Articles avec le tag ‘Chansons d’amour’
L’amour en chansons
Dans la nuit (d’insomnie) de jeudi à vendredi, je me suis posé une question : quelles sont les plus belles chansons d’amour interprétées par des Québécois ? Les classiques, pas les dernières niaiseries à la mode…
Voici mes choix (très subjectifs).
Bozo de Félix Leclerc (1951), portrait d’un amoureux pathétique.
La Manic de Georges D’or (1966), complainte d’un déraciné.
Suzanne (1967) et autres chansons mélancoliques de Leonard Cohen.
Aujourd’hui, j’ai rencontré l’homme de ma vie de Diane Dufresne (1973), pour son humour.
Offenbach interprétant L’hymne à l’amour d’Édith Piaf (1975), pour l’originalité et l’intensité de l’adaptation.
Je reviendrai à Montréal de Robert Charlebois (1976), pour se marier avec l’hiver.
Le retour du slow
La dernière fois que j’ai vu des jeunes danser un slow, c’était dans les années 1980.
«Le déclin du slow est lié à celui du bal, et à l’avènement de la disco dans les années 70», remarque un spécialiste de la sociologie des danses de couple, Christophe Apprill. Les vagues house, rap et techno des années 1980-1990 ont fortement contribué à faire du slow une danse has been. La chanson d’amour et la ballade rock, supports du slow, n’ont pourtant pas disparu du paysage musical…
Pour s’assurer de pouvoir danser en couple, il faut aujourd’hui apprendre le tango ou autres danses «ethniques», qui sont complexes et pratiquées par une minorité de gens. Le slow, pour sa part, est si facile à exécuter, à la portée de tous, parfaitement démocratique. Et pendant une soirée aux lumières tamisées, un slow permet de flirter, de faire les premiers pas…
Le slow est-il mort ? Dans les années 1990, j’aurais répondu que oui. Mais aujourd’hui, quelques indices laissent croire qu’il pourrait renaître de ses cendres. Lire la suite de ce billet »
Les chansons d’amour ? Beurk !
Je le confesse et j’en suis fier : je déteste à mort les chansons d’amour. Surtout les ballades rock.
Ces compositions musicales bas de gamme se ressemblent toutes. Elles sont monotones comme la pluie (tempo lent, instrumentation mollassonne, paroles convenues) et ultraprévisibles : ça commence doucement, puis le chanteur ou la chanteuse se lamente, force sa voix, les musiciens jouent avec plus d’emphase, et c’est la finaaaaale dégoulinante de pathos.
De deux choses l’une : soit les artistes qui écrivent et interprètent des chansons d’amour ne le font que pour le cash, soit ils sont assez fous pour croire aux niaiseries qu’ils vocalisent comme des désespérés : «je t’ai attendu(e) si longtemps», «un jour, mon Prince viendra», «toi et moi, c’est pour toujours», «je ne pourrai vivre sans toi», etc. Dans tous les cas, ces interprètes contribuent à valoriser des sentiments exacerbés, des mises en scènes irréalistes et des situations pathétiques qui n’ont rien, mais alors rien à voir avec la réalité des relations hommes-femmes, de la séduction et de la rencontre amoureuse. Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.