Articles avec le tag ‘Célibat’
Le célibat involontaire
Un lecteur de ce blogue m’a écrit en privé il y a quelques jours pour me suggérer d’explorer deux ressources sur le célibat involontaire, mieux connu en anglais sous le nom de involuntary celibacy (incel pour les intimes) : une page de l’encyclopédie Wikipedia et le site web www.incelsite.org.
La définition de l’incel ratisse large, englobant les gens qui n’ont jamais connu de relations intimes, les célibataires qui vivent une longue traversée du désert, ceux qui éprouvent d’énormes difficultés à établir un premier contact avec autrui (les individus souffrant de phobie sociale, notamment), et même des gens en couple qui subissent une pénurie d’amour et de sexualité. Un univers de solitude et de misère sexuelle, avec les conséquences tragiques que l’on imagine (isolement, dépression, alcoolisme, troubles mentaux, etc.). Lire la suite de ce billet »
Quelques trouvailles (12)
Glané pour vous sur le Web : les différents types d’attachement amoureux, des anti-conseils de séduction, une réflexion sur l’hypersexualisation, et une poignée de superficialités (une fois n’est pas coutume).
Les différents types d’attachement amoureux. Le site web du Centre d’aide aux étudiants de l’Université Laval a produit un document intitulé «Tomber en amour et le rester», synthèse de la typologie du psychologue John Alan Lee. Ce dernier a décrit trois types d’attachements amoureux principaux (érotique, ludique, amical) et trois styles secondaires : passionné, pragmatique, magnanime. (J’ai résumé cette classification dans un de mes billets, «Il existerait six types de relations amoureuses». Le texte de l’Université Laval est plus détaillé.) Pour en savoir plus, vous pouvez vous procurer l’article scientifique original de John Alan Lee, «A Typology of Styles of Loving» (publié en 1977 dans Personality and Social Psychology Bulletin).
Comment rater sa vie sentimentale. Sur le Web, il y a une beaucoup de sites, blogues, forums, etc., qui nous donnent des conseils pour séduire et rencontrer l’amour, et peu de ressources sur l’art de rater sa vie sentimentale. Ces anti-conseils sont pourtant instructifs (et souvent rigolos). Par exemple, j’ai découvert cette semaine un texte très pertinent, «Comment réussir sa dépression». Faits saillants : minimiser ses réussites, accentuer ses échecs, se sentir seul au monde, refuser que l’on nous aime, croire en sa laideur et en sa stupidité, etc. (Voir aussi notre billet sur le même sujet.)
Quelle hypersexualisation ? Dans son nouveau blogue, l’auteure et sexologue Jocelyne Robert a récemment signé un billet intéressant sur l’hypersexualisation des jeunes, qu’elle attribue à une hypersexualisation de l’ensemble de la société. «Ce sont nos sociétés qui sont hypersexualisées et hypersexualisantes. Les adolescents, comme de la cire chaude, se moulent aux messages et images qui leur sont proposés.» Lire la suite de ce billet »
Pierre le dragueur de rue
Cette semaine, j’ai fait une rencontre. (Non, ce n’est pas ce que vous croyez… Le coup de foudre avec la fée des étoiles, ce sera pour une autre fois…
)
Il y a quelques jours, un inconnu m’a contacté par courriel pour m’inviter à le rencontrer. Il disait vouloir «discuter séduction, drague» avec moi. J’ai accepté. Je l’ai rejoint au centre-ville de Montréal après sa journée de travail. Nous nous sommes assis dans un parc pour discuter tranquillement.
Appelons-le Pierre, car il veut conserver l’anonymat. J’ignore son âge (dans la trentaine, je suppose). Taille moyenne, svelte, élégant.
Immigrant, Pierre est arrivé seul au Québec il y a un an environ. Il m’a d’abord raconté que tout va bien pour lui depuis qu’il s’est installé à Montréal : il a trouvé un emploi intéressant qui correspond bien à ses qualifications, il vit dans un appartement et un quartier qui lui plaisent, il fréquente des membres de sa famille élargie qui vivent ici, il se bâtit un réseau social. «Le Québec, c’est le paradis», m’a-t-il dit. Puis il a nuancé son affirmation : c’est le paradis, mais…
Pierre est célibataire. Depuis un an, il essaie tant bien que mal de faire des rencontres. Et il n’arrive à rien. Lire la suite de ce billet »
Un orgasme pour soigner notre névrose
Chers lecteurs et lectrices, continuons à discuter politique (voir mon billet de lundi dernier). Aujourd’hui, je ressors des boules à mites le psychiatre et psychanalyste d’origine autrichienne Wilhelm Reich (1897-1957). Vous connaissez ?
Dans les années 1920 et 1930, qui marquent une certaine évolution sur le plan sexuel (les «années folles», les femmes qui s’habillent «à la garçonne», l’invention du stérilet en 1928 et la commercialisation du condom en latex dans les années 1930), Reich affirme que l’on peut soigner les névroses par l’orgasme. Non seulement sur le plan individuel, mais aussi collectif !
Ce juif communiste voit la politique partout, y compris dans les chambres à coucher : pour lui, l’orgasme est un acte politique. Le capitalisme est synonyme de répression sexuelle, et il affirme aussi que les régimes fascistes et staliniens s’expliquent par la frustration sexuelle des populations et des dirigeants concernés. Lire la suite de ce billet »
Quand on ne s’intéresse pas à la politique…
La semaine dernière, j’ai écrit un billet sur l’immigration. J’ai envie de poursuivre cette réflexion politique (parce que l’immigration, c’est politique) en vous confiant ce que je pense de la relation entre le peuple et le gouvernement québécois actuel, celui du Parti libéral et du premier ministre Jean Charest.
Vous avez tous constaté à quel point le gouvernement libéral de Jean Charest est plongé dans une crise sans précédent, avec ces rumeurs de corruption généralisée. La population est scandalisée.
Moi, ce qui m’étonne, c’est que les citoyens se scandalisent… Lire la suite de ce billet »
Quelques trouvailles (11)
Glanés sur le web au cours des derniers jours : un site web qui écrit des poèmes amoureux à votre place, un débat sur les célibataires incapables de demander conseil, et une exposition en ligne sur la rencontre amoureuse et le couple au XIXe siècle.
Le générateur de mots d’amour. Vous aimeriez écrire un petit poème à l’élu(e) de votre coeur, mais vous n’avez pas de talent avec les mots ? Il existe un site web qui génère automatiquement de la poésie galante. Il peut aussi composer un acrostiche (poème dont les premières lettres de chaque vers, lues dans le sens vertical, forment le prénom du destinataire) ou un petit récit amoureux. Le plus drôle : le «narcissotron», qui permet de s’envoyer à soi-même un message élogieux !
Le savoir-rencontrer, c’est important. Le communicateur Marc Boilard, dans son blogue De retour du Vietnam (pour ceux et celles qui retournent sur le marché du célibat après une rude séparation), a provoqué un débat intéressant la semaine dernière en posant une question toute simple : pourquoi les Québécois sont-ils si gênés d’avouer qu’ils sont tannés d’être célibataires et qu’ils ont besoin de trucs pour faire des rencontres ? C’est quoi, cette peur ? «Il n’y a pas de gêne à dire que vous êtes célibataire ! Vous avez le droit de consulter du monde !», s’exclame dans une vidéo un Marc Boilard un peu exaspéré. Et il écrit : «Tout le monde aujourd’hui a besoin de savoir s’y prendre pour rencontrer du nouveau monde. Nouvelle job, nouvelle ville, nouveaux collègues, blondes, voisines, amis, etc. Ce n’était pas comme ça à l’époque des Filles de Caleb !!» Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.