Le couple, suite et fin

 

Pour faire suite aux deux billets de Jean-Sébastien, je vais y aller de ma petite théorie sur le couple.

Je crois que le couple a encore quelque chose de valable à offrir. Je suis aussi intimement convaincue que l’être humain, homme ou femme, n’est pas fait pour vivre seul. L’Homme est un animal grégaire qui tolère mal la solitude et ce, quoi que l’on essaye de nous faire croire sur les bienfaits de l’individualisme et du célibat. Je n’aime pas ces bouquins aux titres lapidaires (dans le genre Seule et fière de l’être ou Célibataire et je m’assume…) qui nous serinent qu’après tout, on est bien mieux tout seul.

Là où le bât blesse, et là-dessus je partage l’opinion de Jean-Sébastien, c’est lorsqu’on surinvestit le couple en lui fixant une mission qui le dépasse : celle de nous rendre instantanément et définitivement heureux.

Est-ce vraiment réaliste de demander à une autre personne — personne qui, somme toute, nous est étrangère — de comprendre intuitivement nos attentes et nos besoins, et surtout de les combler ? Estimer que cette responsabilité incombe à l’autre est la meilleure façon de courir tout droit à l’échec.

Certes, vous reconnaîtrez dans ces lignes ce que l’on peut lire dans nombre d’ouvrages psycho-pop sur l’estime de soi et les «secrets du bonheur». Je prends la peine de le rappeler, car on a souvent tendance à l’oublier. En effet, la tentation est grande de croire que dans l’autre résident les réponses à toutes nos questions existentielles, les solutions à tous nos petits malheurs. Or, l’autre n’est pas un guérisseur, ni un magicien, ni un psy. C’est dans ce sens que je crois que le couple n’est pas la panacée.

En revanche, l’autre peut illuminer notre existence et la rendre plus douce. Et ça, ça vaut quand même la peine d’essayer…

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4 commentaires à Le couple, suite et fin

  • Loïc dit :

    Exact, je pense qu’accepter les différences de l’autre est une bonne solution et d’arrêter de le voir comme une bouée de sauvetage. Je pense aussi qu’avoir des exigences trop élevés et/ou imposer à l’autre un “cahier des charges” trop rigoureux sont les meilleurs moyens de ne pas se trouver une personne avec qui faire un petit bout de chemin ensemble. Et puis, il y a aussi l’attitude qu’on a envers l’autre.

    Tenez, les bons ravages du féminisme, tapez “forum marre d’être seule” sur Google, et vous aurez des magnifiques échantillons comme celui-ci :

    http://forum.aufeminin.com/forum/psycho6/__f49817_psycho6-Marre-d-etre-seule.html

    Déprime, dépression, mal-être, etc. Et bah ça chouine à mort. On ne peut pas tout avoir dans la vie. Le beurre, l’argent du beurre et la belle crémière.

    Celui-là, même s’il date un peu, est un beau chef-d’oeuvre, quelques-unes des réponses datent de 2009 :

    http://forum.aufeminin.com/forum/enfants4/__f2868_enfants4-Mare-d-etre-seule.html

    Il y en a encore d’autres des comme ça sur d’autres forums.

  • Sébas dit :

    “Et ça, ça vaut quand même la peine d’essayer…”

    Pas au Québec ou en Occident.

    Trop risqué.

  • Yentl dit :

    Trop risqué ? Mais bien sûr que le couple est risqué ! Qui a dit que de choisir de vivre en couple était ”la planque” par excellence ? Certes, il y a risque d’y perdre son identité, si on ne sait pas faire respecter ses limites. Mais vivre en couple n’est pas une fin en soi, seulement d’être deux dans le canot ! Et non, ce n’est pas simple de pagayer à deux, mais quel bonheur quand les deux ont appris à harmoniser leurs gestes…un vrai ballet !

  • Jeunefille dit :

    «Et ça, ça vaut quand même la peine d’essayer» … et de le vivre pleinement!

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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