Archive pour la catégorie ‘Livre’
Un an déjà !
Le 23 juin 2009, le blogue Les Québécois ne veulent plus draguer était fonctionnel. Notre premier billet a été publié le 13 juillet. Le lancement du livre Les Québécois ne veulent plus draguer a eu lieu le 8 septembre 2009.
Depuis un an déjà, je blogue. (Ma comparse Emmanuelle a dû cesser de bloguer il y a quelques mois, par manque de temps.) Je le dis sans exagérer, Les Québécois ne veulent plus draguer a changé en profondeur ma vision des relations hommes-femmes. Je ne suis plus le même homme qu’à l’été 2009.
Vous êtes nombreux à lire régulièrement ce blogue, à le faire connaître, à commenter les billets (à ce jour, le blogue contient près de 600 commentaires), à échanger avec d’autres internautes. J’ai même pu rencontrer quelques-uns d’entre vous autour d’un verre, pour poursuivre la discussion.
Je tiens à vous remercier du fond du coeur pour votre fidélité, pour vos questions et suggestions, pour votre intelligence et votre pertinence. Lire la suite de ce billet »
Conversation de café
Samedi dernier, vers midi. Je fais des courses dans mon quartier. En traversant une rue, j’entends siffler. Je me dis : «Quoi, une femme se fait siffler dans la rue ? Ici, à Montréal ?!? Ô joie, ô bonheur retrouvé ! Où est cet homme qui ose siffler les créatures du sexe opposé, que je le remercie ?» En fait, c’est à moi que le sifflet s’adresse : de l’autre coté de la rue, sur la terrasse d’un café, un homme me fait signe.
Je le reconnais, c’est un ami d’un ami qui avait accepté de témoigner pour le livre Les Québécois ne veulent plus draguer — dans l’ouvrage, il est identifié par le prénom Daniel. Heureuses retrouvailles !
Daniel me dit qu’il n’a pu mette la main sur mon livre. Je lui prie de m’attendre sur la terrasse du café le temps que j’aille chez moi (c’est juste à côté) lui chercher un exemplaire. Lire la suite de ce billet »
Quelques trouvailles (10)
Lu pour vous ces derniers jours : les hommes québécois sur le divan, un dialogue philosophique sur l’amour, et les billets de Sophie la sexologue.
Décrypter la psyché du mâle d’ici. Vient de paraître : Le masculin. Psychanalyse des représentations des hommes au Québec (Les Éditions Quebecor), de la psychologue et psychanalyste Marie Hazan. Un petit livre qui pose d’excellentes questions : «Comment comprendre et définir l’identité masculine actuelle ? Les hommes sont-ils machos et phallocrates, ou modernes et égalitaires ? L’égalité sociale entre les hommes et les femmes est-elle devenue réalité ?» Pour y répondre, Marie Hazan fait défiler sur son divan des archétypes de fils, frères, amis, maris, conjoints, amants et pères. À l’aide de nombreux exemples puisés dans l’histoire, la mythologie, la littérature, le cinéma, etc., l’auteure démontre que le Québec est une société qui a évolué très rapidement, où les paradoxes sont nombreux, et qui est actuellement aux prises avec une certaine confusion des rôles hommes-femmes. Le regard psy et la vaste culture de Marie Hazan permettent aussi de mieux comprendre pourquoi Xavier Dolan a voulu tuer sa mère et pourquoi les personnages de la série télé Les Invincibles refusent l’engagement… (Pour un avant-goût, voyez une entrevue avec Marie Hazan dans le site Voir.ca). Lire la suite de ce billet »
Quelques trouvailles (9)
Glané pour vous au cours des derniers jours : un antimanuel et un documentaire scientifiques, un livre sur les femmes dans la quarantaine et la cinquantaine qui se retrouvent seules après le départ de leur mari volage. Et un mea culpa.
Qu’est-ce qui se passe dans notre cerveau quand l’amour surgit, psychologiquement parlant ? Lancé l’automne dernier, l’excellent Antimanuel de psychologie : toi, moi… et l’amour ! du psychiatre et psychanalyste français Serge Hefez «suit le fil de la construction du lien amoureux pour nous emmener à l’intérieur des cerveaux, des inconscients, des âmes, des histoires, des vies.» Ce livre n’a pas la prétention de donner la recette du bonheur. Il permet plutôt de mieux comprendre pourquoi la rencontre amoureuse est à la fois si jouissive et si compliquée. Un ouvrage passionnant, très bien écrit et joliment illustré (les photos, souvent étonnantes, proviennent du cinéma et des arts visuels, et une bande dessinée à l’humour excentrique ouvre chaque chapitre).
Qu’est-ce qui se passe dans notre cerveau quand l’amour surgit, chimiquement parlant ? En 1997, un film documentaire français intitulé La biochimie du coup de foudre s’est penché sur les liens qui existent entre les émotions amoureuses et les transformations chimiques de l’organisme. Des extraits de ce documentaire sont disponibles en ligne. Moi qui me méfie du discours tout-scientifique sur l’amour, dans le genre «c’est toujours la faute de nos hormones» (comme si la culture et la société n’avaient aucune influence sur nos comportements…), La biochimie du coup de foudre m’a paru honnête. Et instructif. Lire la suite de ce billet »
J’me marie, j’me marie pas… Et les hommes ?
Mon billet d’hier «J’me marie, j’me marie pas…» a suscité plusieurs commentaires qui m’ont donné envie de prolonger la discussion.
Je résumais hier quelques éléments du débat provoqué par le best seller Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough de la journaliste américaine Lori Gottlieb, qui suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester des attentes démesurées face aux hommes qu’elles rencontrent. Elles devraient plutôt s’engager dès que possible dans la vie de couple avec un «Mr. Good Enough», le premier «bon gars» qui fera l’affaire. Autrement, elles se condamneraient à la solitude.
D’après vos commentaires, les séductrices seraient effectivement trop exigentes envers les hommes.
L’inverse est-il vrai ? Face aux femmes, les Québécois ont-ils des critères de sélection trop restrictifs ? (Par exemple, ne s’intéresser qu’aux blondes, six pieds deux pouces, yeux bleus, forte poitrine, taille athlétique, qui sont obsédées par le sexe — enfin, c’est ce que ces messieurs présument…) Devraient-ils plutôt miser sur les «Miss Good Enough» et se caser assez rapidement ?
J’me marie, j’me marie pas…
Aux États-Unis, un best seller intitulé Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough, de la journaliste Lori Gottlieb, suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester des attentes démesurées face aux hommes ou d’attendre le Prince charmant. Elles devraient plutôt s’engager dans la vie de couple dès que possible avec un «Mr. Good Enough», un gars qui a un minimum de bon sens. Autrement, elles se condamneraient à la solitude.
Je n’ai pas eu le temps de me procurer le livre, mais j’ai lu quelques critiques et discussions. Le débat provoqué par Lori Gottlieb m’intéresse au plus haut point, encore plus que le contenu du livre. Une foule de questions super pertinentes surgissent :
- Les jeunes femmes sont-elles trop capricieuses, narcissiques ?
- Avons-nous sombré dans un marché de la rencontre où l’on magasine ses partenaires sur Internet ou lors de séances de speed dating, en fonction de critères trop pointus ?
- Nos relations amoureuses seraient-elles uniquement basées sur le calcul, l’intérêt ?
- Et puis, faut-il absolument vivre en couple pour vivre heureux ?
- Comment peut-on repenser la vie à deux ?
Trois journalistes et animatrices en discutaient il y a quelques jours à l’émission de radio Christiane Charette, un enregistrement qui vaut le détour. Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.