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	<title>Les Québécois ne veulent plus draguer &#187; Entrevues</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Sylvain d’Auteuil, directeur général du Réseau Hommes Québec</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 06:07:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici le cinquième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230; Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.

Aujourd&#8217;hui : Sylvain d’Auteuil, auteur et directeur général du Réseau Hommes Québec.
Journaliste indépendant de métier, Sylvain d’Auteuil a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici le cinquième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</em> Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.</strong><br />
<img class="alignright size-full wp-image-883" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/sylvain-dauteuil-nb-v2.jpg" alt="Sylvain D'Auteuil" width="130" height="194" /><br />
<strong>Aujourd&#8217;hui : Sylvain d’Auteuil, auteur et directeur général du Réseau Hommes Québec.</strong></p>
<p>Journaliste indépendant de métier, Sylvain d’Auteuil a signé en 2005 un roman décapant sur la drague au Québec, <em>Brad Pitt ou mourir</em> (Les Intouchables). Cette autofiction l’a incité à s’intéresser de plus près à la condition masculine. Il est aujourd’hui directeur général du Réseau Hommes Québec.</p>
<p>Jean-Sébastien Marsan a interviewé Sylvain d’Auteuil en mai 2008. Ils ont discuté de ce que les gars appellent communément «Les Vraies Affaires»&#8230; Extraits inédits.<span id="more-873"></span></p>
<p><strong>Question</strong> : Quel est le mandat du Réseau Hommes Québec ?</p>
<p><strong>Réponse</strong> : Le Réseau Hommes Québec est un organisme à but non lucratif d’entraide pour hommes, fondé par Guy Corneau en 1992. C’est le pendant du Réseau Femmes Québec. Et il existe des activités mixtes entre les deux réseaux. Notre mandat, au Réseau Hommes Québec, c’est d’aider les hommes à cheminer vers la réalisation de soi par une juste connaissance d’eux-mêmes. Pour cela, nous offrons un véhicule éprouvé : le groupe de parole. C’est un excellent outil de prévention de la crise existentielle masculine, car en brisant ainsi leur isolement dans un contexte confidentiel et sans jugement, les hommes arrivent à démystifier beaucoup de ce qui leur arrive dans leur vie. Ils apprennent à se responsabiliser face à leur destin pour en devenir le maître d’oeuvre.</p>
<p>De plus, il ne faut pas s’en cacher, il existe très peu d’endroits où les hommes peuvent se retrouver entre eux pour parler d’autre chose que de filles, de sports et de chars. Depuis quelques années, on a d’ailleurs ajouté au mandat l’affirmation de l’identité masculine. Parce que d’être un vrai gars, ce n’est pas juste les stéréotypes qu’on véhicule. Avec Guy Corneau, dans les années 1990, l’important était de mettre des mots sur ses émotions, de révéler son côté yin, de s’exprimer. On le fait toujours, mais on sent aussi qu’il y a toute une génération d’hommes qui a besoin qu’on se mette à tabler sur le côté yang, de s’assumer, d’affirmer sa masculinité, voire de définir un modèle masculin plus complet.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Les membres du Réseau, que disent-ils sur la séduction ?</p>
<p><strong>R.</strong> : Ça dépend de l’âge. La moyenne, dans le Réseau, est de 47 ans. Les célibataires disent souvent : «Ah ! c’est compliqué&#8230;». S’ils ne sont pas rendus encore à l’étape où ils se sentent mieux avec eux-mêmes, ce n’est pas acquis qu’ils pourront redéfinir leur condition masculine. On ne peut pas leur dire : «Voici un modèle de l’homme parfait, appliquez-le en 10 étapes faciles et vous serez à l’aise dans votre identité». Il leur faut plutôt prendre des petits morceaux ici et là, qui vont coller à ce qu’ils sont et qui vont donner du sens.</p>
<p>L’homme rose, c’est se situer entre le yin et le yang. C’est comme une horloge figée. Qu’est-ce qu’il y a entre le chaud et le froid ? Le tiède. Et le tiède, c’est l’homme rose. Qui se fait rejeter d’aplomb par les femmes, aussi, parce qu’il n’est pas capable de prendre sa place.</p>
<p>Si t’approche une femme avec ce que t’es, sincèrement, en parlant au «Je», au senti&#8230; Il ne s’agit pas de devenir rose, mais de se recentrer. Si une femme s’intéresse à toi, c’est parce qu’elle parle à ta vraie personne, pas à un personnage. Un gars qui n’a pas confiance en lui, qui n’a pas d’assurance, va se planter avec beaucoup de femmes, peu importe la méthode, et à la longue il va finir par croire qu’il va toujours se planter. Il va se dire que c’est de la faute des autres, ou il va s’autoflageller, se dire qu’il ne recommencera plus jamais. «Je ne suis pas bon là-dedans» : on l’entend souvent dans la bouche des hommes.</p>
<p>Il faut voir la drague comme un jeu, quelque chose de ludique. Il faut dédramatiser les situations. Draguer, ça part de soi. Quand on est relax, dégagé, on va rencontrer des gens qui sont dégagés. Une femme te rejette quand tu lui offres qui tu es vraiment ? Pas grave. Elle n’en vaut pas la peine. Même si elle ressemble à Scarlett Johansson, elle n’en vaut pas la peine.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Scarlett Johansson&#8230; Plusieurs personnes m’en ont aussi parlé. Est-ce qu’elle serait en train de devenir une icône féminine ?</p>
<p><strong>R.</strong> : Scarlett Johansson, c’est un modèle de femme plus sain parce que c’est une femme qui s’est dissociée totalement du modèle que j’appelle «l’iceberg carriériste». Elle est à l’aise avec ses formes, elle n’est pas parfaite comme un mannequin qui sert de cintre pour porter un morceau linge, qui a l’air d’une rescapée d’Auschwitz. Elle a une telle sensualité&#8230; et elle assume son charme. Démaquillée, ce n’est pas le stéréotype pétard, mais elle dégage tellement&#8230; Les gars devraient prendre ça comme modèle : l’important, c’est ce qu’on dégage.</p>
<p>Moi, j’ai déjà été presque parfait sur le plan de la forme physique, tout de muscles durs, mais à l’époque j’étais mal dans ma peau et je n’attirais pas les femmes. Aujourd’hui, je n’ai jamais été aussi sédentaire de ma vie, j’ai 35 livres en trop, mais je suis vrai. Et j’attire les femmes. Même que des fois ça énerve ma blonde, elle aimerait que j’attire moins&#8230; ! L’idée, c’est d’être à l’aise avec soi. Je ne suis pas à l’aise avec moi-même à 100 %, loin de là, mais avec le chemin que j’ai parcouru, je vois les résultats.</p>
<ul>
<li>Pour en savoir plus : le site du <a href="http://www.rhq.ca/" target="_blank">Réseau Hommes Québec</a></li>
<li>Et le site personnel de <a href="http://www.guycorneau.com/" target="_blank">Guy Corneau</a></li>
<li>Scarlett Johansson est une jeune actrice d’origine new-yorkaise qui a révélé son talent en 2003 dans les films <em>Lost in Translation </em>de Sophia Coppola et <em>Girl With a Pearl Earring</em> de Peter Webber. Pour l&#8217;admirer maquillée et démaquillée, <a href="http://scarlettjohanssonpics.blogspot.com/" target="_blank">voyez ce blogue de photos</a>.</li>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/category/entrevues/" target="_self">Toutes nos entrevues</a></li>
</ul>
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		<title>Jocelyne Robert, auteur, sexologue</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 06:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici le quatrième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230; Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.
Aujourd&#8217;hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).

Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici le quatrième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</em> Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui : Jocelyne Robert, auteur, sexologue et synergologue (spécialiste du langage non verbal).</strong></p>
<p><img class="size-full wp-image-826 alignleft" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/jocelynerobert.jpg" alt="Jocelyne Robert" width="137" height="192" /></p>
<p>Depuis 25 ans, Jocelyne Robert contribue à l&#8217;éducation et au mieux-être sexuel de son prochain grâce à ses livres à succès (traduits en une vingtaine de langues), ses chroniques dans divers médias, conférences, etc. Depuis une dizaine d&#8217;années, elle s&#8217;intéresse plus spécifiquement aux relations hommes-femmes et à l&#8217;impact de l&#8217;hypersexualisation. Elle prépare en ce moment un ouvrage sur les baby-boomeuses : leur peur de vieillir, leur rapport au corps, à la beauté, à l&#8217;amour et à l&#8217;érotisme ainsi que l&#8217;engouement pour les chirurgies esthétiques. Jocelyne Robert a été récompensée par de nombreux prix et distinctions.</p>
<p>Nous avons rencontré Jocelyne Robert en juin 2007. De cette longue entrevue, voici quelques extraits inédits (qui reprennent le fil de <a href="http://ladrague.qc.ca/2009/09/10/yvon-dallaire/" target="_self">notre entrevue avec le psychologue et sexologue Yvon Dallaire</a>, sur l&#8217;éducation des garçons).<span id="more-825"></span></p>
<p><strong>Question</strong> : Quel est l&#8217;impact de la pornographie sur la rencontre amoureuse ?</p>
<p><strong>Réponse</strong> : Depuis une quinzaine d&#8217;années, avec l&#8217;hypersexualisation de nos sociétés, on propose et impose un modèle d&#8217;homme-machine, hyper-performant.</p>
<p>Le garçon grandit souvent dans un monde de femmes (à la maison, à la garderie, à la maternelle, à l&#8217;école primaire&#8230;). Il arrive à l&#8217;adolescence, et il n&#8217;est qu&#8217;hormones sur deux pattes. Souvent, il y a peu ou pas d&#8217;hommes autour de lui à la maison et à l&#8217;école pour l&#8217;aider, le rassurer, pour lui dire que c&#8217;est normal, qu&#8217;il ne doit pas angoisser avec la sexualité, etc. Alors, naturellement, ce garçon a besoin de support, de repères pour affirmer, consolider son identité sexuelle. Il cherche du matériel érotique. Et il le prend où, son matériel érotique ? Comme il n&#8217;a pas ou peu de modèle masculin autour de lui, qu&#8217;il n&#8217;y a pas de véritable accompagnement à l&#8217;école et que les parents sont un peu dépassés, il le prend n&#8217;importe où sur Internet. À 11 ans ou 12 ans, il consomme du porno pour alimenter son univers fantasmatique et érotique. Et il consomme aussi des vidéo-clips ; ce qui mène le monde musical en Occident aujourd’hui, c&#8217;est le rap, et un rap violent, un rap qui dit aux filles de sucer tous leurs chums et qui dit aux gars qu&#8217;ils doivent toujours être prêts, toujours bandés, au point où des jeunes de 14 ans volent du Viagra à leur grand-père pour performer au lendemain d&#8217;un party — ce n&#8217;est pas anecdotique !</p>
<p>Je reçois énormément de courriels — j&#8217;ai mon adresse électronique dans tous mes livres — et je constate que des jeunes adultes dans la vingtaine et la trentaine, hommes et femmes, ne savent plus ce que c&#8217;est entrer en relation. Ils demeurent dans l&#8217;antichambre relationnelle. Ils font des rencontres, mais passer de la rencontre à l&#8217;établissement d&#8217;une relation, ils ne savent plus comment. Et ceux qui y arrivent, qui vont entrer en relation et former un couple, très rapidement ils seront en situation de problèmes et de dysfonctionnements parce que le gars est fabriqué à partir du modèle dont on vient de parler. Alors la fille va dire : «Au début, pour lui faire plaisir je faisais ça ou ça, mais là, j&#8217;en ai marre !» Des gars m&#8217;écrivent, ils me disent : «Je suis désespéré. J&#8217;aime ma blonde, je la trouve belle, objectivement je la trouve désirable, mais je ne suis pas capable de fonctionner. J&#8217;ai essayé de tout jeter mon matériel porno, mais ça ne marche pas.» Il faut presque les envoyer en thérapie pour les désensibiliser à l&#8217;impact de la pornographie sur leurs capacités non seulement érotiques, mais relationnelles.</p>
<p>Pour draguer, séduire, aller vers l&#8217;autre et entrer en relation, il faut avoir eu des modèles. Et le modèle dominant, dans nos sociétés occidentales, n&#8217;est pas un modèle relationnel. C&#8217;est un modèle de performance et de consommation. C&#8217;est ça qu&#8217;on valorise. On est dans la performance, avec l&#8217;homme et la femme objets. Le rapport au corps va dans le même sens : le corps est un objet qu&#8217;on fabrique, qu&#8217;on triture, qu&#8217;on découpe, qu&#8217;on rapièce, qu&#8217;on réorganise. Il y a une croissance de la demande pour les augmentations péniennes, pour les reconstructions vaginales pour avoir une vulve d&#8217;enfant quand on a 50 ans&#8230; On n&#8217;est plus dans le corps-personne, ni dans la relation, mais dans l&#8217;objectivation de l&#8217;être.</p>
<p>Il y a toute une démarche à faire pour faire prendre conscience aux gens qu&#8217;on se fait imposer des normes et des diktats, qui nous habitent, et qui sont très insécurisants, très angoissant, très anxiogènes. Un modèle de performance est un modèle anxiogène, qu&#8217;on le veuille ou non. La liberté sexuelle, c&#8217;est le contraire de se soumettre !</p>
<ul>
<li>Pour en savoir plus : le <a href="http://jocelynerobert.blogspot.com/" target="_blank">blogue de Jocelyne Robert</a></li>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/category/entrevues/" target="_self">Toutes nos entrevues</a></li>
</ul>
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		<title>Louise Masson, consultante en étiquette des affaires</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/09/14/louise-masson/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 06:19:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici le troisième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230; Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.
Aujourd&#8217;hui : Louise Masson, consultante en étiquette des affaires..
Louise Masson a eu un parcours hors de l’ordinaire. Dans les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voici le troisième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</em> Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui : Louise Masson, consultante en étiquette des affaires.</strong>.<img class="alignright size-full wp-image-815" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/photo-louise.jpg" alt="Louise Masson" width="174" height="171" /></p>
<p>Louise Masson a eu un parcours hors de l’ordinaire. Dans les années 1960, elle quitte le Québec pour suivre des études de géographie à La Sorbonne. Elle entame sa carrière de géographe au Maroc. Quelques années plus tard, elle devient de sous-chef du protocole des affaires étrangères du roi du Maroc Hassan II, rien de moins ! Mariée à un diplomate, Louise Masson a fait de la planète son terrain de jeu. De retour dans la région de Montréal au début des années 1990, elle fonde Beaux Gestes, un service d’étiquette sociale et professionnelle, nationale et internationale.</p>
<p>Nous l’avons rencontrée en mars 2007 pour discuter étiquette et savoir-vivre. Voici quelques extraits inédits de cette entrevue.<span id="more-809"></span></p>
<p><strong>Louise Masson</strong> : J’ai vécu dans plusieurs pays, et je peux vous dire que le Québec est la société où le dialogue entre un homme et une femme est le moins possible.</p>
<p><strong>Question</strong> : Pourquoi ?</p>
<p><strong>Réponse</strong> : Je vais vous répondre en racontant une anecdote extrêmement typique dont j’ai été témoin, il y a trois semaines. Une femme suivait un homme dans un immeuble. Cet homme est sorti de l’immeuble en tenant la porte à la femme. Au lieu de le remercier, elle lui a dit : «Est-ce que vous m’avez tenu la porte parce que je suis une femme ?» Il a répondu : «Non madame, je l’ai tenue parce que je suis un gentleman.» Le comportement de cette femme, c’est typique.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Typiquement québécois ?</p>
<p><strong>R.</strong> : Non, typiquement <em>féminin québécois</em>. En tout cas, il était beau ce gentleman-là, j’ai failli lui sauter au cou, mais comme je suis Madame Étiquette, j’ai dû retenir mes élans biologiques ! J’ai bien regretté par la suite ! [rires] Il était superbe. J’aurais aimé le féliciter d’une façon bien affectueuse… [rires]</p>
<p>Ici, les femmes sont frustrées, les femmes sont seules. Regardez la crise du logement à Montréal, un phénomène relativement nouveau. Avant, il y avait toujours des appartements à louer en quantité. Là, il n’y en a plus. Il y a trop de gens seuls. Des gens seuls qui n’ont pas choisi d’être seuls. Et qui vont draguer sur Internet.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Pourquoi les hommes et les femmes ne dialoguent plus ?</p>
<p><strong>R.</strong> : D’abord parce qu’on ne sait plus converser chez nous. On a des répondeurs, des fax, Internet. On ne fait plus de phrases complètes sur Internet. Vous pensez que les gens qui chattent sur Internet sont des gens capables de faire du <em>small talk</em> ? Mais la beauté de la drague, c’est justement le <em>small talk</em>. Je crois que les gens qui ont de la conversation sont ceux qui ont le plus de succès.</p>
<p>Récemment, j’étais au Ritz à attendre quelqu’un, et il y avait une femme et un homme qui se trouvaient au bar. C’était évident qu’ils étaient seuls et qu’ils cherchaient à ne plus l’être. À un moment donné, la femme s’est approchée, les yeux éteints, et lui a dit : «C’est quoi ton signe ?» Il a répondu : «Devine !» Déjà, il y avait le «tu» ; c’est un coup de poing, le «tu»&#8230; La femme a dit : «Je l’sais pas, là… aide-moi un peu.» Finalement, l’homme a fini par répondre : «Sagittaire.» C’était misérable.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Il y a donc une lacune en communication.</p>
<p><strong>R.</strong> : Énorme, é-nor-me, et ça prend tout son petit change pour séduire sans avoir peur. Il faut quasiment avoir une assurance-vie pour draguer !</p>
<p>La chose absurde, c’est qu’à la télévision, dans la rue, partout, on ne parle que de cul chez nous. Que de ça. Et pas enveloppé dans du papier de soie et des pétales de rose, non, que de la façon la plus vulgaire.</p>
<p>Les Québécois sont devenus craintifs à l’égard des femmes, de peur de se faire traiter de macho. Écoutez, les hommes d’aujourd’hui s’épilent les poils de la poitrine. La petite forêt ! Au Canada, on a besoin de fourrure, quand même ! [rires] À mon avis, avoir cette fourrure près de mon corps, c’est du luxe ; j’aime mieux ça qu’une peau d’ours ! [rires] Je trouve que les femmes ont rendu les hommes hybrides. Ça n’a plus de bon sens ce que font les hommes pour essayer de plaire aux femmes&#8230; Elles les qualifient d’hommes roses. Mais moi, tout ce je veux, surtout, c’est qu’il ne soit pas rose ! Je veux bien qu’il passe l’aspirateur, mais il doit le faire comme Tarzan !</p>
<p>Nous sommes une société hybride. On n’a pas trouvé l’équilibre homme-femme, ce que l’on veut et ce qu’on ne veut pas, ce qu’est un homme et ce qu’est une femme. Il faut que les deux sexes établissent une différence, que chacun respecte cette différence, et c’est dans cette différence qu’il y a une possibilité d’attraction.</p>
<ul>
<li>Pour en savoir plus : <a href="http://www.beauxgestes.net/" target="_blank">le site de Beaux Gestes</a></li>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/category/entrevues/" target="_self">Toutes nos entrevues</a></li>
</ul>
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		<title>Yvon Dallaire, psychologue et sexologue</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 06:09:30 +0000</pubDate>
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Voici le deuxième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230; Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.
Aujourd&#8217;hui : Yvon Dallaire, psychologue et sexologue.
En plus de son travail de thérapeute dans sa clinique de Québec, Yvon [...]]]></description>
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<p><strong>Voici le deuxième billet d&#8217;une série consacrée à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</em> Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui : Yvon Dallaire, psychologue et sexologue.</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-743" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/yvon-dallaire.jpg" alt="Yvon Dallaire" width="144" height="159" />En plus de son travail de thérapeute dans sa clinique de Québec, Yvon Dallaire mène depuis le début des années 1980 une réflexion sur la condition masculine et la vie de couple. En témoignent ses nombreux livres (il possède sa propre maison d&#8217;édition, Option Santé), articles, chroniques, émissions de télévision, conférences, ateliers et formations.</p>
<p>Nous avons rencontré Yvon Dallaire en mai 2007. De cette longue entrevue, voici quelques extraits inédits qui s&#8217;attardent à un phénomène toujours d&#8217;actualité : la socialisation des garçons dans une société en voie de féminisation.<span id="more-742"></span></p>
<p><strong>Question</strong> : Au Québec, les femmes sont très entreprenantes. Est-ce parce que les hommes ne draguent plus ?</p>
<p><strong>Réponse</strong> : On a beaucoup valorisé les femmes au Québec, on les a incitées à devenir plus intrusives, plus actives, fonceuses. Ces femmes-là ne font pas peur aux hommes qui sont bien dans leur peau. Mais ceux qui ont été castrés, ceux qui ont eu «trop» de mère, ceux qui ont été victimes d&#8217;un inceste émotif par leur mère, c&#8217;est sûr que ces hommes-là vont avoir peur d&#8217;une femme qui se tient debout et qui s&#8217;affirme. Pour eux, ça veut dire perdre son identité, ne pas avoir le droit d&#8217;exister.</p>
<p>Une fille qui est victime d&#8217;inceste sur le plan sexuel aura de la difficulté à s&#8217;épanouir sexuellement lorsqu&#8217;elle sera adulte. Un garçon qui est victime d&#8217;inceste sur le plan émotif — pendant les cinq premières années de sa vie, il vit avec une mère, son père est absent, puis il arrive à la garderie, et à l&#8217;école, où il est encore avec des femmes ; on sait qu&#8217;à l&#8217;école primaire, il n&#8217;y a que 15 % d&#8217;hommes —, c&#8217;est un petit garçon entouré de femmes qui, spontanément, vont valoriser les valeurs féminines. Il a très peu de modèles masculins parce que le père n&#8217;est pas là, parce qu&#8217;il y a peu d&#8217;intervenants masculins dans les garderies, etc.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Il y aurait une génération perdue ?</p>
<p><strong>R.</strong> : Oui, la génération qui a suivi les baby-boomers. On a sorti les cours d&#8217;éducation physique des écoles à partir du moment où il y a eu de plus en plus de filles dans les écoles. Il y a même des écoles à Montréal où on interdit aux garçons de courir dans la cour d&#8217;école ! Au contraire, il faut les laisser courir, se dépenser.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Que peut-on faire au Québec pour que les hommes et les femmes réapprennent à se rencontrer, à avoir du plaisir à séduire ?</p>
<p><strong>R.</strong> : Il y a des études, des expérimentations qui démontrent actuellement qu&#8217;à l&#8217;intérieur des écoles et des collèges mixtes, il doit y avoir des activités pour garçons, pour qu&#8217;ils puissent se confirmer les uns avec les autres, et aussi des activités pour filles. Donc, des classes non mixtes pour certaines activités. Ça permettrait à chacun de mieux se confronter, surtout pour les gars qui aiment les structures de compétition, et mieux se situer. Mais tant et aussi longtemps que nous aurons des classes mixtes où les valeurs sont féminines, matriarcales, les gars auront de plus en plus de difficulté à s&#8217;affirmer.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Donc ça commence dès l&#8217;enfance.</p>
<p><strong>R.</strong> : Oui, ça commence dès l&#8217;enfance. Il faut qu&#8217;il y ait plus de pères qui prennent leur place auprès de leurs enfants, garçons et filles. Parce que le père va aussi confirmer la féminité de sa fille, et il va assumer la masculinité de son garçon.</p>
<p>Nous pourrions aussi faire des choses aujourd&#8217;hui avec les groupes d&#8217;entraide pour hommes. Mais le problème, c&#8217;est qu&#8217;il y a deux catégories de groupes d&#8217;entraide pour hommes : ceux qui aident les hommes à devenir roses pour mieux répondre aux attentes des femmes, et les groupes de masculinistes extrémistes qui copient exactement les discours du féminisme originel en devenant victimaires et revanchards, «c&#8217;est de la faute des femmes si les hommes sont dans cette situation», etc. Il nous faut d&#8217;autres groupes d&#8217;hommes qui se rencontrent entre eux pour se définir non pas en fonction des autres, mais en fonction d&#8217;eux-mêmes.</p>
<ul>
<li>Pour en savoir plus : <a href="http://www.yvondallaire.com" target="_blank">le site web d&#8217;Yvon Dallaire</a></li>
<li><a href="http://ladrague.qc.ca/category/entrevues/" target="_self">Toutes nos entrevues</a></li>
</ul>
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		<title>Marie-France Archibald, coach séduction</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2009/09/08/marie-france-archibald-coach-seduction/</link>
		<comments>http://ladrague.qc.ca/2009/09/08/marie-france-archibald-coach-seduction/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 14:22:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Célibat]]></category>
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Nous entreprenons aujourd&#8217;hui la publication d&#8217;une série de billets consacrés à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230; Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans  l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.
Aujourd&#8217;hui : Marie-France Archibald, coach séduction.

En 2004, à Montréal, Marie-France Archibald a démarré un service de [...]]]></description>
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<p><strong>Nous entreprenons aujourd&#8217;hui la publication d&#8217;une série de billets consacrés à quelques spécialistes rencontrés entre 2007 et 2009 pour notre livre <em>Les Québécois ne veulent plus draguer&#8230;</em> Ces personnalités jouent un rôle important au Québec dans  l&#8217;élaboration d&#8217;un nouvel ordre amoureux.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui : Marie-France Archibald, coach séduction.</strong></p>
<p><img class="size-full wp-image-732 alignright" src="http://ladrague.qc.ca/files/2009/09/mfarchibald.jpg" alt="Marie-France Archibald" width="130" height="200" /></p>
<p>En 2004, à Montréal, Marie-France Archibald a démarré un service de coaching personnalisé et des ateliers individuels pour célibataires, <a href="http://www.coachseduction.com" target="_blank">CoachSéduction</a>. Depuis 2008, elle a élargi sa pratique à des ateliers de groupe mixtes. Voulant répondre à sa demande croissante de clients, elle offre maintenant des ateliers semi-privés mixtes.</p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une agence de rencontres ou d&#8217;un cabinet de psy, mais bien de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coaching" target="_blank">coaching</a> : cours en relations humaines et en communication, structure d&#8217;accompagnement qui permette au client de se remettre en question, de se prendre en main et de passer à l&#8217;action. «Avec mes années d&#8217;expérience, je me rends bien à l’évidence qu’une large partie de la population a grand besoin d’aide, <a href="http://www.coachseduction.com/fondatrice/fondatrice.php" target="_blank">écrit Marie-France Archibald dans son site web</a>. C’est pourquoi un des buts de CoachSéduction est de donner des outils aux gens pour qu&#8217;ils se sentent mieux, qu&#8217;il soient plus heureux, pour ensuite mieux vivre à deux.»</p>
<p>Nous avons rencontré Marie-France Archibald en mai 2008. Voici quelques extraits inédits de cette entrevue.<span id="more-730"></span></p>
<p><strong>Question</strong> : On dit souvent eu les Québécois sont timides en matière de drague, qu’ils manquent d’assurance. Est-ce que c’est vrai ? Ou est-ce un cliché ?</p>
<p><strong>Réponse</strong> : Je pense que ça correspond à une réalité. Sinon, CoachSéduction n’existerait pas !</p>
<p>La femme a changé, elle a pris sa place dans la société. En matière de séduction, il y a une certaine indépendance des femmes. Les hommes me disent souvent : «Je ne sais plus quoi faire, les femmes ont l’air tellement indépendantes.» Il y a sûrement un lien avec l’autonomie financière : les professionnelles, les cadres, etc., théoriquement, je dis bien théoriquement, n’ont pas besoin d’un homme. Théoriquement, ça veut dire monétairement. Quand je compare la génération de ma mère avec les jeunes d’aujourd’hui, on voit bien qu’une femme a les moyens de vivre seule si elle laisse son chum ou son mari. Ou alors elle attend, elle n’est pas pressée financièrement de vivre avec un homme.</p>
<p>Dans mon travail, je vois que les hommes sont affectés. Les hommes qui veulent s’engager dans une relation avec une femme, et qui ne sont pas nés avec des capacités de séduction, ils trouvent ça dur, ils me disent : «On dirait que les femmes ne sont pas ouvertes à la séduction, elles m’envoient promener si je leur fais un compliment.» J’ai connu des clients qui avaient des capacités de séduction dans la vingtaine, puis ils ont été casés en couple pendant six, sept, neuf ou dix ans. Ils redeviennent célibataires dans la trentaine ou la quarantaine et là, ils trouvent ça dur.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Sommes-nous aux prises avec une crise de la rencontre ?</p>
<p><strong>R.</strong> : Oui. Officiellement, selon les chiffres, il y a au moins 30 % de célibataires si on enlève les couples qui n’habitent pas ensemble. C’est énorme. On assiste à une crise de la rencontre, et c’est la faute des deux sexes.</p>
<p>La tendance générale, c’est que les gars ne foncent pas assez. Des fois, ils n’approchent pas les femmes juste parce qu’ils ont entendu des histoires négatives racontées par leurs amis. Et aussi parce qu’ils se disent : «Les femmes sont libérées ; alors si elles sont intéressées, qu’elles viennent me voir.» Mais ils ont peur, c’est clair.</p>
<p><strong>Q.</strong> : Dans un Québec idéal, comment se déroulerait la drague ?</p>
<p><strong>R.</strong> : D’abord, que les femmes acceptent que les hommes viennent vers elles (à moins qu&#8217;un gars ait une approche vraiment non appropriée). Et que les hommes reprennent leur rôle de chasseurs, entre guillemets. Leurs peurs sont imaginaires. Ils ne savent pas comment les femmes vont réagir tant qu’ils n’ont rien essayé.</p>
<ul>
<li>Pour en savoir plus : le<a href="http://www.coachseduction.com/blog/" target="_blank"> blogue de CoachSéduction</a></li>
</ul>
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