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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Anxiété</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Attention, gros scoop : séduire est stressant</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 18:03:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(N.B. Le 7 mai, j&#8217;ai réécrit de fond en comble ce billet publié le 6 mai. Non pour m&#8217;autocensurer, mais pour m&#8217;exprimer plus clairement.)
J’ai travaillé à Radio-Canada il y a quelques années, à l&#8217;information continue sur le Web. Dans cette usine à produire de la nouvelle, un topo chasse l&#8217;autre très rapidement. Les journalistes sont souvent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(N.B. Le 7 mai, j&#8217;ai réécrit de fond en comble ce billet publié le 6 mai. Non pour m&#8217;autocensurer, mais pour m&#8217;exprimer plus clairement.)</strong></p>
<p>J’ai travaillé à Radio-Canada il y a quelques années, à l&#8217;information continue sur le Web. Dans cette usine à produire de la nouvelle, un topo chasse l&#8217;autre très rapidement. Les journalistes sont souvent sous pression. Et lorsqu&#8217;on travaille sous pression, sans avoir le temps d&#8217;analyser l&#8217;information, on publie parfois des nouvelles qui confortent des stéréotypes, des clichés. Sur les relations hommes-femmes, par exemple.</p>
<p>Le site web de la Radio-Canada a publié jeudi matin <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2010/05/06/001-femmes-coeur-hommes.shtml" target="_blank">une nouvelle résumant une étude scientifique menée en Espagne</a>. Dans une salle d’attente, 84 étudiants devaient résoudre un sudoku. Il y avait deux inconnus dans la salle, un homme et une femme. Lorsque madame quittait la salle, les chercheurs ont noté que le niveau de cortisol dans le sang des étudiants, donc leur stress, diminuait. Mais lorsque les étudiants restaient seuls avec la femme, leur stress atteignait des sommets.</p>
<p>L’article radio-canadien souligne que le cortisol a des effets positifs sur le corps à petites doses. À forte doses, il «peut aggraver certaines maladies comme le diabète, l&#8217;hypertension et l&#8217;impuissance.» Et Radio-Canada met en exergue une citation des chercheurs : «nous considérons que la plupart des hommes en présence d&#8217;une femme attirante induisent qu&#8217;il existe une possibilité de séduction.» Hé ben&#8230; c’est supposé être une nouvelle ?</p>
<p>Cette expérience scientifique me semble superflue. Elle confirme ce que tous les hommes savent depuis toujours : la présence d’une jolie femme provoque un certain stress et, oui, une superbe créature du sexe opposé est synonyme de séduction.</p>
<p>Mais le plus ridicule, c’est le ton paternaliste de l’article de Radio-Canada.<span id="more-2806"></span> Le texte débute par «Messieurs, attention à votre santé», et se termine par «Conclusion messieurs : mieux vaut faire vos sudokus à la maison et ne pas passer trop de temps dans une salle d&#8217;attente en jolie compagnie.» Quoi, il faudrait fuir la compagnie des jolies femmes ? En quel honneur ?!?</p>
<p>Le traitement de cette nouvelle par Radio-Canada est typiquement «objectif», désincarné, sans recul critique. (Radio-Canada n’est dépassée sur ce terrain que par le journal français <em>Le Monde</em>, quotidien hyper-sérieux qui a titré le 8 août 1945 après l’explosion de la première bombe atomique sur le Japon : «<a href="http://www.dissident-media.org/infonucleaire/lemonde_8aout.html" target="_blank">Une révolution scientifique</a>». Sans blague.) Comparez le style constipé de Radio-Canada avec le ton direct des commentaires affichés à la suite de <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2010/05/06/001-femmes-coeur-hommes.shtml" target="_blank">l’article</a>: «Eh ben ! Je veux mieux onze mille fois mourir devant le regard enflammé d&#8217;une jolie femme que d&#8217;aller m&#8217;isoler dans un confort génocide virtuel.» Ou encore : «Pour ceux qui comme moi sont aux prises avec ce joli problème&#8230; laissez tomber le sudoku». La plupart des commentaires, très critiques, n&#8217;accordent aucune crédibilité à l&#8217;étude scientifique espagnole.</p>
<p>Permettre aux internautes de commenter le travail des journalistes obligera peut-être un jour les médias à prendre conscience que le modèle traditionnel du journalisme «objectif» n&#8217;a plus de raison d&#8217;être&#8230; </p>
<p>Dans un monde journalistique idéal, à la fois respectueux des faits et critique, voici ce que j&#8217;aurais aimé lire jeudi matin dans le site web de Radio-Canada :</p>
<p style="padding-left: 60px;">Une équipe de chercheurs de l&#8217;Université de Valence (Espagne) a récemment perdu son temps à démontrer une évidence : passer cinq minutes en compagnie d&#8217;une femme attirante provoque un certain stress chez les messieurs. Pour en arriver à cette «découverte», les chercheurs ont analysé la manière d&#8217;agir de 84 étudiants en leur demandant de résoudre un sudoku assis dans une salle en compagnie de deux inconnus, un homme et une femme. Les résultats du test montrent que lorsque la femme quittait la salle, le niveau de stress des étudiants était moindre. Toutefois, lorsque les étudiants restaient seuls avec la femme, leurs niveaux de cortisol augmentaient beaucoup. Dans certains cas, le taux de cette hormone liée au stress est aussi élevé que si ces hommes avaient fait un saut en parachute ou une crise cardiaque. (Recommencer l’expérience en introduisant un ours enragé ou un le fantôme de Franco dans la salle aurait aussi démontré que le cortisol a un effet boeuf sur le corps humain&#8230;) Les chercheurs espagnols en concluent «que la plupart des hommes en présence d&#8217;une femme attirante induisent qu&#8217;il existe une possibilité de séduction.» Encore heureux !</p>
<p><strong>Surmonter la peur d&#8217;un premier contact</strong></p>
<p>Au lieu de perdre notre temps avec des études scientifiques gnangnan qui ne nous apprennent rien, si on retrouvait le goût de se rencontrer ?</p>
<p>À ce sujet, voici une petite anecdote personnelle.</p>
<p>Dans un commerce que je fréquente régulièrement, j’ai récemment remarqué la délicate beauté diaphane d’une employée. À chaque fois que je la croise dans ce commerce, c’est plus fort que moi : les battements de mon ti-coeur s’accélèrent, j’ai la tête qui tourne, j’ai chaud, j’ai froid, et surtout je ne sais jamais quoi dire d’intelligent. Je suis conscient que mon comportement est tout à fait naturel. En présence d’une jolie créature du sexe opposé, mon corps fonctionne normalement : je stresse ! (Pas besoin d&#8217;une étude scientifique pour me l&#8217;apprendre&#8230;)</p>
<p>Je ne suis pas un bon dragueur (et vous aurez compris je n’anime pas ce blogue pour donner des leçons de drague), je suis timide. Tout de même, j&#8217;ai eu une idée : écrire un petit mot pour inviter la jolie employée à entrer en contact avec moi. Je lui ai remis ce billet il y a quelques jours, en mains propres, dans le commerce où elle travaille. Le mot disait : «Vous êtes ravissante. J&#8217;aimerais bien faire votre connaissance», etc., et j’ai laissé mes coordonnées. Tout simplement.</p>
<p>Elle ne m’a pas contacté, ce qui était prévisible. Le taux d’échec de ce genre d’entreprise est de 99 %. Et je ne m’en fais pas.</p>
<p>Ce qui était important, à mes yeux, c’était d&#8217;entrer en contact avec cette personne. Je me connais, je suis trop timide pour élaborer une stratégie complexe, alors je me suis contenté d&#8217;un petit geste. Juste essayer. </p>
<p>Surmonter la peur. Ne pas rester enfermé à la maison pour faire des sudokus.</p>
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		<title>J’me marie, j’me marie pas&#8230; Et les hommes ?</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 13:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Mon billet d’hier «J’me marie, j’me marie pas&#8230;» a suscité plusieurs commentaires qui m&#8217;ont donné envie de prolonger la discussion.
Je résumais hier quelques éléments du débat provoqué par le best seller Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough de la journaliste américaine Lori Gottlieb, qui suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Mon billet d’hier «J’me marie, j’me marie pas&#8230;» a suscité plusieurs commentaires qui m&#8217;ont donné envie de prolonger la discussion.</p>
<p><a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/09/j%e2%80%99me-marie-j%e2%80%99me-marie-pas/">Je résumais hier</a> quelques éléments du débat provoqué par le best seller <em>Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough</em> de la journaliste américaine <a href="http://www.lorigottlieb.com" target="_blank">Lori Gottlieb</a>, qui suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester des attentes démesurées face aux hommes qu&#8217;elles rencontrent. Elles devraient plutôt s’engager dès que possible dans la vie de couple avec un «Mr. Good Enough», le premier «bon gars» qui fera l&#8217;affaire. Autrement, elles se condamneraient à la solitude.</p>
<p>D’après <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/09/j%e2%80%99me-marie-j%e2%80%99me-marie-pas/#comments" target="_self">vos commentaires</a>, les séductrices seraient effectivement trop exigentes envers les hommes.</p>
<p>L&#8217;inverse est-il vrai ? Face aux femmes, les Québécois ont-ils des critères de sélection trop restrictifs ? (Par exemple, ne s&#8217;intéresser qu&#8217;aux blondes, six pieds deux pouces, yeux bleus, forte poitrine, taille athlétique, qui sont obsédées par le sexe — enfin, c&#8217;est ce que ces messieurs présument&#8230;) Devraient-ils plutôt miser sur les «Miss Good Enough» et se caser assez rapidement ?</p>
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		<title>J’me marie, j’me marie pas&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 13:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Aux États-Unis, un best seller intitulé Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough, de la journaliste Lori Gottlieb, suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester des attentes démesurées face aux hommes ou d’attendre le Prince charmant. Elles devraient plutôt s’engager dans la vie de couple dès que possible avec un «Mr. Good Enough», [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Aux États-Unis, un best seller intitulé <em>Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough</em>, de la journaliste <a href="http://www.lorigottlieb.com" target="_blank">Lori Gottlieb</a>, suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester des attentes démesurées face aux hommes ou d’attendre le Prince charmant. Elles devraient plutôt s’engager dans la vie de couple dès que possible avec un «Mr. Good Enough», un gars qui a un minimum de bon sens. Autrement, elles se condamneraient à la solitude.</p>
<p>Je n’ai pas eu le temps de me procurer le livre, mais j’ai lu quelques critiques et discussions. Le débat provoqué par Lori Gottlieb m’intéresse au plus haut point, encore plus que le contenu du livre. Une foule de questions super pertinentes surgissent : </p>
<ul>
<li>Les jeunes femmes sont-elles trop capricieuses, narcissiques ?</li>
<li>Avons-nous sombré dans un marché de la rencontre où l’on magasine ses partenaires sur Internet ou lors de séances de <em>speed dating</em>, en fonction de critères trop pointus ?</li>
<li>Nos relations amoureuses seraient-elles uniquement basées sur le calcul, l’intérêt ?</li>
<li>Et puis, faut-il absolument vivre en couple pour vivre heureux ?</li>
<li>Comment peut-on repenser la vie à deux ?</li>
</ul>
<p>Trois journalistes et animatrices <a href="http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/chronique.asp?idChronique=105076" target="_blank">en discutaient il y a quelques jours à l’émission de radio <em>Christiane Charette</em></a>, un enregistrement qui vaut le détour.<span id="more-2083"></span></p>
<p>Il m’est arrivé de croiser de ces femmes qui draguent pour rencontrer «le» partenaire idéal, celui qui devra immédiatement combler toutes leurs attentes, qui deviendra le père de leurs enfants, leur «âme soeur»&#8230; J’étais rapidement exclu de leur radar, car j’étais loin de correspondre à tous leurs critères&#8230; <img src='http://ladrague.qc.ca/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Ces situations m’ont toujours paru désagréables. Ces femmes obsédées par un idéal masculin invraisemblable, qui draguent avec une «liste d’épicerie» longue comme le bras, sont très stressées et stressantes. Elles manquent de savoir-vivre, car elles tuent dans l’oeuf le plaisir de bavarder, de socialiser, de faire connaissance sans arrière-pensée.</p>
<p>Et elles se privent de rencontrer des «Mr. Good Enough», c’est-à-dire le genre de gars qui, au premier abord, n’est pas un mâle alpha, qui a l’air «ordinaire», mais qui pourrait se révéler sympathique, charmant, attentionné, etc. Ce genre de rencontre exige de la patience, ce n’est pas au premier rendez-vous que «Mr. Good Enough» sera considéré comme un bon parti. L’amour est un sentiment qui met généralement un peu de temps à se manifester.</p>
<p>Mais dans une société obsédée par la performance et l&#8217;immédiateté, par le retour rapide sur l’investissement et par la mesure des résultats, ne voulons pas perdre une minute de notre précieux temps. Quand nos vies sont gérées dans un fichier <em>Excel</em>&#8230;</p>
<ul>
<li>Deux critiques du livre de Lori Gottlieb : dans <a href="http://www.slate.com/id/2243179/" target="_blank">le cybermédia <em>Slate</em></a> et dans <em><a href="http://www.nytimes.com/2010/02/14/books/review/Finnerty-t.html" target="_blank">The New York Times</a></em>.</li>
<li>En mars 2008, Lori Gottlieb a fait publier dans le magazine <em>The Atlantic</em> un article intitulé «<a href="http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2008/03/marry-him/6651/" target="_blank">Marry Him ! The case for settling for Mr. Good Enough</a>».</li>
</ul>
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		<title>La solitude</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 06:51:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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J’entends souvent dire que le célibat est un problème de société. Je n’en suis pas convaincu&#8230; À toutes les époques et dans toutes les cultures du monde, il y a toujours eu des célibataires, qu’il s’agisse de jeunes à la recherche d’un(e) partenaire, de personnes séparées, divorcées, de veufs et de veuves, de «vieux garçons» [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>J’entends souvent dire que le célibat est un problème de société. Je n’en suis pas convaincu&#8230; À toutes les époques et dans toutes les cultures du monde, il y a toujours eu des célibataires, qu’il s’agisse de jeunes à la recherche d’un(e) partenaire, de personnes séparées, divorcées, de veufs et de veuves, de «vieux garçons» et de «vieilles filles», ou encore de gens qui exercent des occupations où le célibat est la norme (les métiers qui nécessitent des déplacements constants, la vie en communauté religieuse, etc.).</p>
<p>À mon avis, le phénomène marquant des dernières décennies n’est pas le célibat, mais la forte progression d&#8217;un nouveau mode de vie : la solitude. Au Québec, de 1951 à 2001, la proportion de ménages ne comptant qu&#8217;une seule personne a bondi de 4,5 % à près de 30 %. Parallèlement, la proportion de familles de six personnes et plus a dégringolé, de près de 30 % en 1951 à seulement 1,8 % en 2001 — <a href="http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_niv_vie/menage_famille/men_fam_enf/menages/tableau_04.htm" target="_blank">voyez les statistiques officielles</a>.</p>
<p>La solitude est une réalité assez répandue au Québec. On voit des gens habiter fin seuls dans de grands appartements où jadis s’entassaient des familles de six, sept, huit personnes&#8230; Pour certains, c’est même un choix doublé d’une exigence perfectionniste : «Je préfère la solitude à la vie avec quelqu&#8217;un qui ne me convient pas parfaitement.»<span id="more-1054"></span></p>
<p>On peut apprivoiser la solitude, en faire bon usage, c’est-à-dire profiter de ce repli sur soi pour mieux se connaître, réfléchir, apprendre, créer, et puiser l’énergie pour replonger dans la vie sociale. Pour beaucoup de gens, malheureusement, la solitude est synonyme d’isolement (<a href="http://www.acsm-ca.qc.ca/virage/personne-agee/reflexions-solitude.html" target="_blank">notamment les personnes âgées, malades, abandonnées, etc.</a>, mais aussi des jeunes). Et comme le souligne avec justesse l’animateur Jacques Languirand, <a href="http://www.radio-canada.ca/Par4/soc/solitude.htm" target="_blank">«À l&#8217;ère de la communication, jamais la solitude des individus n&#8217;a été aussi grande»</a>.</p>
<p>Nous vivons actuellement dans une culture de l’individualisme et de la solitude, de la crise de la rencontre amoureuse et de l’engagement. La solitude est fréquemment une source d&#8217;anxiété pour ceux qui viennent de dire adieu à une relation amoureuse ou qui vivent mal un célibat trop prolongé, mais elle s’observe aussi chez les couples malheureux, dans les familles dysfonctionnelles, dans plusieurs environnements de travail pourris, etc. Pas étonnant que les Québécois consomment autant de tranquillisants et d&#8217;antidépresseurs !</p>
<p>Surtout, la solitude dégénérant en isolement peut frapper sans crier gare. Voici un cas de figure. Représentez-vous un homme ou une femme en couple, qui occupe un emploi, avec un réseau social assez étendu ; tous les indicateurs sont au beau fixe. Subitement, le couple éclate ; les amis, mal à l&#8217;aise devant cette brusque rupture, prennent leurs distances ; comble de malchance, une perte d’emploi survient ; très rapidement, cette personne voit son réseau social se réduire comme peau de chagrin, elle se retrouve isolée, sans moyens, et sa vie devient un trou noir. Imprévisible descente aux enfers&#8230;</p>
<p>Et vous, quelle est votre expérience de la solitude ?</p>
<ul>
<li>Voyez aussi le billet «<a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/27/celibataires-mythes-realites/" target="_self">Les célibataires : mythes et réalités</a>»</li>
</ul>
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		<title>Jocelyne Robert, auteur, sexologue</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 06:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici le quatrième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230; Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.
Aujourd&#8217;hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).

Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici le quatrième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</em> Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).</strong></p>
<p><img class="size-full wp-image-826 alignleft" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/jocelynerobert.jpg" alt="Jocelyne Robert" width="137" height="192" /></p>
<p>Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à l&#8217;éducation et au mieux-être sexuel de son prochain grâce à ses livres à succès (traduits en une vingtaine de langues), ses chroniques dans divers médias, conférences, etc. Depuis une dizaine d&#8217;années, elle s&#8217;intéresse plus spécifiquement aux relations hommes-femmes et à l&#8217;impact de l&#8217;hypersexualisation. Elle prépare en ce moment un ouvrage sur les baby-boomeuses : leur peur de vieillir, leur rapport au corps, à la beauté, à l&#8217;amour et à l&#8217;érotisme ainsi que l&#8217;engouement pour les chirurgies esthétiques. Jocelyne Robert a été récompensée par de nombreux prix et distinctions.</p>
<p>Nous avons rencontré Jocelyne Robert en juin 2007. De cette longue entrevue, voici quelques extraits inédits (qui reprennent le fil de <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/10/yvon-dallaire/" target="_self">notre entrevue avec le psychologue et sexologue Yvon Dallaire</a>, sur l&#8217;éducation des garçons).<span id="more-825"></span></p>
<p><strong>Question</strong> : Quel est l&#8217;impact de la pornographie sur la rencontre amoureuse ?</p>
<p><strong>Réponse</strong> : Depuis une quinzaine d&#8217;années, avec l&#8217;hypersexualisation de nos sociétés, on propose et impose un modèle d&#8217;homme-machine, hyper-performant.</p>
<p>Le garçon grandit souvent dans un monde de femmes (à la maison, à la garderie, à la maternelle, à l&#8217;école primaire&#8230;). Il arrive à l&#8217;adolescence, et il n&#8217;est qu&#8217;hormones sur deux pattes. Souvent, il y a peu ou pas d&#8217;hommes autour de lui à la maison et à l&#8217;école pour l&#8217;aider, le rassurer, pour lui dire que c&#8217;est normal, qu&#8217;il ne doit pas angoisser avec la sexualité, etc. Alors, naturellement, ce garçon a besoin de support, de repères pour affirmer, consolider son identité sexuelle. Il cherche du matériel érotique. Et il le prend où, son matériel érotique ? Comme il n&#8217;a pas ou peu de modèle masculin autour de lui, qu&#8217;il n&#8217;y a pas de véritable accompagnement à l&#8217;école et que les parents sont un peu dépassés, il le prend n&#8217;importe où sur Internet. À 11 ans ou 12 ans, il consomme du porno pour alimenter son univers fantasmatique et érotique. Et il consomme aussi des vidéo-clips ; ce qui mène le monde musical en Occident aujourd’hui, c&#8217;est le rap, et un rap violent, un rap qui dit aux filles de sucer tous leurs chums et qui dit aux gars qu&#8217;ils doivent toujours être prêts, toujours bandés, au point où des jeunes de 14 ans volent du Viagra à leur grand-père pour performer au lendemain d&#8217;un party — ce n&#8217;est pas anecdotique !</p>
<p>Je reçois énormément de courriels — j&#8217;ai mon adresse électronique dans tous mes livres — et je constate que des jeunes adultes dans la vingtaine et la trentaine, hommes et femmes, ne savent plus ce que c&#8217;est entrer en relation. Ils demeurent dans l&#8217;antichambre relationnelle. Ils font des rencontres, mais passer de la rencontre à l&#8217;établissement d&#8217;une relation, ils ne savent plus comment. Et ceux qui y arrivent, qui vont entrer en relation et former un couple, très rapidement ils seront en situation de problèmes et de dysfonctionnements parce que le gars est fabriqué à partir du modèle dont on vient de parler. Alors la fille va dire : «Au début, pour lui faire plaisir je faisais ça ou ça, mais là, j&#8217;en ai marre !» Des gars m&#8217;écrivent, ils me disent : «Je suis désespéré. J&#8217;aime ma blonde, je la trouve belle, objectivement je la trouve désirable, mais je ne suis pas capable de fonctionner. J&#8217;ai essayé de tout jeter mon matériel porno, mais ça ne marche pas.» Il faut presque les envoyer en thérapie pour les désensibiliser à l&#8217;impact de la pornographie sur leurs capacités non seulement érotiques, mais relationnelles.</p>
<p>Pour draguer, séduire, aller vers l&#8217;autre et entrer en relation, il faut avoir eu des modèles. Et le modèle dominant, dans nos sociétés occidentales, n&#8217;est pas un modèle relationnel. C&#8217;est un modèle de performance et de consommation. C&#8217;est ça qu&#8217;on valorise. On est dans la performance, avec l&#8217;homme et la femme objets. Le rapport au corps va dans le même sens : le corps est un objet qu&#8217;on fabrique, qu&#8217;on triture, qu&#8217;on découpe, qu&#8217;on rapièce, qu&#8217;on réorganise. Il y a une croissance de la demande pour les augmentations péniennes, pour les reconstructions vaginales pour avoir une vulve d&#8217;enfant quand on a 50 ans&#8230; On n&#8217;est plus dans le corps-personne, ni dans la relation, mais dans l&#8217;objectivation de l&#8217;être.</p>
<p>Il y a toute une démarche à faire pour faire prendre conscience aux gens qu&#8217;on se fait imposer des normes et des diktats, qui nous habitent, et qui sont très insécurisants, très angoissant, très anxiogènes. Un modèle de performance est un modèle anxiogène, qu&#8217;on le veuille ou non. La liberté sexuelle, c&#8217;est le contraire de se soumettre !</p>
<ul>
<li>Pour en savoir plus : le <a href="http://jocelynerobert.blogspot.com/" target="_blank">blogue de Jocelyne Robert</a></li>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/category/entrevues/" target="_self">Toutes nos entrevues</a></li>
</ul>
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		<title>Quand la peur de draguer est une phobie (3)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/08/13/quand-la-peur-de-draguer-est-une-phobie-3/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2009 07:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Avoir peur de flirter peut être une maladie, au sens clinique du terme, que l’on appelle anxiété ou phobie sociale (voir le premier billet de cette série qui en compte trois). Les gens qui en souffrent adoptent des comportements très particuliers.

Les anxieux sociaux démontrent ce que les psys appellent une «désorganisation des capacités émotionnelles» : [...]]]></description>
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<p>Avoir peur de flirter peut être une maladie, au sens clinique du terme, que l’on appelle anxiété ou phobie sociale (<a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/11/quand-la-peur-de-draguer-est-une-phobie-1/" target="_self">voir le premier billet</a> de cette série qui en compte trois). Les gens qui en souffrent adoptent des comportements très particuliers.</p>
<ul>
<li>Les anxieux sociaux démontrent ce que les psys appellent une «désorganisation des capacités émotionnelles» : ils peuvent accélérer la parole, produire des gestes saccadés, ou figer sur place, tétanisés. Leurs comportements sont très maladroits, dans le genre renverser son verre dans le décolleté d’une dame, ou opposer un air sidéré et un silence de mort à une question aussi simple que : «Bonjour, quel est votre nom?»</li>
<li>Les anxieux sociaux développent aussi des stratégies d&#8217;évitement : ils refusent systématiquement les situations qui provoquent de l&#8217;anxiété. Par exemple, fuir toutes les invitations qui pourraient déboucher sur une rencontre amoureuse. Leur routine quotidienne est très rigide, planifiée à l’avance.</li>
<li>Lorsqu’il se retrouvent dans une situation angoissante, les anxieux sociaux prendront bien sûr la poudre d’escampette. S’ils sont coincés, dans l’impossibilité de s’éclipser, ils peuvent adopter un comportement de fuite en avant (par exemple, se comporter de manière très déplacée ou agressive avec des inconnus).<span id="more-423"></span></li>
</ul>
<p>Heureusement, la phobie sociale se soigne. <a href="http://www.hlhl.qc.ca/hopital/usagers-/-famille/info-sur-la-sante-mentale/phobie-sociale.html" target="_blank">Je laisse aux psys le soin de présenter les traitements disponibles</a>.</p>
<p>Terminons ce petit tour d’horizon par la question-qui-tue : «une société tout entière tournée vers la performance individuelle, l&#8217;apparence et la maîtrise de son image, comme l&#8217;est la nôtre depuis quelque temps, ne suscite-t-elle pas davantage d&#8217;anxiété sociale ?», demandent les psys Christophe André et Patrick Légeron dans leur ouvrage <em>La peur des autres</em>.</p>
<p>«Une bonne partie de l&#8217;anxiété sociale vient du fait que l&#8217;on se prend trop au sérieux et que l&#8217;on veut trop faire bonne impression», <a href="http://www.aide.ulaval.ca/sgc/pid/1515#intra4" target="_blank">affirme pour sa part la psychologue de l’Université Laval Louise Careau</a>. «Pourquoi ne pas se prendre tel que l&#8217;on est : tantôt malhabile, tantôt timide, parfois drôle et souvent sympathique ?» Un dragueur qui ne se prend pas au sérieux, qui rigole de ses maladresses, est effectivement mille fois plus attirant qu’un individu prétentieux, qui se croit irrésistible&#8230;<span style="color: #ffffff">euk4id52p3</span></p>
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		<title>Quand la peur de draguer est une phobie (2)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/08/12/quand-la-peur-de-draguer-est-une-phobie-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 12 Aug 2009 07:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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La peur de flirter peut être une maladie (au sens clinique du terme), expliquais-je dans mon billet précédent.
«J&#8217;ai toujours de la difficulté à répondre au téléphone, à assister aux réunions de service, je me suis toujours sentie &#8220;à part&#8221; et je n&#8217;assiste jamais aux activités de bureau. Je ne me mêle pas aux autres. Je [...]]]></description>
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<p>La peur de flirter peut être une maladie (au sens clinique du terme), <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/11/quand-la-peur-de-draguer-est-une-phobie-1/" target="_self">expliquais-je dans mon billet précédent</a>.</p>
<p>«J&#8217;ai toujours de la difficulté à répondre au téléphone, à assister aux réunions de service, je me suis toujours sentie &#8220;à part&#8221; et je n&#8217;assiste jamais aux activités de bureau. Je ne me mêle pas aux autres. Je dois avouer que oui, je souffre de cette solitude. Je peux passer des jours sans voir personne! Et si on frappe à ma porte, je ne réponds pas. Parfois je laisse le téléphone sonner sans répondre. Je ferme la sonnerie. Je regarde l&#8217;afficheur téléphonique. J&#8217;évite les situations sociales, les occasions de rencontres et je m&#8217;ennuie souvent.»</p>
<p>Ce témoignage est tiré d’un site web sur la phobie sociale (<a href="http://www.phobiesociale.org/temoignages.html" target="_blank">qui rassemble une quinzaine de témoignages en tout</a>).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-415" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/08/shutterstock_9576178.jpg" alt="Crédit photo : Shutterstock" width="210" height="119" /></p>
<p><span id="more-414"></span></p>
<p>D’où vient ce type de phobie ? Les sources du bobo peuvent être nombreuses : génétique, éducation dans un milieu très fermé, pressions culturelles, traumatismes divers&#8230; «Si, par exemple, vous avez été ridiculisé ou ridiculisée devant toute la classe par un professeur ou une professeure au primaire parce que vous n&#8217;avez pas su répondre à une question, il y a de fortes chances que vous ayez de la difficulté à prendre la parole en public», <a href="http://www.aide.ulaval.ca/sgc/pid/1515#intra2" target="_blank">indique une psychologue de l’Université Laval, Louise Careau</a>.</p>
<p>Une expérience de drague qui a très mal tourné peut aussi laisser des cicatrices profondes. <a href="http://www.phobiesociale.org/alice.html" target="_blank">Alice, 23 ans</a> : «ayant sympathisé avec des gens, l&#8217;un d&#8217;eux m&#8217;a menacée car j&#8217;ai refusé de sortir avec lui, ce qui m&#8217;a coupé dans mon allant pour aller vers les autres. Côté coeur c&#8217;est le désastre. Je n&#8217;arrive pas à savoir lorsque je plais à quelqu&#8217;un ni à aller vers les garçons qui me plaisent.»</p>
<p>Demain : <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/13/quand-la-peur-de-draguer-est-une-phobie-3" target="_self">à quoi reconnaît-on les anxieux sociaux, et qu’est-ce que cette maladie nous révèle sur notre époque ?</a></p>
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		<title>Quand la peur de draguer est une phobie (1)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/08/11/quand-la-peur-de-draguer-est-une-phobie-1/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 07:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Saviez-vous que la peur de flirter peut être une maladie, au sens clinique du terme ? Examinons cette curiosité scientifique, phénomène marginal (qui concerne un petit pourcentage de la population), mais très embarrassant.
Certaines situations sociales peuvent provoquer de l’anxiété. Prendre la parole en public, par exemple. Le trac qui affecte les artistes ou les athlètes [...]]]></description>
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<p>Saviez-vous que la peur de flirter peut être une maladie, au sens clinique du terme ? Examinons cette curiosité scientifique, phénomène marginal (qui concerne un petit pourcentage de la population), mais très embarrassant.</p>
<p>Certaines situations sociales peuvent provoquer de l’anxiété. Prendre la parole en public, par exemple. Le trac qui affecte les artistes ou les athlètes avant une performance. La timidité de celui ou celle qui tente de draguer, ou qui avoue ses sentiments amoureux à quelqu&#8217;un. Rassurez-vous, cette anxiété est normale ; après quelques instants, elle disparaît, on reprend confiance, on se sent plus à l’aise, et le petit moment de gêne est vite oublié.</p>
<p>Chez certains individus, en revanche, cette anxiété peut dégénérer en phobie. Il s’agit d’une maladie en bonne et due forme ; voyez la <a href="http://www.phobiesociale.org/phobiesociale.html" target="_blank">description</a> tirée du DSM-IV ou <em>Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders</em> de l’American Psychiatric Association.<span id="more-409"></span></p>
<p>La phobie (ou l’anxiété) sociale, c’est redouter de manière systématique une ou plusieurs situations sociales de la vie de tous les jours, aussi banales que demander son chemin à un passant ou adresser la parole à un employé dans un commerce. Palpitations, tremblements, maux de tête, évanouissements, etc., les symptômes sont très pénibles. Dans des cas aussi extrêmes que rarissimes, l’angoisse peut dégénérer en attaque de panique.<img class="alignright size-full wp-image-410" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/08/shutterstock_9285916.jpg" alt="Crédit photo : Shutterstock" width="84" height="126" /></p>
<p>Les phobiques sociaux, isolés, vivent dans la peur et la honte. Ils ont une mauvaise estime d’eux-mêmes. «Beaucoup de vies &#8220;ratées&#8221; ont pour cause le manque d&#8217;aisance et d&#8217;efficacité dans les rapports avec les autres», soulignent deux psychiatres français, Christophe André et Patrick Légeron, dans un bouquin bien vulgarisé publié il y a quelques années, <em>La peur des autres : trac, timidité et phobie sociale</em> (Éditions Odile Jacob).</p>
<p>Demain : <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/08/12/quand-la-peur-de-draguer-est-une-phobie-2/" target="_self">d&#8217;où vient cette peur des autres ?</a></p>
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