Archive pour février 2010
Pour ou contre la Saint-Valentin : le débat se poursuit
(Le texte ci-dessous commente un billet publié le 10 février 2010 dans le blogue des Éditions de l’Homme par Geneviève Parent, sexologue clinicienne, sexoanalyste et psychothérapeute, auteure de L’intimité harmonieuse.)
Chère Geneviève Parent,
Votre billet me donne terriblement envie d’exposer ma vision des relations hommes-femmes au Québec et le rôle joué par la Saint-Valentin. Je vais tenter de m’exprimer le plus clairement possible. Je dis bien «tenter», parce qu’il me semble toujours difficile de décrire notre concentré national de contradictions et de paradoxes. (J’ai essayé du mieux que j’ai pu dans le livre Les Québécois ne veulent plus draguer…, mais je n’ai pas la prétention d’avoir fait le tour de la question, ni d’avoir épuisé le sujet.) Lire la suite de ce billet »
Les célibataires et la Saint-Valentin, couple maudit… au Québec
Le problème avec la Saint-Valentin au Québec, c’est le mot «Québec».
La séduction, dans un monde normal, devrait être un jeu, une activité agréable et régulière, sans stress ni déceptions difficiles à vivre. C’est-à-dire cultiver le plaisir d’entrer en contact avec des inconnus, de rencontrer de nouveaux visages, d’élargir et de nourrir son réseau social, et aussi d’apprendre de ses erreurs.
Or les Québécois ne veulent généralement pas profiter à fond des occasions de rencontre, qui sont pourtant si nombreuses — presque toutes les situations de la vie en société peuvent s’y prêter, qu’il s’agisse de l’école, du travail, des loisirs, etc. Lire la suite de ce billet »
La Saint-Valentin devrait être réservée aux célibataires
Pour conclure ma série de billets sur l’histoire de la Saint-Valentin (ses origines médiévales, sa commercialisation après sa récupération par le christiannisme), voici une petite réflexion sur cette fête telle qu’elle se déroule aujourd’hui.
De nos jours, la Saint-Valentin est célébrée par presque toute la population, des enfants aux personnes âgées en passant par les couples établis. Pour les célibataires, la Saint-Valentin est bien sûr une occasion de rencontre. Mais pour les couples, ce n’est pas toujours évident de donner un sens à cette fête… Lire la suite de ce billet »
D’où vient la Saint-Valentin ? (3)
J’ai résumé, dans deux billets précédents, les origines médiévales de la fête des amoureux ainsi que sa transformation, d’abord dans le monde anglo-saxon, en activité lucrative. Mais pourquoi dit-on «Saint-Valentin» ? Qui était ce saint ? Et comment peut-on associer sainteté et rencontre amoureuse… ?!?
Dans l’histoire du christianisme, plusieurs religieux surnommées Valentin ont mérité la canonisation pour leurs talents de guérisseurs. Plus de 20 personnalités différentes, selon certains chercheurs ! L’Église a semble-t-il géré, rationnalisé ses nombreux saints Valentin en insistant sur un personnage ayant vécu en Italie au début de l’ère chrétienne, et en occultant les autres. Lire la suite de ce billet »
D’où vient la Saint-Valentin ? (2)
Les Anglais, comme d’autres peuples européens depuis le Moyen Âge, célébraient à la mi-février ces jeux amoureux que je décrivais dans mon premier billet sur l’histoire de la Saint-Valentin : rassemblements, danses et tirages au sort qui permettaient aux hommes et aux femmes de flirter et, éventuellement, de se rencontrer.
Dans ces occasions, les Anglais aimaient beaucoup écrire une lettre ou un mot doux à l’attention d’une personne du sexe opposé qu’ils désiraient courtiser. Cette missive pouvait être accompagnée de menus cadeaux (fleurs, sucreries). Selon l’encyclopédie Britannica, ces billets doux sont probablement à l’origine des cartes de voeux que l’on utilise aujourd’hui dans une foule d’occasions (naissances, anniversaires, mariages, Noël, etc.). Lire la suite de ce billet »
Un cadeau d’une lectrice
L’auteure de bandes dessinées érotiques Sylvie Rancourt, qui est aussi peintre à ses heures, m’a offert une toile inspirée par Les Québécois ne veulent plus draguer !
(Sylvie Rancourt a notamment scénarisé la B.D. autobiographique Melody, qui a eu du succès aux États-Unis à la fin des années 1980 et au début des années 1990. J’avais déjà croisé Sylvie Rancourt à l’occasion d’un lancement de B.D., il y a quelques années. Je lui avait acheté un recueil des aventures de Melody, au titre explicite : The Orgies of Abitibi.)
Voici une photo de la toile, simplement intitulée La drague. L’homme, au centre, tient un exemplaire du livre Les Québécois ne veulent plus draguer… À ses côtés, Melody (en noir) et une créature de rêve (avec la rose rouge).


Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.