Quelques trouvailles (3)

 

En vrac, voici quelques articles et billets qui ont attiré mon attention cette semaine (merci à nos lecteurs pour leurs suggestions, notamment à Loïc).

La récession économique qui a marqué l’année 2009 affecte les partys de Noël des entreprises. Nombre d’organisations font des économies de bout de chandelle, réduisent cette activité à sa plus simple expression ou l’annulent carrément, soulignent plusieurs médias (voyez par exemple cet article de La Presse). C’est dommage, car le party de bureau de Noël est non seulement une excellente manière de reconnaître le travail d’une équipe, c’est aussi une occasion en or pour la séduction, la drague.

Bon, vous allez me dire qu’il n’est pas délicat de flirter au travail, qu’une relation intime avec un(e) collègue peut avoir des conséquences fâcheuses sur une carrière, etc. Je ne suis pas d’accord. Les milieux de travail sont aujourd’hui des environnements favorables à la rencontre amoureuse, beaucoup plus que les bars et les sites web, pour une raison bien simple : nous y consacrons l’essentiel de notre temps, souvent plus de 40 heures par semaine. Pourquoi se priver de rencontrer au travail un(e) partenaire d’un soir ou d’une vie ? C’est l’endroit idéal… et l’amour est plus précieux qu’un job.

Le péril des partys d’entreprise, ce n’est pas les flirts discrets, c’est l’alcool. En petite quantité, l’alcool facilite la séduction (car il lève des inhibitions), mais en grande quantité, c’est la catastrophe assurée. Certains fêtards en état d’ébriété avancée se couvrent de ridicule ou commettent des gaffes impardonnables devant tous leurs collègues (draguer lourdement la femme du patron, par exemple). C’est ce genre de bêtise qui nuit vraiment à une carrière.

Le site québécois Infodimanche.com a récemment publié le récit d’une scène de drague assez singulière, de type exhibitionniste, survenue à la fin du mois de novembre sur… l’autoroute 20. Comme le souligne Infodimanche.com, cette histoire est «déconseillée aux jeunes enfants».

À lire, un article sur «Ces hommes qui n’ont plus envie de sexe» (hé oui, ça existe !), dans le site français Psychologies.com. L’une des sources de la panne de libido masculine : la peur de la rencontre amoureuse.

Dans un blogue français, un billet sur l’hypersexualisation vestimentaire à l’école propose une réflexion qui me semble très pertinente : «ce n’est pas tellement qu’on n’apprend plus aux jeunes à s’habiller, mais à faire fantasmer correctement».  Juste.

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2 commentaires à Quelques trouvailles (3)

  • Patrick dit :

    Pour ou contre, une relation dans le milieu de travail?

    Quand ça va bien, c’est une bonne chose, généralement l’entreprise a des activités qui regroupent des gens qui ont généralement les mêmes goûts ou aspiration/vision.

    C’est un très bel endroit de cruise ou de rencontre.

    J’ai fait deux tentatives qui malheureusement ne se sont pas bien terminées.

    Aujourd’hui, c’est un peu dur de passer par-dessus, je ne parle pas du côté travail mais du côté social. Lorsque l’autre personne sort de notre vie, on ne la voit plus, d’une certaine manière les ponts sont coupés, les mauvais et bon côtés que l’autre personne peut avoir, on les connait pas.

    Lorsqu’elle travaille dans le même lieu, on voit certains moments pour cette personne, les succès mais également les insuccès (décès). Qu’est-ce qui est permis, de normal mais qui sort du cadre d’une relation qui s’est terminée et qui entre dans la catégorie collègue de travail.

    Vous savez, le lacher-prise, le deuil (d’une relation) sont plus difficiles avec une collègue parce que on peut la croiser à tous moment, et tous les bons coups et les moments difficiles refont surface.

    En ce moment, je me fait cruiser par une collègue (solidement) et par une autre à un moment donné.

    Je me suis promis de ne pas revivre cette situation dans mon travail, mais c’est pas toujours évident.

    J’ai un gros questionnement sur le fait de le faire, de poursuivre, ou le pire de lui dire que je ne suis pas intéressé parce qu’elle est une collègue de travail.

    Parce que les deux positions amènent des conséquences.

  • Bonjour Patrick. À votre long commentaire, je ne peux répondre qu’une chose : qui ne risque rien n’a rien !

À propos des auteurs
Jean-Sébastien MarsanJean-Sébastien Marsan
Longtemps, j'ai été pétrifié de frayeur à l’idée d’approcher une créature du sexe opposé. Mes premières tentatives furent au mieux très compliquées, au pire lamentables. Je ne savais comment m’y prendre. Pour une raison bien simple: personne ne me l’avait appris. ›››

Emmanuelle GrilEmmanuelle Gril
Ce fut tout un choc quand j’ai atterri dans la Belle province, il y a plus de 20 ans. Le climat rigoureux, certes, mais pas seulement. L’attitude des hommes aussi, qui se tiennent cois et muets devant la gente féminine. Pas le moindre sifflet appréciateur, pas la plus petite œillade… Ciel, mais que s’est-il donc passé ?, me disais-je à l’époque.
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