Archives de l’auteur
Les cafés de l’amour débarquent au Québec
Les 18, 19 et 21 mai, j’animerai des cafés de l’amour avec l’auteure française Bénédicte Ann. Ça se déroulera comme un café philo, mais on parlera d’amour !
La Parisienne Bénédicte Ann, «coach amoureux» et auteure du livre Le prochain, c’est le bon ! (Albin Michel), a inventé lors de la Saint-Valentin 2004 le concept du café de l’amour. Dans l’esprit des cafés philo, entre le salon littéraire et l’atelier de développement personnel, il s’agit d’éclairer la relation amoureuse à travers différents perspectives : développement personnel, psychologie, philosophie, sociologie, psychanalyse, etc., pour présenter au plus grand nombre des approches qui aident à aimer et à être aimé.
Quand Bénédicte m’a approché, il y a quelques semaines, pour organiser une petite tournée québécoise, j’ai tout de suite dit oui. Après Paris, Bruxelles, Luxembourg, Montreux, Monaco, Strasbourg, Rennes, Bordeaux, Nantes, Montpellier et Marseille, il était temps d’exporter le Café de l’amour à Québec, Montréal et Trois-Rivières ! Lire la suite de ce billet »
Peuple ingrat
(N.B. En novembre dernier, j’ai cessé d’animer ce blogue. Mais je me permets de l’utiliser à l’occasion pour quelques annonces d’intérêt public ou pour apporter des précisions sur ce que j’ai écrit dans le passé.)
En novembre dernier, j’ai écrit un billet sur la politique provinciale québécoise où je posais la question suivante : existe-t-il au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois ?
Ce billet a provoqué des réactions négatives, j’ai reçu de nombreux courriels de lecteurs très mécontents. J’ai eu le sentiment d’être allé trop loin… Quelques jours plus tard, j’ai présenté mes excuses.
En ce lendemain d’élections fédérales, j’ai changé d’idée. Je regrette d’avoir présenté mes excuses. Non, il n’existe pas au monde un peuple plus nul en politique que les Québécois. Nous avons fait la preuve hier que nous sommes nuls, nuls, nuls ! Lire la suite de ce billet »
Tous égaux dans l’aliénation de la conciliation travail-famille
(N.B. En novembre dernier, j’ai cessé d’animer ce blogue. Mais je me permets de l’utiliser à l’occasion pour quelques annonces d’intérêt public ou pour apporter des précisions sur ce que j’ai écrit dans le passé.)
Ce matin, j’ai participé à un débat sur la condition masculine organisé par l’émission Christiane Charette (Première Chaîne radio de Radio-Canada). J’ai parlé de conciliation travail-famille à la fin du débat, mais je n’ai pas eu le temps de préciser ma pensée (dans le feu de l’action d’une émission de radio en direct, il faut faire bref).
Je disais en ondes que la conciliation travail-famille est une niaiserie. (J’ai d’ailleurs consacré une série de billets à ce sujet en novembre dernier.) Je soulignais que dans les familles québécoises de jadis, les femmes s’épuisaient à torcher un chapelet d’enfants pendant que leurs hommes s’exténuaient à gagner le seul revenu du ménage. Aujourd’hui, au nom de l’égalité des sexes, on voudrait que les hommes et les femmes se fassent suer ensemble sur le marché du travail ET à la maison. Les deux sexes sont maintenant égaux dans la même aliénation ! Il n’y aucun progrès de la condition féminine et masculine, que du nivellement des différences : l’homme est devenu une femme comme les autres et inversement.
Et puis quand on s’acharne à faire deux choses en même temps (travail et famille), on finit forcément par faire les choses à moitié…
La conciliation travail-famille suppose toujours que la famille doit s’adapter au marché du travail, jamais l’inverse. Au lieu de critiquer les problèmes structurels de l’économie, au lieu de dénoncer les exigences démesurées des employeurs et le silence complice des institutions, on s’extasie devant un gestionnaire qui a enfin décidé d’offrir à ses employés des horaires flexibles, la possibilité de télétravailler, des congés supplémentaires, etc., alors qu’il n’y a rien de révolutionnaire là-dedans.
Pour améliorer le sort des parents-travailleurs, il vaudrait mieux augmenter les salaires, hausser la productivité du travail, réduire la précarité d’emploi et accroître la durée du congé parental. Lire la suite de ce billet »
Au revoir et merci
Chers lecteurs, chères lectrices,
J’ai décidé aujourd’hui de cesser d’animer le blogue Les Québécois ne veulent plus draguer, complément au livre du même nom publié par Les Éditions de l’Homme.
Depuis quelques temps, je manque de temps, d’énergie et d’inspiration pour bloguer, car je dois me consacrer à d’autres projets.
Et puis ma comparse Emmanuelle a dû cesser de bloguer il y a plusieurs mois déjà.
Il est donc temps de tourner la page.
Depuis l’été 2009, vous avez été nombreux à lire régulièrement ce blogue et à commenter les billets. Je vous en remercie de tout coeur. Nos échanges ont considérablement fait évoluer ma vision des relations hommes-femmes au Québec.
Je tiens aussi à remercier l’équipe des Éditions de l’Homme pour sa confiance, sa générosité, et pour le support technique.
Ce n’est qu’un au revoir…
Romantisme et cinéma québécois (2)
Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d’horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).
J’ai commenté hier les films les plus significatifs des années 1960-1970. Le cinéma québécois du début des années 1980, en crise, perd son originalité et son dynamisme, et les relations hommes-femmes y sont au point mort. Dans les films de Léa Pool par exemple, particulièrement désabusés (La femme de l’hôtel, Anne Trister, À corps perdu), des personnages qui n’ont rien à dire tournent en rond dans un monde vide de sens et d’amour.
Qui a tiré sur nos histoires d’amour ?, demande en 1986 la cinéaste Louise Carré. La réponse est peut-être dans le dernier film du célèbre cinéaste d’animation de l’Office national du film du Canada (ONF) Norman McLaren, consacré au personnage mythologique de Narcisse. Le narcissisme est en effet une des grandes thématiques du cinéma de la décennie 1980, avec l’errance existentielle qui débouche sur le suicide (Sonatine de Micheline Lanctôt en 1983) ainsi que la recherche du père par des personnages à la vie sentimentale esseulée (Un zoo la nuit de Jean-Claude Lauzon, 1987). À l’affiche dans un cinéma près de chez vous : je-me-moi, et ma vie ne va nulle part. Lire la suite de ce billet »
Romantisme et cinéma québécois
Quels sont les classiques du cinéma de fiction québécois qui évoquent le mieux la séduction et la rencontre amoureuse ? Ou un malaise dans les relations hommes-femmes ? Petit tour d’horizon sans prétention, pour le plaisir de la cinéphilie (je suis un gros amateur de cinéma de répertoire).
Notre cinéma est peu romantique. On n’y trouve pas de grandes histoires d’amour exaltées avec des personnages mythiques, ni de stars à l’aura sulfureuse.
Au Québec, le cinéma documentaire a longtemps été plus dynamique que les oeuvres de fiction. Ces dernières sont souvent très réalistes, influencées par le documentaire. Ce qui leur donne des qualités (spontanéité, authenticité) et des défauts (un imaginaire sentimental assez pauvre). Lire la suite de ce billet »



Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.