Archive pour la catégorie ‘Restaurants’
Épicuriens, vraiment ?
Dans les sites web et les petites annonces de rencontre, beaucoup de célibataires se disent épicuriens : «je cherche un partenaire épicurien, qui aime s’amuser», «je suis une personne épicurienne, j’aime les bons vins, la gastronomie»… Mais que veut dire «épicurien» ?
Le dictionnaire Robert présente deux définitions, la philosophique («Qui est partisan de la doctrine d’Epicure») et l’usage courant : «Qui ne songe qu’au plaisir». Le Robert souligne que cette dernière définition est «une interprétation abusive de la doctrine d’Epicure».
Toujours soucieux de contribuer à votre culture et ne reculant devant aucun obstacle sur le chemin de la Vérité, je me suis documenté sur Épicure. Voici ce qu’il faut savoir. Lire la suite de ce billet »
La poutine au vin
Cette petite vidéo sans prétention raconte l’histoire d’un Québécois qui drague une Française et d’un Français qui drague une Québécoise, dans le même restaurant. Devinez qui boit du vin de dépanneur et exige des factures séparées ?
Comment ruiner vos chances de rencontrer l’amour
Il existe plusieurs guides pratiques pour célibataires qui désirent rencontrer un(e) partenaire (dans un billet précédent, Jean-Sébastien a résumé un de ces manuels). Personnellement, je préfère les anti-conseils de séduction, c’est-à-dire les méthodes infaillibles pour rester seul(e) jusqu’à la fin des temps.
Alors voici quelques trucs imparables pour rester célibataire jusqu’à votre dernier souffle. En revanche, si vous faites exactement le contraire, vous devriez avoir du succès sur le terrain de la séduction. À noter : ces conseils s’adressent aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Lire la suite de ce billet »
Drague 101
En écrivant le livre Les Québécois ne veulent plus draguer… et encore moins séduire, nous n’avons jamais voulu rédiger un manuel pratique sur la drague. Plusieurs nous demandent pourtant quelles sont les méthodes les plus efficaces pour rencontrer une créature du sexe opposé.
Une fois n’est pas coutume et pour faire oeuvre utile, voici quelques techniques de base tirées du meilleur guide pratique que j’ai pu consulter, La drague, tout un programme, du Français Gérard Moncomble (De La Martinière Jeunesse, 2000). Un manuel bourré de références culturelles — les Français possèdent une longue et riche culture de la drague, qui ne peut que nous inspirer.
Pour draguer, il faut d’abord plaire. Il y a une différence entre être beau, belle, et se sentir beau ou belle. Pour draguer, il faut être bien dans sa peau, avoir de la conversation, une personnalité intéressante et attachante. Il existe des mannequins et des bellâtres mal dans leur peau, sans personnalité, que personne n’a envie de fréquenter.
Draguer, c’est apprendre. «Charmer grâce à des yeux gris lavande, une coupe de cheveux extra-mode, de longues jambes ou une paire d’obus canon, c’est de la séduction passive. Ça ne vous apprendra rien. (…) Plus les obstacles sont nombreux, plus la réussite sera méritoire.» Draguer, c’est aussi mieux se connaître, mieux s’accepter, et prendre plaisir à entrer en contact avec autrui. Lire la suite de ce billet »
Diviser une facture ou le refus de la galanterie
Scène banale au Québec : dans un restaurant ou un bar, un homme et une femme en situation de flirt séparent scrupuleusement une facture en deux. Ils vont jusqu’à effectuer des calculs avec un crayon ou la calculatrice de leur téléphone cellulaire, dans le genre : «Tu as bu trois verres et moi deux, tu n’a pas pris d’entrée, mais j’ai commandé un dessert, alors je divise ici et j’additionne là…»
Cette mauvaise habitude est d’une impolitesse crasse. Aussi galant que roter à table ou se moucher avec la nappe.
Ce comportement typiquement québécois provient, à mon avis, de l’égalité des sexes érigée en absolu. D’une lecture doctrinaire de la Charte des droits et libertés de la personne.
Que l’on me comprenne bien : je suis heureux de vivre dans un État de droit qui impose l’égalité des sexes dans les lois, les institutions, au travail, etc. Les Québécois sont attachés à la notion d’égalité homme-femme, et c’est tant mieux. Le seul problème, c’est que l’exigence d’égalité a, mine de rien, contaminé plusieurs rapports sociaux qui ne devraient pas reposer sur l’équilibre parfait entre les droits de monsieur et de madame. Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.