Articles avec le tag ‘Bars’
Le retour du slow
La dernière fois que j’ai vu des jeunes danser un slow, c’était dans les années 1980.
«Le déclin du slow est lié à celui du bal, et à l’avènement de la disco dans les années 70», remarque un spécialiste de la sociologie des danses de couple, Christophe Apprill. Les vagues house, rap et techno des années 1980-1990 ont fortement contribué à faire du slow une danse has been. La chanson d’amour et la ballade rock, supports du slow, n’ont pourtant pas disparu du paysage musical…
Pour s’assurer de pouvoir danser en couple, il faut aujourd’hui apprendre le tango ou autres danses «ethniques», qui sont complexes et pratiquées par une minorité de gens. Le slow, pour sa part, est si facile à exécuter, à la portée de tous, parfaitement démocratique. Et pendant une soirée aux lumières tamisées, un slow permet de flirter, de faire les premiers pas…
Le slow est-il mort ? Dans les années 1990, j’aurais répondu que oui. Mais aujourd’hui, quelques indices laissent croire qu’il pourrait renaître de ses cendres. Lire la suite de ce billet »
Drague et séduction dans la publicité
Des publicitaires savent utiliser à merveille les ressorts de la rencontre amoureuse pour concevoir des pubs efficaces, souvent très drôles, qui peuvent nous en dire long sur le comportement des humains en mal de romantisme ou d’aventures d’un soir.
Voici quelques pubs qui me semblent particulièrement réussies. (Il ne s’agit pas nécessairement de pubs réalisées au Québec, mais puisque la pub est partout et parvient souvent à nous influencer, ignorons les frontières…) Lire la suite de ce billet »
Un vendredi soir rue Crescent
Voici une petite anecdote, souvenir personnel de (non) drague à la québécoise.
À la fin du mois d’août dernier, un vendredi soir, une amie et moi avons rendez-vous rue Crescent, au centre-ville de Montréal. Pas que nous soyons si friandes des bars qui peuplent cette artère achalandée, mais nous voulons suivre à la trace un chef cuisinier que nous apprécions particulièrement et qui avait alors changé de restaurant.
L’établissement en question se trouve au-dessus d’un bar bien connu de la métropole, ouvert il y a quelques années sous l’impulsion d’un célèbre coureur québécois de Formule 1, Jacques Villeneuve pour ne pas le nommer. Lire la suite de ce billet »
Quelques trouvailles
Chers lecteurs, chères lectrices, me voici de retour après quelques semaines d’absence. Comment allez-vous ?
Cette semaine, j’ai glané pour vous quelques sites web intéressants et autres ressources. Vous m’en donnerez des nouvelles…
Le 25 novembre sortira en France un film documentaire qui risque de faire jaser : La domination masculine, du cinéaste Patric Jean. Un film en partie tourné au Québec par un réalisateur pro-féministe qui soutient que l’égalité des sexes est encore, dans bien des cas, une vue de l’esprit. Extrait du site web du film : «Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un “compagnon dominant” ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, “comme on achète une grosse voiture” ?» La domination masculine sera présenté aujourd’hui aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal.
Pour en savoir plus sur ce film, voyez le blogue du cinéaste. Et le numéro de novembre du mensuel québécois Le Couac publie une très intéressante entrevue avec Patric Jean (cet article n’est pas disponible sur le Web). Lire la suite de ce billet »
Un soir, un bar (7)
C’est à n’y rien comprendre : samedi soir, à 23 h, le bar est presque vide. Et son coin discothèque est désert. Un samedi !
Pour ma dernière virée au bar de quartier que je fréquente depuis une semaine en espérant être témoin de scènes de séduction et de drague (voyez le billet décrivant la méthodologie de cette expérience de terrain), j’ai décidé d’introduire un élément provocateur : j’ai demandé à une amie de m’accompagner.
Jolie, début trentaine (elle paraît plus jeune), vêtue de manière assez seyante, elle s’est assise au comptoir en prenant soin de laisser un siège vide à sa gauche et à sa droite pour que les hommes puissent s’introduire à ses côtés.
Je me suis assis plus loin, à une table, pour l’observer.
Résultat : pas grand-chose… Lire la suite de ce billet »
Un soir, un bar (6)
Hier soir (vendredi), le bar était relativement rempli. Clientèle presque mixte — un peu plus de jeunes hommes que de jeunes femmes. Et quand j’écris «jeunes», c’est la frontière de la légalité : j’ai vu les portiers refuser l’entrée à un groupe d’adolescents incapables de prouver qu’ils ont l’âge de fréquenter les débits de boisson.
J’en suis à ma sixième excursion consécutive dans ce bar d’un quartier montréalais (que je ne nommerai pas, ni le bar, ni le quartier). Pour ceux et celles qui ne sont pas au courant, je me livre depuis bientôt une semaine à une petite expérience sans prétention qui consiste à observer la vie d’un bar, soir après soir, en espérant y surprendre des scènes de drague et de séduction.
Cette expérience confirme ce que je constate depuis de nombreuses années à chaque fois que je mets les pieds dans un bar : ce type d’établissement n’est plus un lieu de rencontre, ni même de socialisation. Les bars sont le plus souvent fréquentés par des groupes (couples, amis, connaissances, collègues, etc.) qui ne se mêlent pas aux inconnus. Et il est improbable que deux solitaires fassent connaissance dans un bar. (Ça arrive, mais c’est l’exception plutôt que la règle.) Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.