Quelques trouvailles (6)
Cette semaine : écrire sur l’amour, apprendre à séduire avec un pickup artist, utiliser le baiser comme outil biologique de sélection, et marier une superwoman américaine ! (Merci à ceux et celles qui nous font des suggestions de lecture, de sites web, etc., c’est toujours très apprécié.)
Aimez-vous écrire sur l’amour ? Un forum, Les âmes tendres, vous offre l’occasion de vous exprimer. Ce site est consacré à toutes les manifestations de l’amour que l’on puisse traduire avec des mots : «séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l’expression mêlée à la violence des pulsions.» Les âmes tendres est semble-t-il très utilisé par les candidats à l’amour et ceux qui doivent en faire leur deuil : «Rendre une femme amoureuse, et écrire une lettre d’au revoir, voilà ce qui intéresse le plus nos visiteurs d’après les mots clef enregistrés dans nos statistiques», révélait le forum en 2007.
Sur Internet, vous aurez peut-être remarqué tous ces hommes qui offrent des formations ou du coaching séduction, ou encore des cours et des manuels. Aux États-Unis, on les appelle les pickup artists, une communauté qui s’est structurée au milieu des années 1990 avec l’arrivée d’Internet dans les foyers. «Les pickup artists font plus qu’apprendre quelques phrases toutes faites à leurs élèves. Avec eux, il travaillent entre autres sur l’estime de soi et la communication. Ils leur enseignent aussi quelques principes de psychologie sociale, car pour eux la séduction est littéralement un art», peut-on lire dans un article du quotidien Le Soleil. Faut-il souligner qu’au Québec, le marché de ces consultants et autres formateurs est une vraie mine d’or ?
Le baiser est un outil biologique pour l’évaluation du partenaire, nous apprend le dernier numéro du magazine Québec Science (février 2010). Se frotter les lèvres et la langue, en effet, envoie une foule d’informations à notre cerveau. «Embrasser est plus qu’un geste d’amour. C’est un stratagème de l’évolution, qui favorise la sélection d’un partenaire adéquat et l’attachement du couple.»
Aux États-Unis, de plus en plus d’hommes ont épousé des femmes qui gagnent un plus gros salaire qu’eux. Il ne s’agit pas seulement d’une répercussion de la récession (lorsque monsieur perd son emploi, son épouse qui a conservé son poste devient forcément le pôle économique du ménage…), c’est aussi une tendance de fond : les Américaines ont aujourd’hui une scolarité et des revenus supérieurs à leurs époux. La femme de carrière célibataire et pleine de fric attire des candidats au mariage qui recherchent stabilité économique et promotion sociale ! Le New York Times a récemment organisé un débat sur ce sujet.
Un rappel : ne manquez pas le concours Saint-Valentin organisé par notre éditeur (Les Éditions de l’Homme) et notre présence au Bal des célibataires, à Montréal le 13 février prochain.
- Toutes nos trouvailles

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.
Merci pour tes trouvailles.
J’ai trouvé un article qui tombe à point nommé et qui rejoint parfaitement à mon précédent commentaire, voici le lien.
Toutes ces contradictions, c’est hallucinant comment elles peuvent se construire mentalement une Grande Muraille de Chine !
Le dernier témoignage (celui de Claire, 39 ans, célibataire depuis 6 ans) en dit vraiment long sur la mentalité de la femme du 21ème siècle.