Archive pour la catégorie ‘Savoir-vivre’

Message d’intérêt public à toutes les caissières du Québec

 

Dans plusieurs commerces que je fréquente, des caissières (et parfois des caissiers, mais ce sont le plus souvent des femmes qui travaillent aux caisses) ont l’habitude de m’accueillir avec un «Bonjour, ça va bien ?» C’est un phénomène relativement nouveau, on ne me posait pas cette question il y a quelques années.

Je déteste me faire poser cette question en public. À chaque fois, ça me met mal à l’aise.

Cette question est trop directe, trop personnelle, d’autant plus qu’elle est formulée à la deuxième personne du singulier (cette manie, au Québec, de dire «tu» à tout ce qui bouge). Entre inconnus, ce premier contact est saugrenu. On n’interpelle pas n’importe qui en lui disant «Toi, ça va bien ?», ça n’a aucun sens.

Quand une caissière me dit «Bonjour, ça va bien ?», je réponds  forcément «Oui» pour être aimable, même si en vérité, ce jour-là, je ne vais pas bien. Si je réponds «Non», je vais créer un malaise (j’ai déjà répondu «Non» à une caissière, juste pour voir quel effet ça ferait, et effectivement je l’ai mise dans l’embarras). Je n’ose pas imaginer quelle gêne je provoquerais en répondant «Je vais très mal, ma vie est un enfer»… Lire la suite de ce billet »

Quelques trouvailles (13)

 

Mes dernières découvertes sur le web et dans l’actualité récente : la Fête des voisins, une thèse de doctorat avec des utilisateurs de RéseauContact, la légère suprématie des Québécoises sur le marché de l’emploi, et une ressource sur l’intuition.

La Fête des voisins a célébré le samedi 5 juin dernier sa cinquième édition au Québec (voir l’article dans le site web de Radio-Canada). «Cette année, plus de 300 municipalités et organismes locaux ont enregistré quelque 3000 fêtes auprès du Réseau québécois de villes et villages en santé. Et cela, sans compter les initiatives non officielles», indique Radio-Canada. C’est le genre de nouvelle qui me laisse à la fois encouragé et affligé. Que des habitants d’une localité prennent la peine d’organiser une activité pour mieux se connaître (et, qui sait, tisser des liens plus intimes), c’est formidable. Mais que l’on soit obligé d’organiser un événement annuel pour que des voisins parviennent enfin à se rencontrer et se parler, c’est pathétique, non ?

J’ai appris récemment qu’un chargé de cours de l’UQAM, Éric Champagne, a réalisé une thèse de doctorat sur la drague en ligne. Plus précisément, sa thèse en communication est intitulée La quête de soi et de l’autre à l’heure des sites de rencontre en ligne au Québec. Éric Champagne a réalisé une quarantaine d’entrevues avec des personnes hétérosexuelles abonnées au site web de rencontres RéseauContact. Pour en savoir plus, voyez ce petit article dans le site web de l’UQAM.

Pour la première fois dans l’histoire du Québec, le nombre de femmes occupant un emploi dépasse légèrement celui des hommes, indique l’Institut de la statistique du Québec. Les dernières données disponibles, pour l’année 2009, révèlent que 1 642 900 Québécoises détenaient un emploi salarié (excluant le travail autonome) comparativement à 1 636 700 hommes. (Pour en savoir plus : un article de LesAffaires.com.) La légère supériorité des femmes sur le marché de l’emploi se répercutera sur la rencontre amoureuse, j’en suis certain. Déjà, un homme qui drague en ne parlant que de son emploi, de son statut professionnel, passe pour un individu paternaliste ou macho… Cette technique de drague sera bientôt révolue. Lire la suite de ce billet »

Lettre aux immigrants

 

Chers concitoyens venus d’ailleurs pour vivre parmi nous,

Vous êtes récemment installés au Québec (sûrement à Montréal, car 80 % d’entre vous s’établissent dans la métropole) ? Bienvenue chez nous ! Et chez nous, c’est maintenant chez vous.

J’ai quelques conseils d’ami à vous donner. Je connais bien le Québec, j’y suis né et j’y ai toujours vécu. Avec le temps, j’ai fini par cerner quelques phénomènes, heu… disons… bizarres ou gênants, phénomènes que les immigrants ne perçoivent pas immédiatement. Loin de moi l’idée de vous décourager, c’est vraiment pour vous aider à vous intégrer le mieux possible que je vous écris aujourd’hui.

La société québécoise est ouverte, accueillante, tolérante. Vivre en liberté sans renoncer à vos racines culturelles, c’est ce que le Québec a de mieux à vous offrir. Vous verrez, la réputation de tolérance des Québécois n’est pas surfaite. Les Québécois sont tellement tolérants qu’ils risquent même de vous ignorer ; ce ne sera pas du mépris ou du racisme de leur part, non, simplement une indifférence polie. Les Québécois sont beaucoup plus tolérants que curieux, en fait. Ce peuple obsédé par le repli sur la vie privée, par l’individualisme et le confort domestique, ne va pas spontanément à la rencontre des inconnus. La mentalité de bien des Québécois se résume souvent à «vivre et laisser vivre». Ne vous en formalisez pas.

Les Québécois privilégient les relations sociales directes. Oubliez les «Monsieur» et «Madame» ampoulés, le respect des hiérarchies et la déférence devant l’autorité, vous pouvez vous adresser à tout le monde comme à un égal. Vous pouvez même tutoyer des inconnus — les Québécois adorent ! Vous n’aurez pas de difficulté à entrer en contact avec les Québécois d’une manière décontractée et superficielle, mais vous aurez de la difficulté à approfondir les relations, à développer un réseau social solide, à vous faire des amis pour la vie. C’est une autre marque de l’indifférence polie dont je parlais plus haut. Ne considérez pas ce comportement comme un affront, car les Québécois n’y voient aucun mal. Lire la suite de ce billet »

Les 25 qualités du mâle alpha québécois

 

Le 7 avril dernier, j’ai publié une liste des habiletés (ou compétences ou attitudes) essentielles de l’homo quebecus hétéro.

Ce billet a obtenu beaucoup de succès, à un tel point que certains y ont vu un «manifeste» ! Ce n’était pas mon intention de départ…

Mais j’en suis suffisamment fier pour le republier dans ce blogue, sur une page permanente.

Merci à tous pour vos commentaires et suggestions cette semaine !

Le cahier des charges de l’homme idéal (3)

 

J’ai commenté hier l’insondable bêtise des «100 habiletés de l’homme québécois» selon le magazine L’actualité. J’ai ensuite décidé d’aller plus loin que la critique : j’ai rédigé ma propre liste des habiletés (ou compétences ou attitudes) essentielles de l’homo quebecus hétéro.

Je me suis limité à 25 habiletés, pour l’instant. Je vous invite à poursuivre l’exercice — écrivez dans la section réservée aux commentaires.

Travail, argent

1. Un homme, un vrai, travaille dur quand il le faut, mais sa vie ne se résume pas qu’à ses activités professionnelles. Il sait décrocher du travail pour se ressourcer.

2. Pour des raisons tant écologiques que philosophiques et pratiques, un vrai mâle limite sa consommation et évite de s’endetter. Vivre sans dettes, c’est la liberté ! L’homme prévoyant accumule des économies qui lui permettront d’investir dans les projets qui lui tiennent à coeur (voyager, démarrer une entreprise, fonder une famille, faire de la politique, etc.), qui lui procureront des satisfactions mâles.

3. Un homme, un vrai, comprend que l’argent et la consommation ne sont pas des valeurs en soi (et que sortir son portefeuille à tout bout de champ pour jouer au riche n’impressionne les dames que momentanément). Lire la suite de ce billet »

Entre tu et vous

 

Nouvelle réjouissante ce matin : la Commission scolaire de Montréal songe à implanter un code du civisme dans ses écoles en septembre prochain. Et ce code rétablirait notamment le vouvoiement à l’école. (Voir l’article de Rue Frontenac.)

Que les enfants apprennent à dire «vous» avant «tu» améliorera les rapports de séduction au Québec, j’en suis convaincu.

Pourquoi ? Parce que «vous» marque une distance polie. Vouvoyer quelqu’un que l’on ne connaît pas intimement, c’est une marque de respect. Tutoyer une personne qui nous est inconnue, c’est imposer une relation trop familière au premier abord.

Le «tu» à la première rencontre, ce n’est pas séduisant du tout. C’est une fausse proximité, une égalité des relations qui nivelle par le bas. C’est même agressant. Lorsqu’on a lâché le «tu» qui tue, c’est foutu, on ne peut revenir en arrière.

Séduire, c’est réussir à passer du «vous» au «tu» sans brusquer l’autre.

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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