Victimes de prêtres
Hier, j’ai appris l’existence de l’Association des victimes de prêtres et autres religieux. Le mandat de cette organisation ? «Elle se veut, avant tout, une voix publique pour toutes les personnes victimes d’abus sexuels et d’abus de pouvoir, ainsi qu’une source de motivation À DÉNONCER LES COUPABLES afin d’obtenir JUSTICE et RÉPARATIONS.» (Les majuscules sont de l’Association.)
J’ai été troublé, en consultant le site web de l’Association, par les informations sur des agressions sexuelles qui auraient été commises au Collège Notre-Dame (institution d’enseignement montréalaise administrée par les frères de Sainte-Croix), jusque dans les années 1980. J’ai justement fréquenté ce collège au début des années 1980 — mais ne vous inquiétez pas pour moi, je n’ai pas été victime d’un pédophile.
Le site web de l’Association des victimes de prêtres et autres religieux comporte même un formulaire de demande d’apostasie ! «L’apostasie est une démarche très simple qui consiste à demander, par lettre, d’être retiré du registre, c’est-à-dire exprimer sa décision de n’être plus compté dans les rangs de l’Église catholique», explique l’Association.
Un jour, il faudra explorer en profondeur les liens entre le catholicisme et les lacunes des Québécois en matière de séduction. Entre l’atmosphère de répression sentimentale et sexuelle du Québec ultracatholique d’antan, et nos comportements actuels… J’ai déjà évoqué ce poids du passé (notamment dans un billet sur le «baiser colombin»), mais il y aurait tant d’autres choses à dire…
Les Québécois, castrés par l’Église ? Qu’en pensez-vous ?

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.
Oui, il y a peut-être des liens dans tout ceci. En tout cas, les lavages des cerveaux fonctionnent toujours très bien pour les religions et surtout pour ceux qui en tirent les ficelles dans les hautes sphères religieuses.
C’est sûr que la RÉBELLION des femmes face à une Église toute-puissante, contrôlante et injuste envers ces dernières, mais pas seulement, les hommes en ont très certainement beaucoup souffert également, a dans un second temps castré nos “ben bons Québécois”, au grand désarroi de ces mêmes femmes.
Après ce dur constat, la question devient maintenant :
“COMMENT faire pour RÉTABLIR un ÉQUILIBRE dans la relation homme-femme au Québec ?”
À la lumière des récentes allégations au niveau mondial, le clergé doit être accusé de crime contre l’humanité. Certains pour avoir commis des gestes, les autres de complicité après le fait. Ils sont pires que la mafia, l’omerta est encore pratiquée!
Et que faites-vous de l’Italie, de l’Espagne (pour ne nommer que ces deux pays), qui étaient autrefois -aussi- hyper catholiques ?
@Sébas: Pour l’Italie, je ne sais pas. En ce qui concerne l’Espagne, on m’a souvent dit que le catholicisme a été féroce dans ce pays.
Il y aurait deux sociétés dans le monde où l’État et l’Église catholique ont longtemps couché ensemble, où les populations étaient vraiment dégoûtés du pouvoir catho : le Québec et l’Espagne. (Enfin, c’est ce qu’on dit.)
Ouin, mais vous passez à côté de ce que je voulais dire.
Les hommes de ces pays, où l’Église était omniprésente, sont-ils des “castrés”, sont -ils gênés de ‘draguer’ ?
“Les hommes de ces pays, où l’Église était omniprésente, sont-ils des “castrés”, sont -ils gênés de ‘draguer’ ?”
Il semble que non. Les Italiens et les Espagnols, comme tous les peuples méditerranéens, ont la réputation d’être très dragueurs.
Votre article sur votre découverte de l’association des victimes des prêtres fait presque son éloge, mais ne croyez-vous pas que madame Bédard cherche un dédommagement financier et qu’elle se sert de ce site pour faire des pressions dans le bût d’obtenr plus rapidement une somme d’argent? Aussi sa promotion pour l’apostasie, mais en quoi demander l’apostasie va régler le problème? Les cas d’agressions que les prêtres ont fait subir aux victimes ne se règleront pas par la démisssion du cardinal Ouellette. Par prudence, il faut se questionner sur les motivations profondes de madame Bédard. Enfin, il n’y a pas raison de se pâmer pour ce site. Même après une agression la vie continue. Des agresseurs on en trouve partout!
@Yvan Gauthier : je ne fais pas l’éloge de l’Association des victimes de prêtres et autres religieux. Le site web de cette association m’a fait réagir, tout simplement. Je m’interroge sur le rôle de l’Église dans les relations hommes-femmes au Québec.
À ce sujet, je viens de découvrir une très intéressante chronique de Christopher Hall dans Le Journal de Québec, “R.I.P. – Église catholique ?“