Féministe or not féministe ?

 

Nous avons appris récemment que notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… est une des lectures du cours Féminisme et antiféminisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Féminisme et antiféminisme… S’il faut en croire les commentaires concernant le féminisme reçus sur notre blogue, nos lecteurs interprètent notre livre de deux manières diamétralement opposées : certains nous rangent carrément dans le camp des masculinistes (au secours !) tandis que d’autres saluent notre sympathie à la cause féministe. Où nous placer sur cet échiquier où plusieurs voudraient que tout soit noir ou blanc ?

Tout d’abord, Jean-Sébastien et moi n’apprécions guère d’être enfermés dans une catégorie, un tiroir. Dans la vie, il y a beaucoup — presque toujours — des zones grises.

Le féminisme, à nos yeux, est un mouvement d’émancipation dont le bilan est positif à 99 %. Nous sommes très heureux de vivre au Québec en 2010, une société où l’égalité homme-femme est une valeur sacrée. Mais le féminisme est aussi une idéologie, et toute idéologie a tendance à déraper dans le discours figé, la doctrine. Un individu doctrinaire applique au monde qui l’entoure une grille d’analyse abstraite, désincarnée, sèche, et tout ce qui ne correspond pas exactement à sa grille sera jugé sans valeur, sans intérêt. Le doctrinaire enferme la société dans des catégories, des tiroirs (et il tape sur les nerfs de tout le monde, sauf les autres doctrinaires de sa bande).

Vous aurez deviné que nous n’avons aucun atome crochu avec les orthodoxies en «isme», les raisonnements abstraits, la langue de bois. Nous nous intéressons aux femmes, aux hommes, à l’amour. Pourquoi les Québécois éprouvent un tel malaise dans les situations de flirt, de rencontre amoureuse ? Le féminisme n’a pas de réponse à cette question (ni le masculinisme, ni le libéralisme, ni le socialisme… les idéologies ne prennent pas la séduction au sérieux). Nous explorons donc toutes les avenues possibles, sans nous enfermer dans un cadre idéologique.

Au Québec, le féminisme a eu un formidable impact sur la société, y compris sur la séduction et la drague — du moins sur la manière dont on les pratique. Les rôles tendent à s’inverser, le traditionnel mâle «chasseur» devenant la «proie» de madame. Tout le monde tâtonne un peu dans cette nouvelle définition des rôles (nous en parlons abondamment dans ce blogue et dans le livre Les Québécois ne veulent plus draguer…). Le Québec change, expérimente de nouvelles relations hommes-femmes. Espérons que nous en finirons une bonne fois pour toutes avec la guerre des sexes et que nous parviendrons enfin à un nouvel ordre amoureux.

On me demande souvent ce que je pense du féminisme, sur le plan personnel. Mon féminisme, je le vis au quotidien. J’ai deux filles, encore jeunes, et je m’applique à leur démontrer au jour le jour que toutes les portes leur sont ouvertes. En fait, la question ne se pose même plus (merci à celles qui, avant nous, se sont battues pour ça). Plus tard, elles pourront être exploratrice comme Dora ou institutrice comme leur maîtresse adorée à l’école… Elles choisiront, je l’espère, ce qui leur plaira, sans se soucier des préjugés ou des conventions sociales. À mon sens, c’est ça être une femme aujourd’hui : se moquer des convenances et ne pas se laisser enfermer dans un moule, un rôle attitré (mais cette définition est tout aussi valable pour les hommes).

Et quand, juchée en haut d’une échelle, un marteau ou un pinceau à la main, je leur dis qu’une femme ça peut tout faire, je crois (j’espère) leur apprendre aussi l’autonomie. Car je suis intimement persuadée que si l’on est autonome, lorsque vient le temps de partager notre vie avec un autre, on le fait uniquement parce qu’on en a envie, parce que ça nous fait du bien, et non par besoin, par dépendance affective ou financière. C’est peut-être ça, aujourd’hui, être féministe : avoir la liberté de choisir.

Du moins, c’est la grâce que je nous souhaite.

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14 commentaires à Féministe or not féministe ?

  • Moukmouk dit :

    Mais quel féminisme ? Que je sache, il n’y a pas encore de dogme ni de catéchisme du féminisme. Un courant de pensée qui cherche l’égalité des sexes ne me semble pas devoir ni pouvoir changer les bases de la relation amoureuse, sinon c’est que cette relation était malade de la domination d’un sexe sur l’autre.

    Ceux qui accusent le féminisme de briser la relation amoureuse disent : ” les femmes ne se laissent plus dominer, que c’est dommage…”

  • Hermil LeBel dit :

    “Le féminisme, c’est la théorie, le lesbianisme, c’est la pratique.”
    Ti-Grace Atkinson

    Cette idéologie sectaire et sexiste est en passe de détruire l’Occident. La dénatalité, l’infanticide, la guerre des sexes, la corruption du système de justice, et j’en passe et des meilleures, voilà le résultat concret de 30 ans de féminisme d’État.

    La solution : séparons le féminisme de l’État. Il est non seulement inutile, mais carrément suicidaire de nourrir ces parasites du communautaires accrochés aux mamelles de l’État providence que sont le Secrétariat à la condition féminine, la Fédération des femmes du Québec, le Conseil du statut de la femme. Ces femmes aveuglées par une idéologie morbide constituent un véritable lobby financé par l’État pour l’influencer ses décisions dans le sens de leur délire.

    Le temps est venu de reprendre contact avec la réalité. Il faut se débarrasser de ces parasites, il en va de notre survie en tant que société.

  • “Le masculinisme, c’est la théorie, la masturbation chronique, c’est la pratique.”
    (Jean-Sébastien Marsan)

    Cette idéologie sectaire et sexiste est en passe de détruire l’Occident. La dénatalité, l’infanticide, la guerre des sexes, la corruption du système de justice, et j’en passe et des meilleures, voilà le résultat concret de quelques années de masculinisme.

    La solution : ignorons les masculinistes. Ces hommes aveuglés par une idéologie morbide constituent un véritable lobby pour influencer la société dans le sens de leur délire.

    Le temps est venu de reprendre contact avec la réalité. Il faut se débarrasser de ces parasites, il en va de notre survie en tant que société.

    (Message personnel à Hermil LeBel : s.v.p., la prochaine fois que vous nous écrivez, sortez du discours “tout est de la faute des féministes”, l’Occident est menacé, nous allons tous mourir dans d’atroces souffrances, etc. Vous n’avez rien d’autre à dire sur les relations hommes-femmes ?)

    (Message à nos lecteurs et lectrices : nous n’avons accepté de publier le commentaire d’Hermil LeBel ci-dessous que par souci pédagogique. Il s’agit d’un bon exemple de discours extrémiste qui perpétue la guerre des sexes et qui, en bout de ligne, ne mène nulle part. Soyez assurés que nous n’accepterons plus dans ce blogue les commentaires de ce genre à l’avenir — car nous modérons les commentaires. Merci de votre compréhension.)

  • yannt dit :

    Mme Gril,

    Heureusement que vous avez 2 filles.
    Vous allez vous rendre compte combien c’est facile de s’épanouir et vivre dans une société ou tout vous tend un tapis rouge.

    Si vous aviez eu 2 garçons, vous auriez un autre discours.
    L’égalité en droit est une bonne chose mais pas essentielle.

    N’oubliez pas que le féminisme est à la solde des industriels, des actionnaires et des plus gros patriarches que l’élite financière connait. Ceux-là même qui rôtissent dans les caraïbes sur des yacht bourrés de jeunes filles à peine sorties de l’adolescence.

    Transformer les femmes en machine à produire (ce qu’on été les hommes pendant des millénaires), ca a permis de doubler les profits. Cette évolution a permis d’acheter plein de bébelles indispensables chez Wall-Mart ainsi que d’avoir une carte d’affaire avec un beau titre qui flatte l’égo (la valeur d’un individu, on le sait, se mesure à son T4, un bout de carton et le nombre de choses made-in-china qu’il aura entassé dans une maison en placo-platre…)

    Mais en échange de toutes ces choses de la société de con-sommation qui ne rapporte qu’aux actionnaires, il a fallu quelques sacrifices. Plus de famille, plus d’illusion et la solitude frustrée au bout du chemin.

    Dans un matriarcat, les femmes ont tout. Que reste-t-il aux hommes?
    Quand on demande à une féministe comment elle compte rendre les hommes socialement utiles, dans la nouvelle société matriarcale. Leur réponse est unanime: “c’est pas notre problème, ils n’ont qu’à s’adapter”.

    Et bien, c’est ce qu’à fait l’homme avec le patriarcat. Il s’est adapté. Il s’est rendu utile. La femme aura toujours sur l’homme l’avantage de donner la vie. L’homme doit compenser par autre chose qu’il cherche dans la société (protection, force, sécurité) et le rend également (notez ce terme) utile.

    Enlevez-lui cette utilité, rendez-le accessoire ou tout juste bon pour payer une pension alimentaire, et vous lui enlèverez son essence même. Vous le rendrez inutile, presque paria et nuisible (ce que l’idéologie féminisme à tendance à faire en accusant le mâle de tous les maux: violence, prédation sexuelle, pédophilie, etc.)

    L’égalité, c’est bien sur le papier.
    Dieu ne nous a pas fait égaux.
    Et l’égalité en Droits implique une égalité en Devoirs.
    Ce qui est impossible à tenir pour l’homme comme pour la femme.

  • @yannt: que vous êtes désagréable… Je trouve que votre discours est à la fois plaignard et parano. À vous croire, tous les hommes sont les pôôôvres victimes d’une société totalitaire!

    Un homme, un vrai, ça ne se pose pas en éternelle victime. Un homme, un vrai, ça ne tient pas la grosse méchante société responsable de tous ses malheurs. Un homme, un vrai, ça relève ses manches et ça travaille d’arrache-pied à faire son propre bonheur et celui des autres.

  • YannT dit :

    Amusant Mr Marsan que quand on prend l’attitude victimaire des féministes on perd son statut “d’hommes”. Et pourtant, elles utilisent cette attitude pour s’en approcher…

    Il faut savoir choisir ses combats. Les armes ou les valises. J’ai choisi les valises. Je me suis tiré et j’ai laissé le matriarcat.qc.ca derrière moi. Malheureusement, il me rattrape.

    Me reste l’Asie ou le Moyen-Orient. Ca tombe bien, j’ai toujours aimé les figues ;-)

  • DRT dit :

    Un homme, un vrai, ça ne se pose pas en éternelle victime. Un homme, un vrai, ça ne tient pas la grosse méchante société responsable de tous ses malheurs. Un homme, un vrai, ça relève ses manches et ça travaille d’arrache-pied à faire son propre bonheur et celui des autres.

    ==> Finalement en fait vous êtes un gros macho, puisque vous voulez continuer à pérenniser le système de l’homme qui doit subir sans broncher, ne pleure pas, ne te plains pas, prends tes responsabilités même si tu n’es en rien responsable ….

  • @DRT: ce que je voulais dire en écrivant “Un homme, un vrai, ça ne se pose pas en éternelle victime”, c’est qu’il faut vraiment être un braillard professionnel pour soutenir que le féminisme a rendu la vie des hommes impossible au Québec. On peut critiquer le féminisme, on peut signifier son désaccord, mais constamment se plaindre de vivre dans une société dominée par les méchantes féministes… allons donc.

  • @yannt: Que peut bien vous apporter une telle attitude de victimisation? Ça ne vous tente pas de passer à autre chose?

    Quoiqu’il en soit, même si mes enfants avaient été des garçons, je leur aurais appris à éviter la déprimante compagnie de personnes qui voient des complots partout (” le féminisme est à la solde des industriels, des actionnaires et des plus gros patriarches que l’élite financière connait”), et qui dénigrent même la condition d’homme (“tout juste bon pour payer une pension alimentaire”). Je suis sûre que vous êtes également persuadé que les femmes n’ont fait leur place sur le marché du travail que grâce aux programmes de discrimination positive, n’est-ce pas? Je vous plains.

    En ce qui me concerne, je crois plutôt que le vrai défi consiste à élever des enfants (garçons ou filles) dans une société comme la nôtre, société qui accorde beaucoup de valeur à la carrière mais peu à la famille (même si les choses commencent à changer).

  • Julie dit :

    @Monsieur Marsan:

    “Le masculinisme, c’est la théorie, la masturbation chronique, c’est la pratique.”
    (Jean-Sébastien Marsan)

    “Le féminisme, c’est la théorie, le lesbianisme, c’est la pratique.”
    Ti-Grace Atkinson

    Comme vous sembler en être complètement ignorant, permettez que j’éclaire votre lenterne à ce propos. Mme Atkinson est une féministe notoire, et dont les paroles sont enseignées dans les universités nord-américaines. Votre pseudo citation me laisse perplexe, vous riez de qui au juste? De Ti-Grace Atkinson et du féminisme où de Jean-Sébastien Marsan et son masculinisme?

    Pour plus amples informations sur Ti-Grace Atkinson, consultez Wikipédia: en.wikipedia.org/wiki/Ti-Grace_Atkinson

    @Mme Gril:
    « Le Québec change, expérimente de nouvelles relations hommes-femmes.»
    C’est tout à fait vrai, ma relation avec les hommes est en effet d’un genre nouveau et j’en suis des plus satisfaites. Vous dites qu’ils «se tiennent cois et muets devant la gente féminine», moi j’adore ça. Ils sont aussi bien dociles et même dans plusieurs cas carrément serviles, et ce n’est pas non plus pour me déplaire. ;)

  • @Julie: ma pseudo-citation, c’était pour parodier le commentaire de Hermil LeBel (voir plus bas) que je trouvais ridicule, et non pour me moquer de Mme Atkison.

  • Loïc dit :

    Bonsoir,

    C’est magnifique ! Mon commentaire a été censuré ! Comment en Chine ou en Corée du Nord! Elle est superbe la liberté d’expression ^^

    Je n’avais pourtant rien contre le féminisme (je m’en moque en fait, ça me passe par-dessus la tête) et je n’ai fait que pointer le doigt sur un phénomène réel qui prend de l’ampleur : la solitude des femmes super-womens indépendantes qui paient durement le revers de la médaille et la fossilisation inéluctable de l’idéologie féministe qui devient de plus en plus du grand n’importe quoi et qui fait de plus en plus de victimes… féminines ! À tel point que des femmes françaises vingtenaires que je connais ne veulent plus faire comme leur mères et leurs grand-mères et préfèrent arrêter la guéguerre des sexes car elles ont compris que tout cela allait trop loin et qu’elles pourraient perdre sur tous les tableaux (même si elles sont reconnaissantes à leurs ainées d’avoir pu faire évoluer certaines choses dans cette société moderne). Il y a encore eu 7500 mariages en moins en 2009 dans mon cher pays. Moi je m’en fous, j’me tourne les pouces.

    On peut lutter contre les injustices sociales sans pour autant adhérer à un parti politique à la noix ou à une idéologie tout comme on peut croire en dieu sans adhérer à une quelconque religion. À une personne qui me demande si je suis féministe ou anti-féministe, ma réponse est simple : je suis “sans étiquettes”.

    Mais bon, j’imagine que mon nouveau post sera également censuré car trop politiquement incorrect et trop dérangeant. Ce n’est pas grave, car ce n’est pas du tout ça qui va empêcher tous ces phénomènes de s’aggraver bien au contraire. Regardez la Rome Antique, qui s’était crue toute-puissante et invincible : il ne leur reste plus que des vestiges transformées en musées.
    Même le Titanic avait coulé toute seule comme une grande.

  • Bonsoir Loïc,

    Nous n’avons pas voulu censurer votre commentaire. Il était “en réserve” (nous utilisons une interface de gestion qui nous permet de gérer les commentaires : nous pouvons accepter ou non de les publier dans le blogue). Je croyais qu’Emmanuelle Gril allait vous répondre (puisqu’elle était l’auteure du billet qui vous avait fait réagir), mais je constate qu’elle n’en a pas eu le temps. Je reproduis ci-dessous votre commentaire qui était “en réserve”.

    Je suis tout à fait d’accord avec vous : il y a beaucoup de femmes seules et malheureuses de l’être. Les gens deviennent de plus en plus individualistes, solitaires, c’est une lame de fond qui transforme nos sociétés en profondeur depuis plusieurs décennies. Il n’y a pas actuellement d’idéologie ou de projet de société qui propose une solution miracle à ce problème.

    Peut-être qu’un jour, nous atteindrons le fond du baril ? Qu’il y aura un retour du balancier ? Que les hommes et les femmes auront le goût de se retrouver pour un avenir commun ?
    —————————————————

    Bof les mots en “isme “et en “iste” qui ont fait tant de ravage dans l’esprit humain, et cela pendant si longtemps. Combien de cerveaux lavés ? Au début ça marche bien, ça rapporte du fric, les médias s’en donnent à coeur joie à diriger subtilement les gens, et après ces idéologies se cassent la g… en beauté. Regardez ces femmes qui veulent à la fois le beurre, l’argent du beurre et la crémière ou mieux encore attraper 4 mouches en même temps avec des baguettes, beaucoup d’entre elles payent un lourd prix : celui de la solitude et de la grande difficulté à trouver chaussure à leur pied alors que leur horloge biologique fait fit tic tac tic tac sans pitié. Je les vois se plaindre comme des gamines de 12 ans dans des forums de toutes sortes sur internet. C’est leur problème après tout. Qu’elles se débrouillent toutes seules avec tout ça puisque c’est leur choix.

    Et l’on se rend compte que cette idéologie un brin sectaire a finalement atteint ses limites et finit même par se manger la queue, comme un serpent.

    Parce que vouloir l’indépendance et tout et tout, c’est bien. Mais les assumer pleinement sans geindre, c’est mieux.

  • Loïc dit :

    Merci Jean-Sébastien, j’avais bien cru qu’il a été censuré car dans mon pays ce genre de chose devient de plus en plus courante parce que le “politiquement incorrect” est de moins en moins toléré, sur le net comme ailleurs, mon pays a été au 43ème rang au classement de la liberté de la presse en 2009, même le Japon (pays pourtant réputé conservateur) est largement devant lui dans ce domaine. Au Québec je ne sais pas trop comment ça se passe.

    A l’heure actuelle, il n’y a pas encore de solutions concrètes à ces problèmes de société, mais peut-être qu’on y trouvera un jour ou l’autre ^^

    A bientôt !

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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