Quelques trouvailles (8)
Glané pour vous : quelques nouveautés sur la philosophie, la condition féminine et masculine, les sexy sexagénaires, et la blogosphère.
Pour penser l’amour. Je viens de dévorer un petit livre très, très intéressant sur le sentiment amoureux vu par les philosophes : L’amour. De Platon à Compte-Sponville (lancé l’automne dernier par les éditions Eyrolles). En 215 pages, une prof de philo de la région parisienne résume comment Lucrèce, Saint Augustin, Montaigne, Descartes, Rousseau, Kant, Schopenhauer, Nietzsche et les deux philosophes du titre de l’ouvrage se représentent la rencontre, l’amour, le couple, le mariage, le célibat, etc. Certains de ces grands penseurs sont d’indécrottables romantiques, d’autres des désillusionnés finis, mais ils tentent tous de comprendre pourquoi l’amour est si difficile.
Une lecture accessible, vulgarisée, avec des citations clés et des exemples tirés de la vie quotidienne. Un livre qui réussit à faire ce que la philo devrait toujours faire, soit nous «apprendre à vivre mieux et à aimer davantage.»
Dans une semaine, ce sera le 8 mars, Journée internationale des femmes. Où en est la condition féminine au Québec ? Dans le site du Conseil du statut de la femme, voyez les portraits régionaux et autres documents bourrés de données socioéconomiques. Il est question de démographie, d’éducation, d’économie et d’emploi, de revenu, de la participation femmes au pouvoir, etc.
Vient de paraître : Le masculin. Psychanalyse des representations des hommes au Québec, de la psychologue et psychanalyste Marie Hazan (Les Éditions Quebecor). Je n’ai pas eu le temps de le lire, mais ça semble prometteur. Extrait de la quatrième de couverture : «Comment comprendre et définir l’identité masculine actuelle ? Les hommes sont-ils machos et phallocrates, ou modernes et égalitaires ? L’égalité sociale entre les hommes et les femmes est-elle devenue réalité ?»
La sexologue et auteure québécoise bien connue Jocelyne Robert lancera le 15 mars prochain un nouvel essai intitulé Les femmes vintage, sur ses semblables dans la soixantaine et les défis qu’elles doivent surmonter. «Enfant, il fallait être belle. Ensuite, il nous fallut être mince et le rester. Désormais, le monstre est tricéphale : on n’a pas le droit d’être laide, pas le droit d’être grosse, pas le droit d’être vieille», peut-on lire dans le catalogue des Éditions de l’Homme.
En terminant, quelques mots sur les blogues que je fréquente ces jours-ci. Mon préféré : Félin & Ananas, animé par deux jeunes hommes qui racontent leurs entreprises de drague dans la région de Québec. J’aime aussi le nouveau blogue du méga-séducteur Marc Boilard, De retour du Vietnam, où il conseille ceux et celles qui sont de retour sur le marché après avoir vécu une rupture amoureuse. Enfin, je garde toujours un oeil sur le blogue de Jocelyne Robert et sur jesuisféministe.com.
Quels sont vos blogues de prédilection sur les relations hommes-femmes, la séduction, etc. ? Des suggestions ?
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Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.
Bonjour Jean-Sébastien et Emmanuelle,
Une petite nuance qui a son importante : Les femmes vintage n’est pas un livre sur “moi et mes semblables dans la soixantaine”. C’est un livre sur la peur de vieillir, l’obsession de jeunesse, la dérive de la chirurgie esthétique, la perception de la beauté, le rapport au corps et à l’érotisme.
Un livre qui concerne toutes les femmes que j’appelle “tabougénaires”, qui sont au tournant d’une décennie qui les déstabilise un peu. Moi, ce fut à 60, pour d’autres c’est à 50 et pour d’autres encore cela se produit dès la quarantaine.
C’est donc un livre pour toutes les femmes interpellées par les grains qui glissent dans le sablier, pour les femmes mûres ou mûres-mûres et pour tous les hommes qui les aiment, qui les connaissent ou qui les connaissent bien mal.
Ouuuups ! Désolé pour la méprise ! (Ça m’apprendra à écrire sur un livre sans me renseigner correctement… Honte sur moi, tss tss tss.)