Archive pour la catégorie ‘Science’

À poil !

 

Vous avez peut-être entendu parler d’une exposition interactive pour les adolescents inaugurée la semaine dernière au Centre des sciences de Montréal, Sexe : l’expo qui dit tout ! La sexologue et auteur Jocelyne Robert, porte-parole médiatique de l’exposition, m’a souligné vendredi dernier que la seule remarque négative de la part des jeunes qui avaient assisté au lancement de l’exposition portait «sur les nus et nues poilus». Je lui ai répondu : Quoi, «les jeunes n’aiment pas voir des corps nus avec des poils ?» «Ils ont les poils en horreur», m’a confirmé Jocelyne Robert en ajoutant que ces jeunes ont rasé leurs poils aussitôt qu’il sont apparus, de sorte qu’ils sont tout étonnés d’en voir dans une exposition…

Nous nageons en plein délire : des jeunes qui n’aiment pas leurs poils ! Autrement dit, ils n’aiment pas leur corps. Ils ne s’aiment pas…

Mesdames et messieurs, il est grand temps de réhabiliter les poils, surtout les poils pubiens. Reprenons du poil de la bête !

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Quelques trouvailles (9)

 

Glané pour vous au cours des derniers jours : un antimanuel et un documentaire scientifiques, un livre sur les femmes dans la quarantaine et la cinquantaine qui se retrouvent seules après le départ de leur mari volage. Et un mea culpa.

Qu’est-ce qui se passe dans notre cerveau quand l’amour surgit, psychologiquement parlant ? Lancé l’automne dernier, l’excellent Antimanuel de psychologie : toi, moi… et l’amour ! du psychiatre et psychanalyste français Serge Hefez «suit le fil de la construction du lien amoureux pour nous emmener à l’intérieur des cerveaux, des inconscients, des âmes, des histoires, des vies.» Ce livre n’a pas la prétention de donner la recette du bonheur. Il permet plutôt de mieux comprendre pourquoi la rencontre amoureuse est à la fois si jouissive et si compliquée. Un ouvrage passionnant, très bien écrit et joliment illustré (les photos, souvent étonnantes, proviennent du cinéma et des arts visuels, et une bande dessinée à l’humour excentrique ouvre chaque chapitre).

Qu’est-ce qui se passe dans notre cerveau quand l’amour surgit, chimiquement parlant ? En 1997, un film documentaire français intitulé La biochimie du coup de foudre s’est penché sur les liens qui existent entre les émotions amoureuses et les transformations chimiques de l’organisme. Des extraits de ce documentaire sont disponibles en ligne. Moi qui me méfie du discours tout-scientifique sur l’amour, dans le genre «c’est toujours la faute de nos hormones» (comme si la culture et la société n’avaient aucune influence sur nos comportements…), La biochimie du coup de foudre m’a paru honnête. Et instructif. Lire la suite de ce billet »

C’est la faute de l’école (2)

 

La «réforme» (il faudrait plutôt dire la régression généralisée) de l’éducation au Québec, aussi appelée «renouveau pédagogique», est en branle depuis 2000. Vous avez sûrement entendu parler du constructivisme, de la pédagogie par projets, des fameuses compétences transversales, des bulletins de notes incompréhensibles, etc. Les résultats sont, à l’évidence, catastrophiques.

Les élèves, toujours ramenés à leur sempiternel «vécu», doivent construire eux-mêmes leur savoir, leurs habiletés et leur compréhension du monde, le professeur n’étant plus qu’une sorte de gentil animateur de classe. Il n’y a plus de transmission d’un héritage culturel, nulle rigueur dans l’acquisition des connaissances ; c’est le relativisme intégral (ton savoir vaut bien le mien), le mépris du travail intellectuel, de l’effort, de la persévérance. Lire la suite de ce billet »

Quelques trouvailles (6)

 

Cette semaine : écrire sur l’amour, apprendre à séduire avec un pickup artist, utiliser le baiser comme outil biologique de sélection, et marier une superwoman américaine ! (Merci à ceux et celles qui nous font des suggestions de lecture, de sites web, etc., c’est toujours très apprécié.)

Aimez-vous écrire sur l’amour ? Un forum, Les âmes tendres, vous offre l’occasion de vous exprimer. Ce site est consacré à toutes les manifestations de l’amour que l’on puisse traduire avec des mots : «séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l’expression mêlée à la violence des pulsions.» Les âmes tendres est semble-t-il très utilisé par les candidats à l’amour et ceux qui doivent en faire leur deuil : «Rendre une femme amoureuse, et écrire une lettre d’au revoir, voilà ce qui intéresse le plus nos visiteurs d’après les mots clef enregistrés dans nos statistiques», révélait le forum en 2007.

Sur Internet, vous aurez peut-être remarqué tous ces hommes qui offrent des formations ou du coaching séduction, ou encore des cours et des manuels. Aux États-Unis, on les appelle les pickup artists, une communauté qui s’est structurée au milieu des années 1990 avec l’arrivée d’Internet dans les foyers. «Les pickup artists font plus qu’apprendre quelques phrases toutes faites à leurs élèves. Avec eux, il travaillent entre autres sur l’estime de soi et la communication. Ils leur enseignent aussi quelques principes de psychologie sociale, car pour eux la séduction est littéralement un art», peut-on lire dans un article du quotidien Le Soleil. Faut-il souligner qu’au Québec, le marché de ces consultants et autres formateurs est une vraie mine d’or ? Lire la suite de ce billet »

Habiter seul : la révolution des solos

 

Pendant les Fêtes, j’ai eu le plaisir de lire une nouveauté, Habiter seul : un nouveau mode de vie ? (Presses de l’Université Laval). Cet ouvrage collectif signé par des chercheurs universitaires et des spécialistes, très instructif et bien vulgarisé, s’attarde notamment aux deux arrondissements montréalais qui comptent le plus de ménages solos, soit le Plateau Mont-Royal et Rosemont—La Petite-Patrie.

Je vous résume le bouquin.

Depuis plusieurs années, l’habitat en solo «est un phénomène en croissance qui ne montre aucun signe de faiblesse», souligne un des auteurs. En 2005-2006, les ménages composés d’une personne vivant seule formaient 27 % des ménages canadiens. Montréal est la capitale nationale des solos, le logement y étant plus abordable financièrement qu’ailleurs au pays. Lire la suite de ce billet »

Parler à une jolie femme fait perdre la tête

 

Parlons science. Une intéressante étude récemment publiée dans le Journal of Experimental and Social Psychology en arrive à la conclusion qu’un homme qui passe quelques minutes à discuter avec une femme qu’il trouve attirante voit ses facultés mentales décliner !

L’équipe de chercheurs de l’Université Radbout (Pays-Bas), qui a conduit cette étude, affirme que les hommes utiliseraient la majorité de leurs fonctions cognitives afin d’impressionner une créature désirable… Ce phénomène ne se produit pas chez les femmes qui, elles, gardent toute leur tête même si elles conversent avec un bel homme.

Le psychologue britannique George Fieldman, membre de la British Psychological Society, estime pour sa part que cette découverte illustre bien le fait que les hommes sont programmés pour concentrer leurs facultés cognitives sur la façon dont ils pourraient transmettre leurs gènes. On s’en doute, les conséquences de cette interruption temporaire des facultés peuvent être désastreuses au travail, en période d’examen dans les établissements scolaires mixtes, etc.

Au fait, savez-vous comment l’équipe de chercheurs de l’Université de Radbout a eu l’idée de se pencher sur ce phénomène ? Après avoir conversé quelques minutes avec une femme qu’il rencontrait pour la première fois, et qu’il trouvait fort jolie, un chercheur se montra incapable de se souvenir de sa propre adresse lorsque son interlocutrice lui demanda où il habitait ! Décidément, le cerveau reptilien nous réserve encore bien des surprises…

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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