La Saint-Valentin devrait être réservée aux célibataires
Pour conclure ma série de billets sur l’histoire de la Saint-Valentin (ses origines médiévales, sa commercialisation après sa récupération par le christiannisme), voici une petite réflexion sur cette fête telle qu’elle se déroule aujourd’hui.
De nos jours, la Saint-Valentin est célébrée par presque toute la population, des enfants aux personnes âgées en passant par les couples établis. Pour les célibataires, la Saint-Valentin est bien sûr une occasion de rencontre. Mais pour les couples, ce n’est pas toujours évident de donner un sens à cette fête…
La Saint-Valentin, en effet, peut provoquer des tensions, des contradictions ou des crises dans la vie de couple. Songez par exemple à tous ces couples formés de gens qui ne s’aiment plus, mais qui se sentent obligés de jouer un rôle le 14 février… Tous ces hommes mariés qui se retrouvent démunis devant le comptoir du fleuriste ou de la chocolaterie… Ces égoïstes ou étourdis qui oublient carrément leur partenaire le 14 février, et qui s’en mordent les doigts le lendemain…
Je connais des couples qui n’accordent aucune attention à la Saint-Valentin en se disant que leur amour se fête 365 jours par année. Ils ont sûrement raison.
À mon humble avis, c’est dommage que les couples soient invités à célébrer la Saint-Valentin. Ça dilue le sens initial de la fête, qui donnait une chance aux célibataires de se séduire. Au Québec, on en aurait bien besoin… Qu’en pensez-vous ?

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.
“Je connais des couples qui n’accordent aucune attention à la Saint-Valentin en se disant que leur amour se fête 365 jours par année. Ils ont sûrement raison.”
Ils ont même parfaitement raison.