Archive pour la catégorie ‘Pornographie’
Quelques trouvailles (7)
Cette semaine, j’ai exploré deux sites web participatifs qui publient des témoignages sur les petits malheurs de la vie sentimentale et amoureuse. J’ai découvert un blogue sur les représentations du corps dans l’art, la culture, les médias, etc. Et j’ai lu un essai sur la pornographie.
Drague de merde… Connaissez–vous le site français VieDeMerde ? Depuis 2008, il permet aux internautes de publier des mini-récits de leurs mésaventures quotidiennes. Chaque récit doit débuter par «Aujourd’hui» et se terminer par par «VDM», les initiales de VieDeMerde. Les mésaventures sous la rubrique «Amour» ont bien sûr retenu mon attention. Voici un exemple : «Aujourd’hui, mon meilleur ami, dont je suis amoureuse secrètement, m’a invitée au resto “pour un grand événement”, ma présence étant “obligatoire”. Là-bas, il s’est soudain agenouillé à côté de la table et… a demandé la serveuse en mariage. VDM.»
VieDeMerde a inspiré un site plus pointu, Rencard de merde. Lancé en 2009, ce site est uniquement consacré aux entreprises de drague et aux aventures d’un soir qui se terminent lamentablement, ainsi qu’aux petites misères de la vie de couple. À quand un site similaire au Québec ? Le marché potentiel est énorme !
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Quelques trouvailles (5)
Chers lecteurs et lectrices, voici quelques nouveautés et découvertes qui pourront vous intéresser : une certaine Geneviève ne demande qu’à se faire courtiser, le Mouvement Jovialiste triomphe de l’oubli, et les femmes aussi aiment le sexe ! Les actrices porno californiennes, pour leur part, sont au fond du baril.
«URBANIA, c’est plus fort que Réseau Contact». Le magazine montréalais URBANIA veut prouver qu’il est possible de rencontrer l’amour grâce à Facebook. L’équipe du périodique s’est donné un mois pour trouver un chum à sa chargée de projet Geneviève Dionne : le 21 février, elle devra annoncer publiquement la fin de son célibat ! Pour chanter la pomme à la ravissante Geneviève, pour commenter les tentatives de séduction ou simplement pour observer le théâtre des opérations, joignez-vous au groupe Facebook créé par URBANIA et consultez le blogue du magazine.
J’ai récemment redécouvert le Mouvement Jovialiste (grâce à une chronique publiée à la fin de 2009 par le collègue Steve Proulx). Fondé au Québec en 1970 par le philosophe André Moreau, le Mouvement Jovialiste était assez actif dans les années 1970 et 1980, puis nous n’en avons plus entendu parler. Il semble reprendre vie, et André Moreau est toujours de la partie. Dans les années 1980, j’aimais bien ses interventions dans les médias ; il avait l’air guignol et, pourtant, il réussissait toujours à faire passer quelques idées surprenantes, stimulantes. Lire la suite de ce billet »
Le féminisme est toujours pertinent, mais…
Pour compléter le récent billet d’Emmanuelle sur sa vision du féminisme (que je partage), j’ai quelques reproches à faire au mouvement féministe. Par souci de critique constructive.
La plupart des revendications traditionnelles des féministes sont aujourd’hui satisfaites. Est-ce à dire que le féminisme n’est plus pertinent ? Bien sûr que non. Il y a encore des combats féministes à mener. Mais je suis déçu de l’inertie des féministes dans certains dossiers. Les voici. Lire la suite de ce billet »
Quelques trouvailles (2)
Pour se mettre dans l’ambiance du Salon du livre de Montréal, qui ouvrira ses portes demain, voici mes premières impressions sur deux nouveautés littéraires québécoises. Deux livres qui approfondissent des thématiques exploitées dans Les Québécois ne veulent plus draguer : la pornographie et la postmodernité.
De la porno à huit ans
Martin Bisaillon et Isabelle Maher, journalistes au Journal de Montréal, viennent de lancer un petit bouquin aussi succinct que percutant sur l’hypersexualisation des jeunes, Buffet à volonté sur le Web. Enquête sur les ravages du XXX chez nos enfants (Les Intouchables). Les auteurs démontrent, statistiques et témoignages à l’appui, que la consommation de porno débute à un âge toujours plus précoce — parfois dès huit ans ! —, peut devenir une pratique compulsive et provoquer d’énormes problèmes tant sur le plan physique que psychologique. Lire la suite de ce billet »
Le coin des «vrais mâles»
Bon, OK, je l’avoue, je suis vraiment en retard dans les nouvelles : je viens seulement de découvrir les capsules web Contrat d’gars, des humoristes québécois Alexandre Champagne et Jonathan Roberge, dont la deuxième saison a été lancée le 13 octobre dernier. Et j’ai découvert avec plaisir leur regard satirique et absurde sur la condition masculine.
Si vous ignorez le concept, il s’agit d’une parodie des émissions de télévision de «vrais mâles», notamment de feu Testostérone sur les ondes de la non regrettée TQS. Dans Contrat d’gars, deux «vrais mâles» tout de poils, de sueur, de chemises à carreaux et de casquettes camouflage reçoivent des invités aussi peu subtils qu’une «porn star de la relève aux États-Unis» ou un gars «qui s’est tapé la fée des dents»… Ils discutent (heu… non, hurlent à pleins poumons) de chasse à l’ours, de chars, de bière, etc. Tout comportement masculin qui n’est pas digne d’un «vrai mâle» relève forcément des «fifs». Et à la fin de chaque clip, les deux animateurs se battent. Musique d’ambiance : du heavy metal. Lire la suite de ce billet »
Le secret du succès de la pornographie
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi la pornographie a tant de succès depuis quelques décennies ? Voici la réponse.
En 1977, deux jeunes écrivains français alors peu connus, Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, ont lancé un essai qui a fait beaucoup de bruit, Le nouveau désordre amoureux (Éditions du Seuil). J’ai découvert ce livre 30 ans après sa sortie, en 2007. Le chapitre sur la porno, «Pornograal ou la république des testicules», m’avait épaté : enfin, on m’expliquait pourquoi et comment pornographie est si populaire, et sans prêchi-prêcha. 
Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut ont rédigé Le nouveau désordre amoureux au moment où la pornographie, industrie en expansion, commençait vraiment à influencer les moeurs. Ils ont donc décrit les fondements de la société actuelle, où la porno est si banalisée.
Je vous résume leur propos.
D’abord, un peu de contexte. Les premiers films porno hard core apparaissent en 1969. Dans les années 1970, les audaces de l’industrie de la pornographie font scandale. Or la pornographie est indifférente à tous les discours et à toutes les critiques qui lui pleuvent dessus, qu’ils viennent de l’Église (qui déplore la promotion de valeurs amorales au possible), des féministes (qui dénoncent l’exploitation sexuelle des femmes), des esthètes cultivés (notamment des critiques de cinéma et de littérature, qui ne supportent pas la vulgarité et l’aspect super racoleur des productions porno), des nostalgiques de l’interdit (qui soulignent que ce qui était excitant avant l’avènement de la pornographie grand public est désormais banal, commun). Et la censure de la pornographie ne sert à rien, elle ne fait qu’exciter davantage l’intérêt du public. Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.