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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Savoir-vivre</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Affaire Guy Turcotte : si c&#8217;était la faute de&#8230; l’amour?</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jul 2011 17:43:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Permettez un commentaire sur le très médiatisé procès du Dr Guy Turcotte, ce père de famille qui a tué ses enfants, mais déclaré non responsable criminellement des meurtres pour cause de troubles mentaux — procès dont le verdict a choqué l&#8217;opinion publique, et qui pourrait être porté en appel.
Sauf erreur, personne n’a établi un lien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Permettez un commentaire sur le très médiatisé procès du Dr Guy Turcotte, ce père de famille qui a tué ses enfants, mais déclaré non responsable criminellement des meurtres pour cause de troubles mentaux — procès dont le verdict a choqué l&#8217;opinion publique, <a href="http://fr.canoe.ca/infos/dossiers/archives/2011/05/20110506-222917.html" target="_blank">et qui pourrait être porté en appel</a>.</p>
<p>Sauf erreur, personne n’a établi un lien entre cette affaire criminelle et notre culture dominante de l’amour, du couple et de la famille.</p>
<p>Je vais tenter de vous expliquer ça.<span id="more-4185"></span></p>
<p>Notre imaginaire amoureux, au XXIe siècle, est infantile : nous désirons vivre un «conte de fées» avec le prince charmant ou la fée des étoiles, notre très espérée «âme soeur». L’homme parfait, la femme idéale, ou rien! Ne pas vivre «la» rencontre de rêve qui débouchera sur l’amour-passion-de-notre-vie, sur le <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/12/02/mefiez-vous-du-grand-amour/" target="_self">grand amour</a>, c’est <em>rater sa vie</em>, croit-on.</p>
<p>Nous croyons aussi que l’amour exclusif à deux serait naturel, universel, et le seul modèle possible. Tout autre comportement (les relations sans lendemain, le libertinage, l’infidélité, les amours multiples et les relations peu fusionnelles) est considéré «anormal», déviant.</p>
<p>Le mariage ou l’union de fait des partenaires confirme l’appropriation de l’autre («tu es à moi, je suis à toi»). Les partenaires se promettent fidélité, ce qui signifie qu’ils n’auront pas de relations amoureuses et/ou sexuelles hors de leur couple. L’infidélité, au Québec, est un tabou. (Il n’y a guère que les artistes et les intellectuels qui puissent parler librement d’infidélité. Une personnalité du monde économique ou politique ne peut évoquer publiquement ses fantasmes extraconjugaux ou dévoiler ses amours parallèles sans provoquer un scandale et risquer sa carrière.)</p>
<p>Le couple est souvent très fusionnel, «pour le meilleur et pour le pire». Il doit se suffire à lui-même, sur tous les plans : affectif, sexuel, social, culturel, intellectuel, spirituel, etc. Quand ce genre de couple a des enfants, il forme une «famille nucléaire», petite cellule autonome qui vit en autarcie (et qui peut devenir asociale).</p>
<p>Dans ce contexte, l’amour est très possessif. S’approprier l’autre, c’est le surveiller, le contrôler. La vie conjugale peut rapidement devenir le théâtre de continuelles luttes de pouvoir, d&#8217;interrogatoires suspicieux, de crises de jalousie (voire de paranoïa), de restrictions de contacts avec l’extérieur, de mépris, de rancune, etc. La jalousie, les crises et les «scènes» hystériques (avec des lancers de vaisselle) sont d’ailleurs considérées comme des preuves d’amour.</p>
<p>Si l’on possède l’autre, il est permis de le dominer, d’en faire sa chose. De le détruire. C&#8217;est ainsi que l’union exclusive-fusionnelle constitue un excellent terreau pour la violence conjugale (physique et psychologique), <em>au nom de l&#8217;amour</em>. Les hommes violents qui assassinent leur compagne le disent eux-mêmes, pour se justifier : «Je l’ai tuée parce que je l’aimais.»</p>
<p><strong>Pour revenir à l’affaire Guy Turcotte&#8230;</strong></p>
<p>Au lieu de spéculer sur la psychologie de cet homme, au lieu de se demander sans cesse «que s’est-il passé sans sa tête pour qu’il assassine ses enfants, était-il vraiment atteint de troubles mentaux?» (on ne le saura peut-être jamais&#8230;), et pour ne pas céder à la tentation de le lyncher (c’est l’humeur de l’opinion publique, actuellement), je crois qu’il serait plus pertinent de critiquer notre culture dominante de l&#8217;amour, du couple et de la famille.</p>
<p>Nous avons de la difficulté à concevoir l&#8217;amour autrement qu&#8217;une relation de possessivité. Mais comme il est impossible de posséder l&#8217;autre à 100 %, la vie conjugale provoque de la frustration&#8230;</p>
<p>Dans un couple, il est monnaie courante qu&#8217;un partenaire se comporte en tyran en essayant de «changer» l’autre. Le conjoint résiste? On peut le mépriser, le manipuler, le harceler, l’insulter, lui taper dessus.</p>
<p>Ou s’en prendre aux enfants.</p>
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		<title>Quel trouble de la personnalité narcissique?</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/11/08/trouble-de-la-personnalite-narcissique/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2010/11/08/trouble-de-la-personnalite-narcissique/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Nov 2010 12:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Célibat]]></category>
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		<description><![CDATA[ 
Connaissez-vous le «trouble de la personnalité narcissique», cliniquement parlant ?
Voici la traduction française de la définition du trouble de la personnalité narcissique dans le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), le manuel de référence de l&#8217;American Psychiatric Association utilisé par les professionnels de la santé pour le diagnostic de divers troubles de comportements et maladies mentales.
L&#8217;individu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Connaissez-vous le «trouble de la personnalité narcissique», cliniquement parlant ?</p>
<p>Voici la traduction française de la définition du trouble de la personnalité narcissique dans le <em><a href="http://www.psych.org/mainmenu/research/dsmiv.aspx" target="_blank">DSM-IV</a></em> (<em>Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders</em>), le manuel de référence de l&#8217;American Psychiatric Association utilisé par les professionnels de la santé pour le diagnostic de divers troubles de comportements et maladies mentales.</p>
<p>L&#8217;individu présente au moins cinq des symptômes suivants :</p>
<ol>
<li>il manifeste un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, il surestime ses réalisations et ses capacités, s&#8217;attend à être reconnu comme un individu supérieur sans avoir accompli quelque chose de significatif);</li>
<li>il est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d&#8217;amour idéal;</li>
<li>il pense être «spécial», unique, et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de prestige;</li>
<li>il montre un besoin excessif d&#8217;être admiré;</li>
<li>il pense que tout lui est dû, il s&#8217;attend sans raison à bénéficier d&#8217;un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits;</li>
<li>il exploite l&#8217;autre dans les relations interpersonnelles, il utilise autrui pour parvenir à ses propres fins;</li>
<li>il manque d&#8217;empathie, n&#8217;est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d&#8217;autrui;</li>
<li>il envie souvent les autres, et croit que les autres l&#8217;envient;</li>
<li>il fait preuve d&#8217;attitudes et de comportements arrogants et hautains. <span id="more-3731"></span></li>
</ol>
<p>La première fois que j&#8217;ai lu cette définition du <em>DSM-IV</em>, j&#8217;ai haussé les épaules en disant : «Bof»&#8230; Je me suis demandé où est le «trouble», exactement. Où se situe l&#8217;écart avec la normalité ? </p>
<p>Dans ces symptômes, je ne vois pas vraiment la description d&#8217;un problème psychologique. Je reconnais plutôt les caractéristiques d&#8217;un phénomène courant à notre époque, entre autres dans les relations hommes-femmes.</p>
<p>Par exemple&#8230;</p>
<p><em>«Manifeste un sens grandiose de sa propre importance», «absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d&#8217;amour idéal»</em> : c’est exactement ce que font tous les gens, fort nombreux, qui entretiennent des fantasmes amoureux démesurés, qui veulent absolument vivre un «<a href="http://ladrague.qc.ca/2009/12/02/mefiez-vous-du-grand-amour/" target="_blank">grand amour</a>» avec le prince charmant ou la fée des étoiles. Tous ces gens qui vivent dans un imaginaire amoureux à la Cendrillon, et qui n&#8217;en démordent pas&#8230; Il faut vraiment entretenir une très, très haute image de soi-même pour se dire : «Je veux rencontrer un homme qui ressemble à Brad Pitt», «Je veux l&#8217;équivalent d&#8217;Angelina Jolie», ou rien ! Il faut vraiment être prétentieux pour exiger «l&#8217;amour pur» ou rien&#8230; Et c&#8217;est une mentalité très répandue de nos jours.</p>
<p><em>«Il pense être &#8220;spécial&#8221;, unique», «il montre un besoin excessif d&#8217;être admiré»</em>  : allez faire un tour sur n’importe quel site web de rencontre, vous y verrez de magistrales démonstrations de narcissisme aigu. Tous ces gens qui, dans un monologue d&#8217;une complaisance consommée, parlent d&#8217;eux-mêmes comme de la huitième merveille du monde&#8230;</p>
<p><em>«Il pense que tout lui est dû», «il manque d&#8217;empathie, n&#8217;est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d&#8217;autrui»</em> : comportements tout à fait ordinaires dans les situations de rencontre. Beaucoup de célibataires rêvent d&#8217;un coup de foudre au premier regard, désirent la passion amoureuse sur-le-champ, et refusent net de prendre le temps de découvrir l’autre, de dialoguer et d&#8217;apprendre.</p>
<p><em>«Il exploite l&#8217;autre dans les relations interpersonnelles, il utilise autrui pour parvenir à ses propres fins», «il envie souvent les autres, et croit que les autres l&#8217;envient»</em>  : quoi de plus banal dans une société comme la nôtre, si individualiste, axée sur la performance ainsi que sur le besoin de paraître et de posséder ?</p>
<p>De nos jours, manifester un narcissisme excessif est monnaie courante. L’attitude contraire (démontrer de l’humilité, de la patience et de la persévérance, aimer vivre dans l’anonymat et trouver le bonheur dans les plus petites choses) est souvent jugée bizarre, hors norme.</p>
<p>Le <em>DSM</em> a besoin d’une mise à jour, non&nbsp;?</p>
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		<title>Quelques trouvailles (14)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/10/12/quelques-trouvailles-14/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Oct 2010 11:49:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Voici mes lectures des dernières semaines. Et un logiciel pour un corps de rêve.
Sexe et littérature. L&#8217;universitaire français Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de la littérature et de l&#8217;édition contemporaine, a lancé l&#8217;été dernier Sexe et littérature aujourd&#8217;hui (La Musardine), tour d&#8217;horizon de la sexualité et de l&#8217;érotisme dans la littérature française depuis la fin des années 1980.
En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Voici mes lectures des dernières semaines. Et un logiciel pour un corps de rêve.</p>
<p><strong>Sexe et littérature.</strong> L&#8217;universitaire français Olivier Bessard-Banquy, spécialiste de la littérature et de l&#8217;édition contemporaine, a lancé l&#8217;été dernier <em><a href="http://www.lamusardine.com/editions-la-musardine/%20/9016-sexe-et-litterature-aujourd-hui.html" target="_blank">Sexe et littérature aujourd&#8217;hui</a></em> (La Musardine), tour d&#8217;horizon de la sexualité et de l&#8217;érotisme dans la littérature française depuis la fin des années 1980.</p>
<p>En 1989, le roman <em>Le boucher</em> d&#8217;Alina Reyes a donné un nouveau souffle à la littérature érotique au féminin. Mais dans les années 1990 et 2000, le porno-chic a tout contaminé. En y ajoutant les confessions autobiographiques à n&#8217;en plus finir d&#8217;auteurs qui baisent pour baiser et ne savent plus aimer, le portrait de la littérature osée des 20 dernières années est peu ragoûtant : violence gratuite, complaisance, tristesse, solitude, désabusement. Olivier Bessard-Banquy retient quand même quelques auteurs de talent : Alina Reyes et sa description du désir charnel, Françoise Rey et la sensualité de <em>La femme de papier</em>, la réflexion sur la relation sadomasochiste de Vanessa Duriès (<em>Le Lien</em>), Catherine Millet pour le style clinique de <em>La vie sexuelle de Catherine M.</em>, la critique du désordre amoureux de Michel Houellebecq (<em>Extension du domaine de la lutte</em>, <em>Les particules élémentaires</em>), la rhétorique d&#8217;Alain Soral dans <em>Sociologie du dragueur</em>, les gauloiseries de Michel Polac dans son <em>Journal</em>, la spontanéité d&#8217;Anna Rozen (<em>Plaisir d&#8217;offrir, joie de recevoir</em>), la noirceur de Nelly Arcan (<em>Putain</em>) et les romans de gare d&#8217;Esparbec (pseudonyme de Georges Pailler).</p>
<p>Personnellement, la littérature osée contemporaine me semble trop <em>trash</em>, elle manque cruellement d&#8217;humour, d&#8217;imagination et de sentiments. J&#8217;ai l&#8217;impression que personne n&#8217;a dépassé la grivoiserie des poètes coquins du Moyen Âge, la pornographie du marquis de Sade, la critique sociale de Balzac et le romantisme du XIXe siècle. Si vous avez envie de vous échauffer l&#8217;âme et les sens avec les lettres françaises, les classiques vous procureront probablement plus de sensations fortes que les derniers succès de librairie&#8230;<span id="more-3560"></span> </p>
<p><strong>L&#8217;hypothèse du bonheur</strong>. Un éditeur belge (Éditions Mardaga) a récemment traduit en français un formidable travail de vulgarisation scientifique signé en 2006 par un professeur de psychologie à l&#8217;Université de Virginie, Jonathan Haidt. Le livre, intitulé <a href="http://www.mardaga.be/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=shop.flypage&amp;product_id=959&amp;category_id=31&amp;manufacturer_id=0&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=2" target="_blank"><em>L&#8217;hypothèse du bonheur. La découverte de la sagesse ancienne dans la science contemporaine</em></a>, explore dix thématiques de la psychologie populaire : parvenir au contrôle de soi, changer son état d&#8217;esprit, cultiver les liens sociaux, savoir tolérer les défauts des autres tout en admettant les siens, se lancer à la poursuite du bonheur, rencontrer l&#8217;amour sans s&#8217;illusionner, vaincre l&#8217;adversité, mener une vie vertueuse dans une société déstructurée, s&#8217;ouvrir au sacré même si on ne croit pas en Dieu, et, cerise sur le gâteau, découvrir le sens de la vie (en fait, il s&#8217;agit de donner sens à <em>sa</em> vie). Jonathan Haidt confronte ces dix thématiques à la sagesse ancienne (philosophies et religions, tant occidentales qu&#8217;orientales) et à de récentes découvertes de la science, surtout en psychologie.</p>
<p>Autrement dit : «Chaque chapitre tente de nous faire goûter une idée découverte par les différentes civilisations du monde, de la mettre en question à la lumière de nos connaissances scientifiques actuelles et d&#8217;en retirer les leçons qui s&#8217;appliquent encore aujourd&#8217;hui à nos vies modernes», écrit l&#8217;auteur en introduction. Une lecture à la fois érudite et accessible, qui critique plusieurs idées reçues sur le bonheur et qui permet de mieux comprendre pourquoi certaines personnes parviennent à donner un sens à leur existence alors que d&#8217;autres vont d&#8217;échec en échec jusqu&#8217;à la défaite finale, entre autres sur le plan amoureux.</p>
<p><strong>Que veulent les Québécoises, au juste ?</strong> <a href="http://www.pascalepiquet.com/" target="_blank">Pascale Piquet</a> est une coach de vie d&#8217;origine parisienne, installée au Québec depuis 2001. Elle a lancé en 2006 un essai intitulé <em>Le syndrome de Tarzan. Libérez-vous des lianes de la dépendance affective </em>(Béliveau éditeur). J&#8217;ai surtout aimé la troisième partie du livre, sur les relations hommes-femmes, où Pascale Piquet ne se gêne pas pour critiquer certaines attitudes des Québécoises. Quelques citations choisies : </p>
<ul>
<li>«Aujourd&#8217;hui, vous avez conservé votre instinct de séduction et les artifices qui vont de pair mais vous interdisez à l&#8217;homme d&#8217;y être sensible. Imaginez un monde horrible où plus aucun homme ne vous regarderait. Un vrai cauchemar ! Je le sais parce que je l&#8217;ai vécu en arrivant au Québec. (&#8230;) Si Monsieur ne doit pas vous zieuter, pourquoi ces jupes courtes et ces décolletés vertigineux, qui sont autant de tentations pour ces démons ?»</li>
<li>«Refuser la galanterie, c&#8217;est accepter un retour en arrière, c&#8217;est rééduquer l&#8217;homme à l&#8217;envers et le reprogrammer à être de nouveau un rustre. C&#8217;est exactement ce que vous êtes en train de faire. N&#8217;avez-vous pas tout à y perdre, Madame ? Les hommes ne savent plus quel comportement adopter.»</li>
<li>«Vous avez une carrière professionnelle, la sécurité financière, vous vous assumez à tous points de vue et vivez seule, en ayant cependant un ou plusieurs amants. La voilà la dépendance des femmes indépendantes : vous vous organisez pour avoir les avantages (ou les attributs !) du mâle mais pas les inconvénients que vous résumez bassement à la lessive, les chaussettes, le ménage et la cuisine. Est-ce ainsi que vous résumez une vie de couple ?»</li>
<li>«Je crains que votre souhait ne soit pas d&#8217;être l&#8217;égale de l&#8217;homme, mais bien d&#8217;ÊTRE un homme, ne copiant malheureusement que les défauts.»</li>
</ul>
<p>L&#8217;été dernier, j&#8217;ai eu le plaisir de rencontrer Pascale Piquet et de lui offrir un exemplaire du livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer</em>. <a href="http://www.machronique.com/comment-etre-un-homme/" target="_blank">Elle a ensuite livré ses impressions sur mon livre dans une chronique web</a>.</p>
<p><strong>L&#8217;hypersexualisation vestimentaire pour les nuls</strong>. <em>La mode hypersexualisée</em> de Mariette Julien (Les éditions Sisyphe, Montréal), lancé en janvier dernier, est un livre facile d&#8217;accès, très synthétique, en 113 pages (incluant un glossaire pour comprendre le jargon de la mode et les termes spécialisés). L&#8217;auteure, qui est professeure à l&#8217;École supérieure de mode de Montréal, décrit bien les origines et les manifestations de l&#8217;hypersexualisation, «esthétique de l&#8217;apparence qui met l&#8217;accent sur la sexualité». Vous savez, ces fillettes de huit ans habillées comme des actrices porno&#8230; Mais le livre a un côté puritain, par exemple lorsqu&#8217;il déplore «l&#8217;impératif de séduction de notre époque», comme si le fait de s&#8217;habiller sexy pour attirer le regard était mal en soi. Il faudrait peut-être commencer par retrouver le plaisir de se zieuter et d&#8217;apprécier le <em>sex appeal</em> des gens qui nous entourent, comme le suggère Pascale Piquet dans l&#8217;ouvrage cité plus haut. (Pour en savoir plus sur <em>La mode hypersexualisée, </em>voici un <a href="http://sisyphe.org/spip.php?article3472" target="_blank">extrait du livre</a>.)</p>
<p><strong>Comment une Québécoise rencontrait-elle son futur mari en 1961 ?</strong> Le magazine féminin québécois <em>Châtelaine</em> <a href="http://50e.chatelaine.com" target="_blank">fête ses 50 ans</a>. La publication a exhumé de ses archives un article du numéro de novembre 1961, «<a href="http://50e.chatelaine.com/sites/wp-content/uploads/2010/10/1_trouver_mari.pdf" target="_blank">Comment trouver un mari ?</a>» (format PDF). Déjà, au début des années 1960, des Québécoises se plaignaient de la passivité des hommes sur le terrain de la rencontre amoureuse, et elles prenaient l&#8217;initiative de provoquer les événements&#8230;</p>
<p><strong>Pour un corps parfait</strong>. Vous fantasmez sur des acteurs ou des actrices du petit et du grand écran ? Vous idéalisez peut-être des corps trop beaux pour être vrais, car ils peuvent être retouchés par ordinateur. Par exemple avec le logiciel <em>MovieReshape</em>; <a href="http://www.mpi-inf.mpg.de/resources/MovieReshape/" target="_blank">la vidéo de démonstration du logiciel est éloquente</a>.</p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
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		<title>Un réflexe puritain</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 12:15:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
L&#8217;été dernier, j&#8217;ai lu un excellent livre sur l&#8217;infidélité en amour, Bienheureuse infidélité (Albin Michel, 2003), de la philosophe et thérapeute Paule Salomon. Un passage m&#8217;a frappé : «De nos jours, partout où nous allons, l’ambiance est mixte, donc sexuée. Ou bien nous nous posons consciemment dans ce frôlement de sensibilité et nous cultivons une érotisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>L&#8217;été dernier, j&#8217;ai lu un excellent livre sur l&#8217;infidélité en amour, <em>Bienheureuse infidélité</em> (Albin Michel, 2003), de la philosophe et thérapeute <a href="http://www.paulesalomon.org/" target="_blank">Paule Salomon</a>. Un passage m&#8217;a frappé : «De nos jours, partout où nous allons, l’ambiance est mixte, donc sexuée. Ou bien nous nous posons consciemment dans ce frôlement de sensibilité et nous cultivons une érotisation de l’être, ou bien nous nous fermons à toute influence par un réflexe puritain dont nous n’avons même pas conscience et qui nous prive du plaisir de vivre.»</p>
<p>Un réflexe puritain&#8230; C&#8217;est bien ce qui règne au Québec dans les contacts quotidiens entre des hommes et femmes qui ne se connaissent pas : l&#8217;austérité, le repli sur soi, l&#8217;autocensure des sentiments et des pulsions.</p>
<p>Un exemple. Une personne célibataire invite un(e) autre célibataire à prendre un verre, pour faire connaissance. Dans une société normale, l&#8217;invité(e) se dira tout naturellement : «Pourquoi pas ?» Mais au Québec, l&#8217;invité(e) va automatiquement se méfier et se tourmenter : «Pourquoi cette personne m&#8217;invite à prendre un verre ? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;elle a derrière la tête ? Je n&#8217;ai pas envie de me sentir redevable&#8230; Pour éviter toute tentative de séduction, je pourrais peut-être accepter l&#8217;invitation en laissant croire que je suis en couple&#8230;», etc.</p>
<p>Un réflexe puritain, je vous dis !</p>
<p><span id="more-3408"></span></p>
<p>Tous les jours ou presque, nous côtoyons des gens qui nous plaisent, qui attisent le désir, qui nous font fantasmer. Notamment au travail : nous pouvons fréquenter huit heures par jour, voire plus, des gens qui nous attirent comme des aimants, des corps sexy, des personnalités au charisme fou. (Des collègues parfois plus excitants et intéressants que les partenaires que nous retrouvons à la maison après le travail&#8230;) Et pourtant nous disons non au désir. Non à la séduction.</p>
<p>Attention, il ne s&#8217;agit pas de s&#8217;envoyer en l&#8217;air avec tout ce qui bouge, de tromper son ou sa partenaire à chaque occasion, de consommer les individus comme des objets jetables après usage. Je ne parle pas de ça.</p>
<p>Je rêve plutôt d&#8217;un monde où le désir ne serait pas un tabou, où la séduction serait un jeu quotidien (et sans mauvais perdants). Une société délivrée de la misère affective.</p>
<p>Nous sommes encore loin du compte&#8230; Voyez par exemple <a href="http://fr.canoe.ca/techno/mediassociaux/archives/2010/09/20100924-190555.html" target="_blank">les commentaires des médias sur un nouveau site web de rencontre spécialisé dans l&#8217;adultère</a>; des protestations de vierges offensées, comme si le désir était un péché.</p>
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		<title>S&#8217;engager sur-le-champ ou rien (2)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/09/14/sengager-sur-le-champ-ou-rien-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 14 Sep 2010 12:03:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Je vous parlais hier de ces rendez-vous galants et déconcertants avec une célibataire dans la trentaine qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille, le genre de femme qui s&#8217;empresse de demander à son vis-à-vis : «Moi, je suis à la recherche d&#8217;un homme qui veut s&#8217;engager, qui veut se marier, avoir des enfants. J’espère que tu n’es pas [...]]]></description>
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<p><a href="http://ladrague.qc.ca/2010/09/13/sengager-sur-le-champ-ou-rien/" target="_self">Je vous parlais hier</a> de ces rendez-vous galants et déconcertants avec une célibataire dans la trentaine qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille, le genre de femme qui s&#8217;empresse de demander à son vis-à-vis : «Moi, je suis à la recherche d&#8217;un homme qui veut s&#8217;engager, qui veut se marier, avoir des enfants. J’espère que tu n’es pas le genre de gars qui a peur de l&#8217;engagement&#8230;»</p>
<p>Comment expliquer que des femmes puissent draguer en s&#8217;empressant de discuter de couple et de famille lors d&#8217;une première rencontre ? J&#8217;ai ma petite idée&#8230; Un ou plusieurs phénomènes peuvent entrer en jeu :</p>
<ol>
<li>L&#8217;imaginaire amoureux de ces femmes est infantile, marqué par l&#8217;attente anxieuse du prince charmant. Elles veulent vivre un amour de contes de fées. Et tous les contes de fées, on le sait, se terminent par : «ils se marièrent et ils eurent de nombreux enfants».</li>
<li>Ces femmes ne sont pas autonomes sur le plan affectif. Leur désir désespéré d’engagement, de vie de couple, trahit une peur fondamentale : celle d’être seule.</li>
<li>Par conformisme, ces femmes croient que la «réalisation de soi» passe obligatoirement par le bonheur conjugal et familial. Elles croient qu&#8217;une vie sans couple et sans enfants est une existence «ratée».</li>
<li>Ces femmes sont hyper-compétitives, carriéristes et soucieuses de performer, elles veulent «réussir leur vie». Elles ont déjà un emploi, un condo, une voiture, un REER ? Maintenant, elles crèvent d&#8217;envie de rencontrer l&#8217;Homme, de se marier et d&#8217;avoir des enfants, prochains items sur leur <em>checklist</em> de <em>superwoman</em>. Elles n&#8217;ont pas de temps à perdre, alors elles sautent l&#8217;étape de la séduction pour entrer dans le vif du sujet : dès la première rencontre, parler de contrat de mariage, de grossesse sans complications et d&#8217;investissement immobilier.</li>
<li>En parlant de leur désir d&#8217;union et d&#8217;enfant, mesdames veulent simplement mettre cartes sur table pour éviter que leurs interlocuteurs mâles se méprennent. Par exemple, parler de couple assez rapidement lors d&#8217;une première rencontre envoie un message clair aux célibataires qui ne cherchent qu&#8217;une aventure d&#8217;un soir : meilleure chance la prochaine fois !</li>
</ol>
<p><span id="more-3350"></span></p>
<p>Personnellement, je respecte l&#8217;attitude no 5. Le cas no 1 me semble pathétique. Pour le no 2, je crois qu&#8217;il faut savoir faire preuve de compassion. Les femmes 3 et 4 me tombent sur les nerfs. </p>
<p>Attention, n&#8217;allez pas croire que je me moque des femmes qui rêvent d&#8217;avoir un enfant. Le désir d&#8217;avoir un enfant est légitime, et je comprends qu&#8217;à partir de la mi-trentaine le temps presse. Au Québec, il faut encourager les gens qui désirent fonder une famille, car notre natalité est actuellement trop faible pour assurer le renouvellement des générations.</p>
<p>De nos jours, au Québec, la grossesse n&#8217;est plus une fatalité, mais une décision que l&#8217;on peut mûrement réfléchir. Les couples peuvent attendre le bon moment avant de se lancer dans leur projet familial (et le <a href="http://www.rqap.gouv.qc.ca/" target="_blank">programme de congés parentaux</a> mis en place par le gouvernement provincial en 2006 leur donne un excellent coup de pouce). C&#8217;est très bien ainsi. C&#8217;est la marque d&#8217;une société libre, évoluée.</p>
<p>Ce qui m&#8217;achale, c&#8217;est la mentalité tout-ou-rien de certaines célibataires obsédées par leur désir d&#8217;enfant. Elles semblent ignorer que donner naissance à un enfant est le couronnement d&#8217;une relation amoureuse, non son point de départ. On ne peut pas tout avoir, tout de suite; une femme ne peut pas rencontrer un partenaire-géniteur idéal du premier coup ! Ça ne se peut pas, et c&#8217;est tuer dans l&#8217;oeuf (je dirais même : c&#8217;est avorter) le plaisir de la rencontre amoureuse.</p>
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		<title>S&#8217;engager sur-le-champ ou rien</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/09/13/sengager-sur-le-champ-ou-rien/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 12:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Messieurs, avez-vous déjà été confronté à une «beauté désespérée» dans la trentaine, une célibataire qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille parce qu&#8217;elle n&#8217;en peut plus de vivre seule et d&#8217;entendre l&#8217;obsédant tic-tac tic-tac de son horloge biologique ? J’en ai rencontré quelques-unes, et j&#8217;en connais d&#8217;autres dans mon entourage. Une première date avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Messieurs, avez-vous déjà été confronté à une «beauté désespérée» dans la trentaine, une célibataire qui meurt d’envie de se marier et de fonder une famille parce qu&#8217;elle n&#8217;en peut plus de vivre seule et d&#8217;entendre l&#8217;obsédant tic-tac tic-tac de son horloge biologique ? J’en ai rencontré quelques-unes, et j&#8217;en connais d&#8217;autres dans mon entourage. Une première <em>date</em> avec ce genre de femme peut être assez surprenante&#8230;</p>
<p>Le scénario est généralement le suivant (je vais ici condenser des rencontres dont j&#8217;ai été l&#8217;acteur ou le témoin). Après un premier contact avec un homme qui semble disponible pour une rencontre, la trentenaire célibataire organise un rendez-vous dans un endroit public, officiellement pour faire plus ample connaissance. Lors des 30 ou 40 premières minutes de la rencontre, les deux individus discutent de choses et d&#8217;autres dans un contexte relax. Puis la beauté désespérée profite d&#8217;une pause dans la conversation pour prendre une mine sévère, pour regarder fixement le mâle dans les yeux et lui demander, avec un sérieux solennel : «Moi, je suis à la recherche d&#8217;un homme qui veut s&#8217;engager, qui veut se marier, avoir des enfants. J’espère que tu n’es pas le genre de gars qui a peur de l&#8217;engagement&#8230;»</p>
<p>Incroyable, mais vrai : une femme demande à un homme qu&#8217;elle ne connaît presque pas s&#8217;il veut s&#8217;engager. Elle n&#8217;a pas encore parlé d&#8217;amour&#8230; mais elle parle déjà de couple, de mariage, d&#8217;enfants ! On se croirait dans le Québec traditionnel, avant la Révolution tranquille, quand une «fille à marier» cherchait désespérément un «bon parti», un homme qui a une «situation», pour fonder une famille et éviter la honte du statut de «vieille fille».<span id="more-3187"></span></p>
<p>Dans ce genre de rencontre, l&#8217;homme se dit: «Mais qui suis-je, pour cette femme ?!? Elle ne me connaît pas, elle ignore ma personnalité, mon vécu, mes qualités et mes défauts, mes forces et mes faiblesses&#8230; Elle ne s&#8217;intéresse qu&#8217;à son projet de vivre en coupe et d&#8217;avoir une famille.» Dans un autre contexte, lorsqu&#8217;un homme rencontre une femme dans le seul but de s&#8217;offrir une aventure sexuelle, la réflexion de madame sera identique : «Mais qui suis-je, pour cet homme ?!? Il ne me connaît pas, il ignore ma personnalité, mon vécu, mes qualités et mes défauts, mes forces et mes faiblesses&#8230; Il ne s&#8217;intéresse qu&#8217;à mon corps, il ne pense qu&#8217;à coucher avec moi.» Deux facettes d&#8217;une même médaille.</p>
<p>À mon humble avis, une femme trop pressée de nidifier a un comportement plus irresponsable qu&#8217;un homme trop pressé de baiser. Coucher avec une <em>date</em> dès le premier soir, ce n&#8217;est pas très lourd de conséquences. Mais s&#8217;engager trop rapidement dans un projet familial, c&#8217;est très, très lourd de conséquences&#8230;</p>
<p>La suite <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/09/14/sengager-sur-le-champ-ou-rien-2/" target="_self">demain</a> (j&#8217;ai trop de choses à dire là-dessus pour m&#8217;en tenir à un seul billet).</p>
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		<item>
		<title>Message d’intérêt public à toutes les caissières du Québec</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/06/16/a-toutes-les-caissieres-du-quebec/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 11:07:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Savoir-vivre]]></category>
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		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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Dans plusieurs commerces que je fréquente, des caissières (et parfois des caissiers, mais ce sont le plus souvent des femmes qui travaillent aux caisses) ont l&#8217;habitude de m&#8217;accueillir avec un «Bonjour, ça va bien ?» C&#8217;est un phénomène relativement nouveau, on ne me posait pas cette question il y a quelques années.
Je déteste me faire poser cette question en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Dans plusieurs commerces que je fréquente, des caissières (et parfois des caissiers, mais ce sont le plus souvent des femmes qui travaillent aux caisses) ont l&#8217;habitude de m&#8217;accueillir avec un «Bonjour, ça va bien ?» C&#8217;est un phénomène relativement nouveau, on ne me posait pas cette question il y a quelques années.</p>
<p>Je déteste me faire poser cette question en public. À chaque fois, ça me met mal à l’aise.</p>
<p>Cette question est trop directe, trop personnelle, d’autant plus qu’elle est formulée à la deuxième personne du singulier (cette manie, au Québec, de dire «tu» à tout ce qui bouge). Entre inconnus, ce premier contact est saugrenu. On n&#8217;interpelle pas n&#8217;importe qui en lui disant «Toi, ça va bien ?», ça n&#8217;a aucun sens.</p>
<p>Quand une caissière me dit «Bonjour, ça va bien ?», je réponds  forcément «Oui» pour être aimable, même si en vérité, ce jour-là, je ne vais pas bien. Si je réponds «Non», je vais créer un malaise (j&#8217;ai déjà répondu «Non» à une caissière, juste pour voir quel effet ça ferait, et effectivement je l&#8217;ai mise dans l&#8217;embarras). Je n&#8217;ose pas imaginer quelle gêne je provoquerais en répondant «Je vais très mal, ma vie est un enfer»&#8230; <span id="more-3135"></span></p>
<p>Je trouve ça poche de voir ces caissières me poser mécaniquement la question «Bonjour, ça va bien ?» et moi de répondre «Oui» tout aussi mécaniquement. Ça ne sert à rien.</p>
<p>L&#8217; inconvénient de «Bonjour, ça va bien ?», c’est qu’il s&#8217;agit d&#8217;une question fermée, c’est-à-dire qui se répond par «Oui» ou «Non». Difficile d’enchaîner à la suite d’un «Oui» ou d’un «Non».</p>
<p>À toutes les caissières du Québec, voici une suggestion : s.v.p. remplacez «Ça va bien ?» par «Comment allez-vous ?» Cette dernière question a deux avantages.</p>
<ol>
<li>Utiliser le «vous» est plus poli que le «tu».</li>
<li>«Comment allez-vous ?» est une question ouverte qui permet de formuler une réponse plus complexe que «Oui» ou «Non», car le mot «Comment» invite l&#8217;interlocuteur à s&#8217;expliquer.</li>
</ol>
<p>Ainsi, on pourra répondre quelque chose comme : «Je vais bien merci, surtout quand il fait beau comme aujourd’hui.» Cette réponse pourra peut-être déboucher sur une conversation sur le temps qu&#8217;il fait, les prévisions météo, etc.</p>
<p>Et faire la conversation, c’est le début de la séduction.</p>
<ul>
<li>Voir aussi mon billet «<a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/23/entre-tu-et-vous/" target="_self">Entre tu et vous</a>»</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Quelques trouvailles (13)</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/06/07/quelques-trouvailles-13/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 12:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Condition masculine]]></category>
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		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Savoir-vivre]]></category>
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		<category><![CDATA[Draguer]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Les femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Les Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Relations hommes-femmes]]></category>
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		<category><![CDATA[Sites web de rencontre]]></category>

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Mes dernières découvertes sur le web et dans l&#8217;actualité récente : la Fête des voisins, une thèse de doctorat avec des utilisateurs de RéseauContact, la légère suprématie des Québécoises sur le marché de l&#8217;emploi, et une ressource sur l&#8217;intuition.
La Fête des voisins a célébré le samedi 5 juin dernier sa cinquième édition au Québec (voir l&#8217;article dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Mes dernières découvertes sur le web et dans l&#8217;actualité récente : la Fête des voisins, une thèse de doctorat avec des utilisateurs de <em>RéseauContact</em>, la légère suprématie des Québécoises sur le marché de l&#8217;emploi, et une ressource sur l&#8217;intuition.</p>
<p><strong>La Fête des voisins a célébré le samedi 5 juin dernier sa cinquième édition au Québec</strong> (<a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/06/05/001-fete-des-voisins.shtml" target="_blank">voir l&#8217;article dans le site web de Radio-Canada</a>). «Cette année, plus de 300 municipalités et organismes locaux ont enregistré quelque 3000 fêtes auprès du Réseau québécois de villes et villages en santé. Et cela, sans compter les initiatives non officielles», indique Radio-Canada. C&#8217;est le genre de nouvelle qui me laisse à la fois encouragé et affligé. Que des habitants d’une localité prennent la peine d&#8217;organiser une activité pour mieux se connaître (et, qui sait, tisser des liens plus intimes), c&#8217;est formidable. Mais que l&#8217;on soit obligé d&#8217;organiser un événement annuel pour que des voisins parviennent enfin à se rencontrer et se parler, c&#8217;est pathétique, non ?</p>
<p><strong>J&#8217;ai appris récemment qu&#8217;un chargé de cours de l&#8217;UQAM, Éric Champagne, a réalisé une thèse de doctorat sur la drague en ligne</strong>. Plus précisément, sa thèse en communication est intitulée <em>La quête de soi et de l&#8217;autre à l&#8217;heure des sites de rencontre en ligne au Québec</em>. Éric Champagne a réalisé une quarantaine d&#8217;entrevues avec des personnes hétérosexuelles abonnées au site web de rencontres <em><a href="http://www.reseaucontact.com/" target="_blank">RéseauContact</a></em>. Pour en savoir plus, voyez ce <a href="http://www.uqam.ca/entrevues/entrevue.php?id=652" target="_blank">petit article dans le site web de l&#8217;UQAM</a>.</p>
<p><strong>Pour la première fois dans l&#8217;histoire du Québec, le nombre de femmes occupant un emploi dépasse légèrement celui des hommes</strong>, indique l&#8217;Institut de la statistique du Québec. Les dernières données disponibles, pour l&#8217;année 2009, révèlent que 1&nbsp;642&nbsp;900 Québécoises détenaient un emploi salarié (excluant le travail autonome) comparativement à 1&nbsp;636&nbsp;700 hommes. (Pour en savoir plus : un <a href="http://www.lesaffaires.com/ma-carriere/remuneration/les-quebecoises-plus-salariees-que-les-quebecois/515042" target="_blank">article de <em>LesAffaires.com</em></a>.) La légère supériorité des femmes sur le marché de l&#8217;emploi se répercutera sur la rencontre amoureuse, j&#8217;en suis certain. Déjà, un homme qui drague en ne parlant que de son emploi, de son statut professionnel, passe pour un individu paternaliste ou macho&#8230; Cette technique de drague sera bientôt révolue.<span id="more-3066"></span></p>
<p><strong>Pour précipiter une rencontre amoureuse, il faut souvent avoir de l&#8217;intuition.</strong> Cette petite voix qui nous dit, au fond de nous-mêmes : «Allez, vas-y, c&#8217;est le bon moment !»  Prendre une décision en se fiant à son «sixième sens», sans trop réfléchir et rationaliser&#8230; J&#8217;ai découvert à ce sujet <a href="http://www.monintuition.ca" target="_blank">un site animé par une «spécialiste de l&#8217;intuition et de la force émotionnelle»</a> — une sorte de coach, quoi. Ce site propose plusieurs articles intéressants, notamment les textes sur <a href="http://www.monintuition.ca/index.php/articles/sixiemesens" target="_blank">l&#8217;intuition et la science</a>, sur <a href="http://www.monintuition.ca/index.php/articles/passion" target="_blank">l&#8217;intuition et la passion amoureuse</a> ainsi que sur <a href="http://www.monintuition.ca/index.php/articles/int_feminine" target="_blank">cette idée reçue voulant que les femmes aient plus d&#8217;intuition que les hommes</a>. </p>
<ul>
<li>Toutes nos <a href="http://ladrague.qc.ca/?s=Quelques+trouvailles" target="_self">trouvailles</a></li>
</ul>
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		<title>Lettre aux immigrants</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/05/13/lettre-aux-immigrants/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 May 2010 12:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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Chers concitoyens venus d&#8217;ailleurs pour vivre parmi nous,
Vous êtes récemment installés au Québec (sûrement à Montréal, car 80 % d’entre vous s’établissent dans la métropole) ? Bienvenue chez nous ! Et chez nous, c’est maintenant chez vous.
J’ai quelques conseils d’ami à vous donner. Je connais bien le Québec, j’y suis né et j’y ai toujours vécu. Avec le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>Chers concitoyens venus d&#8217;ailleurs pour vivre parmi nous,</p>
<p>Vous êtes récemment installés au Québec (sûrement à Montréal, car 80 % d’entre vous s’établissent dans la métropole) ? Bienvenue chez nous ! Et chez nous, c’est maintenant chez vous.</p>
<p>J’ai quelques conseils d’ami à vous donner. Je connais bien le Québec, j’y suis né et j’y ai toujours vécu. Avec le temps, j’ai fini par cerner quelques phénomènes, heu&#8230; disons&#8230; bizarres ou gênants, phénomènes que les immigrants ne perçoivent pas immédiatement. Loin de moi l’idée de vous décourager, c’est vraiment pour vous aider à vous intégrer le mieux possible que je vous écris aujourd’hui.</p>
<p><strong>La société québécoise est ouverte, accueillante, tolérante. </strong>Vivre en liberté sans renoncer à vos racines culturelles, c&#8217;est ce que le Québec a de mieux à vous offrir. Vous verrez, la réputation de tolérance des Québécois n&#8217;est pas surfaite. Les Québécois sont tellement tolérants qu’ils risquent même de vous ignorer ; ce ne sera pas du mépris ou du racisme de leur part, non, simplement une indifférence polie. Les Québécois sont beaucoup plus tolérants que curieux, en fait. Ce peuple obsédé par <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/24/les-habitants/" target="_self">le repli sur la vie privée</a>, par l&#8217;individualisme et le confort domestique, ne va pas spontanément à la rencontre des inconnus. La mentalité de bien des Québécois se résume souvent à «vivre et laisser vivre». Ne vous en formalisez pas.</p>
<p><strong>Les Québécois privilégient les relations sociales directes</strong>. Oubliez les «Monsieur» et «Madame» ampoulés, le respect des hiérarchies et la déférence devant l&#8217;autorité, vous pouvez vous adresser à tout le monde comme à un égal. Vous pouvez même tutoyer des inconnus — les Québécois adorent ! Vous n’aurez pas de difficulté à entrer en contact avec les Québécois d’une manière décontractée et superficielle, mais vous aurez de la difficulté à approfondir les relations, à développer un réseau social solide, à vous faire des amis pour la vie. C’est une autre marque de l’indifférence polie dont je parlais plus haut. Ne considérez pas ce comportement comme un affront, car les Québécois n’y voient aucun mal.<span id="more-2868"></span></p>
<p><strong>Les Québécois ont réussi, en quelques décennies, à détruire la famille</strong>. Il y a encore 50 ans, ils accordaient beaucoup d&#8217;importance au mariage, ils avaient de nombreux enfants, entretenaient des liens étroits avec leurs oncles, tantes, cousins, etc., et respectaient leurs aïeux. Si vous appartenez à une culture qui valorise beaucoup la famille, vous serez choqués de découvrir qu&#8217;aujourd&#8217;hui, <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/01/06/habiter-seul/" target="_self">plus du quart des ménages est formé d’une personne qui vit seule</a> ; que <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/03/29/le-couple-en-crise/" target="_self">les familles et les couples ont éclaté</a>, un mariage sur deux se termine par un divorce ; que les familles ont rarement plus de deux enfants, en moyenne ; que les liens avec la parenté éloignée sont distants et qu&#8217;on se débarrasse des vieillards en les confinant dans des mouroirs confortables. Cela dit, personne au Québec ne vous empêchera de mener une vie familiale intense et soudée. Mais vous vous sentirez peut-être marginaux, hors norme.</p>
<p><strong>Vous avez fui votre pays d’origine pour échapper à des problèmes politiques ?</strong> Réjouissez-vous : le Québec est le dernier endroit sur Terre où vous verrez une révolution populaire armée, un coup d’État, une grève générale, etc. La vie politique québécoise est généralement insignifiante, d’ailleurs les Québécois s’intéressent peu à la politique. Il n’y a aucun projet politique d’avenir au Québec, aucune ambition, rien qui puisse provoquer des remous, juste une gestion plus ou moins efficace des affaires courantes. C’est même la seule société au monde, à ma connaissance, <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/01/15/oui-non-je-ne-sais-plus/" target="_self">où un peuple a voté deux fois par référendum contre son projet d’indépendance nationale</a>. Le Québec est parfois le théâtre de petits scandales ou de mini-crises politiques, mais rien de majeur, car la démocratie est une valeur bien ancrée. Bien ancrée dans l’insignifiance&#8230; Croyez-moi, la politique québécoise ne viendra jamais empoisonner votre existence (mais si vous vous y intéressez de près, elle viendra vous ennuyer).</p>
<p><strong>Vous vous installez parmi nous en croyant améliorer rapidement votre situation économique ?</strong> Désolé, mais vous risquez de déchanter. Ce n&#8217;est pas que l&#8217;économie et le marché du travail se portent mal au Québec, au contraire. Mais le taux de chômage des immigrants est beaucoup plus élevé que celui des citoyens qui sont nés ici, surtout pendant leurs premières années au Québec. Pire, le gouvernement du Québec sélectionne des immigrants en fonction de leurs qualifications professionnelles, mais <a href="http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2010/05/20100512-103949.html" target="_blank">il n’assure pas nécessairement leur arrimage aux besoins du marché du travail</a>. Vous serez désagréablement surpris de croiser au Québec des ingénieurs, médecins et autres professionnels formés à l’étranger qui sont forcés de conduire des taxis pour survivre.</p>
<p><strong>Tout ce qu’on vous a dit sur l’importance de parler français au Québec est une vaste blague.</strong> Vous ne résisterez pas longtemps à la force d’attraction de l’anglais, et personne ne vous le reprochera (à votre place, je m&#8217;angliciserais moi aussi). Maîtriser l’anglais vous permettra d’obtenir de meilleurs emplois et de meilleurs salaires. Des Québécois francophones eux-mêmes ont tendance à utiliser l’anglais au travail, dans leurs productions artistiques, sur Internet, dans la rue, alors qu&#8217;ils pourraient très bien fonctionner en français&#8230; En fait, vous devez savoir que <a href="http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/288755/78e-congres-de-l-acfas-l-anglais-prend-de-la-vigueur-au-quebec" target="_blank">les Québécois francophones ne font rien pour empêcher leur marginalisation dans un univers anglophone</a>. Montréal, que l’on qualifie encore de «deuxième ville francophone au monde après Paris», est aujourd’hui une métropole officieusement bilingue. Malgré une loi qui protège le statut du français au Québec (depuis 1977), il est prévisible que l’anglais sera la langue de la majorité des Montréalais dans quelques années et que le reste de la province deviendra une société folklorique.</p>
<p><strong>Le système éducatif québécois est accessible à tous, mais l&#8217;élémentaire-secondaire est médiocre</strong>. Vous serez peut-être très déçus par la mauvaise qualité de la formation de base, et même obligés de payer des cours privés à vos enfants pour qu’ils obtiennent une scolarité qui serait jugée acceptable dans votre pays d’origine. <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/02/la-faute-de-lecole/" target="_self">Notre système d&#8217;éducation échoue dans toutes ses missions fondamentales</a> : il est incapable d&#8217;alphabétiser correctement tous les enfants et adolescents, incapable de transmettre un héritage culturel commun, incapable de valoriser les métiers, incapable de valoriser la vie intellectuelle, et le comble, incapable de former des enseignants compétents ! Vous remarquerez aussi à quel point les Québécois francophones accordent peu d’importance à l’éducation, à la culture, au savoir désintéressé (c’est évidemment lié à leur déclin sur le plan linguistique), et beaucoup d&#8217;importance aux formations «utiles» pour leur vie professionnelle. Leur principale préoccupation, c’est d&#8217;occuper un emploi le plus rapidement possible (en quittant l’école dès l’âge de 16 ans s’il le faut) pour être en mesure de consommer le plus possible. Surtout, se payer une <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/10/28/la-bagnole/" target="_self">voiture</a>, «la» marque de réussite sociale au Québec, et regarder la <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/07/29/television-obstacle-rencontre/" target="_self">télévision</a>.</p>
<p><strong>Au premier abord, le système de santé québécois vous semblera accessible et généreux</strong> grâce à cette merveille qu’est l’assurance-maladie gratuite et universelle. Mais il y a des pénuries assez graves, notamment de médecins omnipraticiens : <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/05/12/001-medecins-famille-campagne.shtml" target="_blank">deux millions de Québécois n’ont pas de médecin de famille</a>, et vous n’en trouverez pas un de sitôt. De plus, le gouvernement du Québec essaie depuis plusieurs années de privatiser la santé. Sa stratégie consiste à dégrader les conditions de travail des professionnels de la santé, à négliger les soins de première ligne, à ne pas entretenir les infrastructures, en somme à foutre de bordel dans le réseau de la santé, puis à présenter le secteur privé comme la solution à tous ces problèmes (pourtant créés de toutes pièces). Vous avez fui un pays où les soins de base sont inaccessibles parce que trop coûteux ? Ce cauchemar pointe à l&#8217;horizon du système de santé québécois.</p>
<p><strong>Au Québec, on vous l’a sûrement dit, l’égalité homme-femme est coulée dans le béton des chartes des droits et des lois.</strong> C’est un principe sacré, intouchable. Vous serez peut-être obligés de faire un effort d&#8217;adaptation. Croyez-moi, ce sera pour le mieux. (À ce propos, une curiosité : les Québécois sont tellement fiers de l’égalité homme-femme qu’il leur arrive de la décrire comme une «valeur typiquement québécoise»&#8230; Ce qui est bien sûr exagéré, l’égalité homme-femme est une valeur universelle. Les Québécois ne l’ont pas inventée. Mais bon, ça vous donne une idée de son importance ici.)</p>
<p><strong>L’égalité homme-femme en droit ne se traduit pas nécessairement par l’égalité dans les faits.</strong> Au jour le jour, les relations hommes-femmes ne sont pas strictement égales, elles sont soumises à des tensions et des contradictions, elles évoluent, se transforment. Des Québécoises sont encore victimes de sexisme, de discriminations, d’injustices et de violences, mais en même temps, le Québec est une société en voie de féminisation : de plus en plus, les femmes se montrent plus dynamiques que les hommes dans un nombre croissant de secteurs d’activité. Je mettrais ma main au feu qu&#8217;elles prendront un jour le leadership du Québec tout entier. Et que ce sera pour le mieux.</p>
<p><strong>Enfin, vous constaterez que les Québécois francophones ne draguent pas</strong>, surtout les hommes. Et qu’ils ne sont pas très séduisants&#8230; C’est normal : comment voulez-vous être attiré, séduit par un peuple qui se laisse dériver ?</p>
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		<title>Les 25 qualités du mâle alpha québécois</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 14:37:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Condition masculine]]></category>
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Le 7 avril dernier, j&#8217;ai publié une liste des habiletés (ou compétences ou attitudes) essentielles de l’homo quebecus hétéro. 
Ce billet a obtenu beaucoup de succès, à un tel point que certains y ont vu un «manifeste» ! Ce n’était pas mon intention de départ… 
Mais j’en suis suffisamment fier pour le republier dans ce blogue, [...]]]></description>
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<p>Le 7 avril dernier, j&#8217;ai publié une <a href="http://ladrague.qc.ca/2010/04/07/cahier-des-charges-homme-ideal-3/">liste des habiletés (ou compétences ou attitudes) essentielles de l’<em>homo quebecus</em> hétéro</a>. </p>
<p>Ce billet a obtenu beaucoup de succès, à un tel point que certains y ont vu un «manifeste» ! Ce n’était pas mon intention de départ… </p>
<p>Mais j’en suis suffisamment fier pour le republier dans ce blogue, <a href="http://ladrague.qc.ca/25-qualites-du-male-alpha-quebecois/"><strong>sur une page permanente</strong></a>.</p>
<p>Merci à tous pour vos commentaires et suggestions cette semaine !</p>
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