Archive pour la catégorie ‘Santé’

Quel trouble de la personnalité narcissique?

 

Connaissez-vous le «trouble de la personnalité narcissique», cliniquement parlant ?

Voici la traduction française de la définition du trouble de la personnalité narcissique dans le DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), le manuel de référence de l’American Psychiatric Association utilisé par les professionnels de la santé pour le diagnostic de divers troubles de comportements et maladies mentales.

L’individu présente au moins cinq des symptômes suivants :

  1. il manifeste un sens grandiose de sa propre importance (par exemple, il surestime ses réalisations et ses capacités, s’attend à être reconnu comme un individu supérieur sans avoir accompli quelque chose de significatif);
  2. il est absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir, de splendeur, de beauté, de perfection, ou d’amour idéal;
  3. il pense être «spécial», unique, et ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens spéciaux et de prestige;
  4. il montre un besoin excessif d’être admiré;
  5. il pense que tout lui est dû, il s’attend sans raison à bénéficier d’un traitement particulièrement favorable et à ce que ses désirs soient automatiquement satisfaits;
  6. il exploite l’autre dans les relations interpersonnelles, il utilise autrui pour parvenir à ses propres fins;
  7. il manque d’empathie, n’est pas disposé à reconnaître ou à partager les sentiments et les besoins d’autrui;
  8. il envie souvent les autres, et croit que les autres l’envient;
  9. il fait preuve d’attitudes et de comportements arrogants et hautains. Lire la suite de ce billet »

De retour

 

Chers lecteurs et lectrices, bonjour ! Comment allez-vous ?

Après quelques semaines de vacances, le blogue Les Québécois ne veulent plus draguer est de retour. (C’était le blogue qui était en vacances. Pour ma part, j’ai bossé comme un fou sur divers projets pendant l’été.)

Ces dernières semaines, j’ai découvert quelques publications qui pourraient vous intéresser.

La féminisation des États-Unis. Le numéro de juillet-août du magazine américain The Atlantic présente un dossier intitulé «The End of Men». Vous avez peut-être entendu dire que les Américaines (tout comme les Québécoises) se montrent plus dynamiques que les hommes à l’école et dans un nombre croissant de secteurs d’activité économique. Elles sont maintenant légèrement plus nombreuses que les hommes sur le marché du travail.

The Atlantic fait le point sur l’émancipation de l’Américaine moyenne en abordant une foule de phénomènes : la récession de 2008-2009 a fait disparaître des emplois manufacturiers typiquement masculins qui ne reviendront plus tandis que les femmes tirent mieux leur épingle du jeu dans l’économie postindustrielle et la «société du savoir», elles occuperont d’ailleurs la majorité des emplois promis à la plus forte croissance au cours des prochaines années ; nouveauté, des femmes de carrière gagnent plus que leur conjoint ; les femmes sont encore rares à la direction des grandes entreprises, mais elles dominent l’univers des cadres intermédiaires ; et des parents préfèrent maintenant donner naissance à une fille qu’à un garçon ! Un renversement complet des rôles traditionnels. La classe moyenne américaine est en train de se féminiser, souligne The Atlantic, ce qui aura évidemment des répercussions importantes sur les relations hommes-femmes, le couple, la famille, etc. Et je suis convaincu que la situation est presque la même au Québec. Lire la suite de ce billet »

Le célibat involontaire

 

Un lecteur de ce blogue m’a écrit en privé il y a quelques jours pour me suggérer d’explorer deux ressources sur le célibat involontaire, mieux connu en anglais sous le nom de involuntary celibacy (incel pour les intimes) : une page de l’encyclopédie Wikipedia et le site web www.incelsite.org.

La définition de l’incel ratisse large, englobant les gens qui n’ont jamais connu de relations intimes, les célibataires qui vivent une longue traversée du désert, ceux qui éprouvent d’énormes difficultés à établir un premier contact avec autrui (les individus souffrant de phobie sociale, notamment), et même des gens en couple qui subissent une pénurie d’amour et de sexualité. Un univers de solitude et de misère sexuelle, avec les conséquences tragiques que l’on imagine (isolement, dépression, alcoolisme, troubles mentaux, etc.). Lire la suite de ce billet »

À poil !

 

Vous avez peut-être entendu parler d’une exposition interactive pour les adolescents inaugurée la semaine dernière au Centre des sciences de Montréal, Sexe : l’expo qui dit tout ! La sexologue et auteur Jocelyne Robert, porte-parole médiatique de l’exposition, m’a souligné vendredi dernier que la seule remarque négative de la part des jeunes qui avaient assisté au lancement de l’exposition portait «sur les nus et nues poilus». Je lui ai répondu : Quoi, «les jeunes n’aiment pas voir des corps nus avec des poils ?» «Ils ont les poils en horreur», m’a confirmé Jocelyne Robert en ajoutant que ces jeunes ont rasé leurs poils aussitôt qu’il sont apparus, de sorte qu’ils sont tout étonnés d’en voir dans une exposition…

Nous nageons en plein délire : des jeunes qui n’aiment pas leurs poils ! Autrement dit, ils n’aiment pas leur corps. Ils ne s’aiment pas…

Mesdames et messieurs, il est grand temps de réhabiliter les poils, surtout les poils pubiens. Reprenons du poil de la bête !

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La solitude

 

J’entends souvent dire que le célibat est un problème de société. Je n’en suis pas convaincu… À toutes les époques et dans toutes les cultures du monde, il y a toujours eu des célibataires, qu’il s’agisse de jeunes à la recherche d’un(e) partenaire, de personnes séparées, divorcées, de veufs et de veuves, de «vieux garçons» et de «vieilles filles», ou encore de gens qui exercent des occupations où le célibat est la norme (les métiers qui nécessitent des déplacements constants, la vie en communauté religieuse, etc.).

À mon avis, le phénomène marquant des dernières décennies n’est pas le célibat, mais la forte progression d’un nouveau mode de vie : la solitude. Au Québec, de 1951 à 2001, la proportion de ménages ne comptant qu’une seule personne a bondi de 4,5 % à près de 30 %. Parallèlement, la proportion de familles de six personnes et plus a dégringolé, de près de 30 % en 1951 à seulement 1,8 % en 2001 — voyez les statistiques officielles.

La solitude est une réalité assez répandue au Québec. On voit des gens habiter fin seuls dans de grands appartements où jadis s’entassaient des familles de six, sept, huit personnes… Pour certains, c’est même un choix doublé d’une exigence perfectionniste : «Je préfère la solitude à la vie avec quelqu’un qui ne me convient pas parfaitement.» Lire la suite de ce billet »

Quand la peur de draguer est une phobie (3)

 

Avoir peur de flirter peut être une maladie, au sens clinique du terme, que l’on appelle anxiété ou phobie sociale (voir le premier billet de cette série qui en compte trois). Les gens qui en souffrent adoptent des comportements très particuliers.

  • Les anxieux sociaux démontrent ce que les psys appellent une «désorganisation des capacités émotionnelles» : ils peuvent accélérer la parole, produire des gestes saccadés, ou figer sur place, tétanisés. Leurs comportements sont très maladroits, dans le genre renverser son verre dans le décolleté d’une dame, ou opposer un air sidéré et un silence de mort à une question aussi simple que : «Bonjour, quel est votre nom?»
  • Les anxieux sociaux développent aussi des stratégies d’évitement : ils refusent systématiquement les situations qui provoquent de l’anxiété. Par exemple, fuir toutes les invitations qui pourraient déboucher sur une rencontre amoureuse. Leur routine quotidienne est très rigide, planifiée à l’avance.
  • Lorsqu’il se retrouvent dans une situation angoissante, les anxieux sociaux prendront bien sûr la poudre d’escampette. S’ils sont coincés, dans l’impossibilité de s’éclipser, ils peuvent adopter un comportement de fuite en avant (par exemple, se comporter de manière très déplacée ou agressive avec des inconnus). Lire la suite de ce billet »
À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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À propos du blogue
Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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