Elvis Gratton</a></em> de Pierre Falardeau et Julien Poulin (1985) tourne en bourrique un colonisé intégral (qui deviendra un personnage-culte de la culture populaire québécoise). Et c&#8217;est un séducteur grotesque : empêtré dans un costume à paillettes trop serré, il se croit irrésistible; dans son sous-sol de banlieue ultra-kitsch, il titille son épouse en imitant le King. Au milieu du premier épisode (tourné en 1981), Elvis Gratton tente grossièrement de draguer une étudiante. Lorsqu&#8217;elle refuse ses avances, il devient colérique et lui lance : «P’tite crisse d’agace pissette, t’aimes mieux te faire pogner le cul par ta gang de pouilleux, maudite droguée&nbsp;!» De la grande classe&#8230;</p>
<p>Pendant la première moitié des années 1980, il n&#8217;y a presque plus de films critiques sur les relations hommes-femmes (sauf les documentaires féministes). Puis éclate comme une bombe <a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=3710" target="_blank"><em>Le déclin de l&#8217;empire américain</em></a> de Denys Arcand (1986), «le» film québécois des années 1980 (et un succès mondial), regard sarcastique sur une bande de baby-boomers qui, le temps d&#8217;un séjour à la campagne, joue à la guerre des sexes&#8230; et le jeu dérape, brisant le dernier couple qui avait su sauver les apparences. Au final, les personnages ne croient plus en rien, pas même à l&#8217;amour (il ne leur reste que leur obsession pour le cul et le jargonnage universitaire), à l&#8217;exception d&#8217;un étudiant. Le film suivant de Denys Arcand, <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=4695" target="_blank">Jésus de Montréal</a></em> (1989), est beaucoup plus optimiste : tandis qu&#8217;ils travaillent à une production théâtrale qui actualise la Passion du Christ, de jeunes acteurs retrouvent le sens du sacré, du partage et de l&#8217;amour.</p>
<p>Nouveauté à l&#8217;époque, des hommes questionnent leur masculinité et leurs sentiments, osent se montrer fragiles et sensibles. Notamment dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/jacques-et-novembre_11577" target="_blank">Jacques et novembre</a></em> de Jean Beaudry et François Bouvier (1984), <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/masculine-mystique_5665" target="_blank">The Masculine Mystique</a></em> (John N. Smith et Giles Walker, 1984) et <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=3633" target="_blank">L&#8217;homme renversé</a></em> (Yves Dion, 1987). Ces efforts pour apprécier la complexité de la condition masculine seront balayés dans les années 1990-2000 par la série <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Boys" target="_blank"><em>Les Boys</em></a> et par des niaiseries comme <a href="http://elephant.canoe.ca/films/3-p-tits-cochons_77168/" target="_blank"><em>Les 3 p’tits cochons</em></a> (réalisé par Patrick Huard).</p>
<p>L&#8217;un des films les plus populaires de l&#8217;histoire du cinéma québécois, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/cruising-bar_4588" target="_blank">Cruising bar</a></em> (Robert Ménard, 1989), s&#8217;inspire de la légendaire maladresse des Québécois dans les situations de drague. Les quatre personnages de séducteurs (quatre anti-héros interprétés par le même acteur, Michel Côté) échouent systématiquement dans leurs tentatives pour conquérir des créatures du sexe opposé. Ce film reste à l&#8217;affiche pendant un an, puis devient une valeur sûre à la télévision et dans les clubs vidéo; sans aucun doute, les Québécois se reconnaissent dans cette comédie. (<em>Cruising bar 2</em>, lancé en 2008, est cependant un échec.)</p>
<p><strong>Les années 1990 et 2000</strong></p>
<p>Le cinéma québécois du début des années 1990 n&#8217;est pas très inspiré. Les films qui se veulent romantiques sont généralement décevants. <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/amoureux-fou_7898" target="_blank">Amoureux fou</a></em> de Robert Ménard (1991) ne nous fait pas tomber amoureux fou de ses personnages. <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/nelligan_1215" target="_blank">Nelligan</a></em> de Robert Favreau (1991), biographie d&#8217;un poète que l&#8217;on disait si beau et séducteur, manque de lyrisme. Denys Arcand signe le sinistre <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/love-human-remains_5372" target="_blank">Love &amp; Human Remains</a></em> en 1994. Gilles Carle ne nous émoustille plus (mais il arrive parfois à faire rire; dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/postiere_9330" target="_blank">La postière</a></em>, en 1992, on voit Michèle Richard à quatre pattes, costumée en biche lubrique).</p>
<p>Où se cache l&#8217;amour ? Dans <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=28499" target="_blank">La vie fantôme</a></em> de Jacques Leduc (1992), une liaison adultère est filmée de manière enlevante, sensuelle et sentimentale. André Forcier a une imagination de plus en plus débridée : <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=5020" target="_blank">Une histoire inventée</a></em> (1990), <a href="http://elephant.canoe.ca/films/vent-du-wyoming_6596" target="_blank"><em>Le vent du Wyoming</em> </a>(1994) et <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/comtesse-de-baton-rouge_48500" target="_blank">La comtesse de Baton Rouge</a></em> (1997) donnent vie à des amoureux excentriques, fantaisistes.</p>
<p>En 2002, <em>Québec-Montréal</em> de <a href="http://cinemaquebecois.telequebec.tv/#/Artisans/80/Clips/881/Default.aspx" target="_blank">Ricardo Trogi</a> explore un chassé-croisé de relations hommes-femmes. Le ton est juste, l&#8217;humour est original. Trois ans plus tard, Ricardo Trogi poursuit dans la même veine avec <em>Horloge biologique</em>, moins subtil que <em>Québec-Montréal</em>. Ces deux films et leurs artisans donnent naissance à une petite industrie de l&#8217;éternel-adolescent-qui-a-peur-de-l&#8217;engagement (la série télé <em><a href="http://www.tou.tv/les-invincibles" target="_blank">Les Invincibles</a></em>). Le portrait complaisant de ces mâles velléitaires chroniques, confrontés à des bonnes femmes «contrôlantes», est servi à toutes les sauces. Et ce n&#8217;est plus drôle.</p>
<p>Les films sur le passé sont parfois plus intéressants que ceux qui essaient de décrire le présent. Le très beau <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/mariages_59081" target="_blank">Mariages</a></em> de Catherine Martin (2001) reconstitue l&#8217;atmosphère rigide du Québec de la fin du XIXe siècle, quand les «femmes à marier» cherchaient désespérément un «bon parti». <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/C.R.A.Z.Y." target="_blank">C.R.A.Z.Y.</a></em> de Jean-Marc Vallée (2005), qui se déroule pendant les décennies 1960 et 1970, obtient beaucoup de succès pour son personnage d&#8217;adolescent vivant ses premières relations amoureuses dans l&#8217;inconfort d&#8217;une orientation sexuelle indécise.</p>
<p>Le cinéma produit au Québec depuis le début des années 2000 me semble de moins en moins québécois. Nos taxes et nos impôts contribuent à financer des films de genre (policier, fantastique, horreur, etc.) calqués sur le cinéma américain, qui ne nous ressemblent pas. Les meilleurs films des dernières années, à mon avis, sont ceux qui essaient de nous reconnecter aux valeurs de notre passé et aux sentiments les plus authentiques, les oeuvres de <a href="http://www.coopvideo.ca/membres/bernard-emond.fr" target="_blank">Bernard Émond</a> notamment. L&#8217;histoire d&#8217;amour qui se noue dans son film <em><a href="http://www.cinemasparalleles.qc.ca/article.php3?id_article=399" target="_blank">La Donation</a></em> (2009), filmée sans fla-fla, s&#8217;entremêle à une prise de conscience sur l&#8217;engagement et la responsabilité. C&#8217;est rare au cinéma&#8230;</p>
<ul>
<li>J&#8217;ai aussi parlé dans ce blogue de deux films lancés l&#8217;an dernier, <em><a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/20/les-grandes-chaleurs/" target="_self">Les grandes chaleurs</a></em> (de Sophie Laurin) et le très populaire <em><a href="http://ladrague.qc.ca/2009/07/28/jai-tue-ma-mere/" target="_self">J&#8217;ai tué ma mère</a></em> de Xavier Dolan.</li>
<li>En novembre 2009, <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/11/17/quelques-trouvailles-2/" target="_self">j&#8217;ai résumé un petit livre consacré au cinéaste Bernard Émond</a>.</li>
</ul>
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		<title>Romantisme et cinéma québécois</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Nov 2010 12:23:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).
Notre cinéma est peu romantique. On n&#8217;y trouve pas [...]]]></description>
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<p><strong>Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d&#8217;horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).</strong></p>
<div id="attachment_3942" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><a href="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/FilmQc1.jpg"><img class="size-full wp-image-3942" src="http://ladrague.qc.ca/wp-content/uploads/FilmQc1.jpg" alt="" width="200" height="159" /></a><p class="wp-caption-text">Entre la mer et l&#39;eau douce (1967)</p></div>
<p>Notre cinéma est peu romantique. On n&#8217;y trouve pas de grandes histoires d&#8217;amour exaltées avec des personnages mythiques, ni de stars à l&#8217;aura sulfureuse.</p>
<p>Au Québec, le cinéma documentaire a longtemps été plus dynamique que les oeuvres de fiction. Ces dernières sont souvent très réalistes, influencées par le documentaire. Ce qui leur donne des qualités (spontanéité, authenticité) et des défauts (un imaginaire sentimental assez pauvre).<span id="more-3805"></span></p>
<p>Laissons de côté les films réalisés avant la Révolution tranquille. En 1960, la fiction expérimentale <em><a href="http://cinemaquebecois.telequebec.tv/#/Artisans/34/Clips/537/Default.aspx" target="_blank">La femme-image</a></em> de Guy Borremans tente de représenter l&#8217;amour fou. On y voit d&#8217;ailleurs le premier nu intégral de notre cinématographie. Un film au style assez singulier, d&#8217;inspiration intello européenne, qui ne sera pas imité dans nos contrées.</p>
<p><em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/seul-ou-avec-d-autres_7243" target="_blank">Seul ou avec d&#8217;autres</a></em> (de Denys Arcand, Denis Héroux et Stéphane Venne, 1962) se déroule à la rentrée scolaire 1961 de l&#8217;Université de Montréal. Le film montre avec naturel des étudiants flirter et se moquer des règles conjugales de l&#8217;époque (les humoristes Les Cyniques multiplient les gags sur la morale catho). <em>Geneviève</em> de Michel Brault (1964, sketch québécois d&#8217;une coproduction avec la France, l&#8217;Italie et le Japon intitulée <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=3988" target="_blank">La fleur de l’âge</a></em>) raconte une aventure sentimentale au Carnaval de Québec, avec l&#8217;actrice Geneviève Bujold (qui est si jolie&#8230;) dans le rôle-titre. En 1966, Geneviève Bujold et Michel Brault retravaillent ensemble pour <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/entre-la-mer-et-l-eau-douce_10208" target="_blank">Entre la mer et l&#8217;eau douce</a></em>, l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme quittant sa région natale de Charlevoix pour gagner sa vie à Montréal; il tombera en amour avec une serveuse de restaurant.</p>
<p>L&#8217;amour est parfois contrarié : dans <em><a href="http://www.onf.ca/film/Mon_amie_Pierrette/" target="_blank">Mon amie Pierrette</a></em> (Jean Pierre Lefebvre, 1968), une jeune femme en couple avec un jaloux doit renoncer à son amour naissant pour un artiste original; <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=120" target="_blank">Entre tu et vous</a></em> (Gilles Groulx, 1969) soutient que la société de consommation, notamment la télévision et la publicité, tuent l&#8217;amour et le couple.</p>
<p>Tous ces films de fiction (qui ressemblent souvent à des documentaires) sont plus inspirants que les classiques <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/a-tout-prendre_23" target="_blank">À tout prendre</a></em> de Claude Jutra (1963) et <em><a href="http://www.onf.ca/film/chat_dans_le_sac/" target="_blank">Le chat dans le sac</a></em> de Gilles Groulx (1964), qui mettent en scène des hommes incapables d&#8217;assumer leurs responsabilités amoureuses (sur ces deux oeuvres, <a href="http://pages.mlink.net/~jsm/A_tout_prendre_Le_chat_dans_le_sac.html" target="_blank">voir une analyse de mon cru</a>). Le personnage de Claude dans <em>À tout prendre</em> est particulièrement narcissique, velléitaire et haïssable.</p>
<p>En 1968 débute la vogue des «films de fesses» (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/valerie_2815" target="_blank">Valérie</a></em>, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/deux-femmes-en-or_12576" target="_blank">Deux femmes en or</a></em>, etc.), succession de navets érotiques. Cette mode s&#8217;épuise au début des années 1970 après avoir dégoûté une partie des Québécois de leur cinéma.</p>
<p><strong>Les années 1970</strong></p>
<p>Les films de la fin des années 1960 et des années 1970 sont de plus en plus osés et de moins en moins romantiques, avec une prolifération de danseuses nues (notamment dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/gina_3267" target="_blank">Gina</a></em> de Denys Arcand en 1975), de p&#8217;tites vites sur la banquette arrière d&#8217;une minoune, de beuveries à la taverne et autres scènes pathétiques. Chez Gilles Carle, l’agression sexuelle est une plaisanterie (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/viol-d-une-jeune-fille-douce_9240" target="_blank">Le viol d&#8217;une jeune fille douce</a></em>, 1968), des granolas frustrés sexuellement kidnappent une infirmière (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/males_6515" target="_blank">Les mâles</a></em>, 1970), et une adepte du «retour à la terre» donne son corps à des p&#8217;tits vieux libidineux (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/vraie-nature-de-bernadette_5184" target="_blank">La vraie nature de Bernadette</a></em>, 1972). <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=62" target="_blank">Le temps d&#8217;une chasse</a></em> (Francis Mankiewicz, 1972) met en scène des hommes misogynes, alcooliques et profondément malheureux. Les intrigants de <a href="http://elephant.canoe.ca/films/rejeanne-padovani_5187" target="_blank"><em>Réjeanne Padovani</em></a> (Denys Arcand, 1973), de <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bingo_8291" target="_blank">Bingo</a></em> et de <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bingo_8291" target="_blank">Parlez-nous d&#8217;amour</a></em> (de Jean-Claude Lord, 1974-75), corrompus à l&#8217;os, sont récompensés par le droit de cuissage et autres faveurs sexuelles. Les oeuvres d&#8217;André Forcier (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bar-salon_5285" target="_blank">Bar Salon</a></em>, <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=42" target="_blank">Night Cap</a></em>, <a href="http://elephant.canoe.ca/films/eau-chaude-l-eau-frette_11673" target="_blank"><em>L&#8217;eau chaude l&#8217;eau frette</em></a>) et de Pierre Harel (<em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/bulldozer_12437" target="_blank">Bulldozer</a></em>, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/vie-d-ange_13756" target="_blank">Vie d&#8217;ange</a></em>) créent une poésie <em>trash</em>, avec des amours sordides.</p>
<p>Film-limite, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/amour-blesse_8049" target="_blank">L&#8217;amour blessé</a></em> de Jean Pierre Lefebvre (1975) oblige le spectateur à partager le vide existentiel abyssal d&#8217;une femme abandonnée par son conjoint, isolée dans un appartement déprimant, qui ne croit plus que l&#8217;amour reviendra dans sa vie. Une heure et demie d&#8217;une existence solitaire où il ne se passe presque rien, avec de longs plans fixes. Cet amour blessé a beaucoup moins de chance que le personnage de Gisèle Lapointe dans <em><a href="http://filmsquebec.over-blog.com/article-film-soleil-se-leve-en-retard-andre-brassard-39770315.html" target="_blank">Le Soleil se lève en retard</a></em> (André Brassard, 1976), célibataire qui met son avenir sentimental entre les mains d&#8217;une agence de rencontre. Elle craquera pour un grand timide, Jean Cusson (interprété par Yvon Deschamps).</p>
<p>En 1973, une coproduction de Claude Jutra avec la France a l&#8217;ambition de narrer avec ampleur une grande histoire d&#8217;amour impossible au XIXe siècle : <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/kamouraska_2832" target="_blank">Kamouraska</a></em>, adapté du roman d&#8217;Anne Hébert. Le film, trop lourd, n&#8217;obtient pas le succès escompté (consolation, l&#8217;actrice Geneviève Bujold est toujours aussi jolie). Le titre suivant de Claude Jutra, <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/pour-le-meilleur-et-pour-le-pire_2826" target="_blank">Pour le meilleur et pour le pire</a> </em>(1975), est une comédie grinçante sur le couple.</p>
<p>Quelques films d&#8217;exception des années 1970 : <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/un-succes-commercial-ou-q-bec-my-love-ou-struggle-for-love_12083" target="_blank">Un succès commercial ou Q-bec My Love</a></em> de Jean Pierre Lefebvre (1970), parodie du «film de fesses», s&#8217;amuse à déconstruire la représentation du flirt et de la sexualité à l&#8217;écran (les personnages travaillent nus au bureau et s&#8217;habillent pour rentrer à la maison&#8230;); <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/vie-revee_7557" target="_blank">La vie rêvée</a></em> de Mireille Dansereau (1972), le premier film de fiction réalisé par une femme dans l&#8217;industrie privée, illustre ce que les Québécoises émancipées attendent désormais des hommes; <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=98" target="_blank">Tendresse ordinaire</a></em> de Jacques Leduc (1973) scrute les petits gestes affectueux du quotidien; <em><a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=655" target="_blank">J. A. Martin, photographe</a></em> (Jean Beaudin, 1976) comporte une bonne dose d&#8217;amour conjugal et de désir; dans <em><a href="http://elephant.canoe.ca/films/cuisine-rouge_11158" target="_blank">La cuisine rouge</a></em> (Paule Baillargeon et Frédérique Collin, 1979), une oeuvre au style exigeant (qui relève presque du cinéma expérimental), les femmes se révoltent le jour d&#8217;un mariage pendant que les gars rotent leur bière.</p>
<p>Et j&#8217;ai déjà parlé dans ce blogue du film d&#8217;animation <em><a href="http://ladrague.qc.ca/2009/10/30/cherie-ote-tes-raquettes/" target="_self">Chérie, ôte tes raquettes</a></em> (1975).</p>
<ul>
<li>Demain : <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/11/23/romantisme-et-cinema-quebecois-2/" target="_self">le cinéma québécois des années 1980, 1990 et 2000</a>.</li>
</ul>
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		<title>Quelques trouvailles (14)</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Oct 2010 11:49:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Voici mes lectures des dernières semaines. Et un logiciel pour un corps de rêve.
Sexe et littérature. L&#8217;universitaire français Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de la littérature et de l&#8217;édition contemporaine, a lancé l&#8217;été dernier Sexe et littérature aujourd&#8217;hui (La Musardine), tour d&#8217;horizon de la sexualité et de l&#8217;érotisme dans la littérature française depuis la fin des années 1980.
En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Voici mes lectures des dernières semaines. Et un logiciel pour un corps de rêve.</p>
<p><strong>Sexe et littérature.</strong> L&#8217;universitaire français Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de la littérature et de l&#8217;édition contemporaine, a lancé l&#8217;été dernier <em><a href="http://www.lamusardine.com/editions-la-musardine/%20/9016-sexe-et-litterature-aujourd-hui.html" target="_blank">Sexe et littérature aujourd&#8217;hui</a></em> (La Musardine), tour d&#8217;horizon de la sexualité et de l&#8217;érotisme dans la littérature française depuis la fin des années 1980.</p>
<p>En 1989, le roman <em>Le boucher</em> d&#8217;Alina Reyes a donné un nouveau souffle à la littérature érotique au féminin. Mais dans les années 1990 et 2000, le porno-chic a tout contaminé. En y ajoutant les confessions autobiographiques à n&#8217;en plus finir d&#8217;auteurs qui baisent pour baiser et ne savent plus aimer, le portrait de la littérature osée des 20 dernières années est peu ragoûtant : violence gratuite, complaisance, tristesse, solitude, désabusement. Olivier Bessard-Banquy retient quand même quelques auteurs de talent : Alina Reyes et sa description du désir charnel, Françoise Rey et la sensualité de <em>La femme de papier</em>, la réflexion sur la relation sadomasochiste de Vanessa Duriès (<em>Le Lien</em>), Catherine Millet pour le style clinique de <em>La vie sexuelle de Catherine M.</em>, la critique du désordre amoureux de Michel Houellebecq (<em>Extension du domaine de la lutte</em>, <em>Les particules élémentaires</em>), la rhétorique d&#8217;Alain Soral dans <em>Sociologie du dragueur</em>, les gauloiseries de Michel Polac dans son <em>Journal</em>, la spontanéité d&#8217;Anna Rozen (<em>Plaisir d&#8217;offrir, joie de recevoir</em>), la noirceur de Nelly Arcan (<em>Putain</em>) et les romans de gare d&#8217;Esparbec (pseudonyme de Georges Pailler).</p>
<p>Personnellement, la littérature osée contemporaine me semble trop <em>trash</em>, elle manque cruellement d&#8217;humour, d&#8217;imagination et de sentiments. J&#8217;ai l&#8217;impression que personne n&#8217;a dépassé la grivoiserie des poètes coquins du Moyen Âge, la pornographie du marquis de Sade, la critique sociale de Balzac et le romantisme du XIXe siècle. Si vous avez envie de vous échauffer l&#8217;âme et les sens avec les lettres françaises, les classiques vous procureront probablement plus de sensations fortes que les derniers succès de librairie&#8230;<span id="more-3560"></span> </p>
<p><strong>L&#8217;hypothèse du bonheur</strong>. Un éditeur belge (Éditions Mardaga) a récemment traduit en français un formidable travail de vulgarisation scientifique signé en 2006 par un professeur de psychologie à l&#8217;Université de Virginie, Jonathan Haidt. Le livre, intitulé <a href="http://www.mardaga.be/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=shop.flypage&amp;product_id=959&amp;category_id=31&amp;manufacturer_id=0&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=2" target="_blank"><em>L&#8217;hypothèse du bonheur. La découverte de la sagesse ancienne dans la science contemporaine</em></a>, explore dix thématiques de la psychologie populaire : parvenir au contrôle de soi, changer son état d&#8217;esprit, cultiver les liens sociaux, savoir tolérer les défauts des autres tout en admettant les siens, se lancer à la poursuite du bonheur, rencontrer l&#8217;amour sans s&#8217;illusionner, vaincre l&#8217;adversité, mener une vie vertueuse dans une société déstructurée, s&#8217;ouvrir au sacré même si on ne croit pas en Dieu, et, cerise sur le gâteau, découvrir le sens de la vie (en fait, il s&#8217;agit de donner sens à <em>sa</em> vie). Jonathan Haidt confronte ces dix thématiques à la sagesse ancienne (philosophies et religions, tant occidentales qu&#8217;orientales) et à de récentes découvertes de la science, surtout en psychologie.</p>
<p>Autrement dit : «Chaque chapitre tente de nous faire goûter une idée découverte par les différentes civilisations du monde, de la mettre en question à la lumière de nos connaissances scientifiques actuelles et d&#8217;en retirer les leçons qui s&#8217;appliquent encore aujourd&#8217;hui à nos vies modernes», écrit l&#8217;auteur en introduction. Une lecture à la fois érudite et accessible, qui critique plusieurs idées reçues sur le bonheur et qui permet de mieux comprendre pourquoi certaines personnes parviennent à donner un sens à leur existence alors que d&#8217;autres vont d&#8217;échec en échec jusqu&#8217;à la défaite finale, entre autres sur le plan amoureux.</p>
<p><strong>Que veulent les Québécoises, au juste ?</strong> <a href="http://www.pascalepiquet.com/" target="_blank">Pascale Piquet</a> est une coach de vie d&#8217;origine parisienne, installée au Québec depuis 2001. Elle a lancé en 2006 un essai intitulé <em>Le syndrome de Tarzan. Libérez-vous des lianes de la dépendance affective </em>(Béliveau éditeur). J&#8217;ai surtout aimé la troisième partie du livre, sur les relations hommes-femmes, où Pascale Piquet ne se gêne pas pour critiquer certaines attitudes des Québécoises. Quelques citations choisies : </p>
<ul>
<li>«Aujourd&#8217;hui, vous avez conservé votre instinct de séduction et les artifices qui vont de pair mais vous interdisez à l&#8217;homme d&#8217;y être sensible. Imaginez un monde horrible où plus aucun homme ne vous regarderait. Un vrai cauchemar ! Je le sais parce que je l&#8217;ai vécu en arrivant au Québec. (&#8230;) Si Monsieur ne doit pas vous zieuter, pourquoi ces jupes courtes et ces décolletés vertigineux, qui sont autant de tentations pour ces démons ?»</li>
<li>«Refuser la galanterie, c&#8217;est accepter un retour en arrière, c&#8217;est rééduquer l&#8217;homme à l&#8217;envers et le reprogrammer à être de nouveau un rustre. C&#8217;est exactement ce que vous êtes en train de faire. N&#8217;avez-vous pas tout à y perdre, Madame ? Les hommes ne savent plus quel comportement adopter.»</li>
<li>«Vous avez une carrière professionnelle, la sécurité financière, vous vous assumez à tous points de vue et vivez seule, en ayant cependant un ou plusieurs amants. La voilà la dépendance des femmes indépendantes : vous vous organisez pour avoir les avantages (ou les attributs !) du mâle mais pas les inconvénients que vous résumez bassement à la lessive, les chaussettes, le ménage et la cuisine. Est-ce ainsi que vous résumez une vie de couple ?»</li>
<li>«Je crains que votre souhait ne soit pas d&#8217;être l&#8217;égale de l&#8217;homme, mais bien d&#8217;ÊTRE un homme, ne copiant malheureusement que les défauts.»</li>
</ul>
<p>L&#8217;été dernier, j&#8217;ai eu le plaisir de rencontrer Pascale Piquet et de lui offrir un exemplaire du livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer</em>. <a href="http://www.machronique.com/comment-etre-un-homme/" target="_blank">Elle a ensuite livré ses impressions sur mon livre dans une chronique web</a>.</p>
<p><strong>L&#8217;hypersexualisation vestimentaire pour les nuls</strong>. <em>La mode hypersexualisée</em> de Mariette Julien (Les éditions Sisyphe, Montréal), lancé en janvier dernier, est un livre facile d&#8217;accès, très synthétique, en 113 pages (incluant un glossaire pour comprendre le jargon de la mode et les termes spécialisés). L&#8217;auteure, qui est professeure à l&#8217;École supérieure de mode de Montréal, décrit bien les origines et les manifestations de l&#8217;hypersexualisation, «esthétique de l&#8217;apparence qui met l&#8217;accent sur la sexualité». Vous savez, ces fillettes de huit ans habillées comme des actrices porno&#8230; Mais le livre a un côté puritain, par exemple lorsqu&#8217;il déplore «l&#8217;impératif de séduction de notre époque», comme si le fait de s&#8217;habiller sexy pour attirer le regard était mal en soi. Il faudrait peut-être commencer par retrouver le plaisir de se zieuter et d&#8217;apprécier le <em>sex appeal</em> des gens qui nous entourent, comme le suggère Pascale Piquet dans l&#8217;ouvrage cité plus haut. (Pour en savoir plus sur <em>La mode hypersexualisée, </em>voici un <a href="http://sisyphe.org/spip.php?article3472" target="_blank">extrait du livre</a>.)</p>
<p><strong>Comment une Québécoise rencontrait-elle son futur mari en 1961 ?</strong> Le magazine féminin québécois <em>Châtelaine</em> <a href="http://50e.chatelaine.com" target="_blank">fête ses 50 ans</a>. La publication a exhumé de ses archives un article du numéro de novembre 1961, «<a href="http://50e.chatelaine.com/sites/wp-content/uploads/2010/10/1_trouver_mari.pdf" target="_blank">Comment trouver un mari ?</a>» (format PDF). Déjà, au début des années 1960, des Québécoises se plaignaient de la passivité des hommes sur le terrain de la rencontre amoureuse, et elles prenaient l&#8217;initiative de provoquer les événements&#8230;</p>
<p><strong>Pour un corps parfait</strong>. Vous fantasmez sur des acteurs ou des actrices du petit et du grand écran ? Vous idéalisez peut-être des corps trop beaux pour être vrais, car ils peuvent être retouchés par ordinateur. Par exemple avec le logiciel <em>MovieReshape</em>; <a href="http://www.mpi-inf.mpg.de/resources/MovieReshape/" target="_blank">la vidéo de démonstration du logiciel est éloquente</a>.</p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
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		<title>Un orgasme pour soigner notre névrose</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/05/19/orgasme-pour-soigner-notre-nevrose/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 12:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Chers lecteurs et lectrices, continuons à discuter politique (voir mon billet de lundi dernier). Aujourd&#8217;hui, je ressors des boules à mites le psychiatre et psychanalyste d’origine autrichienne Wilhelm Reich (1897-1957). Vous connaissez ?
Dans les années 1920 et 1930, qui marquent une certaine évolution sur le plan sexuel (les «années folles», les femmes qui s’habillent «à la garçonne», l&#8217;invention du stérilet [...]]]></description>
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<p>Chers lecteurs et lectrices, continuons à discuter politique (<a href="http://ladrague.qc.ca/2010/05/17/quand-on-ne-sinteresse-pas-a-la-politique/">voir mon billet de lundi dernier</a>). Aujourd&#8217;hui, je ressors des boules à mites le psychiatre et psychanalyste d’origine autrichienne <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Reich" target="_blank">Wilhelm Reich</a> (1897-1957). Vous connaissez ?</p>
<p>Dans les années 1920 et 1930, qui marquent une certaine évolution sur le plan sexuel (les «années folles», les femmes qui s’habillent «à la garçonne», l&#8217;invention du stérilet en 1928 et la commercialisation du condom en latex dans les années 1930), Reich affirme que l’on peut soigner les névroses par l’orgasme. Non seulement sur le plan individuel, mais aussi collectif !</p>
<p>Ce juif communiste voit la politique partout, y compris dans les chambres à coucher : pour lui, l’orgasme est un acte politique. Le capitalisme est synonyme de répression sexuelle, et il affirme aussi que les régimes fascistes et staliniens s’expliquent par la frustration sexuelle des populations et des dirigeants concernés.<span id="more-2919"></span></p>
<p>Après avoir fui l’Allemagne en 1933, Reich vit temporairement en Angleterre puis trouve refuge aux États-Unis. Dans l’Amérique puritaine, ses théories sur la sexualité font sursauter. Il mène des expériences de plus en plus ésotériques (notamment avec ce qu’il appelle l’«orgone», une énergie cosmique qui chargerait les tissus vivants lors de l’orgasme). Emprisonné pour fraude, il meurt en prison (d’une crise cardiaque) en 1957.</p>
<p>À la fin des années 1960, le mouvement hippie redécouvre Reich. Les jeunes aux cheveux longs croient dur comme fer qu&#8217;à chaque fois qu&#8217;ils font l&#8217;amour en toute liberté, ils contribuent à une révolution politique.</p>
<p>Il y a quelques années, j’ai vu un film de répertoire inspiré des théories de Reich, <em>W.R., les Mystères de l’organisme</em>, tourné en Yougoslavie en 1971 par le cinéaste Dusan Makavejev. Les scènes de fiction et documentaires soutiennent avec beaucoup d’humour que la libération politique des peuples passe par l’orgasme. Les dictateurs seraient tous des individus extrêmement refoulés, peu importe qu’ils soient de gauche ou de droite (<em>W.R., les Mystères de l’organisme</em> se paie autant la tête de Hitler que de Staline). En voyant ce film, j’ai pensé à la chanson <em>Penis Dimension</em> de Frank Zappa (aussi de 1971), qui clame que les choix de carrière et l&#8217;ambition politique des hommes sont déterminés par la longueur de leur membre viril&#8230; Surtout par les complexes liés à la taille de l&#8217;organe&nbsp;: «Weird, twisted anxieties that could force a human being to have to become a politician&nbsp;! A policeman&nbsp;! A Jesuit monk»&#8230;</p>
<p>Déconnage ? Pas tant que ça. Pensez à la scène politique québécoise. Maurice Duplessis, notre petit tyran provincial, a été célibataire toute sa vie. À l&#8217;opposé, René Lévesque, démocrate exemplaire qui a énormément contribué à libérer les Québécois de leurs peurs, a connu bien des femmes et il avait une réputation de séducteur. (Je vous laisse imaginer la frustration ou la libération sexuelle que l&#8217;on peut associer à Jean Lesage, Robert Bourassa, Jacques Parizeau, Jean Charest&#8230; Sur <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/02/funeste-lucien-bouchard/">Lucien Bouchard</a>, j&#8217;ai mon opinion.)</p>
<p>Bien des Québécois ont peur des occasions de rencontre parce qu&#8217;ils sont paralysés par le «politiquement correct». Je ne peux m&#8217;empêcher de croire qu&#8217;un peuple qui ne réussit pas à vivre à fond ses pulsions amoureuses et sexuelles accumule une tonne de frustrations, de violence latente&#8230; Et je me dis que l&#8217;orgasme est peut-être un excellent remède à notre névrose collective.</p>
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		<title>La domination masculine</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 13:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Hier soir, j’ai visionné le très attendu film documentaire <a href="http://www.ladominationmasculine.net" target="_blank"><em>La domination masculine</em></a> du cinéaste français Patric Jean, qui a été tourné en partie au Québec. Voici mes commentaires et réflexions, en vrac (je tâcherai de ne pas répéter ce que l’on peut lire dans les médias depuis la sortie du film au Québec le 22 janvier).</p>
<p>Le propos du film, pro-féministe, soutient que le patriarcat demeure dominant, que l’égalité homme-femme n’est pas encore atteinte et que nous assistons à un ressac antiféministe (au Québec, ce ressac s&#8217;exprimerait depuis le massacre de Polytechnique, selon plusieurs féministes interrogées par Patric Jean). Le sujet du film est clair et net, mais peu nuancé. Un cours Féminisme 101 très condensé, en quelque sorte.</p>
<p>Alterner entre la France et le Québec, dans un film pro-féministe, c’est délicat. Les deux sociétés sont tellement différentes&#8230; De ce côté-ci de l&#8217;Atlantique, les Françaises de la séance de <em>speed dating</em> paraissent terriblement conservatrices — dans la salle de cinéma montréalaise où je me trouvais dimanche soir, c’était la consternation.</p>
<p>De la même manière, je crois que les Françaises seraient consternées de voir les Québécoises draguer avec autant d&#8217;aplomb des hommes au mieux ambivalents, au pire sans aucune assurance. (À quand un film documentaire sur le sujet ? <img src='http://ladrague.qc.ca/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> )</p>
<p><span id="more-1754"></span></p>
<p><em>La domination masculine</em>, que l’on décrit partout comme un documentaire «à thèse», me semble plutôt un long reportage. Un documentaire «à thèse» doit articuler un discours d’une manière originale et très rigoureuse pour forcer le spectateur à remettre en question les données initiales d’un problème. Pour demeurer dans l’optique féministe, le célèbre film <a href="http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=1094" target="_blank"><em>Mourir à tue-tête</em></a> d’Anne-Claire Poirier (1979) renverse le regard sur le viol pour le faire subir au spectateur, met en scène une fiction dans une fiction, lesquelles sont prolongées par des scènes documentaires et didactiques. Le tout pour soutenir une thèse et, en bout de ligne, inciter le spectateur à voir le phénomène du viol d’un oeil neuf.</p>
<p>Le film de Patric Jean, pour sa part, souffre d’une structure molle, ne présente pas toutes les pièces à conviction (le film ne dit mot sur la pornographie, pourtant un excellent exemple de domination masculine), n’offre presque pas de recul historique (un petit résumé de l’histoire du féminisme au XXe siècle aurait été très utile), ses images d’archives ne sont pas identifiées ni datées, etc. Toutes les scènes du film, considérées isolément, sont pertinentes (et percutantes) : les stéréotypes sexistes des jouets et livres pour enfants, la retouche numérique d’une photo de femme nue, le spectacle d’une danseuse devant une bande de morons roteux du samedi soir, des victimes de violence conjugale, le massacre de Polytechnique, etc., mais l’ensemble est mal articulé. Quels sont les liens entre ces scènes ? Est-ce qu&#8217;il y a des relations de cause à effet ? Pas clair.</p>
<p>De plus, le leitmotiv des photos d’objets phalliques n’apporte aucune information et n’éclaire en rien le discours du film. La finale, où le cinéaste assemble un collage de photos tirées du film, est décevante (à sa place, j&#8217;aurais conclu en reprenant la première scène du film, celle du gars qui croit qu&#8217;il deviendra plus mâle en se faisant allonger le pénis par chirurgie). On en reste à un survol des enjeux actuels du féminisme&#8230; et on aurait aimé en savoir plus, obtenir une analyse plus poussée — par exemple, lier le ressac antiféminisme à d’autres mouvements néoconservateurs.</p>
<p>L’une des scènes les plus mémorables du documentaire est bien sûr le chapelet de déclarations haineuses d’une série d’hommes québécois : «le féminisme est un crime contre l&#8217;humanité», «il y a plus d&#8217;hommes victimes de violence conjugale que de femmes», «les comparaisons avec le régime stalinien et le régime fasciste sont évidentes», et j’en passe. Des propos totalement aberrants.</p>
<p>Mais il est déplorable que le cinéaste ait inséré dans cette scène quelques mots du psychologue et sexologue Yvon Dallaire (citations si brèves et incompréhensibles qu’elles paraissent ésotériques). Yvon Dallaire n’est pas un extrémiste. Il s’intéresse à la condition masculine, il pose un regard critique sur le féminisme et la société québécoise, mais ce n’est pas un individu qui soutient un discours haineux. Au contraire, il plaide sincèrement pour la fin de la guerre des sexes. Je ne suis pas toujours d’accord avec ses dires, je ne suis pas un fan inconditionnel de ses livres (qui sont parfois trop psycho-pop à mon goût), mais je les ai tous lus, ses livres, <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/10/yvon-dallaire/" target="_self">je l’ai rencontré en personne</a>, et je le répète : rien à voir avec les hommes victimaires et revanchards que l&#8217;on peut voir dans <em>La domination masculine</em>.</p>
<p>Enfin, il est regrettable que les personnes interviewées dans le film ne soient pas identifiées (sauf dans le générique de fin, mais qui prend la peine de lire attentivement les génériques ?). Identifier les gens à l’écran, à leur première apparition, aurait facilité la compréhension.</p>
<ul>
<li>Le <a href="http://www.ladominationmasculine.net" target="_blank">site web officiel du film</a>.</li>
<li>Le <a href="http://patricjean.blogspot.com" target="_blank">blogue du cinéaste</a>.</li>
<li>Quelques critiques : dans <em><a href="http://www.ledevoir.com/culture/cinema/281600/au-coeur-du-ressac" target="_blank">Le Devoir</a></em>, <em><a href="http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/chroniqueurs/chronique/10559-au-dela-de-la-controverse.html" target="_blank">La Presse</a></em> et <a href="http://www.journalmetro.com/culture/article/429814--la-domination-masculine-la-femme-une-menace" target="_blank"><em>Métro Montréal</em></a>.</li>
</ul>
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		<title>Quelques trouvailles</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 06:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emmanuelle Gril</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Chers lecteurs, chères lectrices, me voici de retour après quelques semaines d&#8217;absence. Comment allez-vous ?
Cette semaine, j’ai glané pour vous quelques sites web intéressants et autres ressources. Vous m’en donnerez des nouvelles&#8230;
Le 25 novembre sortira en France un film documentaire qui risque de faire jaser : La domination masculine, du cinéaste Patric Jean. Un film en [...]]]></description>
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<p>Chers lecteurs, chères lectrices, me voici de retour après quelques semaines d&#8217;absence. Comment allez-vous ?</p>
<p>Cette semaine, j’ai glané pour vous quelques sites web intéressants et autres ressources. Vous m’en donnerez des nouvelles&#8230;</p>
<p><strong>Le 25 novembre sortira en France un film documentaire qui risque de faire jaser : <em>La domination masculine</em></strong>, du cinéaste Patric Jean. Un film en partie tourné au Québec par un réalisateur pro-féministe qui soutient que l’égalité des sexes est encore, dans bien des cas, une vue de l’esprit. <a href="http://www.ladominationmasculine.net" target="_blank">Extrait du site web du film</a> : «Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un &#8220;compagnon dominant&#8221; ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, &#8220;comme on achète une grosse voiture&#8221; ?» <em>La domination masculine</em> sera présenté aujourd&#8217;hui aux <a href="http://www.ridm.qc.ca/" target="_blank">Rencontres internationales du documentaire de Montréal</a>.</p>
<p>Pour en savoir plus sur ce film, voyez <a href="http://patricjean.blogspot.com" target="_blank">le blogue du cinéaste</a>. Et le numéro de novembre du mensuel québécois <em>Le Couac</em> publie une très intéressante entrevue avec Patric Jean (cet article n&#8217;est pas disponible sur le Web). <span id="more-1255"></span></p>
<p><strong>Un site web de rencontre, dans sa définition courante, est une plateforme de communication de célibataire à célibataire</strong> : on y publie une fiche personnelle, on échange des messages avec des membres du site grâce à une messagerie, au clavardage, etc. J’ai été récemment surprise de constater à quel point le réputé site web de rencontre <em><a href="http://www.eharmony.com" target="_blank">eHarmony</a></em> va beaucoup plus loin que le rôle d’entremetteur en devenant un média en soi, avec des articles, chroniques, blogues, etc. <em>eHarmony</em> possède en effet plusieurs sites de contenu éditorial : les trucs et astuces de <em><a href="http://advice.eharmony.com/" target="_blank">eHarmony Advice</a></em>, un site destiné <a href="http://singlemoms.eharmony.com/" target="_blank">aux mères célibataires</a>, un autre consacré aux <a href="http://www.projectwedding.com/" target="_blank">projets de mariage</a>&#8230; Basé à Pasadena (Californie), <em>eHarmony</em> est très populaire en Amérique du Nord, y compris au Québec — plusieurs célibataires de mon entourage l’ont utilisé. Sauf erreur, les sites de rencontre québécois sont loin de posséder autant de contenu «média» que <em>eHarmony</em>.</p>
<p><strong>Vous avez peut-être eu vent de cette nouvelle mardi dernier : un nouveau site web de rencontre, <em><a href="http://www.beautifulpeople.com/" target="_blank">BeautifulPeople.com</a></em></strong>, n’accepte pour membres que les gens très beaux sur le plan physique. Ses promoteurs s’en vantent, carrément : <a href="http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/November2009/10/c7593.html" target="_blank">«1,8 million de personnes laides ont été rejetées au cours des deux dernières semaines»</a>. Quelle cruauté&#8230;</p>
<p><strong>En terminant, je tiens à signaler l’existence d’un nouveau blogue prometteur, <em><a href="http://www.felin-ananas.com" target="_blank">Félin &amp; Ananas</a></em></strong>. Deux jeunes hommes de la région de Québec, sous les pseudonymes M. Félin et M. Ananas, y relatent leurs courageuses excursions de drague dans des bars et autres établissements. Bonne chance messieurs.</p>
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		<title>Chérie, ôte tes raquettes</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 06:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Connaissez-vous le film Chérie, ôte tes raquettes ? Ce court métrage d&#8217;animation de l&#8217;Office national du film du Canada (ONF) raconte une tentative de séduction tellement&#8230; si&#8230; indescriptible.

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<p>Connaissez-vous le film <a href="http://www.onf.ca/film/Cherie_ote_tes_raquettes/" target="_blank"><em>Chérie, ôte tes raquettes</em></a> ? Ce court métrage d&#8217;animation de l&#8217;Office national du film du Canada (ONF) raconte une tentative de séduction tellement&#8230; si&#8230; indescriptible.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.onf.ca/film/Cherie_ote_tes_raquettes/" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-1164" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/10/cherie.jpg" alt="Chérie, ôte tes raquettes (ONF)" width="358" height="202" /></a></p>
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		<title>Où sont les modèles masculins ? (4)</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 06:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au Québec, le manque d’initiative des hommes en matière de séduction et de drague s’explique peut-être par une pénurie de modèles masculins de réussite.
Je me suis amusé à faire un exercice : quels Québécois illustres peuvent apparaître comme des modèles, voire des héros pour les hommes ? Et quels sont ceux qui pourraient inspirer les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au Québec, le manque d’initiative des hommes en matière de séduction et de drague s’explique peut-être par une pénurie de modèles masculins de réussite.</strong></p>
<p>Je me suis amusé à faire un exercice : quels Québécois illustres peuvent apparaître comme des modèles, voire des héros pour les hommes ? Et quels sont ceux qui pourraient inspirer les séducteurs hétéros ? (Je me suis inspiré de l’essai du journaliste montréalais Mathieu-Robert Sauvé, <em>Échecs et mâles. Les modèles masculins au Québec, du marquis de Montcalm à Jacques Parizeau</em>, Les Éditions des Intouchables, 2005.)</p>
<p>Pour terminer cette série, voici un bref portrait de l’univers artistique.<span id="more-792"></span></p>
<p><strong>Les écrivains</strong>. Il n’y a guère que Dany Laferrière que je peux spontanément associer à la séduction. J’adore ses propos (aussi pertinents que truculents) sur les relations hommes-femmes — rappelez-vous que Dany Laferrière s’est fait connaître en 1985 avec un roman intitulé <em>Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer</em>.</p>
<p>Autrement, l’image de l’écrivain d’ici est peu reluisante. Par exemple, notre poète maudit Emile Nelligan, adolescent séducteur au visage d&#8217;ange, a été enfermé à l&#8217;asile dès l&#8217;âge de 20 ans, et ce jusqu&#8217;à la fin de ses jours. Hubert Aquin fut un écrivain de génie, élégant et propre de sa personne, mais il avait un tempérament parano et il s’est suicidé. Victor-Lévy Beaulieu est un monument littéraire, mais c&#8217;est un solitaire (et il a une grosse barbe). Yves Beauchemin est un auteur à succès fort sympathique, mais il n&#8217;a pas l&#8217;envergure d&#8217;un modèle de mâlitude. On cherche en vain un modèle d’écrivain sexy, adulé des femmes. Et l’on cherche en vain dans leurs personnages des modèles de réussite masculine (par exemple, les personnages de Michel Tremblay sont loin d’être des gagnants).</p>
<p><strong>Les peintres</strong>. Jean-Paul Riopelle, le mieux coté des peintres québécois, avait certes beaucoup de panache, et il était un formidable séducteur, mais il a fait la meilleure partie de sa carrière (de peintre et de dragueur) en France. Dès les années 1950, il était un alcoolique fini. Comme plusieurs artistes de son milieu et de son époque, il fut un père absent (à ce propos, voyez le film documentaire <em><a href="http://blogue.onf.ca/2009/08/18/les-enfants-de-refus-global/" target="_blank">Les enfants de Refus global</a></em> de Manon Barbeau, lancé en 1998). Les autres célébrités de la peinture (Pellan, Mousseau, Dallaire, Lemieux, etc.) sont certes admirables, mais ils ne constituent pas des modèles incontournables pour les hommes d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p><strong>Les cinéastes</strong>. Denys Arcand, Gilles Carle et d&#8217;autres cinéastes ont fait de belles carrières, mais ils ne s&#8217;imposent pas en modèles masculins (leurs personnages de fiction non plus ; pensez seulement aux profs désabusés du <em>Déclin de l’empire américain</em>&#8230;). Personnellement, j&#8217;ai beaucoup d&#8217;admiration pour Michel Brault et Pierre Perrault, pionniers du cinéma direct. Dans leur film <em><a href="http://www.onf.ca/film/Pour_la_suite_du_monde/" target="_blank">Pour la suite du monde</a></em> (1962), chef-d&#8217;oeuvre du cinéma documentaire mondial, une communauté d&#8217;hommes se mobilise pour un projet collectif&#8230; et le réussit, rare moment de grâce masculine dans le cinéma québécois. Le film <em>Les Ordres</em> de Michel Brault est probablement la meilleure fiction de l&#8217;histoire du Québec (Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1975), où l&#8217;ont voit des hommes fiers et droits résister à l&#8217;arbitraire politique. Dans <em>Un zoo la nuit</em> de Jean-Claude Lauzon (1987), une scène de tendresse père-fils marque un moment singulier (et inégalé) dans l’histoire du cinéma québécois.</p>
<p>Autrement, le 7e art d’ici est particulièrement défavorable aux hommes : y défile un chapelet de pères absents et de fils à la recherche du père, d’alcooliques, de chômeurs, de ratés, de lâches, de suicidaires, etc.</p>
<p><strong>Les chansonniers</strong>. J&#8217;ai l&#8217;impression que ce sont nos chansonniers qui, plus que les autres artistes, sont devenus des modèles masculins au Québec, car la chanson a toujours eu un énorme impact ici. Pensez seulement au quasi divinisé Félix Leclerc, à Gilles Vigneault (inébranlable depuis le début de sa carrière à la fin des années 1950), à Robert Charlebois (superstar des années 1970), à Richard Desjardins (aussi brillant dans la poésie que le militantisme écolo), à Jean-Pierre Ferland et son aura de séducteur, et plusieurs autres.</p>
<p>Gerry Boulet me semble un personnage particulièrement aimé de la population, malgré ses frasques de <em>bum</em> buveur de Labatt Bleue. Il personnalise bien le caractère inventif, débrouillard et déterminé des Québécois : après avoir fait ses classes dans la chanson yé-yé, il a créé de toutes pièces le rock francophone au Québec (avec Pierre Harel) à la fin des années 1960, puis il s&#8217;est lancé dans des entreprises assez originales, par exemple interpréter une messe rock à l&#8217;Oratoire Saint-Joseph (1972), se produire au Forum à une époque où les francophones n&#8217;avaient pas accès à cette scène (en 1980), monter les premières tournées d&#8217;envergure aux quatre coins de la province, et d&#8217;autres (bien racontées dans la biographie de Mario Roy, <em>Gerry Boulet : avant de m&#8217;en aller</em>, Art global, 1991). Sur le plan artistique, il est toujours demeuré intègre dans une industrie qui ne lui a pas fait de cadeau. Sous des airs de dur à cuire, il savait chanter ses émotions sur un ton très juste. Dans les années 1970 et au début des années 1980, il se comportait en macho et il ne comprenait rien au discours féministe, quitte à passer pour sexiste (réécoutez notamment l’album <em>Tonnedebrick</em>, 1983), puis il a évolué vers une nouvelle sensibilité romantique : son album solo <em>Rendez-vous doux</em>, en 1988, démontre que l&#8217;on peut être à la fois mâle viril et séducteur sensible. </p>
<p>Après avoir mené une vie sentimentale assez olé olé, Gerry Boulet a fondé une famille stable. À la fin de sa vie, il a combattu le cancer avec courage. Près de 20 ans après sa disparition, il inspire toujours bon nombre d&#8217;artistes.</p>
<p>À tout prendre, je choisis Gerry Boulet comme héros mâle québécois catégorie alpha. Pour ses audaces, son originalité, sa ténacité, son authenticité.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.gerryboulet.qc.ca/" target="_blank"><img class="aligncenter size-full wp-image-793" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/gerry.jpg" alt="Gerry Boulet" width="305" height="172" /></a></p>
<ul>
<li>Le premier billet de la série porte sur des <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/16/modeles-masculins-1/" target="_self">personnalités de la politique et des affaires</a>, le second sur <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/17/modeles-masculins-2/" target="_self">les révolutionnaires tranquilles et les intellectuels</a>, le troisième sur <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/21/modeles-masculins-3/" target="_self">les vedettes de la télévision et du sport</a>.</li>
</ul>
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		<title>Les grandes chaleurs</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/08/20/les-grandes-chaleurs/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 23:27:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Messieurs, oseriez-vous draguer une veuve pendant l’enterrement de son mari, peu après l’incinération du corps ? Une veuve 2,6 fois plus âgée que vous ?
Cette scène de drague extrême, je l’ai vue hier soir. Au cinéma. Il s’agit d’une des situations les plus exaltantes du film Les grandes chaleurs, réalisé par l’actrice québécoise Sophie Lorain (à l’affiche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Messieurs, oseriez-vous draguer une veuve pendant l’enterrement de son mari, peu après l’incinération du corps ? Une veuve 2,6 fois plus âgée que vous ?</p>
<p>Cette scène de drague extrême, je l’ai vue hier soir. Au cinéma. Il s’agit d’une des situations les plus exaltantes du film <a href="http://www.lesgrandeschaleurs.com/" target="_blank"><em>Les grandes chaleurs</em></a>, réalisé par l’actrice québécoise Sophie Lorain (à l’affiche depuis le 7 août).<img class="alignright size-full wp-image-558" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/08/lesgrandeschaleurs.jpg" alt="" width="216" height="288" /></p>
<p>Sur le plan esthétique, <em>Les grandes chaleurs</em> est une oeuvre très moyenne. Le rythme est trop télévisuel pour le grand écran, la musique est aussi inutile qu’insupportable, presque tous les personnages secondaires sont caricaturaux&#8230; Tout l’intérêt du film est concentré dans les deux personnages principaux. Dans la formidable volonté d’un jeune délinquant âgé d&#8217;à peine 20 ans de conquérir le coeur de son ex-travailleuse sociale, 52 ans, qui vient tout juste d&#8217;enterrer un mari qu&#8217;elle n&#8217;aimait pas (et qui la trompait à tour de bras). Dans les réactions de la jeune veuve, confrontée à des situations inattendues.</p>
<p>Le sans-gêne et la détermination du jeune homme font plaisir à voir. D’abord séduite, la cinquantenaire se met à résister, tente de préserver sa réputation et sauver les apparences. Elle finit par s’abandonner complètement à l’amour, à la folie, à l’irrationnel.</p>
<p>Des scènes de drague comme celles des <em>Grandes chaleurs</em>, j’aimerais bien en voir plus souvent. Au cinéma comme dans la rue&#8230;</p>
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