Archive pour la catégorie ‘Drague’

Le coup de foudre à TQS

 

Avez-vous connu le jeu télévisé Coup de foudre, diffusé de 1988 à 1993 sur les ondes de Télévision Quatre Saisons (TQS, aujourd’hui V) ? Trois femmes et trois hommes qui ne s’étaient jamais rencontrés, présents en studio mais dans l’incapacité de se voir, devaient se séduire par questions-réponses, blagues, chansons, etc. C’était généralement un festival de clichés : tous les concurrents désiraient rencontrer quelqu’un «qui a un bon sens de l’humour», «qui a de belles valeurs», etc.

À l’époque, beaucoup de gens se moquaient de Coup de foudre. Son concept marque pourtant une date importante dans l’histoire de la télévision québécoise : «C’est TQS qui a diffusé la première émission où on créait en direct, à la télévision, un couple. Aujourd’hui, c’est ça qui est à la mode» grâce à la téléréalité, souligne l’animatrice Chantal Lacroix dans un montage-souvenir d’extraits de Coup de foudre.

J’ai déniché sur YouTube un extrait de Coup de foudre cuvée 1988 :

J’me marie, j’me marie pas… Et les hommes ?

 

Mon billet d’hier «J’me marie, j’me marie pas…» a suscité plusieurs commentaires qui m’ont donné envie de prolonger la discussion.

Je résumais hier quelques éléments du débat provoqué par le best seller Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough de la journaliste américaine Lori Gottlieb, qui suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester des attentes démesurées face aux hommes qu’elles rencontrent. Elles devraient plutôt s’engager dès que possible dans la vie de couple avec un «Mr. Good Enough», le premier «bon gars» qui fera l’affaire. Autrement, elles se condamneraient à la solitude.

D’après vos commentaires, les séductrices seraient effectivement trop exigentes envers les hommes.

L’inverse est-il vrai ? Face aux femmes, les Québécois ont-ils des critères de sélection trop restrictifs ? (Par exemple, ne s’intéresser qu’aux blondes, six pieds deux pouces, yeux bleus, forte poitrine, taille athlétique, qui sont obsédées par le sexe — enfin, c’est ce que ces messieurs présument…) Devraient-ils plutôt miser sur les «Miss Good Enough» et se caser assez rapidement ?

J’me marie, j’me marie pas…

 

Aux États-Unis, un best seller intitulé Marry Him : The Case for Settling for Mr. Good Enough, de la journaliste Lori Gottlieb, suggère aux jeunes femmes célibataires de cesser de manifester des attentes démesurées face aux hommes ou d’attendre le Prince charmant. Elles devraient plutôt s’engager dans la vie de couple dès que possible avec un «Mr. Good Enough», un gars qui a un minimum de bon sens. Autrement, elles se condamneraient à la solitude.

Je n’ai pas eu le temps de me procurer le livre, mais j’ai lu quelques critiques et discussions. Le débat provoqué par Lori Gottlieb m’intéresse au plus haut point, encore plus que le contenu du livre. Une foule de questions super pertinentes surgissent : 

  • Les jeunes femmes sont-elles trop capricieuses, narcissiques ?
  • Avons-nous sombré dans un marché de la rencontre où l’on magasine ses partenaires sur Internet ou lors de séances de speed dating, en fonction de critères trop pointus ?
  • Nos relations amoureuses seraient-elles uniquement basées sur le calcul, l’intérêt ?
  • Et puis, faut-il absolument vivre en couple pour vivre heureux ?
  • Comment peut-on repenser la vie à deux ?

Trois journalistes et animatrices en discutaient il y a quelques jours à l’émission de radio Christiane Charette, un enregistrement qui vaut le détour. Lire la suite de ce billet »

La poutine au vin

 

Cette petite vidéo sans prétention raconte l’histoire d’un Québécois qui drague une Française et d’un Français qui drague une Québécoise, dans le même restaurant. Devinez qui boit du vin de dépanneur et exige des factures séparées ?

Quelques trouvailles (8)

 

Glané pour vous : quelques nouveautés sur la philosophie, la condition féminine et masculine, les sexy sexagénaires, et la blogosphère.

Pour penser l’amour. Je viens de dévorer un petit livre très, très intéressant sur le sentiment amoureux vu par les philosophes : L’amour. De Platon à Compte-Sponville (lancé l’automne dernier par les éditions Eyrolles). En 215 pages, une prof de philo de la région parisienne résume comment Lucrèce, Saint Augustin, Montaigne, Descartes, Rousseau, Kant, Schopenhauer, Nietzsche et les deux philosophes du titre de l’ouvrage se représentent la rencontre, l’amour, le couple, le mariage, le célibat, etc. Certains de ces grands penseurs sont d’indécrottables romantiques, d’autres des désillusionnés finis, mais ils tentent tous de comprendre pourquoi l’amour est si difficile. 

Une lecture accessible, vulgarisée, avec des citations clés et des exemples tirés de la vie quotidienne. Un livre qui réussit à faire ce que la philo devrait toujours faire, soit nous «apprendre à vivre mieux et à aimer davantage.» Lire la suite de ce billet »

«Copenhaguiser» Montréal

 

Ces dernières semaines, le hasard m’a amené à bavarder avec quelques nouveaux Montréalais d’origine européenne qui, coïncidence, m’ont tous fait la remarque suivante : les rues de Montréal sont moins conviviales qu’on le prétend. Et ce n’est pas seulement attribuable aux rigueurs de l’hiver.

Pour ces Européens de naissance, habitués à des villes denses et très animées, les rues de Montréal semblent souvent dépeuplées. En effet, on s’y déplace plus volontiers en voiture qu’à pied, on ne s’y arrête pas souvent pour bavarder, les places publiques ne sont pas très rassembleuses et la vie de quartier n’est pas dynamique, sauf exceptions. Lire la suite de ce billet »

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. >>>

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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Les Québécois ne veulent plus draguer...et encore moins séduireCe blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est original.
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