Archive pour la catégorie ‘Savoir-vivre’
J’me marie, j’me marie pas…
Aux États-Unis, un best seller intitulé Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough, de la journaliste Lori Gottlieb, suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester des attentes démesurées face aux hommes ou d’attendre le Prince charmant. Elles devraient plutôt s’engager dans la vie de couple dès que possible avec un «Mr. Good Enough», un gars qui a un minimum de bon sens. Autrement, elles se condamneraient à la solitude.
Je n’ai pas eu le temps de me procurer le livre, mais j’ai lu quelques critiques et discussions. Le débat provoqué par Lori Gottlieb m’intéresse au plus haut point, encore plus que le contenu du livre. Une foule de questions super pertinentes surgissent :
- Les jeunes femmes sont-elles trop capricieuses, narcissiques ?
- Avons-nous sombré dans un marché de la rencontre où l’on magasine ses partenaires sur Internet ou lors de séances de speed dating, en fonction de critères trop pointus ?
- Nos relations amoureuses seraient-elles uniquement basées sur le calcul, l’intérêt ?
- Et puis, faut-il absolument vivre en couple pour vivre heureux ?
- Comment peut-on repenser la vie à deux ?
Trois journalistes et animatrices en discutaient il y a quelques jours à l’émission de radio Christiane Charette, un enregistrement qui vaut le détour. Lire la suite de ce billet »
«Copenhaguiser» Montréal
Ces dernières semaines, le hasard m’a amené à bavarder avec quelques nouveaux Montréalais d’origine européenne qui, coïncidence, m’ont tous fait la remarque suivante : les rues de Montréal sont moins conviviales qu’on le prétend. Et ce n’est pas seulement attribuable aux rigueurs de l’hiver.
Pour ces Européens de naissance, habitués à des villes denses et très animées, les rues de Montréal semblent souvent dépeuplées. En effet, on s’y déplace plus volontiers en voiture qu’à pied, on ne s’y arrête pas souvent pour bavarder, les places publiques ne sont pas très rassembleuses et la vie de quartier n’est pas dynamique, sauf exceptions. Lire la suite de ce billet »
Les célibataires et la Saint-Valentin, couple maudit… au Québec
Le problème avec la Saint-Valentin au Québec, c’est le mot «Québec».
La séduction, dans un monde normal, devrait être un jeu, une activité agréable et régulière, sans stress ni déceptions difficiles à vivre. C’est-à-dire cultiver le plaisir d’entrer en contact avec des inconnus, de rencontrer de nouveaux visages, d’élargir et de nourrir son réseau social, et aussi d’apprendre de ses erreurs.
Or les Québécois ne veulent généralement pas profiter à fond des occasions de rencontre, qui sont pourtant si nombreuses — presque toutes les situations de la vie en société peuvent s’y prêter, qu’il s’agisse de l’école, du travail, des loisirs, etc. Lire la suite de ce billet »
Seductio interruptus
Connaissez-vous la seductio interruptus ? Plusieurs femmes de mon entourage ont vécu cette mésaventure. Voici un cas type.
Un Québécois, assez séduisant, se met à faire la cour à une célibataire — trop heureuse de rencontrer un homme entreprenant, enfin ! Pendant quelque temps, monsieur multiplie les invitations, les sorties, les petites attentions, etc., avec un certain succès. Un jour, au beau milieu d’un rendez-vous galant, il déclare à madame (avec un air de ti-chien battu) : «Il faut que je t’avoue quelque chose. J’ai une blonde…» ou, pire : «Je suis sur le point de me marier».
Toute son entreprise de drague s’écroule. Madame est bien sûr blessée et très déçue. Elle s’estime trahie. Lire la suite de ce billet »
Un vendredi soir rue Crescent
Voici une petite anecdote, souvenir personnel de (non) drague à la québécoise.
À la fin du mois d’août dernier, un vendredi soir, une amie et moi avons rendez-vous rue Crescent, au centre-ville de Montréal. Pas que nous soyons si friandes des bars qui peuplent cette artère achalandée, mais nous voulons suivre à la trace un chef cuisinier que nous apprécions particulièrement et qui avait alors changé de restaurant.
L’établissement en question se trouve au-dessus d’un bar bien connu de la métropole, ouvert il y a quelques années sous l’impulsion d’un célèbre coureur québécois de Formule 1, Jacques Villeneuve pour ne pas le nommer. Lire la suite de ce billet »
Dans les ascenseurs
L’ascenseur est un appareil qui fait partie de ma vie quotidienne : j’habite un appartement au sixième étage d’un immeuble pourvu d’ascenseurs et je travaille du lundi au vendredi dans un édifice à bureaux comportant de nombreux ascenseurs. Monte, descend, monte, descend, plusieurs fois par jour.
Dans les ascenseurs, je m’efforce d’être poli et serviable. «Bonjour, quel étage ?», demande-je à ceux et celles qui s’entassent avec moi dans ces cabines à déplacement vertical. La plupart des gens apprécient que je leur dise bonjour et que j’offre d’appuyer sur le bouton correspondant à leur destination.
La plupart des gens… sauf les femmes de mon âge (fin trentaine). Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.