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	<title>Commentaires sur : Paul-Émile Borduas : «Place à l&#8217;amour !»</title>
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	<description>Un blogue sur les non-habitudes et non-techniques de drague des Québécois</description>
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		<title>Par : Jean-Sébastien Marsan</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/02/22/borduas-refus-global/#comment-796</link>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 May 2010 20:15:57 +0000</pubDate>
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		<description>Pour revenir à Borduas... Le Musée d&#039;art contemporain de Montréal lui consacre une rétrospective, jusqu&#039;au 3 octobre 2010, &quot;&lt;a href=&quot;http://www.macm.org/fr/expositions/80.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes&lt;/a&gt;&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour revenir à Borduas&#8230; Le Musée d&#8217;art contemporain de Montréal lui consacre une rétrospective, jusqu&#8217;au 3 octobre 2010, &#8220;<a href="http://www.macm.org/fr/expositions/80.html" rel="nofollow">Les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes</a>&#8220;.</p>
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		<title>Par : Jean-Sébastien Marsan</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/02/22/borduas-refus-global/#comment-794</link>
		<dc:creator>Jean-Sébastien Marsan</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 May 2010 14:11:16 +0000</pubDate>
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		<description>@Mina: je n&#039;ai pas lu le live de Courtemanche, mais je trouve vos commentaires très intéressants. Merci beaucoup!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@Mina: je n&#8217;ai pas lu le live de Courtemanche, mais je trouve vos commentaires très intéressants. Merci beaucoup!</p>
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		<title>Par : Mina</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/02/22/borduas-refus-global/#comment-793</link>
		<dc:creator>Mina</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 May 2010 12:45:55 +0000</pubDate>
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		<description>Pas facile d&#039;écrire... De bien écrire je veux dire. Je me relis et je me dis: hum...c&#039;est pas tout-à-fait ça. D&#039;abord, ce n&#039;est pas qu&#039;au Québec que les hommes ont de la difficulté à assumer leurs envies sans se sentir coupables. Puis bien sûr, s&#039;assumer, c&#039;est assumer ses envies, mais aussi ses responsabilités. Je pense notamment aux enfants.

Non, ce qui m&#039;a dérangé surtout dans l&#039;autofiction de Courtemanche, c&#039;est la tendance que certains hommes ont à se trouver faibles et ingrats, par rapport à la femme qui se batterait pour le couple, qui serait toujours vertueuse et qui saurait comment aimer. Je trouve que trop souvent la femme impose son modèle, et pas assez souvent l&#039;homme ne réfléchit à ce qu&#039;il veut vraiment de la vie, à ce qui est vraiment important pour lui. Comme si la femme avait une maturité, une sagesse innée et que l&#039;homme bon ne pouvait qu&#039;aspirer à correspondre aux voeux de sa femme. Il n&#039;est pas question ici de faire l&#039;appologie de la goujaterie et du je-m&#039;en-foutisme. J&#039;ai trop de respect pour les hommes pour croire qu&#039;ils aspirent seulement à vivre comme des adolescents attardés. Mais bon Dieu! Courtemanche qui n&#039;est plus rien parce que sa blonde l&#039;a quitté... Un peu de fierté bordel.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pas facile d&#8217;écrire&#8230; De bien écrire je veux dire. Je me relis et je me dis: hum&#8230;c&#8217;est pas tout-à-fait ça. D&#8217;abord, ce n&#8217;est pas qu&#8217;au Québec que les hommes ont de la difficulté à assumer leurs envies sans se sentir coupables. Puis bien sûr, s&#8217;assumer, c&#8217;est assumer ses envies, mais aussi ses responsabilités. Je pense notamment aux enfants.</p>
<p>Non, ce qui m&#8217;a dérangé surtout dans l&#8217;autofiction de Courtemanche, c&#8217;est la tendance que certains hommes ont à se trouver faibles et ingrats, par rapport à la femme qui se batterait pour le couple, qui serait toujours vertueuse et qui saurait comment aimer. Je trouve que trop souvent la femme impose son modèle, et pas assez souvent l&#8217;homme ne réfléchit à ce qu&#8217;il veut vraiment de la vie, à ce qui est vraiment important pour lui. Comme si la femme avait une maturité, une sagesse innée et que l&#8217;homme bon ne pouvait qu&#8217;aspirer à correspondre aux voeux de sa femme. Il n&#8217;est pas question ici de faire l&#8217;appologie de la goujaterie et du je-m&#8217;en-foutisme. J&#8217;ai trop de respect pour les hommes pour croire qu&#8217;ils aspirent seulement à vivre comme des adolescents attardés. Mais bon Dieu! Courtemanche qui n&#8217;est plus rien parce que sa blonde l&#8217;a quitté&#8230; Un peu de fierté bordel.</p>
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		<title>Par : Mina</title>
		<link>http://ladrague.qc.ca/2010/02/22/borduas-refus-global/#comment-789</link>
		<dc:creator>Mina</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 May 2010 20:36:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://ladrague.qc.ca/?p=1941#comment-789</guid>
		<description>Un artiste par définition doit être libre. On devrait tous être libres, mais l’artiste obligatoirement. Ça n’en fait pas toujours des gens sympathiques, mais l’artiste n’a pas à être aimable. Une fille qui tombe amoureuse d’un artiste et qui veut le rendre aimable échouera assurément, ou alors elle réussira à le changer et elle ne l’aimera plus, car il ne sera plus libre et elle finira par le quitter. Être libre, ça veut dire s’assumer, ne pas se laisser posséder, ne pas dépendre des autres pour exister, ni dépendre de leur amour. Pas si simple.  Être libre ça veut dire être égoïste, dans le bon sens du mot : être fidèle à soi-même et dire non à celui ou celle qui essaie de nous modeler et de nous prendre en charge « pour notre bien ». 

Je viens de lire &lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201005/14/01-4280680-moi-non-plus.php&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;la chronique de Pierre Foglia sur le dernier livre de Gil Courtemanche&lt;/a&gt; et je suis pas mal d&#039;accord avec lui. J&#039;ai lu le livre de Courtemanche et j&#039;ai aimé et détesté à la fois. J&#039;ai aimé, car je trouve que ça représente très bien l&#039;homme québécois et j&#039;ai détesté pour la même raison. Dans cette autofiction, Courtemanche raconte comment sa rupture amoureuse l&#039;a affecté et s&#039;apitoie sur son sort d&#039;écrivain sale, qui a mauvaise haleine, qui aime vivre seul avec ses chats, qui ne sait pas s&#039;habiller et qui ne dit jamais à sa blonde qu&#039;il l&#039;aime. Il vénère sa blonde qui l&#039;a laissé, probablement parce qu&#039;il n&#039;était pas à la hauteur de ses attentes, qu&#039;il ne lui donnait pas les preuves d&#039;amour qu&#039;elle avait besoin. C&#039;est ça qui m&#039;énerve. D&#039;une part les filles qui veulent changer les hommes, petit à petit, sournoisement. D&#039;autre part les hommes qui se laissent faire. Pas être capable de dire à sa blonde qu&#039;il ne se rappellera jamais la date d&#039;anniversaire de la belle-mère, qu&#039;il n&#039;est pas fait pour vivre en bande, pour porter des chemises en lin et des beaux souliers, pour apporter des fleurs avec une petite carte qui dit je t&#039;aime. Pas être capable d&#039;avouer qu&#039;il ne sera jamais fidèle, mais qu&#039;elle pourra toujours compter sur lui.

Que le narrateur se regarde &quot;sans condescendance&quot; c&#039;est très honorable, mais qu&#039;il se dénigre et qu&#039;il remette en question sa capacité d&#039;aimer, ça me désole, ça ne m&#039;émeut pas du tout.  Comme chante Elasipie dans la chanson écrite par Desjardins: &quot;on aime un homme quand il est libre&quot;. Je connais trop de filles autour de moi qui voudraient que leur homme se rappelle des rendez-vous du dentiste des enfants, qu&#039;il soit sociable, qu&#039;il leur dise je t&#039;aime à tout bout de champ. Vous le verriez Courtemanche en pantin tout propre et souriant? Vous l’auriez vu Picasso, avec ses nombreuses maîtresses, faire une thérapie de couple? Les femmes aiment les hommes qui s&#039;assument (et vice versa d&#039;ailleurs). Une fois qu’on possède les gens, on peut en disposer comme d’une chose. Femmes qui vivez avec un ours : aimez-le pour ce qu’il est, laissez-le hiberner si c’est son désir et sortez profiter du printemps!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un artiste par définition doit être libre. On devrait tous être libres, mais l’artiste obligatoirement. Ça n’en fait pas toujours des gens sympathiques, mais l’artiste n’a pas à être aimable. Une fille qui tombe amoureuse d’un artiste et qui veut le rendre aimable échouera assurément, ou alors elle réussira à le changer et elle ne l’aimera plus, car il ne sera plus libre et elle finira par le quitter. Être libre, ça veut dire s’assumer, ne pas se laisser posséder, ne pas dépendre des autres pour exister, ni dépendre de leur amour. Pas si simple.  Être libre ça veut dire être égoïste, dans le bon sens du mot : être fidèle à soi-même et dire non à celui ou celle qui essaie de nous modeler et de nous prendre en charge « pour notre bien ». </p>
<p>Je viens de lire <a href="http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201005/14/01-4280680-moi-non-plus.php" rel="nofollow">la chronique de Pierre Foglia sur le dernier livre de Gil Courtemanche</a> et je suis pas mal d&#8217;accord avec lui. J&#8217;ai lu le livre de Courtemanche et j&#8217;ai aimé et détesté à la fois. J&#8217;ai aimé, car je trouve que ça représente très bien l&#8217;homme québécois et j&#8217;ai détesté pour la même raison. Dans cette autofiction, Courtemanche raconte comment sa rupture amoureuse l&#8217;a affecté et s&#8217;apitoie sur son sort d&#8217;écrivain sale, qui a mauvaise haleine, qui aime vivre seul avec ses chats, qui ne sait pas s&#8217;habiller et qui ne dit jamais à sa blonde qu&#8217;il l&#8217;aime. Il vénère sa blonde qui l&#8217;a laissé, probablement parce qu&#8217;il n&#8217;était pas à la hauteur de ses attentes, qu&#8217;il ne lui donnait pas les preuves d&#8217;amour qu&#8217;elle avait besoin. C&#8217;est ça qui m&#8217;énerve. D&#8217;une part les filles qui veulent changer les hommes, petit à petit, sournoisement. D&#8217;autre part les hommes qui se laissent faire. Pas être capable de dire à sa blonde qu&#8217;il ne se rappellera jamais la date d&#8217;anniversaire de la belle-mère, qu&#8217;il n&#8217;est pas fait pour vivre en bande, pour porter des chemises en lin et des beaux souliers, pour apporter des fleurs avec une petite carte qui dit je t&#8217;aime. Pas être capable d&#8217;avouer qu&#8217;il ne sera jamais fidèle, mais qu&#8217;elle pourra toujours compter sur lui.</p>
<p>Que le narrateur se regarde &#8220;sans condescendance&#8221; c&#8217;est très honorable, mais qu&#8217;il se dénigre et qu&#8217;il remette en question sa capacité d&#8217;aimer, ça me désole, ça ne m&#8217;émeut pas du tout.  Comme chante Elasipie dans la chanson écrite par Desjardins: &#8220;on aime un homme quand il est libre&#8221;. Je connais trop de filles autour de moi qui voudraient que leur homme se rappelle des rendez-vous du dentiste des enfants, qu&#8217;il soit sociable, qu&#8217;il leur dise je t&#8217;aime à tout bout de champ. Vous le verriez Courtemanche en pantin tout propre et souriant? Vous l’auriez vu Picasso, avec ses nombreuses maîtresses, faire une thérapie de couple? Les femmes aiment les hommes qui s&#8217;assument (et vice versa d&#8217;ailleurs). Une fois qu’on possède les gens, on peut en disposer comme d’une chose. Femmes qui vivez avec un ours : aimez-le pour ce qu’il est, laissez-le hiberner si c’est son désir et sortez profiter du printemps!</p>
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