Archive pour janvier 2010
Quelques trouvailles (6)
Cette semaine : écrire sur l’amour, apprendre à séduire avec un pickup artist, utiliser le baiser comme outil biologique de sélection, et marier une superwoman américaine ! (Merci à ceux et celles qui nous font des suggestions de lecture, de sites web, etc., c’est toujours très apprécié.)
Aimez-vous écrire sur l’amour ? Un forum, Les âmes tendres, vous offre l’occasion de vous exprimer. Ce site est consacré à toutes les manifestations de l’amour que l’on puisse traduire avec des mots : «séduction, tendresse, et façon de le dire, la délicatesse de l’expression mêlée à la violence des pulsions.» Les âmes tendres est semble-t-il très utilisé par les candidats à l’amour et ceux qui doivent en faire leur deuil : «Rendre une femme amoureuse, et écrire une lettre d’au revoir, voilà ce qui intéresse le plus nos visiteurs d’après les mots clef enregistrés dans nos statistiques», révélait le forum en 2007.
Sur Internet, vous aurez peut-être remarqué tous ces hommes qui offrent des formations ou du coaching séduction, ou encore des cours et des manuels. Aux États-Unis, on les appelle les pickup artists, une communauté qui s’est structurée au milieu des années 1990 avec l’arrivée d’Internet dans les foyers. «Les pickup artists font plus qu’apprendre quelques phrases toutes faites à leurs élèves. Avec eux, il travaillent entre autres sur l’estime de soi et la communication. Ils leur enseignent aussi quelques principes de psychologie sociale, car pour eux la séduction est littéralement un art», peut-on lire dans un article du quotidien Le Soleil. Faut-il souligner qu’au Québec, le marché de ces consultants et autres formateurs est une vraie mine d’or ? Lire la suite de ce billet »
La domination masculine
Hier soir, j’ai visionné le très attendu film documentaire La domination masculine du cinéaste français Patric Jean, qui a été tourné en partie au Québec. Voici mes commentaires et réflexions, en vrac (je tâcherai de ne pas répéter ce que l’on peut lire dans les médias depuis la sortie du film au Québec le 22 janvier).
Le propos du film, pro-féministe, soutient que le patriarcat demeure dominant, que l’égalité homme-femme n’est pas encore atteinte et que nous assistons à un ressac antiféministe (au Québec, ce ressac s’exprimerait depuis le massacre de Polytechnique, selon plusieurs féministes interrogées par Patric Jean). Le sujet du film est clair et net, mais peu nuancé. Un cours Féminisme 101 très condensé, en quelque sorte.
Alterner entre la France et le Québec, dans un film pro-féministe, c’est délicat. Les deux sociétés sont tellement différentes… De ce côté-ci de l’Atlantique, les Françaises de la séance de speed dating paraissent terriblement conservatrices — dans la salle de cinéma montréalaise où je me trouvais dimanche soir, c’était la consternation.
De la même manière, je crois que les Françaises seraient consternées de voir les Québécoises draguer avec autant d’aplomb des hommes au mieux ambivalents, au pire sans aucune assurance. (À quand un film documentaire sur le sujet ?
)
Quelques trouvailles (5)
Chers lecteurs et lectrices, voici quelques nouveautés et découvertes qui pourront vous intéresser : une certaine Geneviève ne demande qu’à se faire courtiser, le Mouvement Jovialiste triomphe de l’oubli, et les femmes aussi aiment le sexe ! Les actrices porno californiennes, pour leur part, sont au fond du baril.
«URBANIA, c’est plus fort que Réseau Contact». Le magazine montréalais URBANIA veut prouver qu’il est possible de rencontrer l’amour grâce à Facebook. L’équipe du périodique s’est donné un mois pour trouver un chum à sa chargée de projet Geneviève Dionne : le 21 février, elle devra annoncer publiquement la fin de son célibat ! Pour chanter la pomme à la ravissante Geneviève, pour commenter les tentatives de séduction ou simplement pour observer le théâtre des opérations, joignez-vous au groupe Facebook créé par URBANIA et consultez le blogue du magazine.
J’ai récemment redécouvert le Mouvement Jovialiste (grâce à une chronique publiée à la fin de 2009 par le collègue Steve Proulx). Fondé au Québec en 1970 par le philosophe André Moreau, le Mouvement Jovialiste était assez actif dans les années 1970 et 1980, puis nous n’en avons plus entendu parler. Il semble reprendre vie, et André Moreau est toujours de la partie. Dans les années 1980, j’aimais bien ses interventions dans les médias ; il avait l’air guignol et, pourtant, il réussissait toujours à faire passer quelques idées surprenantes, stimulantes. Lire la suite de ce billet »
Le féminisme est toujours pertinent, mais…
Pour compléter le récent billet d’Emmanuelle sur sa vision du féminisme (que je partage), j’ai quelques reproches à faire au mouvement féministe. Par souci de critique constructive.
La plupart des revendications traditionnelles des féministes sont aujourd’hui satisfaites. Est-ce à dire que le féminisme n’est plus pertinent ? Bien sûr que non. Il y a encore des combats féministes à mener. Mais je suis déçu de l’inertie des féministes dans certains dossiers. Les voici. Lire la suite de ce billet »
Le Bal des célibataires
La veille de la Saint-Valentin, le samedi 13 février, nous participerons (Emmanuelle et moi) au Bal des célibataires, au Centre Mont-Royal, 2200, Mansfield (Montréal), à compter de 18 h.
Il nous fera plaisir de discuter avec les participants, de rencontrer nos lecteurs, de dédicacer des exemplaires de notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer…, etc. Quelques exemplaires gratuits seront offerts par tirage, en prix de présence.
Il faut réserver sa place au Bal des célibataires avant le 30 janvier. Pour un avant-goût, voyez les photos. Pour obtenir plus d’informations, contactez les organisateurs.
À propos du Bal, j’ai une confidence à vous faire… Lire la suite de ce billet »
Féministe or not féministe ?
Nous avons appris récemment que notre livre Les Québécois ne veulent plus draguer… est une des lectures du cours Féminisme et antiféminisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Féminisme et antiféminisme… S’il faut en croire les commentaires concernant le féminisme reçus sur notre blogue, nos lecteurs interprètent notre livre de deux manières diamétralement opposées : certains nous rangent carrément dans le camp des masculinistes (au secours !) tandis que d’autres saluent notre sympathie à la cause féministe. Où nous placer sur cet échiquier où plusieurs voudraient que tout soit noir ou blanc ?
Tout d’abord, Jean-Sébastien et moi n’apprécions guère d’être enfermés dans une catégorie, un tiroir. Dans la vie, il y a beaucoup — presque toujours — des zones grises. Lire la suite de ce billet »

Jean-Sébastien Marsan
Emmanuelle Gril
Ce blogue est un complément au livre Les Québécois ne veulent plus
draguer, disponible en librairie; 99% du contenu de ce blogue est
original.